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Sorti clandestinement sur la pointe  des pieds,  débusqué et débarqué d’un   avion d’Air France, le 20 avril 2021, alors qu’il tentait de se rendre à Paris sous la bannière d’une autre identité d’emprunt, Willy Bakonga Wilima a été extradé  ce mardi 27 avril sous bonne escorte dans un état d’arrestation.

Aussitôt revenu  à Kinshasa via le Beach, il aurait été acheminé vers le Parquet Général près la Cour de Cassation. Ex-Ministre d’Etat à l’Epst, il aurait sollicité, peu avant son escapade, sa réintégration au sein du Sénat. Chose que lui dénie publiquement Reagan Bakonga, son propre jeune frère,  qui, au cours d’une plénière récente, a démontré qu’il aurait, depuis le début de la législature,  renoncé à son mandat de Sénateur au profit de celui de Député National, selon une lettre de Mabunda accusant réception de sa correspondance y relative.  Si bien qu’aujourd’hui, plus de deux ans après, parce qu’il s’était fait remplacer à l’Assemblée nationale par sa tendre épouse qui, normalement, est  sa suppléante, il ferait mieux, une fois qu’il en aurait fini avec ses actuelles démêlées judiciaires, chercher plutôt à récupérer son siège-là.

Mais, ici, pour revenir à son extradition en état d’arrestation, Willy Bakonga, tout en jouissant de la présomption d’innocence, au regard des lois et de la Constitution en vigueur en RD. Congo, devrait être entendu sur une série des faits dont sa sortie sans autorisation préalable alors qu’il était sous mandat de comparution, depuis le 16 avril 2021.

Pis encore, à en croire Georges Kapiamba, Président de l’ACAJ, il aurait été surpris avec une bagatelle somme de deux millions de dollars américains au moment  de son arrestation.

Même si aucune autorité Brazzavilloise n’a osé s’exprimer, ni confirmer cette nouvelle, il va de soi qu’il soit entendu autour de toutes ces allégations qui, au propre comme au figuré, laissent  courir, derrière lui, des soupçons de détournement des deniers publics dont une bonne partie serait destinée à alléger au Trésor public, le poids de la gratuité de l’Enseignement décrétée par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à  son arrivée au summum de l’Etat, le 24 janvier 2019.

Si alors, après ces auditions, tous les faits allégués, y compris des fausses identités, la détention indue  des rondelettes sommes  d’argent sorties des caisses de l’Etat  en dollars américains en ce temps de crise sanitaire liée notamment, à  la pandémie à coronavirus et au  marasme économique,  les magistrats instructeurs seront obligés de le déférer devant les juger, pour un procès en procédure de flagrance.

Déjà, pour éviter la confusion, nombreux sont ceux  qui souhaiteraient qu’un tel procès se déroula publiquement, à l’instar de  celui de 100 jours du  programme  du Chef de l’Etat ayant  conduit, en définitive, à la condamnation à 20 ans de servitude pénale principale et des travaux forcés, y compris la privation des droits d’éligibilité, de Vital Kamerhe, le tonitruant ex-DIRCAB à la Présidence de la République.  

LPM

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