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*«Nous allons engager ce débat dans l’unique but de l’intérêt général. Dans ce domaine où, reconnaissons-le, il n’y a pas de vide juridique  mais,

mus par le souci de prendre en compte nos aspirations communes à plus d’égalité de chance, de garantie de transparence et d’égal traitement de tous dans le processus de choix de nos dirigeants, nous examinerons cette proposition de loi pour mettre l’Organisme de gestion des élections de notre pays dans les conditions optimales de bien fonctionner et d’être à mesure de répondre aux défis que nous attendons tous à son égard : organiser des élections crédibles, transparentes, inclusives, équitables et apaisées.

 

Discours du Président de l’Assemblée Nationale à l’occasion de la Plénière de ce mercredi 21 avril 2021

Honorables membres du Bureau,

Honorables Députés, chers Collègues,

Avant de procéder à l’examen des points inscrits à l’ordre du jour de la présente séance plénière, permettez-moi de faire quelques mises au point au sujet de l’actualité politique récente dans notre pays en général, et au sein de notre Chambre, en particulier.

Il s’agit de la situation sécuritaire à l’est de notre pays, le débat démocratique qui a suivi la publication du gouvernement de l’Union sacrée de la Nation et celui concernant les réformes électorales, spécialement celle de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Honorables Députés, Chers Collègues,

  1. En ce qui concerne la situation sécuritaire à l’Est de la République Démocratique du Congo, La paix est devenue un rêve suspendu pour nos compatriotes à l’Est de notre pays.

L’Assemblée nationale est interpellée et continue à condamner la persistance des atrocités et psychodrames que subit la population à l’Est de notre pays. Elle est résolument engagée à soutenir les efforts du Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, et le Gouvernement de la République afin que la paix et la sécurité soient rétablies dans cette partie du territoire de notre pays. Pour ce faire, en dépit de toutes les menaces sur terrain, la Commission d’enquête parlementaire s’exercera à assumer pleinement sa mission lui dévolues par la représentation nationale. 

Encore une fois, nous réitérons notre demande incessante à la communauté internationale et aux hommes de bonne volonté d’aider la République Démocratique du Congo à éradiquer les groupes armés terroristes étrangers et locaux qui continuent à semer la terreur et la désolation sur notre territoire. C’est aussi l’occasion pour nous de demander à tous les partenaires de notre pays de trouver des lieux d’asile alternatifs aux étrangers de bonne foi accueilli par la République Démocratique du Congo sur son territoire et qui, par la suite, se sont transformés en bourreaux pour son peuple.

La MONUSCO dont certains éléments, sous les casques bleus, ont versé leur sang ici au Congo, il ne faut pas que ce sang versé sur notre territoire le soit pour rien. Face aux défis sécuritaires et au besoin pressant de paix pour notre peuple, nous demandons à la force onusienne de prendre conscience de la gravité de la situation à laquelle est confronté nos compatriotes au quotidien.

Nous l’appelons à interroger son système d’intervention et d’améliorer en conséquence ses performances, en appui aux efforts de nos forces armées en vue du rétablissement définitif de la paix à l’Est du pays. En attendant que chacun évalue son action, nous appelons notre population, en particulier notre jeunesse dont la voix est portée plus haut et ses cris désormais entendus, nous l’appelons, disais-je à l’apaisement, au dialogue et à une franche collaboration avec les troupes sur terrain. Honorer ceux qui œuvrent pour la paix et ceux qui veillent à la sécurité de chacun de nous est un devoir citoyen. Rejetons la voie de la violence, qui est le produit du nihilisme et du désespoir. C’est avec notre appui sincère et notre loyal accompagnement que le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO pourra venir à bout de ces groupes armés terroristes qui nous endeuillent tous. 

Honorables Députés, Chers Collègues,

  1. Au sujet du débat démocratique consécutif à la publication du Gouvernement de l’Union sacrée de la Nation.

A une certaine époque, non lointaine, personne n’aurait cru qu’au sein d’une même famille politique, ses membres peuvent lever le ton ou exprimer leurs vues vis-à-vis des options stratégiques qui se prennent. L’on aurait cru que le débat interne et cher aux partis et regroupements politiques se seraient estompé. Aujourd’hui, avec l’avènement de l’Union sacrée de la Nation, le récent débat consécutif à la publication du Gouvernement a prouvé à la face du monde que le débat interne est encore possible. C’est même cela le sens profond de l’Etat de droit et de la démocratie, cheval de bataille du Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO. C’est aussi cela l’expression du droit à la différence, lequel fait la grandeur de notre Chambre et un indicateur majeur du renforcement de la culture démocratique dans notre pays.

Nous sommes bien plus puissants lorsque nous nous tournons les uns vers les autres et non les uns contre les autres, lorsque nous célébrons notre diversité... et ensemble abattons les murs imposants de l'injustice. Les Honorables Députés qui ont animé ce débat se sont adressé à l’autorité compétente, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, l’Initiateur de l’Union sacrée de la Nation. Vu sous cet angle, la diabolisation d’une frange d’élus nationaux dans l’opinion n’a ni raison d’être, ni droit de cité dans notre hémicycle. Notre peuple doit être rassuré qu’aucun des  ses élus n’a   conditionné l’investiture du Gouvernement de l’Union sacrée de la Nation.

Honorables Députés, Chers Collègues,

  1. S’agissant du débat sur les réformes électorales Le débat que nous engageons aujourd’hui pour la réforme de la CENI rentre dans la mission normale de l’Assemblée nationale : celle de légiférer. Faire des lois au profit de nos citoyens.

Nous allons engager ce débat dans l’unique but de l’intérêt général. Dans ce domaine où, reconnaissons-le, il n’y a pas de vide juridique, mais mus par le souci de prendre en compte nos aspirations communes à plus d’égalité de chance, de garantie de transparence et d’égal traitement de tous dans le processus de choix de nos dirigeants, nous examinerons cette proposition de loi pour mettre l’Organisme de gestion des élections de notre pays dans les conditions optimales de bien fonctionner et d’être à mesure de répondre aux défis que nous attendons tous à son égard : organiser des élections crédibles, transparentes, inclusives, équitables et apaisées.

C’est au tour de cet objectif que doivent être axés nos échanges de ce jour consacrés à la proposition de loi modifiant la loi organique relative à la CENI avant de l’envoyer en commission pour son examen minutieux.

Christophe Mboso N’Kodia Pwanga

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