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«Le Gouvernement des partis a démontré ses limites. Deux premiers Ministres dont l’un aussi compétent que l’autre n’ont pas pu, le premier s’exprimer comme il l’aurait souhaité à cause du système, le deuxième mis en place depuis bientôt deux mois, ne peut toujours pas encore s’exprimer à cause du même système tant décrié. Pendant ce temps, nous constatons que voilà bientôt plus de dix ans qu’aucun investissement conséquent n’a été enregistré, bien au contraire, nous sommes en face de la disparition de plusieurs emplois formels alors que la demande augmente de plus en plus (étudiants qui terminent), de la dégradation de la qualité des services de l’administration publique, de la problématique des recettes de l’Etat, de la problématique de la fiscalité non adaptée et non incitative, de la baisse de la qualité de l’enseignement, du déficit de plus en plus aggravé de la balance de paiement, des attaques tous azimuts de notre sécurité intérieure», ce sont là les mots de désolation du Président du Conseil Economique et Social dans son discours prononcé jeudi 1er Avril dernier à l’occasion de l’ouverture de la session.

L’inertie caractérisant le fonctionnement de l’administration publique en République Démocratique du Congo à l’aube de l’avènement de l’Union Sacrée de la Nation est visiblement en voie d’écraser l’espoir d’un lendemain meilleur dans les deux dernières années du mandat du Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo. C’est ce qui a conduit Jean-Pierre Kiwakana, lors de l’ouverture de la session essentiellement budgétaire du Conseil Economique et  Social, d’ouvrir une brèche d’interpellation à l’endroit des décideurs, car, précise-t-il, la nécessité d’aborder des aspects politiques dans son message se justifie par l’influence qu’exerce la politique sur tous les secteurs qui concourent au bien-être économique et social.

Dans son élan interpellateur, le Président du Conseil Economique et Social n’y est pas allé par le dos de la cuillère pour alerter le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi sur la gestion du temps. A l’en croire, le temps n’attend pas celui qui ne tient pas compte du temps. Il appartient à ce titre au Garant de la Nation de tenir compte du temps perdu et du temps restant de son mandat étant donné que l’exercice de la politique, poursuit-il, doit aboutir notamment, à l’aménagement d’un espace vital suffisant pour garantir le développement ainsi que l’amélioration des conditions sociales de la population. «Sans cela, l’exercice serait stérile», a-t-il martelé.

Soucieux de voir le République Démocratique du Congo sortir du gouffre après près de six mois sans gouvernement fonctionnel, Jean-Pierre Kiwakana invite les politiques en général et ceux concourant aux postes ministériels au sein du Gouvernement Sama Lukonde qui tarde à voir le jour, en particulier, à un sursaut patriotique, mettant ainsi les intérêts du peuple dans l’ostensoir de l’office gouvernemental car le temps court et les attentes de la population demeurent dans les oubliettes.

Tout en félicitant le Premier Ministre Sama Lukonde pour sa nomination, il y a deux mois, à la tête de l’exécutif central, JP Kiwakana interpelle le Successeur de Ilunkamba sur la nécessité de faire de la sécurité de la population dans la partie orientale du pays, de l’économie, de l’éducation de la jeunesse, une priorité. « Il appartient, à nous les citoyens de cette grande nation, de veiller à ce qu’aucun des habitants de ce pays ne tombe sous les coups du terrorisme qu’il soit domestique ou international. La paix et la sécurité doivent à tout prix revenir sur la terre de nos ancêtres», a-t-il conclu.

Gloire Mfemfere

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