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Bien que le peuple congolais ne puisse pas ignorer les changements positifs apportés au Congo pendant la période coloniale belge, y compris les infrastructures (par exemple chemins de fer, routes, navigation, aviation, hôpitaux et autres centres et services médicaux, etc.), une agriculture modernisée et l’industrie, les mécanismes du commerce, l’éducation de base et l’administration de base, etc., mais ce que la «mission de civilisation chrétienne» du roi Léopold II a apporté au peuple Congolais était un cauchemar, car il était soumis à des massacres, à la torture et contraint de signer des traités sous la torture… (modèle de dépossession).

En fait, Leander Heldring et James Robinson (1) confirment qu’«en bref, il est difficile de combiner les preuves existantes avec des contrefactuels raisonnables pour prouver que n’importe quel pays est aujourd’hui plus développé en Afrique subsaharienne parce qu’il a été colonisé par les Européens. Cependant, l’inverse est vrai! ».

En plus, l’universitaire et historien Congolais Isidore Ndaywel e Nziem (2) soutient même que le colonialisme belge est responsable du statu quo ou de la situation actuelle au Congo; même s’il ne faut pas tout imputer aux belges. Ne sommes-nous pas, par exemple, responsables de l’insalubrité publique qui infeste nos villes, signe de notre état d’âme corrompu et qui nécessite un toilettage de notre conception du pouvoir qui relègue le bien commun, pourtant sacré, au second plan ?

Qu’à cela ne tienne, nous pouvons objectivement déduire que la civilisation occidentale doit tout au Congo, pas l’inverse ! Preuves: des travaux forcés pour collecter l’ivoire et extraire le caoutchouc dont les Etats-Unis et le reste du monde occidental avaient besoin pour fabriquer les pneus des vélos et des  voitures, jusqu’à la fabrication aujourd’hui des véhicules spatiaux et voitures vertes à partir du cobalt et du coltan congolais, désormais également indispensable pour la fabrication des téléphones portables, des lunettes de vision nocturne, des fibres optiques, des satellites et des condensateurs, etc., Le peuple congolais a payé un lourd tribut pour le développement de la civilisation occidentale qui peut être considérée comme fardeau de l’homme noir, pas le contraire.

Les richesses naturelles et minérales du Congo ont toujours été un facteur clé dans la résolution de toutes les crises économiques qui ont sévi en Occident (1920, 1930, 1914, 1920, 1930, 2008, et la crise post-covid à ce jour). Toutes les solutions à ces crises sont basées sur les sacrifices du peuple congolais.

Notons d’abord que les ressources humaines, naturelles et minérales du Congo ont constitué les principaux trophées, dont le contrôle a conduit à une concurrence féroce entre les puissances occidentales avant la Conférence de Berlin de 1884-1885.

Sans la «question Congolaise», la Conférence de Berlin n’aurait pas eu lieu. Afin de résoudre le différend qui tournait autour de la question «qui devrait posséder le Congo?», 14 puissances (Allemagne, Autriche-Hongrie, Belgique, Danemark, Empire Ottoman Turque ayant conquis l’Afrique du nord ou le Maghreb actuel plus la Mauritanie et la Libye, Espagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Russie et Suède) se sont réunies à Berlin et ont décidé de garder le Congo comme une «zone de libre-échange» où elles pourraient toutes aller exploiter librement les richesses humaines, naturelles et minérales de ce Congo. Curieusement, à notre ère, ce fait historique est logiquement lié à la politique américaine sur le Congo dénommée “Cobalt : Options Politiques pour un Minerais stratégique”, publiée par le gouvernement américain en 1982.

Le but de cette politique est d’assurer le contrôle et le monopole du cobalt du Congo pour sauvegarder les intérêts du complexe militaro-industriel américain. C’est ce qui a justifié l’intervention militaire des Etats-Unis, de la France, de la Belgique à Kolwezi en 1978, une guerre des ressources pendant la Guerre Froide pour sauver à la fois leurs intérêts miniers (intérêts cobaltifères) et le régime de Mobutu, gardien de ces intérêts là.

L’accord de la Conférence de Berlin est toujours considéré comme valable par les dites puissances, à juger par leur comportement au Congo, même après l’indépendance de ce dernier. En fait, pendant l’Etat Indépendant du Congo, les entreprises privées occidentales se sont transformées en Etats souverains en signant des traités avec les dirigeants locaux.

A notre ère, ce fait historique correspond à une autre politique américaine sur le Congo, notamment, « La République Démocratique du Congo: une approche du développement national ». Elle est en fait un projet de document du plan de reconstruction de Bechtel pour le Congo (Bechtel Group est la première entreprise américaine de travaux publics), présenté au Gouvernement Congolais en novembre 1997.
L’imposition de ce plan au gouvernement congolais sans consultation préalable a été une sorte de tentative de reconstruction de l’Etat Indépendant du Congo. Une relation très étroite existait entre Bechtel et le Gouvernement Américain, en particulier avec l’Administration Clinton d’alors.

Le rejet par Mzee LD Kabila de ce plan a conduit à une guerre des ressources par procuration  exécutée pour le compte des Etats-Unis et de la Grande Bretagne par le Rwanda et l’Ouganda à partir de 1998.

La culture de deux poids deux mesures qui caractérise la politique étrangère américaine découle des deux piliers dont sont fondés les Etats-Unis: le génocide des peuples autochtones Indiens et l’esclavage des Africains. Les Etats-Unis sont une colonie de peuplement. Ce type ou catégorie de pays comprend aussi le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud, même Israël mérite d’être classé comme tel.

En fait, Awad Issa Mansour (3) qualifie Israël de «Cas Sioniste». C’est parce qu’il soutient qu’Israël est une colonie de peuplement qui en est encore à ses balbutiements, car il continue d’occuper davantage des terres palestiniennes. Juste après le génocide des Indiens rouges et la réduction des Africains en esclavage par les immigrants européens, les Etats-Unis ont consacré l’hypocrisie et le double standard à la première page de leur constitution et déclaré que « tous les hommes sont créés égaux ».

Cependant, les Etats-Unis ont été le premier pays à soutenir le régime de terreur du roi Léopold II au Congo.

Une lutte interne pour le contrôle du riche Congo entre les puissances européennes de l’époque (Royaume-Uni, France et Allemagne) a constitué la motivation spéciale pour la tenue initiale de la Conférence de Berlin. Curieusement, après le déclenchement le 2 août 1998 de la « première guerre mondiale africaine », comme l’a qualifiée Madeleine Albright, alors Secrétaire d’Etat Américaine, en raison de multiples protagonistes impliqués (ironiquement Madame Albright savait que la première guerre mondiale a coûté la vie à 10 millions de personnes, justement le même bilan en RDC aujourd’hui), les Présidents rwandais et Ougandais Paul Kagame et Yoweri Museveni, jouant le rôle de caisses de résonnance des puissances anglo-saxonnes, ont lancé un appel pour la tenue d’une «deuxième conférence de Berlin»; pour redessiner les frontières du Congo et annexer l’est du Congo à leurs pays respectifs.

Le Président Ougandais Yoweri Museveni a même été surnommé le «Bismarck Africain», ce qui en soi illustre le problème..En outre, le Rwanda, très callé dans le «fake news» et connu, tout comme l’Ouganda, pour ses penchants ou aspirations expansionnistes, a commencé à faire circuler une vieille carte géographique du pays des milles collines, affirmant à cet effet son intégrité territoriale historique qui prétendument incluait la région du Kivu de l’est du Congo.

Les aventures militaires de ces deux dirigeants Tutsi à l’est du Congo, une région riche en minerais stratégiques, sont soutenues par les États-Unis et la Grande Bretagne particulièrement. Ce qui a enfin justifié la politique de la balkanisation du Congo, pompeusement annoncée en 2013, sans passer par le dos de la cuillère, par Russ Feingold, alors envoyé spécial du Président Barack Obama dans la Région des Grands Lacs, une politique qui a débouché sur la guerre du M23.

Cette politique a été dénommée “La Solution (ou la cure) de l’ex-Yougoslavie et de  l’ex-Soudan comme remèdes pour les maux du Congo”.

Tout cela démontre que les États-Unis tentent d’utiliser le Rwanda et l’Ouganda, pays voisins du Congo à l'est, comme agents mandataires pour atteindre les objectifs suivants: Croyant que les Congolais vont un jour finalement lâcher prise (ce qui n’est pas arrivé depuis 1960, défiant tous les calculs et n’arrivera jamais de génération en génération), le premier objectif est de mettre en œuvre la politique de déstabilisation du Congo (instabilité); le second est de mettre en œuvre la politique de la partition du Congo; la troisième consiste à soumettre le pays à une guerre d’agression sans fin afin de diviser éventuellement le pays, utilisant les massacres et le viol comme armes de guerre, et dans ce processus, piller des minerais stratégiques valant des milliards de dollars à fournir aux Etats-Unis et à d’autres pays membres de l’OTAN.

Et il n’y a aucune contrepartie, car, à part les prêts du FMI et de la Banque Mondiale au profit (ou au détriment, poids de la dette oblige?) de la RDC, téléguidés par « le bon vouloir » des Etats-Unis, sur le plan social par exemple, personne ne peut nous montrer un seul hôpital construit par le gouvernement américain au Congo !  

Léopold II lui-même n'a jamais mis ses pieds au Congo. Cependant, il dirigeait une colonie 80 fois plus grande que la Belgique avec une main de fer par le biais d’agents mandataires (la Belgique elle-même était une colonie néerlandaise jusqu’en 1830, soit quelques 55 ans seulement avant la tenue de la Conférence de Berlin). Il a fait bon usage de la stratégie de «diviser pour régner» pour rendre les populations locales hostiles les unes contre les autres et les dominer.

Dans son livre intitulé «Congo», Thomas Turner souligne que cette stratégie est actuellement utilisée dans toutes les guerres de ressources par procuration en République Démocratique du Congo. (4)

Il est souvent dit que les Etats-Unis n’avaient pas de colonies en Afrique et par conséquent n’avaient pas colonisé l’Afrique. Cependant, il est clair que les États-Unis ont poursuivi une politique de «colonialisme indirect» au Congo:

Tout d’abord, l’Amérique a dépeuplé le Congo par l’esclavage. Deuxièmement, lors de la Conférence de Berlin, les États-Unis ont été le premier pays à reconnaître l’État Independent du Congo de Léopold II (d’autant plus que c’était Stanley, un anglais par naissance mais naturalisé citoyen Américain qui a exploré le Congo pour le compte de Léopold II) en échange aux dividendes issues du libre-échange.

C’était la politique du «colonialisme indirect» ou du «colonialisme périphérique»; c'est-à-dire, même si les Etats-Unis n’étaient pas un suzerain formel ou direct au Congo, ils jouissaient pleinement de tous les avantages du colonialisme belge au Congo où ils y jouissaient d’un libre-échange sans entraves.

Aujourd’hui encore, les compagnies minières nord-américaines - comme Alphamin à Bisie à Walikale dont la concession est devenue un état dans un état – détiennent la «part du lion» dans le secteur minier congolais. Certaines banques américaines, comme Rothschild et JP Morgan, ont investi dans l’État Indépendant du Congo et ont donc participé à la «ruée vers le Congo».

A ce jour, ces mécanismes d’investissement (ou ces banques) demeurent toujours opérationnels. Cela démontre que le capital initial accumulé par les banques occidentales provenait de l’esclavage et du colonialisme.

Le modèle de dépossession utilisé depuis le quatorzième siècle se joue encore aujourd’hui et la majeure partie de la richesse des Etats-Unis provient de l’extérieur des Etats-Unis, notamment du Congo.

La détermination des Etats-Unis pour garantir et assurer un accès sans entrave et à un coût moindre aux ressources naturelles et minières de base, essentielles et critiques du Congo dont l’Amérique n’a pas, peu importe la gravité des conséquences politiques, économiques et humanitaires, chosifie et tue le peuple Congolais.

Les Etats-Unis veulent aussi verrouiller les ressources naturelles et minérales du Congo contre tout accès par la Chine, un nouveau concurrent sur la scène dont l’ascension et la forte présence au Congo représentent un nouveau défi pour l’Occident en général et les Etats-Unis en particulier.

Cependant, la mise en œuvre des politiques américaines au Congo implique des acteurs locaux soigneusement préparés au service des intérêts des Etats-Unis d’Amérique en échange de protection et de soutien politique, diplomatique, militaire et financier comme c’était le cas avec Mobutu et aujourd’hui avec Museveni, Kagame et Félix Tshisekedi.

Cependant, nous nous posons la question de savoir, combien de temps va durer la lune de miel entre Félix Tshisekedi et  l’Occident en général et les Etats-Unis en particulier ? Seul le temps ou l'avenir nous le dira !

En effet, Africa Intelligence a révélé dans son édition du 3 janvier 2022 que Kinshasa est entrain de reconsidérer sa politique internationale, qui jusqu'à présent s'est concentrée principalement sur l'Europe et les États-Unis. Cela passera par de nouveaux axes stratégiques, la nomination d'ambassadeurs et le renforcement des rôles d'ambassadeurs.

Tous les prédécesseurs de Félix Tshisekedi en ont fait l’expérience ainsi que nous l’avions averti. Le bon élève devient vite le mauvais ! L’ambassadeur Américain Mike Hammer, pourtant bras droit de Fatshi vient de donner le ton : les investisseurs Américains ne viendront pas en RDC à cause de la corruption ! Quand Fatshi corrompait les Députés de son prédécesseur pour se tailler une majorité circonstancielle, Mike Hammer n’a-t-il pas applaudi cette « ingéniosité » politique ?

L’Afrique a toujours été d’une importance stratégique pour les Etats-Unis, en particulier pendant la Guerre Froide. En y opposant l’Union Soviétique de développer sa stratégie en Afrique, l’Amérique a voulu protéger sa position importante, ses intérêts vitaux et son influence, à travers les politiques adoptées par les Etats-Unis à l’égard de chaque pays africain et chaque région au cours de cette période, en particulier son intervention au Congo qui a réussi à remplacer le contrôle et le monopole politique et économique de la Belgique au profit de ceux des Etats-Unis, après l’assassinat de Patrice Lumumba, réprimant ainsi, et le nationalisme congolais, et la démocratie congolaise à travers le soutien accordé à la dictature de Mobutu dans le but de piller les richesses minières du Congo.

D’ailleurs, l’universitaire Américain David N. Gibbs (5) dans son livre intitulée “The Political Economy of Third World Intervention: Mines, Money, and U. S. Policy in the Congo Crisis”, soutient que pendant la Guerre Froide, les grandes sociétés minières multinationales américaines, les agences et les décideurs au sein du Gouvernement Américain ont collaboré les uns avec les autres pour formuler des politiques étrangères américaines sur le Congo, qui étaient compatibles avec leurs intérêts commerciaux au Congo.

Gibbs a présenté une nouvelle théorie dénommée “the business conflict model” (modèle ou méthode de conflit d’affaires) qui met l’accent sur les divisions entre les différents intérêts commerciaux et montre comment ces divisions peuvent influencer  la politique étrangère et l’interventionnisme. Il fournit également un cadre théorique complet pour analyser les relations qui existent entre les entreprises, le Gouvernement Américain et les ONG et l’influence qu’ont les entreprises ou les intérêts commerciaux sur le processus de l’élaboration de la politique étrangère américaine.

Il affirme que les décideurs politiques Américains sont motivés par des gains financiers. Si une compagnie multinationale américaine est favorable à une intervention militaire étrangère, son directeur général peut tout simplement téléphoner au Secrétaire d’Etat et fait valoir son cas ou présente ses opinions en faveur de l’intervention.

David N. Gibbs a apporté une perspective tout à fait différente, parce qu’à notre connaissance, l’intervention de l’Occident pour mettre fin à la crise congolaise des années 1960, a été plutôt décrite par Norrie MacQueen (6) comme “la première intervention humanitaire occidentale dans l’histoire”. La nouvelle théorie de David Gibbs dénommée “the business conflict model” (modèle ou méthode de conflit d’affaires) montre que, les grandes entreprises incarnent l’agenda caché derrière les interventions humanitaires américaines basées sur le principe de la “responsabilité de protéger”. 

Cela s’applique à une autre politique américaine sur le Congo dénommée “Loi de Promotion de l’Aide, de la Sécurité et de la Démocratie en République Démocratique du Congo” de 2006 connu aussi sous le nom de “La Loi Obama”, qui a exigé à Kinshasa de ne pas tergiverser mais de neutraliser les FDLR dans l’immédiat.

A cet effet, une opération militaire conjointe rwando-congolaise contre les Hutu baptisée “Umoja Wetu” a été lancée, ainsi qu’une autre opération militaire, toujours contre les milices Hutu, menée conjointement par les forces de maintien de la paix des Nations Unies et l’armée congolaise, baptisée “Kimia II”. Tous les prétextes ayant désormais été ôtés au Rwanda au sujet de la présence de “ses FDLR à lui” à l’est de la RDC, contre toute attente, une énième guerre des ressources par le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) sous la direction de Laurent Nkundabatware soutenu par le Rwanda, a été lancée au Nord Kivu prétendument contre les mêmes FDLR que les troupes rwandaises venaient de poursuivre à l’est de la RDC dans le cadre de l’opération «Umoja Wetu» ; et par surcroit, fort curieusement, alors que toutes les revendications des «Tutsi Congolais» qui ont été intégrés dans l’armée nationale et toutes les questions relatives à la neutralisation des FDLR par l’armée nationale, et non par un groupe armé singulier, ont été résolues à Sun City.

Tout ce background historique, Félix Tshisekedi doit nécessairement l’avoir, avant de sous-traiter la sécurité de son pays au Rwanda et à l’Ouganda ! Qui oublie son passé sera rattrapé par son passé ! C’est ce que j’ai toujours dit.

Cependant, aussi longtemps que dure la nuit le jour finit toujours d'arriver. Devenu multipolaire, le monde se caractérise en effet par la perte d’influence des anciennes puissances occidentales, y compris en Afrique,  et l’émergence de nouveaux acteurs comme la Chine.

Aujourd’hui, les Etats-Unis ne sont plus les seuls maîtres ou police du monde même en  Amérique Latine, son supposé arrière-cour.

L'émergence de nouveaux centres de pouvoir entraine de nouvelles rivalités, de nouvelles guerres froides et de nouvelles sphères d'influence. Le monde tourne maintenant autour de 4 centres de pouvoir - les Etats-Unis, la Chine, la Russie et l'Union Européenne, chacun avec ses forces et ses faiblesses. Un conflit majeur est plus que probable à l’absence des perspectives de collaboration pour faire face aux défis mondiaux.

Une occasion d’or se présente pour le peuple Congolais pour mieux gérer ses relations internationales, y compris avec les Etats-Unis d’Amérique. A cette fin, il nous faut arriver à un véritable changement de paradigme : un changement, une modification profonde de nos valeurs, de notre vision du monde hitherto trop occidentalisée, de notre façon de penser, et donc de notre façon d’agir, notamment en usant de notre liberté de diversifier nos partenaires sur base de nos intérêts nationaux suprêmes.

Dans tout ça, la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale du Congo demeurent non-négociables. C’est exactement ça le sens de «Ne jamais trahir le Congo», comme l’a juré Mzee LD Kabila.

REFERENCES:

  1. Leander Heldring and James A Robinson, “Colonialism and development in Africa,” Vox, Research-based policy analysis and commentary from leading economists, January 10, 2013, http://www.voxeu.org/article/colonialism-and-development-africa, accédé le 11 septembre 2012.
  2. Isidore Ndaywel è Nziem, “Le Congo et le bon usage de son histoire”. In J.-L. Vellut (ed.,), La mémoire du Congo: le temps colonial, Tervuren: Musée royal de l’Afrique centrale, 2005, pp. 29-35.
  3. Awad Issa Mansour, “Orientalism, Total War and the Production of Settler Colonial Existence: The United States, Australia, Apartheid South Africa and the Zionist Case”, PhD Thesis at the University of Exeter: The Exeter Research and Institutional Content archive (ERIC), http://hdl.handle.net/10036/3153, February 15, 2011, accédé le 1 octobre 2013.
  4. Thomas Turner. Congo, Lyndhurst, New Jersey: Barnes & Noble, 2013.
  5. David N. Gibbs. The Political Economy of Third World Intervention: Mines, Money, and U. S. Policy in the Congo Crisis, Chicago: The University of Chicago Press, 1991,p.5-31.

A lire aussi: Crawford Young, “Reviewed Work: The Political Economy of Third World Intervention: Mines, Money, and U. S. Policy in the Congo Crisis by David N. Gibbs,” The Journal of Interdisciplinary History, Vol. 24, No. 2, Autumn, 1993, pp. 401-403.

  1. Norrie MacQueen. Humanitarian intervention and the United Nations, Edinburgh: Edinburgh University Press, 2011, p.1.
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