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Célébrée le 9 décembre de chaque année, la journée internationale des défenseurs des droits de l’homme n’est pas passée inaperçue en République démocratique du Congo. Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH/RDC) a organisé hier, mercredi 9 décembre 2020, à Roméo Golf situé dans la commune de Gombe, une table ronde qui a réuni plusieurs organisations de défense des droits de l’homme.

Thème développé : ‘’La profession des défenseurs des droits l’homme en RDC’’. Question d’échanger sur les réalités et défis qu’ils rencontrent sur terrain afin de s’armer moralement et juridiquement pour les affronter. A cette occasion, une exposition des productions et instruments juridiques des différentes organisations des droits de l’homme a été organisée dans la grande salle de Roméo Golf. A cette occasion, BCNUDH a procédé, sous l’œil vigilant de la Représentante de l’ambassadeur des Pays-Bas et du Président de la CNDH, à la remise des brevets aux jeunes défenseurs des droits de l’homme appelés ‘’Académiciens’’.
En effet, en RDC comme ailleurs, les défenseurs des droits de l’homme demeurent confrontés à plusieurs défis, en l’occurrence, attaques contre les espaces civiques, l’autoritarisme des gouvernements et entreprises irresponsables, la corruption systématique, les inégalités et discrimination, des législations et politiques restrictives, des arrestations et harcèlement judiciaires, des mauvais traitement et meurtres etc.

Face à cette noble mission qui consiste à démasquer l’injustice tout en bravant les intimidations de toutes sortes, Abdoul Aziz Thioye, Directeur du BCNUDH en République démocratique du Congo, a réaffirmé que le travail de promotion et de défense des droits humains ne peut en aucun cas constituer une menace à la sécurité d’un Etat. Il vise, au contraire, à renforcer la cohésion, la démocratie et l’Etat de droit.
D’où, indique-t-il, les défenseurs des droits de l’homme sont nécessaires à toute société démocratique. Ils sont, en effet, de véritables chiens de garde qui surveillent le respect des droits de l’homme et la stricte application des normes nationales et internationales de protection des droits humains.
‘’C’est pourquoi, il nous revient à tous de créer un environnement sûr et habilitant pour les DDH, renforcer le soutien qui leur est apporté et les protéger’’, a-t-il souligné.

Qui est défenseur des droits de l’homme ?
Il y a 22 ans, le 9 décembre 1998, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté la Déclaration des Nation Unies sur les Défenseurs des droits de l’homme. Cette déclaration marque un tournant en ce qu’il s’agit du premier instrument des Nations Unies qui reconnait l’importance et la légitimité du travail des Défenseurs des droits de l’homme, ainsi que les droits et les responsabilités de chacun dans la protection de ces droit.
Selon cette Déclaration, un Défenseur des droits de l’homme est quiconque qui, seul ou en tant que membre d’un groupe ou d’une institution, œuvre pacifiquement à la promotion, à la protection et à la mise en en œuvre des droits. Voilà pourquoi, le BCNUDH a retenu pour l’année 2020, le thème : ‘’ Je m’engage à protéger les droits de l’homme’’, pour encourager davantage ces vaillants DDH à ne pas lâcher à cette noble mission nonobstant les contraintes.
‘’Les Défenseurs des droits de l’homme ont, en effet, façonné l’architecture du système international des droits de la personne actuel et joué un rôle de premier plan au sein de gouvernements, de la société civile et des entreprises etc. afin de permettre aux citoyens de jouir d’un large éventail de droits de la personne’’, encourage Abdoul Aziz Thioye.
Droits de l’homme face à la COVID-19

S’attelant dans le contexte actuel où l’urgence sanitaire a conduit à des mesures indispensables pour préserver la santé de tous par rapport à la COVID-19, Abdoul Aziz Thioye a souligné que les défenseurs des droits de l’homme se doit de rester vigilant à ce que ces mesures ne portent pas une atteinte excessive aux droits et libertés des personnes et garantissent une égalité de traitement. Par contre, le défenseur doit promouvoir l’accès aux services de base, lutter contre toutes les formes de discrimination.

‘’En RDC, les militants et défenseurs des droits de l’homme ont, depuis le début de la pandémie, mené plusieurs actions et plaidoyers notamment, la diffusion d’informations sur les moyens de se protéger de la COVID-19, les alertes sur le manque de mesures de prévention et de services de santé adéquats, ou la défaillance des tests et des équipements de protection ; la dénonciation du recul sur les questions de droits humains sous le prétexte de la législation d’urgence, les plaidoyers pour la décongestion des prisons, et les protections des personnes vulnérables. Nous avons, malheureusement, constaté dans la gestion de cette crise que les organisations de la société civile sont également confrontées à de nombreuses restrictions et limitations à leur travail, du fait des lois restrictives qui les empêchent d’apporter un soutien aux populations vulnérables, et de jouer ce rôle d’alerte qui est le leur pour rappeler l’Etat d’assurer la conformité de ses mesures de réponse avec ses obligations en matières de droits l’homme’’, révèle Abdoul Aziz Thioye.

Qu’à cela ne tienne, le BCNUDH, par l’entremise de son Directeur, a réaffirmé son engagement et détermination à appuyer les initiatives qui promeuvent les droits de l’homme et à apporter son appui aux partenaires qui sont les ONGDH pour qu’ensemble, qu’ils puissent contribuer à la naissance d’une RDC respectueuse des droits de l’homme.

Jules Ntambwe

 

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