Le prophète Mukungubila se dit surpris de n’avoir pas été consulté, alors que son adhésion à l’Union sacrée pour la nation avait été annoncée il y a longtemps. Il estime qu’il aurait du être reçu parmi les premières personnes, parce que son adhésion à l’idée des consultations avait été immédiate, au vu du chaos politique qui règne dans le pays.


Le Prophète prend le peuple Congolais à témoin pour cela. Il accuse dans la foulée les services présidentiels d’avoir usé de malice en lui faisant d’interminables promesses que le Président allait le recevoir sans que cela se concrétise. L’homme de Dieu se plaint et se sent négligé au vu de la qualité de ceux qui ont été consultés, dont l’apport à la solution des problèmes congolais ne pouvait qu’être douteux. Les enfants de la Rue et les couches sociales reçues, sans offense à leurs personnes, n’avaient pas de dimension spirituelle à lui apporter au même titre que lui.
Après avoir manifesté son désir d’être consulté, Mukungubila avait reçu la promesse d’être reçu, mais cela ne s’est pas concrétisé. D’où, son ras-le-bol.

Il y a lieu de se souvenir que Mukungubila fut à la base d’une attaque magico militaire de la tour de la RTNC, voici quelques années qui avait été réprimée violement. Ses croyants avaient bravé les services de sécurité commis à la garde de la RTNC avec des bâtons dans les mains soit disant pour chasser le Président Kabila du pouvoir. On s’en doute, ils furent maîtrisés sans peine et lui-même contraint à l’exil en Afrique du sud. S’il avait été reçu, il aurait peut-être révélé comment il avait pensé prendre un objectif militaire sans armes appropriées.
Ancien candidat Président de la République en 2006, il aurait pu être reçu parmi les anciens candidats à la Présidence de la République. Peut-être c’est son opposition contre le Président Joseph Kabila, qu’il accuse d’avoir affaibli le pays qui lui a valu cet oubli de services de la Présidence, qui voulait malgré tout ménager l’ancien Président de la République.

Pour mémoire, le Prophète Jospeh Mukungubila accuse toujours les services de l’ancien Président de la République, en l’occurrence la Demiap d’avoir froidement exécuté plusieurs de ses croyants, qui pour protester contre cela avait investi plusieurs sites stratégiques à Kinshasa et à Lubumbashi avant d’en être délogés. Lui-même se réfugia en Afrique du Sud avec un sur le dos un mandat d’arrêt international du Gouvernement Congolais qui, plus est, avait contraint le gouvernement Sud Africain de l’arrêter et de le juger avant de le relâcher. Depuis, il vit en exil en Afrique du Sud.

Laurent Bukasa