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Annoncée avec pompe à partir de Washington DC par les puissants médias américains, la visite que vient d'effectuer, du 7 au 12 Août 2022 dernier, le Secrétaire d'État Antony J. Blinken, numéro trois du gouvernement Biden, en Afrique du Sud, en République Démocratique du Congo et au Rwanda s'est soldée par un échec cuisant pour les deux premiers pays cités et un succès en demi-teinte pour le troisième et dernier.

Si l'Afrique du Sud a campé sur sa position et démontré son alignement sans ambiguïté aux côtés de la Russie, un autre membre de BRICS comme elle, la République Démocratique du Congo se sent flouée par le pays de l'Oncle Sam sur trois questions importantes, à savoir l'embargo sur les armes, le départ de la Monusco et l'agression ouverte dont elle est victime de la part du Rwanda sous la couverture des terroristes du M23.

Après avoir amadoué le régime Tshisekedi Tshilombo pour couvrir sa position initiale à l'annonce des  résultats électoraux de décembre 2018, le gouvernement américain est resté égal à lui-même c'est-à-dire très distant de notre pays, mieux moins engagé à nos côtés.

La diplomatie américaine a toujours joué de mauvais tours au pays de Patrice-Emery Lumumba. Oui, les Américains ne sont pas nos amis. Ils se servent de nous comme du papier Kleenex.

Déjà,  à l'aube de notre indépendance, les États-Unis d'Amérique ont trahi les espoirs du Peuple Congolais. Ils ont donné leur accord pour l'assassinat du Premier Ministre démocratiquement élu, Patrice-Emery Lumumba. Ils ne se sont pas arrêtés là ! Cinq plus tard, ils ont parrainé le coup d'État du Général Joseph Mobutu, agent de la sûreté belge.

En trente-deux ans du règne du Président Mobutu, les Américains n'ont pratiquement pas investi dans notre pays. Quand on compare les dollars régulièrement déversés en Arabie Saoudite ou en Corée du Sud, la République Démocratique du Congo a été mal servie et mal récompensée par rapport aux sales besognes maintes fois lui confiées. 

Par exemple, la guerre contre le MPLA en Angola, la déstabilisation des pays voisins, l'assassinat de certains leaders révolutionnaires africains comme le Président Samora Machel, l'appui des organisations fantoches combattant les intérêts des nationalistes africains.

Les Etats-Unis d'Amérique qui ont financé la rébellion de l'AFDL pour chasser le Président Mobutu, leur création, ont aussi retourné leurs armes contre son chef historique M'Zee Laurent-Désiré Kabila qu'ils ont froidement liquidé.

Quand il s'agit de justifier leurs réserves congénitales à l'égard de notre pays malgré d'énormes services leur rendus par des marionnettes congolaises, les Américains brandissent la corruption, la violation des droits de l'homme, le niveau faible de la démocratie, etc. Or, la corruption est plus importante en Arabie Saoudite comme les droits de l'homme qui n'y sont pas respectés.

Les Américains ferment complètement leurs yeux sur de nombreux abus constatés en Côte-d'Ivoire, au Rwanda, en Egypte et ailleurs. Mais, concernant notre pays c'est un autre traitement qui nous est infligé. Quelle méchanceté ! Quelle injustice !

Trois derniers dossiers révoltants

Il y a trois récents dossiers qui ont révolté les Congolais quant à la position des Américains.

L'embargo sur les armes qui date de plus d'une décennie, est toujours maintenu contre pays. Les Américains n'ont pas pesé de tout leur poids sur la balance pour qu'il soit levé par le Conseil de Sécurité qui est souvent à leur service. Ils ont voté pour son maintien. Sans armes modernes et sophistiquées, notre pays sera toujours à la merci de ses voisins, des groupes armés nationaux et étrangers ainsi que des convoitises de tous les aventuriers qui sillonnent le monde. Le premier dossier.

La Monusco c'est le deuxième dossier révoltant. Comme l'Onuc vers les années 1960, la Monuc qui changera d'appellation plus tard en Monusco, ces deux missions ont été mises en place à la demande des États-Unis d'Amérique et avec sa totale implication. Si l'Onuc porte la responsabilité de l'assassinat des nationalistes congolais dont le plus célèbre est Patrice-Emery Lumumba, la Monusco (ex-Monuc) s'est révélée incapable d'assister notre armée et de protéger les civils congolais. En 22 ans de présence sur le sol congolais, cette mission a lamentablement échoué. La position américaine sur son départ est floue. 

Au contraire, les Américains sont visiblement pour le maintien de la présence de la Monusco en République Démocratique du Congo. Ils nous ont appris de tenir compte de l'opinion publique sur tous les dossiers. Pourquoi refusent-ils d'écouter la voix de notre Peuple qui exige le départ de la Monusco ?

Et le troisième dossier c'est la récente agression de notre pays par le Rwanda à travers le mouvement terroriste du M23. C'est une goutte d'eau qui a fait déverser le vase. 

A voir comment les Américains nient publiquement cette agression, nous devons nous poser de nombreuses questions sur ce qui se passe entre les Américains et le Rwanda. Leur discours est confus et trahit ainsi leur complicité avec  ce pays et le M23. Qu'ont fait les Congolais pour subir un tel affront?

En rapport avec la guerre par procuration que nous livre le Rwanda, les Américains n'ont pas défendu le récent Rapport du Groupe d'Experts de l'ONU qui cite nommément le Rwanda. Ils ne font rien pour que ce Rapport soit validé par le Conseil de Sécurité de l'ONU. Sinon, il devient un torchon bon pour la poubelle.

Dans le cas de cette nouvelle agression terroriste rwandaise, les Américains surprennent le Peuple Congolais en lui opposant une vieille recette démodée qui a pour nom les FDLR. A notre connaissance, les FDLR n'existent pratiquement plus dans notre pays. La centaine résiduelle qui erre dans les collines orientales congolaises est incapable de déstabiliser le régime rwandais.

Comme les FDLR sont devenues un fonds  de commerce pour le Président Kagame, les Américains se rangent sans froid aux yeux derrière le Rwanda pour accuser la République Démocratique du Congo d'entretenir ces Rwandais devenus apatrides avec la bénédiction des Américains. 

Là aussi, le moment est arrivé de condamner cette politique de deux poids deux mesures choisie par les Américains.

S'agissant des terroristes congolais du M23, les Américains veulent nous imposer le dialogue. Mais, pour les FDLR, des Rwandais, la diplomatie américaine n'a jamais osé exiger un quelconque dialogue entre elles et le régime rwandais. Oser parler du dialogue inter-rwandais avec la participation des FDLR est un crime pour le pouvoir rwandais et les Américains. Quel parti pris américain !

Face à cette complaisance américaine, il est grand temps que le Peuple Congolais se prenne lui-même en charge. Car, il ne doit plus confier son destin entre les mains d'autres nations.

Malheureusement, il existe encore des traîtres congolais qui se font manipuler pour une poignée de dollars Américains.

En conclusion, nous devons méditer sur cette sagesse du Grand Timonier chinois Mao Zedong: "Un peuple fort est celui qui compte sur ses propres forces".

OICHA: Un journaliste interpellé pendant de longues heures au chef-lieu du territoire de Beni ce 12 août

Dimanche Kamate, rédacteur en chef de la Radio Muungano, émettant à Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, province du Nord-Kivu, a été interpellé par la police puis transféré à l'état-major de l´armée, situé au camp militaire de Matobo dans la même agglomération, ce vendredi 12 Août 2022,où il a été retenu pendant de longues heures. 

Il a été reproché à Kamate la diffusion d´une émission qualifiée de 《prohibée》 sur les antennes de la radio Muungano, Dimanche 7 août dernier. 

C´est sur ordre de l´administrateur militaire du territoire de Beni, colonel Ehuta Omeonga Charles que le journaliste a été interpellé puis auditionné sur procès-verbal. 

En effet, Kamate a dirigé l´émission "débattons-en" autour de l'analyse de la guerre du M23 par les animateurs des mouvements citoyens, qu´il avait comme invités. 

L´administrateur estime que cette émission a violé les normes de l´état de siège actuel. 

Il a indiqué à JED qu´il s´agit pour lui de donner une correction au journaliste pour revenir à l´ordre selon la vision de l´état de siège.

C'est dans la soirée du même vendredi que Dimanche Kamate a été libéré et retourné à la rédaction avec tous ses biens saisis lors de son audition.

 

Insécurité grandissante à Butembo : la MONUSCO exprime sa solidarité aux autorités congolaises 

La MONUSCO condamne vigoureusement le regain de violences à Butembo et exprime sa solidarité aux autorités congolaises à la suite de l’assassinat d’agents des forces de défense et de sécurité et des membres de la population civile dans la ville.

La Mission est extrêmement préoccupée par l’hostilité grandissante, les menaces contre la population, les agents assermentés et le personnel des Nations Unies. Elle déplore également les nombreux actes de vandalisme constatés sur place.

La MONUSCO appelle à l’apaisement et à la responsabilité tous les acteurs politiques et de la société civile, les autorités coutumières et religieuses, et les populations locales pour le rétablissement de la loi et de l’ordre à Butembo.

La Mission réitère sa détermination à assurer son mandat de protection des civils et de soutien aux forces de défense et de sécurité congolaises.

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