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*Pourquoi avons-nous le devoir d’humilité, d’hommage et de reconnaissance envers les Anciens et envers l’héritage et le patrimoine précieux et impérissables qu’ils nous ont légué ?

  1. Il est paradoxal

Il est paradoxal d’affirmer être les disciples politiques d’un tel Leader, d’une équipe de Leaders, de Fondateurs, de Co-fondateurs, de Pionniers, de tous ceux qui nous ont précédés dans le Combat, ou d’une telle force politique mais de mépriser et de jeter dans la poubelle les valeurs, les trésors, l’héritage, le patrimoine, les Acquis positifs de leur Combat, résultats arrachés au bout d’une lutte âpre, de la sueur, des efforts, des souffrances, des bannissements, des emprisonnements, des tortures, des relégations, des sacrifices et même du martyr.

  1. Le progrès de l’Histoire est un processus

Nous rappelons que le progrès, dans l’histoire, ne réside pas dans la substitution, dans la table rase des racines et du passé, mais dans l’enregistrement des valeurs, des idéaux, des rites culturels, des acquis positifs obtenus dans chaque combat, du bien-être, de la sagesse, du génie, des connaissances qui s’accumulent et qui s’accroissent, d’un continuel avancement depuis un degré inférieur et moins quantitatif et qualitatif jusqu’à un degré quantitativement et qualitativement supérieur, dans tous les domaines constitutifs de l’homme et de la société vers l’épanouissement de tous. Chaque génération reçoit de la génération précédente l’héritage des trésors, elle les conserve, les modifie, les enrichit de son apport et de son expérience, agrandis par les fruits de toutes les victoires qu’elle a remportées elles-mêmes et les transmet à la suivante.

L’objectif est de regarder le passé pour éclairer le présent et donner des pistes pour le futur, avec la volonté de mettre en lumière des personnalités qui agissent sur le terrain. Il y est question de lieux chargés d'histoire, de musées, de patrimoine.

La mondialisation ne peut être considérée comme un phénomène nouveau. Elle est dans la nature même du capitalisme dont la tendance à l’accroissement de la circulation des marchandises et des capitaux est caractéristique d’un besoin fort et irrépressible d’expansion. Il serait hasardeux de vouloir saisir les mécanismes de la mondialisation sans en rechercher les racines, qu’elles soient lointaines ou proches.

Si elle peut s’inscrire dans un processus continu à long terme, la mondialisation possède aussi des spécificités strictement contemporaines qu’il ne faudrait pas occulter au prétexte d’en étudier les antécédents historiques. Ces spécificités donnent pour partie à l’époque actuelle quelques-unes de ses facettes qui en font sa singularité historique.

Les années 1990 constituent en effet une rupture significative avec l’accélération de l’internationalisation de l’économie en raison principalement des stratégies des firmes transnationales et des directives émanant des organisations internationales comme l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et le Fonds monétaire international (FMI).

La dynamique ainsi enclenchée conduit à l’imposition d’un modèle dominant : celui du marché paré de toutes les vertus et du sens de la fatalité. Francis DASPE ;

Face à la mondialisation, on cherche souvent à retrouver ses racines. Nos racines, c'est souvent une culture à visage humain pour lutter contre la technologie et la technocratie qui ont créé un monde à l'argent roi qui nous déplaît. Nos racines, cela peut être aussi un univers plus sécurisant peuplé de personnes ayant la même culture, les mêmes croyances et les mêmes habitudes de vie que les nôtres. Cosmopolitisme et multiculturalisme font alors aussi peur que la mondialisation ;

La recherche de nos racines devient alors une recherche de notre identité nationale pour nous défendre contre l'envahissement de l'autre, de l'étranger qui ne pense pas, qui ne vit pas comme nous et qui peut chercher à nous nuire, à nous dominer et à nous exploiter par différentes stratégies, notamment le déracinement culturel, l’aliénation mentale, la dépersonnalisation…

  1. Inspirons-nous de l’exemple de deux grands Leaders ci-après qui ont marqué le Monde de leur empreinte indélébile et qui ont eu une attitude édifiante envers les Anciens :
  2. L’exemple du Président Abraham Lincoln

Le premier exemple nous a été donné par le 16ème Président des Etats-Unis, Abraham Lincoln, dans son Discours à Gettysburg (The Gettysburg Address) le 19 novembre 1863.

Le Président avait prononcé ce Discours, resté célèbre, lors de la Cérémonie de consécration du champ de bataille (transformé en Cimetière militaire) qui avait fait 51 000 victimes parmi les soldats de l'Union et de la Confédération entre le 1er et le 3 juillet 1863.

Dans les dix phrases de ce discours, Lincoln s’était effacé et avait mis à l’avant-plan les Pères Fondateurs de la Nation américaine et les Soldats morts pendant la Guerre de Sécession ; replacé son pays dans la ligne historique de la Déclaration d'indépendance des États-Unis ; décrit la guerre civile comme une guerre pour la liberté, l'égalité et contre l'esclavage et interpelé les vivants par rapport à leur devoir de mémoire et leur devoir d’engagement, de loyauté et de fidélité à l’égard de l’héritage reçu des Anciens et des Martyrs.

Ce Discours est inscrit sur les murs du Lincoln Mémorial depuis 1922.

Dans la dernière de ces dix phrases, Lincoln énonce le principe du « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » repris entre autres en 1946, à l'ordre des prépositions près, à l'article 2 de la Constitution de la Quatrième République française puis, mot à mot, dans le discours prononcé par Winston Churchill devant la Chambre des Communes le 11 novembre 1947 et à l'article 2 de la Constitution française du 4 octobre 1958. Voici le texte de ce Discours :

« Il y a quatre-vingt-sept ans, nos pères donnèrent naissance sur ce continent à une nouvelle nation conçue dans la liberté et vouée à la thèse selon laquelle tous les hommes sont créés égaux.

Nous sommes maintenant engagés dans une grande guerre civile, épreuve qui vérifiera si cette nation, ou toute autre nation ainsi conçue et vouée au même idéal, peut longtemps perdurer. Nous sommes réunis sur un grand champ de bataille de cette guerre. Nous sommes venus consacrer une part de cette terre qui deviendra la dernière demeure de tous ceux qui moururent pour que vive cette nation. Il est à la fois juste et digne de le faire.

Mais, dans un sens plus large, nous ne pouvons dédier, nous ne pouvons consacrer, nous ne pouvons sanctifier ce sol. Les braves, vivants et morts, qui se battirent ici le consacrèrent bien au-delà de notre faible pouvoir de magnifier ou de minimiser. Le monde ne sera guère attentif à nos paroles, ni ne s'en souviendra longtemps, mais jamais il ne pourra oublier ce qui fut accompli ici. C'est à nous les vivants de nous vouer à l'œuvre inachevée que d'autres ont si noblement entreprise. C'est à nous de nous consacrer plus encore à la grande cause pour laquelle ils offrirent le suprême sacrifice ; c'est à nous de faire en sorte qu'ils ne soient pas morts en vain ; à nous de vouloir qu'avec l'aide de Dieu cette nation renaisse dans la liberté ; à nous de décider que le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, ne disparaîtra jamais de la surface de la terre. »

LE DISCOURS DE GETTYSBURG (pagesperso-orange.fr), Cercle des Abolitionnistes

  1. L’exemple de Nelson Mandela

Nous nous inspirons notamment de Nelson Mandela - considéré par M. Claude Allègre comme étant la Sagesse africaine personnifiée - de son humilité et de sa reconnaissance de sa reconnaissance envers la contribution des Anciens, des Compagnons de lutte et du sacrifice suprême de nombreux Membres et Cadres de l’ANC qui avaient combattu l’Apartheid avant lui.

Le jour des premières élections démocratiques, c’est-à-dire les élections non raciales au suffrage universel de l’histoire de l’Afrique du Sud organisées du 26 au 29 Avril 1994, Nelson Mandela avait exprimé par un acte symbolique très fort cette gratitude et cette reconnaissance.

Nelson Mandela n’avait voté ni à Johannesburg ni à Prétoria, mais au Natal, dans un petit bureau de vote. Pourquoi ? Donnons-lui la parole :

J’ai voté le 27 avril 1994, le premier des quatre jours du scrutin. J’avais décidé de voter au Natal pour montrer aux gens que, dans cette province divisée, aller dans les bureaux de vote ne représentait aucun danger.

J’ai voté au lycée Ohlange à Inanda, un township dans des collines verdoyantes, au nord de Durban, car c’était là que JOHN DUBE, le premier de l’ANC, était enterré. Ce patriote africain avait participé à la fondation de l’organisation (ANC) en 1912, et j’ai déposé mon bulletin dans l’urne près de sa tombe, fermant ainsi le cycle historique car la mission qu’il avait entamée quatre-vingt-deux ans plutôt était sur le point de s’achever.

Debout près de sa tombe, sur une colline au-dessus de la petite école, je ne pensais pas seulement au présent mais au passé. Quand je me suis avancé vers le bureau de vote, j’ai évoqué le souvenir des héros qui étaient tombés afin que je puisse me trouver là, aujourd’hui, ces hommes et ces femmes qui avaient fait le sacrifice suprême pour une cause qui avait finalement triomphé. J’ai pensé à Oliver Tambo et à Cris Hani, au Chef Albert Luthuli et à Bram Fisher. J’ai pensé à nos grands héros africains qui s’étaient sacrifiés pour que des millions de Sud-Africains puissent aller voter aujourd’hui ; j’ai pensé à Josiah Gumede, à Helen Joseph à Yusuf Dadoo, à Moses Kotane.

En ce jour du 27 Avril 1994, je ne suis pas entré seul dans le bureau de vote, tous m’accompagnaient. Quand j’ai déposé mon bulletin de vote dans l’urne, ils m’entouraient tous et ils ont déposé à travers ma main ce bulletin avec moi.

Cfr. : Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, p. 637-638, Jean Guiloineau (traducteur), ISBN 2253140634, Editeur Le Livre de Poche, 1 décembre 1996.

Fait le 10 février 2022.

Dr François Tshipamba Mpuila

GSM et Whatsapp : +32-493-325-104

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