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Il n'y a pas de similitudes ni de forme,  ni de fond entre la situation de Ronsard Malonda et celle de Denis  Kadima pour que le Président de la République refuse l'investiture de ce dernier. L’environnement, les conditions psychologiques et légales les distinguent. 

En fait:

  1. Ronsard Malonda était contesté par l'Eglise Kimbanguiste, censé l'avoir proposé et soutenu. Ce qui n'est pas le cas avec Kadima pour qui le Chef spirituel de la même église a fait une déclaration publique et solennelle d'approbation. 
  2. Avec Ronsard Malonda, les congolais étaient massivement dans la rue pour manifester leur désapprobation et  des menaces sérieuses pesaient sur l'ordre public, par ailleurs fortement troublé avec des cas d'atteinte grave à la vie humaine et à l'intégrité physique des citoyens. Ce qui n'est pas le cas avec Kadima. La population est calme dans sa large majorité et on ne voit nulle part un signe de réussite d'une quelconque mobilisation des congolais dans la rue contre lui. 
  3. Les conditions légales d'accès aux fonctions à la CENI ne sont pas les mêmes. La loi organique sur la CENI a été modifiée après Ronsard Malonda. Les critères de participation des confessions religieuses ont été introduits. L’indépendance des membres de la CENI connait un autre encadrement. 
  4. Du temps de Malonda, aucun texte ne donnait expressément aux confessions religieuses la compétence de désigner le Président de la CENI, ne donnant pas ainsi une base légale aux revendications de certaines d’entre elles. Seule une coutume née du dialogue entre congolais de Sun City pouvait être invoquée. Avec Kadima, la loi donne expressément ce pouvoir aux confessions religieuses, mais sans une reconnaissance de la Plateforme de 8 confessions religieuses et sans lui attribuer à elle cette compétence. La compétence est d'attribution. On ne peut se l'arroger de force ou par ruse en présence d’une loi. 
  5. Avec Ronsard Malonda, le Président de la République avait, à tort, considéré que la plateforme des 8 confessions religieuses avait une compétence de désigner le Président de la CENI et exigeait à l'assemblée nationale de traiter avec cette plateforme en ayant égard à la procédure de son règlement interne. Avec Kadima, le Président de la République est en face d'une loi et d'une procédure qui ne reconnait aucune compétence à la Plateforme de 8 confessions religieuses et d'un entérinement effectué à l'assemblée nationale sur base des dossiers présentés par les confessions religieuses prises individuellement. L’Assemblée nationale n’a pas eu à se conformer à un règlement qui ne lui est pas opposable et d’une plateforme inexistante en droit. 
  6. Avec Ronsard Malonda, les confessions religieuses avaient un problème de procédure de dépôt des  procès-verbaux et de la manière de les dresser, sans aller à la rupture, puisqu'ils ont pu se remettre ensemble et travailler jusqu'à désigner unanimement Kadima comme le meilleur des candidats. Avec ce dernier les mêmes litiges ont conduit à la rupture totale de confiance, présumant ainsi une dissolution de fait de la Plateforme. Comme pour Malonda, le Président de la République se rendra à l'évidence l'impossibilité de renvoyer ce dossier à une plateforme qui n'existe plus entre ses membres par manque de confiance qui l’avait fait naître, et dont les chefs spirituels sont incapables d'un sursaut d'amour pour se remettre en toute sérénité autour d'une table.  
  7. Avec Ronsard Malonda, la Cour constitutionnelle n'avait pas été saisie et ne s'était pas mêlée de l’affaire. Avec Kadima, l'assemblée nationale a eu le soutien de la Cour constitutionnelle pour poursuivre son travail en suivant la procédure déterminée par la loi organique et qui n'existait pas avec les mêmes termes du temps de Malonda.  
  8. Avec Malonda RONSARD, les chefs religieux n'avaient pas pris le chef de l'Etat à parti en le prenant pour instigateur ou bénéficiaire directe de sa désignation. Avec Kadima, certains chefs spirituels montrent visiblement qu’ils ont un problème personnel avec Fatshi, jusqu'à vouloir lui priver de jouir de son droit constitutionnel d'un deuxième mandat. Fatshi est comme en face à des adversaires politiques. Il a le droit de défendre politiquement son pouvoir.

9, Avec Malonda Ronsard, les chefs religieux frondeurs et contestataires n'avaient pas révélé une affinité avec un parti politique ou des personnalités politiques. Avec Kadima Ronsard, Ces chefs religieux ont montré leurs accointances avec les adversaires politiques de Fatshi, jusqu'à servir, pour l'un d'eux, de porteur d'un message politique d'intimidation des militants de LAMUKA.

  1. Ronsard n'était pas pris par les frondeurs de proche ou dépendant du Président de la République en fonction. Kadima, sur base des considérations tribales, est pris pour un proche de Fatshi, futur candidat président de la République. 

Par respect pour les institutions publiques (Assemblée Nationale et Cour constitutionnelle) qui sont intervenues dans le processus de désignation des membres de la CENI,  dont il garantit le bon fonctionnement, le Président de la République est appelé à investir les membres de la CENI entérinés. 

La loi n’ayant pas interdit le fonctionnement d’un organe incomplet, la  CENI devra se mettre à l’ouvrage dès l’investiture. Lorsque l’opposition trouvera utile de proposer ses délégués, la liste sera complétée. 

Et le monde continue à tourner autour du soleil. 

Ghislain Bamuangayi

Le 27 septembre est la date de son anniversaire de naissance. Ses projets pour la jeunesse et sa carrière politique sont des sujets qui ont fait l’objet d’une entrevue, à cette occasion,  entre la presse et la Diva africaine Kanam Barbara, une des chanteuses en vogue, de la Rumba congolaise.  Fally Ipupa Aigle, Boss Abed Achour, Dadju  et tant d’autres invités de marque ont été au rendez-vous de son anniversaire pour sublimer la chaleur de cette chanteuse romantique dont la voix porte l’identité musicale d’un peuple unique au Monde. Quarantaine révolue, l’auteur de la célèbre chanson «Djarabi» attire et impression toujours les yéyés qui admire sa beauté  glamour. Au-delà de sa passion pour l’art d’Orphée, cette chanteuse engagée pour les droits de la femme en Afrique reste verticale dans ses ambitions en politique.

 

(Tribune de Madimba Mingiedi Mbala N’zeteke Charlie Jephthé)

C’est la chanson «Longembo» de mon estimé aîné Jean-Goubald Kalala qui m’a inspiré d’écrire cette énième tribune sur les comportements des politiques congolais. «Mwana solo lolenge la longembo ba ndeke basundola ye pe bibwele bibwaka ye…» ; «Longembo chauve-souris azali ndeko ya ndeke te, ndeko ya nyama te, bango nyoso ba boya ye…» ; «Omona wapi balanda mobebisi ata na kimia akozongela mbeba…». Ces paroles signifient : «L’enfant qui ressemble à une chauve-souris que les oiseaux ont abandonné, que les troupeaux ont rejeté…» ; «La chauve-souris n’a aucune fratrie avec les oiseaux ni avec les autres animaux car tous ne veulent pas d’elle…» ; «Où a-t-on vu les gens suivre celui qui abîme tout ? Même dans la paix il va récidiver…».

La particularité de cette espèce de chauve-souris (Romudos Rotundus) est dans son système immunitaire. Son système est exceptionnel, elle peut porter des maladies sans pour autant être infectée elle-même. C’est ce que font nos politiques dans leur transhumance politique qui me répugne tellement et qui met le peuple congolais dans une situation où il ne sait plus à quel saint se vouer !

Pour comprendre cette thématique, il nous faut suivre ce qui se passe aujourd’hui avec leur Union Sacrée… Le syndrome du changement de référence frappe certains de nos politiques depuis l’indépendance de notre pays. Nos politiques doivent savoir que certains principes ne peuvent pas être remis en cause, et que certains devoirs sont sacrés.

Nos politiques doivent arrêter de faire les crabes, mais ils doivent imiter les scorpions car quand un scorpion est attaqué, tous les autres viennent à son secours. Le pouvoir pour le pouvoir ne doit jamais être le leitmotiv d’un politique intègre, donc patriote. Car en démocratie, il faut de la discipline sinon elle risque d’implorer.

Tous les politiques versatiles sont comme des vers dans le fruit. Aujourd’hui, nos politiques ont opté d’utiliser la ‘’stéganographie’’ pour flouer le congolais lambda. La stéganographie est l’art de la dissimulation. Son objectif est de faire passer inaperçu un massage. C’est un art de cacher un secret sous des apparences anodines. Elle est palpable avec les discours de nos politiques.

Notre plus grand problème en RDC, ce sont les politiques de carrière.

On ne sait plus leur faire confiance parce qu’ils disent une chose et font son contraire. Pourquoi y-a-t-il toujours un écart entre la rhétorique et les faits en RDC ? Nos politiques ont choisi le chemin de la tromperie et le détournement des fonds publics pour duper le peuple congolais. Et, curieusement, ils jouent à la victimisation.

Nous sommes tous les produits de notre environnement, n’est-ce pas ? Alors identifiez l’environnement de vos leaders ! Une politique qui ne tient pas compte de la réalité de la sociale que traverse le peuple n’est pas une très bonne politique. Le peuple congolais est fatigué des discours populistes de nos politiques, qui n’aident personne…

La seule façon de servir le peuple est de lui donner le moyen de se servir lui-même dit-on. Nos politiques doivent savoir que le changement n’est pas synonyme de progrès. La plupart de nos politiques sont misantropes ou encore anthropophobes ! Même si la politique est l’art des compromis mais elle n’a jamais été l’art des compromissions. Revenons un peu sur la crise qui crée ce transfuge qui règne dans la classe politique congolaise…

Je corrobore ici les propos tenus par mon estimé aîné Armand Mavinga : «La crise congolaise est une crise éminemment culturelle, c’est la crise de l’être humain qui a perdu ses repères. Il s’agit ici d’une vision large et globale de la culture qui englobe le spirituel… Cette crise est avant tout une crise d’essence géostratégique, économique et surtout culturelle, pour ne pas dire spirituelle. Nous sommes en pleine reconfiguration rapide du monde. Si nous n’agissons pas maintenant, nous allons disparaître comme peuple et le Congo ne va plus exister bientôt dans sa forme actuelle. C’est pour dire que les politiciens qui ont fait de la politique un banal métier pour s’enrichir et prévenir leurs intérêts seront les premiers à être frappés de plein fouet, s’ils tentent de bloquer cette approche salutaire pour nous tous. S’ils s’opposent à la refondation du Congo, ce sera pour eux un acte authentique de suicide politique.» Fin de citation.

C’est ce que le prophète Joseph Mukungubila ne cesse de dire depuis 1977 : «Le problème du Congo est spirituel». S’il on ne laisse pas l’Oint de Dieu diriger le Congo, rien ne marchera. Prenez ça pour prédit !

Pour que cela puisse être possible, nous devons avoir l’amour de la patrie car elle est la première vertu de l’homme intègre. Le Dieu créateur a choisi la RDC après Israël. Donc notre pays est la seconde patrie de l’Eternel Dieu.

Battons-nous pour une RDC patriotique. Dans ce combat, nous devons avoir un patriotisme non sentimental. Seul ce que j’appelle le congolisme qui remettra la RDC en marche…

L’union doit être autour de l’Oint de Dieu et non autour d’un leader politique (d’un grand parti politique soit-il) de cette même classe politique qui vit dans cette fameuse transhumance. Je l’assume ! Arrêtons de faire l’autruche car le Front Commun pour le Congo a tellement des agents dormants dans cette fameuse Union Sacrée. Nos politiques doivent savoir que le sacrifice pour une grande cause, est plus que nécessaire.

Ils doivent aussi apprendre les fondamentaux pour gérer ou occuper un poste ou une haute fonction. Car pour bien gouverner, il faut bien connaître ceux qu’on gouverne c’est-à-dire les besoins primaires du peuple. Je dis et persiste que le plus grand fléau politique en RDC est cette transhumance qui ne dit pas son nom.

J’interpelle nos politiques d’arrêter de faire la chauve-souris. Ils doivent savoir que la majorité silencieuse qui est le congolais profond, est entrain de vous observer. Certains mettent tellement la barre très haute tout en oubliant qu’il y aura un déclin à la fin. Ce n’est pas la peine d’épiloguer sur cette histoire de l’Union Sacrée. Subrepticement nos politiques ne sont pas sociables. Indubitablement la seule solution de la crise congolaise est spirituelle.

 

 

 

Les questions liées à la gratuité de l’enseignement de base initiée par le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, seront au centre d’un dialogue de haut niveau à Kinshasa. Telle est l’information qu’a livrée à Modeste Bahati, Président du Sénat, au représentant pays de l’UNESCO, Jean Pierre ILBOUDO, ce mardi 28 septembre 2021.

(Par Omer Nsongo die Lema)

*Du 7 au 9 octobre 2021 se tient à Montpellier, en France, le 28ème sommet France-Afrique. Le voulant sous un format inédit avec comme thème «Changer les villes pour changer la vie», Emmanuel Macron a jugé bon d’avoir pour interlocuteurs plutôt les animateurs des sociétés civiles africaines que les chefs d’Etat et de Gouvernement. Dans sa livraison du jeudi 7 octobre 2021 intitulée “Le pari d’un sommet Afrique-France nouvelle formule. Le Monde note : Emmanuel Macron a choisi de n’inviter aucun président africain à l’évènement organisé vendredi 8 octobre à Montpellier. La société civile est mise à l’honneur ”. Et pour soutenir cette option, le Journal relève : “En relations internationales, pas plus qu’en d’autres domaines, un sommet ne constitue une politique. Le prochain événement entre l’Afrique et la France, organisé vendredi 8 octobre à Montpellier, n’échappe pas à la règle. Mais il délivre au moins quelques enseignements sur la façon dont Emmanuel Macron entend rénover les relations compliquées de la France avec le continent africain. Ce ‘nouveau sommet’, selon la terminologie officielle, est ainsi censé marquer un changement méthodologique et de perception des rapports entre les deux parties. Changement dont la pérennité n’est pas garantie à sept mois d’une élection présidentielle française à l’issue incertaine”.

Se méfier des effets pervers

Aussi, près de “3.000 participants dont plus d’un millier de jeunes du continent africain (parmi eux près de 350 entrepreneurs), sont ainsi attendus pour des rencontres et des tables rondes entre sociétés civiles africaine, française et de la diaspora, sur des sujets économiques, culturels et politiques”, poursuit Le Monde qui souligne que “La nouveauté de ce sommet repose sur l’absence des présidents africains pour la première fois depuis 1973, date du premier du genre, à l’époque des eaux troubles de la ‘Françafrique’ ’’.

Y a-t-il unanimité à ce propos ? A proprement parler, pas du tout. Si à l’Elysée on considère que «Le positionnement de la France sur les enjeux démocratiques n’est pas une tractation entre chefs d’Etat» et que «Ce n’est pas le sommet des oppositions politiques, [mais] des personnalités engagées dans des mouvements citoyens, des blogueurs, des activistes…», un Ministre sahélien non autrement identifié par le média français tranche : «Il faut se méfier des effets pervers. Mettre en avant les sociétés civiles au nom de la mauvaise gouvernance d’un certain nombre de pays peut accélérer la délégitimation des Etats» !

A l’Afrique de tirer toutes les conséquences

Depuis le premier sommet tenu en France en 1973 au dernier initialement prévu en 2020 toujours en France mais reprogrammé pour 2021 sans doute à cause du Covid-19, ce forum se caractérise par l’alternance : une fois dans l’Hexagone, une fois en Afrique.

A ne pas confondre avec le sommet biennal de la Francophonie, le sommet annuel  France-Afrique a eu son moment de gloire à La Baule, en 1990, lorsque François Mitterrand avait conditionné l’aide au développement à la démocratisation, à la bonne gouvernance.

Depuis, rares sont les Etats africains à réussir ce test, et l’humanitaire a littéralement détruit le peu d’investissements opérés sous la colonisation et avant la Perostroïka.

Ce qu’il faut déjà retenir à ce stade, c’est que Paris a décidé de façon unilatérale de réserver le 28ème sommet aux organisations de la société civile. Pour reprendre la sélection faite par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (retenez la préséance du continent sur le reste du monde), les nouveaux interlocuteurs d’Emmanuel Macron sont des entrepreneurs, des intellectuels, des chercheurs, des artistes, des sportifs, des créateurs, des influenceurs, etc.”, entendez  aussi des journalistes, des religieux, des lanceurs d’alerte.

Cette option porte en soi un seul message fort et dur pour l’Afrique :  *échec patent du bilan des 27 sommets tenus en format classique au cours de ces 48 dernières années. 

Évidemment, l’Union africaine va devoir en tirer toutes les conséquences après en avoir pris acte, même si elle a été déjà prévenue depuis plusieurs mois.

Faut-il cependant le regretter ?

Société civile gendarme

Au contraire, l’Afrique doit s’en réjouir. Car, depuis le sommet de La Baule, Paris a intensément utilisé les Sociétés civiles pour déstabiliser les régimes africains. Paris les a réduites à des Sociétés serviles pour «casser et chasser» des dictatures avec tout ce qu’il y a eu comme résultats dramatiques en Libye, au G 5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), et surtout dans les Grands-Lacs avec pour victime expiatoire la RDC !

En réalité, la pratique remonte à l’époque coloniale lorsque la Société civile se limitait aux confessions religieuses chrétiennes, au petit patronat de la classe moyenne et aux évolués. But : bloquer, étouffer et écraser les revendications des populations autochtones. Ceci dans un premier temps. 

Dans un deuxième temps, avec l’indépendance, ces puissances ont fait des évolués des gouvernants et du petit patronat des chefs d’entreprises (Pme/Pmi), tout en gardant les confessions religieuses dans leur rôle.

Dans un *troisième* temps, aux premières années de la Guerre froide post-indépendance, elles vont utiliser la Société civile composée essentiellement des confessions religieuses et des syndicats pour déstabiliser les premiers régimes. On verra cette société civile encourager peu après la prise du pouvoir par la Grande Muette

Dans un quatrième temps, avec le vent de la Perestroïka, ces puissances vont appuyer les Oppositions en les associant aux Sociétés civiles renforcées cette fois avec les ONG s’instituant en gendarmes dans les domaines économiques comme l’Environnement, les ressources minières, les ressources énergétiques, mais en couvrant leur “mission” avec les Droits de l’homme.

Devoir de redevabilité

Bien évidemment, avec le nouveau sommet France-Afrique, Paris annonce réalité le tour des Sociétés civiles de renvoyer l’ascenseur par devoir de redevabilité, ce après le maternage ayant duré une bonne trentaine d’années !  C’est le cinquième temps.

Devoir de redevabilité, disons-nous ? Et comment en serait-il autrement ?

L’opinion avisée a pu le constater : dans leur grande majorité, les animateurs des Sociétés civiles africaines aiment certes s’impliquer dans la tenue des élections, mais sans y participer eux-mêmes comme candidats. Ils préfèrent vivre des prébendes de l’humanitaire. Pire, dans la plupart des cas, ces animateurs sont des présidents à vie.

Dans les organisations où s’exerce le vote, la compétition n’a jamais été rude. On joue sur le consensus.

Bref, des «non-élus» parce qu’étant «non-électeurs» s’octroient le droit de veiller et de se prononcer pour le compte des puissances étrangères sur les élections concernant des candidats à des postes précis dans des Institutions de la République pendant qu’on ne voit pas sur base de quelle autorité une ONG peut, par exemple, faire disqualifier la candidature d’un président de la République, d’un député ou d’un sénateur, sinon d’un maire, d’un bourgmestre ou d’un administrateur de territoire, et sur base de quel principal – après avoir obtenu le statut d’observateur électoral – peut-elle décréter la défaite ou la victoire de tel ou tel autre candidat.

De toutes les façons, le résultat est le même : les investissements promis par les puissances qui parrainent ces Sociétés civiles tardent à faire développer l’Afrique. 

Les perdants sont principalement les peuples africains

La France ayant choisi ses nouveaux interlocuteurs, l’Afrique est libre de s’assumer. Non en stigmatisant ses Sociétés civiles, mais en leur faisant assumer, à elles, leur part de responsabilité dans l’avenir du continent.

De 1990 à 2021 – soit en 31 ans – tous les protagonistes sont en mesure d’évaluer leurs acquis respectifs. Il sera constaté que les perdants principaux sont les peuples africains qui, eux, connaissent leurs responsables. Ces derniers ne sont ni les puissances étrangères, ni les sociétés civiles africaines, mais les chefs d’Etat et de Gouvernement appelés à réaliser désormais – s’ils ne l’ont pas encore fait – comment Paris use de sa souveraineté pour sélectionner ses invités. Cette souveraineté qui l’incitera à transformer son sommet “ France-Afrique’’ en rendez-vous tantôt avec les dirigeants politiques, tantôt avec les animateurs de la société civile et, pourquoi pas, demain avec les administrations publiques…

La question de fond se devine de toutes les façons : est-ce qu’au 29ème sommet France-Afrique, les dirigeants africains vont-ils y accourir alors que Paris aurait choisi un autre cadre (ce ne sont ni des dates, ni des lieux qui manquent) pour réunir les Sociétés civiles ?

Quant aux chefs d’Etat et de Gouvernement africains, ils ont le devoir citoyen de positiver l’acquis principal du sommet de Montpellier : celui d’assumer leur responsabilité d’Etat à l’égard des invités d’Emmanuel Macron.

L’heure ou l’ère de la substitution des “gendarmes” est révolue.

C’est donc cela, l’acquis premier et principal du dernier sommet France-Afrique…

Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, va bientôt lancer la mise en œuvre de la couverture santé universelle en République démocratique du Congo. C’est ce qui ressort de l’entretien que le chef du Gouvernement a eu ce samedi 25 septembre 2021 à la Primature, avec le Conseiller spécial du Chef de l’Etat en charge de la couverture santé universelle, le Docteur S. Roger Kamba, reçu en audience en compagnie de la Vice-Ministre de la Santé, Hygiène et Prévention, Véronique Nkulu, et des membres du Bureau international du travail. 

La mise en œuvre de la couverture santé universelle doit permettre à la population congolaise d’avoir accès  aux soins de santé de qualité et surtout sans se ruiner financièrement. Le Docteur Kamba l’a déclaré dans l’interview accordée à la presse au sortir de cette audience.

«L’opinion doit retenir qu’il y a un programme majeur du Président de la République qui est mis en œuvre, par le Premier Ministre au travers de ses ministres sectoriels, qui est celui de la couverture santé universelle. Ce programme doit permettre à la plupart, pour ne pas dire à toute la population congolaise, d’avoir accès  aux soins de santé de qualité et surtout sans se ruiner financièrement », a-t-il dit.

La rencontre de ce jour a eu pour but de permettre aux acteurs impliqués dans ce processus à avoir la même compréhension avant la mise en œuvre de ce programme. Surtout que le Premier Ministre est en charge de la mise en œuvre effective du programme du Gouvernement, il fallait que tout passe par lui.

« Et donc, pour la mise en œuvre de ce programme, il fallait un dialogue pour que nous tous nous ayons la même compréhension. C’est pour cela que nous sommes avec le vice-ministre de la Santé. Et nous avons été accompagnés par le Bureau international du travail dans ce processus de dialogue ; parce qu’ils en ont l’habitude au niveau international. Le Premier Ministre a accueilli cette visite de présentation de la synthèse de notre atelier avec beaucoup de responsabilité parce que c’est lui qui est en charge effectivement du programme du Gouvernement et de sa mise ne œuvre. Il fallait qu’on passe par lui. De toutes les façons, c’était sur son appel, sur sa convocation, pour pouvoir lancer ce processus de manière très pratique et de manière très opérationnelle », a renchéri le conseiller spécial du président de la République.

Tout en encourageant ses hôtes à continuer à œuvrer pour la réussite de ce programme, le Chef du Gouvernement a pris l’engagement de convoquer, très rapidement, la première réunion du comité de pilotage du Conseil national de la couverture santé universelle et de lancer, dans un plus bref délai, sa mise en œuvre. 

« Le Premier Ministre a accueilli notre visite avec beaucoup de satisfaction. Il nous a beaucoup encouragés à continuer. D’ailleurs, il s’est engagé à convoquer, très rapidement, la première réunion du comité de pilotage du Conseil national de la couverture santé universelle et de lancer la mise en œuvre de la couverture santé universelle », a conclu docteur Roger Kamba.

 

Depuis l'indépendance, la République Démocratique du Congo (RDC) a adopté trois régimes des changes à savoir : Régime de change fixe : 1960 à septembre 1983, la monnaie congolaise était rattachée successivement au franc belge, au dollar américain et puis au DTS et le régime de change flottant : depuis février 2001 jusqu'à nos jours.

L’objectif d’avoir un franc congolais fort et stable présente un grand défi à relever. La politique économique est différente de l’économie politique puisqu’elle fait le lien entre ce qui est politiquement souhaitable et économiquement possible.

En théorie, un franc congolais fort et stable rend les importations moins chères. Et dans un pays comme la RDC qui est largement tributaire des importations (biens de consommation, biens intermédiaires et biens des capitaux), la perspective d’une telle éventualité est de bon augure.

D’abord, un franc congolais fort modifie le prix relatif : indice des prix à la consommation (IPC) / indice des prix à l’importation (IPM). IPM qui est en fait représente l’inflation importée baissera et contribuera à la stabilité voire baisse de l’inflation dans le pays, ce qui par ricochet, peut améliorer le pouvoir d’achat des ménages RD Congolais. Ensuite, le franc congolais fort peut conduire à la hausse des taux d’intérêts susceptibles d’attirer des flux des capitaux. Enfin, un franc congolais fort réduit le stock de la dette extérieure qui est libellé en dollars américain.  Un franc fort et stable peut réduire la dollarisation de l’économie RD Congolaise, les consommateurs et opérateurs  économiques et financiers faisant confiance à la monnaie locale.

Mais il y a aussi le revers de la médaille. Un franc congolais fort a le risque de miner la compétitivité du pays en réduisant les exportations (deuxième source d’entrées des devises) et les transferts privés sans contrepartie ou les envois des migrants RD Congolais (première source d’entrées des devises). La baisse des exportations et la hausse des importations induite par l’appréciation du franc congolais conduit au déficit de la balance commerciale. La baisse des envois des migrants déséquilibre la balance des transferts. Le déficit de ceux deux balances conduisent au déséquilibre du compte courant. Le déficit de ces deux sources de devises peut réduire les réserves de change qui déterminent un indicateur crucial, majeur et important : la couverture d’importation dont la norme internationalement admise est de 3 mois.

 

Un franc congolais fort a aussi des impacts négatifs sur l’emploi. Les entreprises congolaises d’exportation sont pénalisées par la perte de compétitivité (perte des parts des marchés).  Sur l’hypothèse d’une réduction des marges bénéficiaires visant à ne pas perdre les parts de marché, les investissements des entreprises peuvent être revus à la baisse, qu’il s’agisse d’investissement de remplacement, de capacité, de modernisation. Or, l’investissement est un moteur essentiel de la croissance économique en augmentant de période en période non seulement la distribution de revenu mais également la diffusion du progrès[1].Face à la diminution de leur marge de profit, les entreprises d’exportation vont débaucher contribuant ainsi à l’accroissement du chômage avec les conséquences délétères sur un pays qui est déjà confronté à un chômage de masse important.

Un franc congolais faible peut favoriser la compétitivité des entreprises d’exportation. Il y a plusieurs produits d’exportation en RDC ( Autres métaux communs; cermets; ouvrages en ces matières, Perles fines ou de culture, pierres gemmes ou similaires, métaux précieux, plaqués ou doublés, Cacao et ses préparations, Combustibles minéraux, huiles minérales et produits de leur distillation; matières bitumineuses, Bois, charbon de bois et ouvrages en bois, Voitures automobiles, tracteurs, cycles et autres véhicules terrestres, Machines, appareils et engins mécaniques, réacteurs nucléaires, chaudières; parties de ces Zinc et ouvrages en zinc, Café, thé, maté et épices, Graines et fruits oléagineux; graines, semences et fruits divers; plantes industrielles, Caoutchouc et ouvrages en caoutchouc, Gommes, résines et autres sucs et extraits végétaux, Résidus et déchets des industries alimentaires; aliments préparés pour animaux, abacs et succédanés de tabac fabriqués, Machines, appareils et matériels électriques et leurs parties; appareils d'enregistrement, Autres articles textiles confectionnés; assortiments; friperie et chiffons, Navigation aérienne ou spatiale, Aluminium et ouvrages en aluminium, Instruments et appareils d'optique, de photographie ou de cinématographie, de mesure, de contrôle), mais la grande partie des exportations reste concentrés sur des produits miniers[2]

Un franc congolais faible peut doper les exportations et accroitre la compétitivité du pays. La dépréciation du franc congolais va modifier les prix relatifs (IPC) / indice des prix à l’importation (IPM). Les importations deviennent chères et surtout contribuent à la hausse de l’inflation via le prix à l’importation (inflation importée). La hausse des prix va mécaniquement réduire le pouvoir d’achat des ménages RD Congolais.

Taux de change et régime de change

Il faut faire la différence entre taux de change et régime de change, entre régime de change et réserve de change. Il faut aussi faire une différence entre l’appréciation, dépréciation et dévaluation de taux de change, entre taux de change à l’incertain et au certain, entre taux de change nominal, taux de change réel et taux de change effectif. Quand est-ce qu’une monnaie est jugée convertible et non-convertible ? 

Le taux de change est un prix relatif très convoité, parce qu’il traduit le rapport d’une monnaie nationale par rapport à une monnaie étrangère (généralement une devise étrangère qui sert à la fois comme monnaie de change  internationale –convertibilité-, comme monnaie des transactions commerciales et financières internationales, et comme monnaie de réserve internationale –qui sert a la fois comme ancrage, utilisée souvent pour soutenir la monnaie nationale et garantir la couverture d’importations).

La variation de taux de change peut aboutir à la modification des prix relatifs. Or l’évolution des prix relatifs renseigne sur le coût d’opportunité, de développer une politique d’industrialisation par substitution d’importation. On peut quantifier et évaluer le niveau moyen des prix des biens importés et le comparer au coût moyen de production sur place, des biens importés. En d’autres termes, on se pose la question suivante : est-il plus avantageux et efficace de produire au pays les biens importés ? 

Il y a plusieurs régimes de change. Les plus connus sont le régime de taux de change fixe, de taux de change flexible et le régime de taux de change multiple.

Le régime de change fixe est subdivisé en trois :

-Le ‘currency board’ ou ‘conseils monétaires’ (la fixité de la monnaie nationale avec la monnaie d’ancrage choisie, la convertibilité de la monnaie émise par l’institution d’émission, la garantie de cette convertibilité par une couverture à 100% de la base monétaire pour les réserves officielles de change).

-Le régime de taux change fixe ajustable (la monnaie est fixée à une devise étrangère, mais s’ajuste par rapport au différentiel d’inflation et du solde de la balance commerciale, du pays d’ancrage).

-Le taux de change fixe à parité glissante ou rampante (le taux de change est en principe fixe, mais la parité de référence est modifiée régulièrement selon de paramètres prédéterminés).

 

Il y a aussi deux autres régimes de change :

Le régime de taux de change à ‘panier’ des devises (la monnaie est initialement fixée à un panier des devises étrangères des partenaires commerciaux, selon une pondération basée sur les poids des partenaires commerciaux).

Le régime de taux de change flexible ou flottant est un régime dans lequel, la monnaie fluctue en fonction de la variation de l’offre (alimentée par les recettes d’exportations de biens et services, l’afflux des capitaux) et de la demande des devises (financement des importations de biens et services, sortie des capitaux).

Si la Banque Centrale n’intervient pas dans le marché des devises, on est alors en plein régime de change flottant entièrement libre ou le marché des devises détermine la valeur de la monnaie.

Si par contre, si la Banque Centrale intervient dans le marché des devises, on est en régime de taux de change flottant administré.

Ce régime de taux de change ne peut être efficace, que s’il s’appuie sur un marché des changes interbancaire. Le marché interbancaire abrite les transactions entre la monnaie nationale et les devises étrangères par les banques commerciales et les bureaux de change. En théorie, le taux de change peut fluctuer librement mais en pratique, la Banque Centrale impose des limites minimales et maximales, aux banques commerciales et aux bureaux des changes. Ces limites visent deux objectifs : empêcher qu’une grande partie des devises soit accaparée par un seul agent économique ou un groupe très restreint et aussi protéger les banques commerciales contre des risques des fluctuations des taux des changes.

Le régime de taux de change multiples, est un régime dans lequel, les transactions commerciales sont faites à un taux de change fixe et les transactions financières se font à un taux de change flottant. Ce régime est très peu utilisé à cause des difficultés qu’il pose. Quand ce régime est appliqué, c’est souvent comme un régime de transition envers l’unification des taux des changes.

L’appréciation de taux de change renseigne que la monnaie augmente sa valeur par rapport à d’autres devises. Si par exemple 1 dollar américain vaut 2000 franc congolais, si la parité passe à 1 dollar américain à 1900 franc congolais, ceci implique que le franc congolais s’est apprécié par rapport au dollar américain. Ceci signifie qu’il faut davantage de dollars pour acheter la même quantité de franc congolais qu’avant.

La dépréciation de franc congolais par rapport au dollar est l’inverse. Une dépréciation de la monnaie conduit à un renchérissement des biens importés (biens intermédiaires, biens d’équipements et biens de consommation). La hausse des prix à l’importation (inflation importée) va se répercuter sur les prix intérieurs, notamment l’indice des prix à la consommation.

La demande globale des biens et services (emplois des ressources) sera affectée à travers les prix relatifs des biens échangeables et non-échangeables. Ceci est un effet de substitution inter temporelle. La dépréciation du taux de change aura tendance de réduire la demande des biens échangeables et accroître la demande des biens non-échangeables. Pour un pays comme la RDC, tributaire des importations des biens de consommation courantes et durables, des biens intermédiaires et des biens des capitaux (machines et équipements), la dépréciation de la monnaie va augmenter les prix de ces biens, et peut réduire la demande d’investissement.

Si la demande des exportations des biens et services est inélastique –ou réagit mollement- par rapport à la dépréciation, la demande globale des biens et services baissera. L’offre des biens et services peut aussi baisser, sous l’effet conjugué de la dépréciation et de l’augmentation des coûts à la production (occasionné par le renchérissement des produits importés). 

La dévaluation est un acte volontaire décidé par le gouvernement qui consiste à baisser la monnaie nationale par rapport aux monnaies étrangères. Elle vise à accroitre la compétitivité du pays face à la concurrence des partenaires commerciaux. Toutefois, la baisse des prix à l’exportation induite par la dévaluation s’annule par la hausse de prix à l’importation. La République Démocratique du Congo (RDC) n’a aucun contrôle sur l’évolution des prix de ses matières premières ou produits de base dans les marchés internationaux. Par conséquent, une dévaluation aura peu d’effets sur les exportations de la RDC mais rendrait plus chers ses importations. 

Le taux de change à l’incertain est nombre d'unités de monnaie nationale qu'il faut fournir pour avoir une unité de monnaie étrangère (exemple : 2000 FC = 1$). Le taux de change au certain est le nombre d'unités de monnaie étrangère que l'on peut obtenir avec une unité de monnaie nationale (exemple : 1$ =2000 FC).

Le taux de change nominal traduit la parité des monnaies sans tenir compte des pouvoirs d’achat des monnaies. Le taux de change réel tient compte des pouvoirs d’achat des monnaies. Le taux de change effectif.

Selon l'INSEE, le taux de change effectif est le taux de change d'une zone monétaire, mesuré comme une somme pondérée des taux de change avec les différents partenaires commerciaux et concurrents. La pondération correspond à l'importance de chaque partenaire commercial "extra-zone", en ce qui concerne le niveau des importations et exportations de biens et services. Le taux de change effectif permet de prendre en compte la structure du commerce extérieur de la zone concernée. Exemple : Pour avoir une idée de la compétitivité de la zone euro, il faudrait savoir comment évolue la monnaie européenne vis-à-vis de l'ensemble des taux de change de ses principaux partenaires commerciaux, tout en tenant compte du poids de chacun.

Une monnaie peut être totalement ou pas du tout convertible. Une monnaie est totalement convertible quand elle peut être échangée  librement avec d’autres monnaies. Une devise non convertible est une devise qui est principalement utilisée pour les transactions nationales et ne remplit pas les trois conditions : comme monnaie de change internationale, comme monnaie des transactions commerciales et financières internationales et comme monnaie de réserve internationale.   

Le taux de change d’équilibre

 

Le taux de change d’équilibre prend en compte l’écart de production qui est la différence entre la production effective et la production potentielle (équilibre interne) et l’écart entre le solde courant observer (balance des paiements) et celui jugé soutenable (équilibre externe).

L’écart de production est un important indicateur de déséquilibre entre l’offre et la demande des biens et services. Cet indicateur démontre comment le déséquilibre entre les ressources et l’emploi des ressources détermine le mouvement des prix. Si la production effective dépasse la production potentielle (écart de production positif), des fortes pressions inflationnistes apparaîtront, à moins qu’une politique des revenus restrictive (blocage des salaires et des prix) soit appliquée, pour contenir l’augmentation des prix et réduire la demande excédentaire. Si la production effective reste en dessous de la production potentielle (écart de production négatif), des pressions déflationnistes se manifesteront, les entreprises baisseront les prix, pour doper la demande.

L’idéal est de réduire l’écart de production, entre la production effective et potentielle, pour que l’économie nationale fonctionne à situation d’équilibre. Deux politiques macroéconomiques sont souvent utilisées : l’augmentation ou la baisse de la dépense budgétaire (politique budgétaire expansionniste ou restrictive), modifier l’offre de monnaie pour changer le niveau de la consommation et de l’investissement (politique monétaire laxiste ou restrictive).

Aussi importante soit-elle pour les analyses macroéconomiques et les prévisions (consistance entre les hypothèses de croissance économiques et les prévisions des recettes et dépenses budgétaires, consistance entre l’évolution des mouvements des prix et de taux de change réel, évaluation de la productivité totale des facteurs), l’écart de production n’en demeure pas moins un agrégat non-observable (absence des données statistiques). Il faut donc estimer l’écart de production en utilisant diverses techniques notamment l’ajustement linéaire, l’ajustement quadratique et le filtre de Hodrick-Prescott.

 

Le taux de change d’équilibre est déterminé par l’offre et la demande des devises : 

 

Entrée des devises (Exportations + Transferts reçus (envoie de la Diaspora) + Dons (principalement Aide publique au Développement) + Investissements Directs Etrangers (IDE) –

Sortie des devises (Importations + transferts expédiés à l’extérieur, paiement de la dette extérieure)

Quand l’offre des devises est inférieure à la demande des devises, on assiste à un renchérissement de la devise et vice versa. Tout dépend de l’attitude de la Banque Centrale. Si la Banque Centrale n’intervient pas dans le marché des devises, on est alors en plein régime de change flottant entièrement libre ou le marché des devises détermine la valeur de la monnaie. Si par contre, si la Banque Centrale intervient dans le marché des devises, on est en régime de taux de change flottant administré.

Le régime de taux de change administré, ne peut être efficace, que s’il s’appuie sur un marché des changes interbancaire. Le marché interbancaire abrite les transactions entre la monnaie nationale et les devises étrangères par les banques commerciales et les bureaux de change. En théorie, le taux de change peut fluctuer librement mais en pratique, la Banque Centrale impose des limites minimales et maximales, aux banques commerciales et aux bureaux des changes. Ces limites visent deux objectifs : empêcher qu’une grande partie des devises soit accaparée par un seul agent économique ou un groupe très restreint et aussi protéger les banques commerciales contre des risques des fluctuations des taux des changes.

Le taux de change est incontestablement le prix relatif, qui est directement lié à la politique monétaire et à la politique budgétaire. Il est aussi l’instrument qui peut simultanément augmenter (réduire) la demande globale et l’offre des biens et services. La politique de taux de change est privilégiée, à cause de son double rôle sur l’offre et la demande. Une dévaluation, par exemple, a comme conséquence, la modification des prix relatifs des biens domestiques et importés. Le prix à l’exportation et le prix à l’importation augmentent par rapport au prix domestique. L’objectif visé est d’augmenter la demande effective pour les biens et services domestiques en décourageant les importations et coté offre des biens et services, la dévaluation déplace les ressources (grâce à la modification des prix relatifs des biens échangeables et non-échangeables) vers les industries d’exportations, mais aussi permet à moyen-terme le développement des industries de substitution d’importation, qui vont rivaliser avec les produits importés. 

Les effets de la politique de taux de change sont multiples. Il y a un lien direct entre le taux de change et l’évolution des prix domestiques. Une dépréciation de la monnaie conduit à un renchérissement des biens importés (biens intermédiaires, biens d’équipements et biens de consommation). La hausse des prix à l’importation (inflation importée) va se répercuter sur les prix intérieurs, notamment l’indice des prix à la consommation.

La demande globale des biens et services (emplois des ressources) sera affectée à travers les prix relatifs des biens échangeables et non-échangeables. Ceci est un effet de substitution inter temporelle. La dépréciation du taux de change aura tendance de réduire la demande des biens échangeables et accroître la demande des biens non-échangeables. Pour un pays tributaire des importations des biens des capitaux (machines et équipements), la dépréciation de la monnaie va augmenter les prix de ces biens, et peut réduire la demande d’investissement.

Si la demande des exportations des biens et services est inélastique –ou réagit mollement- par rapport à la dépréciation, la demande globale des biens et services baissera. L’offre des biens et services peut aussi baisser, sous l’effet conjugué de la dépréciation et de l’augmentation des coûts à la production (occasionné par le renchérissement des produits importés).  

En fait, la Banque Centrale de la RDC est tributaire des entrées de devises qu’apportent principalement les recettes d’exportations et les transferts privées de la Diaspora congolaise. La contribution des investissements directs  étrangers (IDE) est très marginale. Ceci prouve que le gouvernement congolais ne convainc pas encore les investisseurs étrangers, source de transfert de technologie et de l’innovation. 

Les réserves de change

 

Dans une tribune publiée par le journal la Prospérité n° 5681 du 8 octobre 2021, page 15, l’ex Premier Ministre Matata Ponyo Mapon aborde le complexe thématique des réserves de change et livre son analyse :

« Selon le Fonds monétaire international, cinq objectifs principaux peuvent justifier l’accumulation de réserves de change.

-Le premier est celui de susciter et maintenir la confiance dans la politique monétaire et la politique de change en assurant la capacité à effectuer des interventions sur le marché des changes ;

-Le second est de limiter la vulnérabilité externe par le maintien des liquidités en devises étrangères afin d’absorber les chocs en temps de crise ou lorsque l’accès au financement extérieur est restreint ;

-Le troisième est de donner aux marchés l’assurance que le pays est en mesure de remplir ses obligations extérieures ;

-Le quatrième est de démontrer le soutien à la monnaie nationale par des avoirs extérieurs de réserve, et aider le gouvernement à satisfaire à son besoin de financement en devises étrangères et à s’acquitter de ses dettes extérieures ;

-Et enfin, le cinquième est de maintenir des réserves en cas de catastrophes d’urgences nationales. Tenant compte de ces objectifs, il s’avère que la motivation première pour avoir suffisamment d’actifs liquides en devises étrangères dans un pays est d’assurer la liquidité en cas de crise de balance des paiements ou de revirement des capitaux étrangers. Il s’agit donc d’une motivation de précaution.

Plusieurs ratios d’adéquation sont généralement utilisés pour apprécier cette optimalité et prendre de décisions rationnelles de politique économique.

Il s’agit d’abord (a) du taux de couverture des importations qui doit être d’au moins trois mois. Ce critère tient compte de perspectives d’équilibre de la balance des paiements.

Ensuite, il y a (b) le ratio de réserves de change rapportées à la dette extérieure à court terme. Ce ratio mesure la capacité d’un pays à rembourser rapidement sa dette exigible, notamment en période de crise. L’indice de référence est de 1 %.

Il y a aussi (c) le ratio des réserves de change rapportées à la dette extérieure totale qui reflète la capacité d’un pays à rembourser le total de sa dette extérieure avec les réserves de change ; le niveau de 40 % étant la proportion optimale.

L’on parle également (d) du ratio des réserves de change rapportées à la monnaie et à la quasi-monnaie (M2). Ce ratio est utilisé comme indicateur de précaution en cas de crise financière. L’indice de référence se situe entre 10 % et 20 % pour les pays ayant opté pour le régime de change fixe, et de 5% à 10 % pour les pays ayant recouru au régime de change flottant.

Enfin, il y a le ratio des réserves de change sur le Produit intérieur brut (PIB) qui doit être égal à 9,1 % ; avec ce niveau, le pays est capable d’absorber un choc du compte de capital de près de 10 % ».

Un ratio élevé de la dette totale par rapport aux réserves des changes, peut produire une situation d’insolvabilité. Tout comme, un ratio élevé de dette extérieure de court-terme, par rapport aux réserves des changes, accroît la vulnérabilité du pays, à une attaque spéculative contre la monnaie et peut conduire à une situation d’illiquidité (ce ratio mesure la fragilité financière des pays émergents : ratio de liquidité internationale).

Lorsque ce ratio est supérieur à l’unité, cela signifie que le système financier est vulnérable, aux fuites brutales des capitaux. Par contre, un ratio élevé des investissements directs étrangers (IDE), en pourcentage du PIB, est perçu comme un bon signe, par les opérateurs économiques et partenaires du développement, parce que le risque d’illiquidité, est sensiblement réduit, et que le pays est protégé contre une sortie brusque et abrupte des capitaux ((par opposition aux investissements de portefeuille –qui par essence sont volatiles et de court terme- les IDE sont des investissements de long-terme). C’est aussi grâce aux investissements directs étrangers, que s’opère le transfert de technologie d’un pays à l’autre.  

 

Le prix relatif et le marché des changes

L’évolution de ce prix relatif (taux de change) a des conséquences sur toute l’économie nationale, du secteur réel (ressources et emplois des ressources) aux finances publiques, de la situation monétaire à la balance des paiements, de la dette extérieure à l’évolution des prix domestiques. Le taux de change lance plusieurs signaux aux investisseurs potentiels (nationaux et étrangers), aux partenaires du développement (bilatéraux et multilatéraux) et aux ménages nationaux et étrangers (les consommateurs peuvent décider d’acheter ou d’importer un bien parce qu’il est meilleur marché et de bonne qualité).

Le prix relatif et le marché des biens et services

 

Le prix relatif se définit comme le rapport du bien A par rapport au prix du bien B :

            Prix relatif de A et B = prix du bien A/prix du bien B

Le prix relatif d’un bien par rapport au prix d’un autre bien, peut rester constant, si le prix de chacun des biens varie de la même façon. En revanche, les prix relatifs se modifient si les prix des différents biens subissent des évolutions différentes.

Au niveau macroéconomique, on mesure le prix relatif de la manière suivante. On prend un secteur donné (voir Module I), on calcule d’abord le déflateur implicite du PIB sectoriel (PIB sectoriel au prix courant/PIB sectoriel au prix constant). Ensuite on divise le déflateur implicite sectoriel obtenu par le niveau général des prix (déflateur implicite du PIB total ou indice des prix à la consommation).

Mais l’évolution de prix des biens d’un secteur productif donné, peut être différente de son prix relatif. Supposons que le déflateur implicite du secteur ‘agriculture vivrière’ (voir Module I) augmente de 10%, c’est-à-dire passe de 100 à 110. Supposons que, pendant la même période, le déflateur implicite du PIB total augmente de 15%, c’est-à-dire passe de 100 à 115.

     L’indice de prix relatif du secteur ‘agriculture vivrière’ sera égal = (110/115)*100 = 95.6

On voit bien que l’indice de prix relatif de ce secteur a diminué, alors que le prix de l’ensemble des biens du même secteur a augmenté. C’est ici qu’il faut faire très attention, quand on analyse l’évolution des prix relatifs et l’évolution du PIB réel (PIB au prix constant). En effet la modification des prix relatifs au cours du temps, entraîne des distorsions dans la mesure du PIB réel. Comme les prix relatifs des différents biens et services se modifient au cours du temps, certaines précautions s’avèrent nécessaires, lorsqu’on interprète les taux de croissance sur des longues périodes, pour lesquels les changements des prix relatifs peuvent être importants.

 

 

Evolution des prix et inflation

 

Le déflateur implicite du PIB mesure le niveau du prix moyen de la production (revenu) de l’économie nationale. Par convention, le déflateur implicite (comme tous les déflateurs) a comme valeur 100 à l’année de base.

Le niveau du déflateur implicite du PIB, n’a aucune utilité au point de vue analyse. Par contre, la variation du déflateur d’une année (trimestre) à l’autre, revêt une importance capitale pour l’analyse. La variation ou le taux de croissance d’une année à l’autre, du déflateur implicite, mesure l’augmentation (diminution) de prix des biens et services de l’économie nationale. 

Le déflateur implicite du PIB est très nécessaire pour calculer soit le PIB au prix courant, soit le PIB au prix constant. On peut aussi calculer le PIB nominal à partir du déflateur implicite en utilisant le pourcentage :

                        (1 + v/100) = (1 + q/100)*(1 + p/100)

                                   v = taux de croissance du PIB nominal en pourcentage

                                   q = taux de croissance du PIB réel (quantité)

                                   p = taux d’inflation, tel mesuré par le déflateur implicite du PIB

L’augmentation de prix des biens et services de l’économie, ne doit pas être confondu avec le changement (modification) des prix relatifs des biens et services individuels. Généralement, l’augmentation de prix (indice des prix à la consommation, prix de gros, prix à la production, déflateur implicite du PIB), induit un changement dans la structure des prix relatifs, mais c’est seulement l’augmentation moyenne, pas la modification des prix relatifs que constitue l’inflation.

L’indice des prix à la consommation mesure le prix d’un panier des biens et services, achetés par les ménages (consommateurs). L’indice des prix à la consommation est comptabilisé sur la base des enquêtes des ménages. 

Il y a trois différences entre l’indice des prix à la consommation et le déflateur implicite du PIB :

  1. La première différence concerne la couverture des biens et services, que chaque indice couvre. L’indice des prix à la consommation compte seulement des biens et services que les ménages (consommateurs) achètent. Ainsi les achats des entreprises et du secteur public n’apparaissent pas dans l’indice des prix à la consommation, mais sont comptabilisés dans le déflateur implicite du PIB.
  2. Alors que l’indice des prix à la consommation inclut les prix des biens importés, le déflateur implicite du PIB couvre seulement les prix des biens produits à l’intérieur du pays.
  3. Le panier de deux indices est aussi différent. L’indice des prix à la consommation, est basé sur un panier ou les biens et services ont des poids fixes de l’année de base (indice Laspeyres). Tandis que le déflateur implicite du PIB est basé sur un panier ou les biens et services ont des poids variables, qui changent selon la modification de la composition du PIB. En d’autres termes, le déflateur implicite utilise des poids qui changent année par année (indice Paasche).

La différence entre l’indice des prix à la consommation et le déflateur implicite du PIB peut être négligeable si l’inflation est faible et stable. Par contre la différence peut être très grande si la variation des prix relatifs est grande et que l’évolution des prix à  l’importation, s’écarte du niveau des prix des produits domestiques (intérieurs).

L’indice Laspeyres (poids fixes) ignore la substitution entre produits. Or ceci est important, car les ménages (consommateurs) peuvent opérer des arbitrages, en substituant des produits selon le différentiel des prix relatifs.   

Les deux autres indices des prix à poids fixes sont : le prix de gros et le prix au producteur.

La confrontation de l’offre et de la demande des biens et services détermine l’évolution du niveau général des prix. La variation des prix résulte simultanément des facteurs inhérents à l’offre (salaires et coût des biens des capitaux importés : machines, équipement, biens intermédiaires) et des facteurs qui déterminent la demande (politique de taux de change, budgétaire et monétaire, anticipations rationnelles). L’offre (ressources ou production) et la demande des biens et services (emploi des ressources) réagissent différemment par rapport aux politiques économiques en vigueur.

La demande globale réelle peut augmenter quand les prix relatifs se modifient (le prix des exportations des produits domestiques baisse par rapport aux prix des exportations des produits étrangers, répondant à une dépréciation de taux de change). L’offre des biens et services peut baisser sous l’effet conjugué d’une augmentation des salaires réels et des impôts indirects. Les prix à l’exportation tout comme le prix à l’importation sont déterminés par le commerce international et la politique de taux de change, peut en partie leur conférer une compétitivité par rapport aux pays concurrents.

Une variation à la hausse de l’offre de monnaie, des prix à l’exportation et importation, aura tendance d’augmenter le niveau général des prix (inflation), alors que l’appréciation du taux de change aura l’effet inverse. L’évolution de ces cinq variables explicatives et leur influence sur l’inflation, mérite une attention particulière. Une dépréciation, par exemple, peut conduire à des pressions inflationnistes, qui à leur tour, conduiront à un nouvel ajustement de taux de change, pour maintenir la compétitivité. Une augmentation du déficit budgétaire conduit à une hausse de l’offre de monnaie, qui à son tour, affecte le niveau des prix, la production et les salaires nominaux.

La présence de l’offre de monnaie comme variable explicative, assume que la politique budgétaire n’est pas neutre, tout comme la politique monétaire. Si la politique budgétaire est neutre, cela suppose que la consommation et l’investissement public, n’aient aucune influence sur la demande finale des biens et services, et que l’inflation ne peut être la résultante du déficit budgétaire (ceci suppose que le mode de financement du déficit conduit à une augmentation de l’offre de monnaie). De même, si la politique monétaire est neutre, l’inflation ne peut être le résultat d’une politique monétaire laxiste. La République Démocratique du Congo (RDC) –comme beaucoup des pays africains- est tributaire des importations des biens des capitaux, intermédiaires et biens de consommation courante. Toute variation des prix domestiques des pays qui exportent vers la RDC, sera transmise à l’économie via le prix à l’importation (effet passs-trough). Il en est de même de l’incidence des fluctuations de prix de pétrole sur l’inflation interne.

Taux de change et pass-trough

 

Le pass-through mesure l’effet d’une variation du taux de change nominal sur les prix à travers les fluctuations des prix des produits importés.

Le degré d’impact des variations du taux de change est fonction du comportement inflationniste d’une économie (Taylor, 2000). En effet, Taylor se base sur le comportement des firmes lesquelles auront tendance à répercuter les variations du taux de change dans leurs structures de prix selon que l’inflation est jugée persistante. Cependant, en présence d’une politique monétaire crédible visant à maîtriser l’évolution à la hausse des prix via le contrôle de tout choc négatif du taux de change, les entrepreneurs vont anticiper que l’accélération de l’inflation n’est que temporaire et par conséquent ne vont pas intégrer ces hausses des coûts de production induites par la hausse du taux de change sur les prix. Dès lors le degré de pass-through est incomplet compte tenu du fait que la transmission des variations du taux de change sur les prix à la consommation est relativement faible.   

La situation de l’activité économique détermine le comportement des firmes quant à la possibilité de répercuter les variations du taux de change sur leurs prix. En effet, en périodes de pleine activité, les firmes ont plus de latitude pour intégrer dans leurs structures de prix les hausses des coûts dues à la dépréciation de la monnaie nationale. L’inverse est tout aussi fondamentale, une forte dévaluation de la monnaie locale ne se traduit pas nécessairement par une hausse systématique des prix domestiques. Cela dit, lorsque l’économie fonctionne en récession, les marges de manœuvre des entrepreneurs sont totalement réduites, de fait, ils ne peuvent pas répercuter la dépréciation du taux de change sur les prix.

Taux de change réel

La surévaluation de la monnaie locale constitue un bon déterminant de la dévaluation future de cette monnaie Lorsque cette dépréciation est utilisée comme instrument pour corriger la surévaluation initiale du taux de change afin de ramener celui à son état d’équilibre, il ne se produit aucun effet inflationniste dans l’économie. Cependant lorsque cette dévaluation est portée au-delà de ce qui est nécessaire pour maintenir l’équilibre du taux de change, alors les tensions inflationnistes surgissent inévitablement.

Degré d’ouverture

Le fort degré d’ouverture d’une économie peut être assimilé à une forte sensibilité de celle-ci par rapport aux fluctuations du taux de change (McKinnon, 1963). Cependant, selon la théorie de la Crédibilité, il est tout à fait possible d’observer une corrélation négative entre degré d’ouverture et inflation. Dans cette logique, la recherche de crédibilité en économie ouverte devrait conduire, dans les pays les plus ouverts, à une plus faible inflation. 

Régime de change

En régime de change flexible, un faible degré de pass-through devrait permettre de mesurer l’inflation vue qu’il reflète un faible niveau de vulnérabilité de l’économie domestique par rapport aux chocs extérieurs. Par contre, lorsque l’économie adopte un régime de change fixe, toute tentative des autorités monétaires pour stabiliser l’inflation se traduit par une volatilité de la production compte tenu du fait que cette économie est de plus en plus exposée à la volatilité des flux de capitaux.

Selon la théorie du « Pouvoir de marché », le pass-through est partiel. Cela dit, si la demande est très élastique, les entreprises étrangères se trouvent alors dans l’obligation d’absorber les fluctuations du taux de change dans le but de conserver leur part de marché en acceptant des profits marginaux faibles. Parallèlement, dans une structure de marché non concurrentielle, les firmes non compétitives peuvent choisir d’absorber partiellement ou totalement la hausse des coûts de production induite par la dépréciation du taux de change et du coup réduire le degré de pass-through aux prix à la consommation. Dans un modèle de Cournot, le degré de pass-through est déterminé par la proportion des firmes étrangères présentes sur le marché local par rapport aux entreprises locales.

Le taux d’intérêt et le taux d’inflation sont en fait des déterminants clé du taux de change à côté d’autres variables macroéconomiques relevant de la politique monétaire et budgétaire. En effet, une hausse du taux d’inflation chez les partenaires commerciaux entraîne une dépréciation de la monnaie locale. Cela dit, il faudra beaucoup plus de gourdes pour s’acheter un dollar dont la valeur a augmenté au niveau des pays exportateurs. De même, lorsque le taux d’intérêt diminue, s’en suit une hausse du taux de change coté à l’incertain vue les pressions sur l’offre de devise disponible sur le marché des changes lesquelles sont susceptibles de provoquer des fuites de capitaux Parallèlement, les fluctuations du taux de change ont un impact considérable sur le comportement des différents agents économiques en particulier les producteurs qui vont adopter de nouvelles stratégies commerciales via un ajustement des prix. Dès lors les autorités monétaires sont amenées à prendre des décisions judicieuses en matière de politiques macroéconomiques. Etant donné que nous souhaiterions déterminer la relation bi-directionnelle existant entre les différentes variables retenues dans l’étude, le modèle de régression linéaire ne semble pas pouvoir garantir ce niveau d’analyse. Par conséquent, nous avons fait choix de la modélisation VAR laquelle permet non seulement de mesurer le feed-back effect mais aussi   de réaliser des simulations à travers des chocs sur les différentes variables.

 

[1]

quels sont les avantages et inconvénients d'une monnaie forte

[2]

Liste des produits exportés par la République démocratique 

La République Démocratique du Congo bénéficiera, sans relâche, de l’accompagnement des Etats-Unis d’Amérique dans la recherche de la paix et du développement pour le bonheur du peuple congolais. C’est le gros des assurances du pays de l’Oncle Sam reçu par le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge lors de l’audience qu’il a accordée, en son cabinet de travail, à l’Ambassadeur Mike Hammer, mardi 28 septembre 2021. Les échanges entre ces deux personnalités ont tourné très concrètement autour de plusieurs points notamment, la situation sécuritaire à l’Est du pays particulièrement au Nord-Kivu et en Ituri, la participation de la RDC la Cop26, les préparatifs des élections prochaines prévues en 2023. Ils ont également passé en revue la mission d’évaluation des Forces Spéciales américaines.

Au sortir de l’audience, Mike Hammer, Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en République Démocratique du Congo a souligné les grandes lignes des échanges qu’il a eus avec le Premier Ministre Sama Lukonde. « (…), on a discuté sur ce que le Gouvernement est en train de faire pour commencer à préparer des bonnes élections en 2023. Aussi, on a parlé des priorités très importantes, la préparation de la Cop26, un sommet très important pour le Gouvernement. Comme vous le savez, les USA sont bien impliqués dans le partenariat privilégié pour faire avancer la paix et la prospérité, mais aussi on a discuté sur comment la Communauté internationale et les Etats-Unis spécifiquement peuvent soutenir les efforts de la RDC pour protéger le bassin du Congo qui est le deuxième poumon du monde pour faire bénéficier aux communautés congolaises et aussi le monde», a livré à la presse le Diplomate Mike Hammer qui a insisté en même temps sur la détermination de son pays à avancer au coude-à-coude avec la République Démocratique du Congo. «Les USA voudraient toujours faire avancer la paix à l’Est du pays», a-t-il renchéri.

S’agissant de la situation sécuritaire à l’Est du pays, M. Mike Hammer a rassuré de l’attention qu’accordent les Etats-Unis d’Amérique sur cette problématique. «On doit continuer à travailler ensemble, soutenir les FARDC, s’impliquer pour mettre fin à toutes ces violences. Les USA voudraient voir du progrès et discuter sur comment on peut faire avancer la paix», a indiqué le Diplomate. Dans ce même cadre, a-t-il fait savoir que les USA et la Communauté internationale sont prêts à accompagner les autorités du pays dans ce sens, et de donner un coup de pouce au Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (DDRC-S) que dirige Tony Tambwe, pour la réussite de toutes les opérations visant la pacification du pays.

Les USA apprécient Fatshi

Un autre point important mis en relief, c’est la participation de la RDC à la Cop26 qui se tiendra en Ecosse au mois de novembre prochain. A en croire l’Ambassadeur Mike Hammer, le Président de la République, M. Félix Antoine Tshisekedi, sent bon et séduit les Etats-Unis d’Amérique par sa diplomatie. «On  apprécie beaucoup le leadership du Président Félix Tshisekedi», a-t-il affirmé. Voilà pourquoi, sur le volet participation de la RDC à cette Conférence de Glasgov, selon le Diplomate américain, la Communauté internationale se dit prête à accompagner le pays à ces assises en répondant aux préoccupations cruciales qui lui seront présentées par le Gouvernement en vue d’une participative productive. «A propos de la Cop26, il est question de savoir quel est le plan du Gouvernement congolais, quels sont les besoins que la Communauté internationale peut soutenir. Il faut voir comment faire avancer cette protection de l’environnement, aider et renforcer les capacités du Gouvernement congolais pour protéger les forêts mais aussi pour le bien de la communauté qui doit avoir des opportunités économiques dans la région», a dit le Représentant de Washington à Kinshasa.

Très flatté par l’hospitalité du Premier Ministre Sama Lukonde, Mike Hammer n’a pas su cacher ses sentiments pour encenser le Guerrier en chef et a, tout bonnement, réitéré la détermination du Pays de l’Oncle Sam à accompagner le pays dans cet élan de quitter le bas étage pour aller plus haut, dans l’ultime souci d’améliorer les conditions de vie de congolais.

La Pros

 

 SUITE

Article 200

En vue de promouvoir l'unité africaine, la République fédérale du Congo peut conclure des traités et accords d'association comportant abandon partiel de sa souveraineté.

Titre XI

LA REVISION DE LA CONSTITUTION ET LE REFERENDUM

Section 1 : De la révision de la Constitution

Article 201

L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République saisi par la Conférence fédérale ou par le peuple s'exprimant par une pétition signée par au moins 1/20 du corps électoral introduite en son nom par au moins deux avocats ayant une expérience professionnelle d'au moins dix ans d'inscription au barreau et dûment constatée par la Cour constitutionnelle, au Premier Ministre, après délibération en Conseil des ministres, à chacune des Chambres du parlement fédéral s'exprimant par une résolution adoptée à la majorité absolue de ses membres et au quart des assemblées provinciales.

Article 202

La Constitution est révisée par une loi constitutionnelle votée par chacune des Chambres du Parlement fédéral à la majorité de 2/3 de ses membres et approuvée par au moins 2/3 des assemblées provinciales à la majorité absolue de leurs membres.

Le projet de révision doit, en outre, être approuvé par referendum à la majorité absolue des suffrages exprimés, s'il tend à modifier les dispositions :

  • des chapitres I et II du Titre 1er ;
  • des Titres II et III ;
  • des articles 90, 92, 94. A 98, 100 a 112, 115 a 117, 119 a 127 ;
  • des chapitres I Sections 1, 2 et 4, III Section 1, IV, V et VI du Titre IV ;
  • du Titre V
  • des articles 162 a 164, 167 a 171, 177 a 179 ;
  • des articles 183, 186 a 190 ;
  • du Titre XI

Le referendum est organisé, en tout cas, lorsqu'il y a lieu de réviser la Constitution dans le but d'opérer l'intégration d'un État étranger dans la République fédérale du Congo et la République fédérale du Congo dans une communauté d'États qui lui fait perdre une partie de sa souveraineté.

La forme républicaine et la forme fédérale ne peuvent faire l'objet d'aucune procédure de révision.

Section 2 : Du referendum

Article 203

Outre les cas prévus aux alinéas 2 et 3 de l'article 202, le referendum peut être organisé par le Président de la République à la demande soit du Gouvernement fédéral après délibération en Conseil des Ministres, soit du Congrès, soit à l'initiative du peuple s'exprimant par une pétition introduite dans les conditions prévues à l'article 201, pour adopter un texte législatif et pour autoriser la ratification d'un traité.

S'il y a désaccord dûment constate par la Cour constitutionnelle sur le libelle de la question à soumettre à la consultation populaire, deux textes distincts peuvent présentés.

La décision par le referendum est prise à la majorité absolue des voix exprimées.

Une loi organique fédérale fixe la procédure du referendum.

Titre XII

LES DISPOSITIONS TRANSITOIRES

Article I

Pour autant qu'ils ne soient pas contraires aux dispositions de la présente Constitution, les textes législatifs et réglementaires existant à la date d'entrée en vigueur de la présente Constitution restent maintenus jusqu'au moment de leur abrogation.

Article II

Les Institutions tant nationales que provinciales et locales de la période de Transition, exerceront leurs attributions conformément à l'Acte portant disposition constitutionnelles relatives à la période de Transition jusqu'à la mise en place effective de celles prévues par la présente Constitution.

Article III

Les traités ou accords internationaux régulièrement conclus, ratifiés ou approuves restent en vigueur pour autant qu'ils n'auront pas été modifiés.

Article IV

En attendant la création de la Cour Constitutionnelle, de la Cour de Cassation, du Conseil d'État, des juridictions administratives, des Cours et Tribunaux provinciaux prévus par la présente Constitution, la Cour suprême de justice ainsi que les Cours et Tribunaux de l'ordre judiciaire exercent les attributions dévolues à ces juridictions par la présente Constitution.

Titre XIII

LES DISPOSITIONS FINALES

 Article V

Sous réserve de l'article II du titre XII des dispositions transitoires de la présente Constitution, l'Acte portant disposition constitutionnelles relatives à la période de Transition est abrogé.

Article VI

La présente Constitution entre en vigueur à la date de son adoption par la voie du referendum.

ANNEXE

A LA CONSTITUTION PREVUE PAR LES ARTICLES 9 ET 10

PORTANT ENUMERATION ET LIMITES DES PROVINCES DE

LA REPUBLIQUE FEDERALE DU CONGO

Article 1er

Sans préjudice des dispositions des articles 9 et 10 de la présente Constitution au moment de son adoption, la République fédérale du Congo se compose de la Ville de Kinshasa, capitale fédérale, et des provinces énumérées ci-après :

  • Bandundu
  • Équateur
  • Kasaï -Occidental
  • Kasaï -Oriental
  • Katanga
  • Kongo Central
  • Maniema
  • Nord-Kivu
  • Province Orientale
  • Sud-Kivu

Article 2

L'érection en province des sous-régions actuelles remplissant les conditions prévues aux articles 9 et 10 ne sera pas soumise à la procédure de révision prévue par les articles 201 et 202 de la présente Constitution.

Article 3

Les limites de la Ville de Kinshasa et des provinces énumérées à l'article premier ci-dessus sont celles déterminées par le croquis en annexe.

La Banque africaine de développement (BAD), recrute dans divers domaines. Les pays d’affectation sont la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, le Tchad, le Congo et le Mali.

Bonne nouvelle pour les chercheurs d’emplois. La Banque africaine de développement (BAD), a lancé sur la période d’août et de septembre 2021, une vaste opération de recrutement. Plusieurs postes sont à pourvoir. 

La banque recrute notamment : 

-un économiste spécialiste en chef, région de l’Afrique Australe, Prétoria-Afrique du Sud ; 

-un chargé supérieur de renforcement de capacité, Abidjan-Côte d’Ivoire ; 

-un chargé principal du changement climatique et de la croissance verte, Bureau régional de l’Afrique de l’Ouest, Abidjan-Côte d’Ivoire / Pôle régional pour l’Afrique de l’Est, Nairobi-Keneya ; 

-un responsable chef de file des opérations d’infrastructures régionales, Abidjan-Côte d’Ivoire ; 

-un responsable de programme de bourses 2022 de leadership de la Fondation Mo Ibrahim. 

La BAD recherche également :  

-un chargé supérieur de l’agriculture et du développement rural, avec pour poste à N’Djamena-Tchad ; 

-un analyste des opérations supérieures ; 

-une économiste recherche; 

-un chargé d’investissement en chef / structuration de projets avec pour lieu d’affectation à Abidjan-Côte d’Ivoire. 

La banque propose aussi :  

-un poste de spécialiste principal / supérieur du financement climatique ; 

-un spécialiste en chef inspection fiduciaire ; 

-un chargé principal du financement climatique ; 

-un assistant de département ; 

-un assistant administratif chargé de l’assurance maladie et de la protection sociale en chef puis évaluateur général à Abidjan-Côte d’Ivoire.

Fait le 19 Novembre 2019

Pour le Leadership National Congolais de Progrès

Dr François Tshipamba Mpuila

GSM : +32-493-325-104

E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L’audition des membres du gouvernement s’est poursuivie ce mercredi au sénat dans le cadre de l’évaluation de l’état de siège. La détermination de la Chambre des Sages tient de la problématique de l’efficacité des opérations sur terrain. Sous le leadership de Modeste Bahati Lukwebo, le Sénat qui est l’émanation des provinces veut accompagner la détermination du Président de la République Félix Tshisekedi qui fait de la restauration de la paix dans la partie Est de la RDC, une priorité de son mandat.

En plénière ce mercredi 29 septembre 2021, le Vice-Premier Ministre et Ministre de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières, la Ministre d’Etat à la Justice et Garde des Sceaux, le Ministre d’Etat en charge du Budget, l’Administrateur Général de l’ANR, le Chef d’Etat-major des FARDC ainsi que le Commissaire Général de la Police Nationale Congolaise ont enregistré les différentes préoccupations des élus des élus sur l’évolution des opérations sur terrain depuis le début de l’état de siège avant de solliciter les 48h pour revenir avec des réponses précises aux préoccupations posées.

Par ailleurs, avant cela, le Speaker du Sénat a rencontré et échangé avec les Ambassadeurs en RDC de la Tanzanie, le Diplomate Paul Ignace Mella, et celui de l’Ouganda Janes Mbahimba.

La Diplomatie Parlementaire a constitué l’essentiel des discussions entres ces  hommes d’Etat.

La Pros.

Réchauffement climatique: la RDC se présente comme un leader mondial incontournable dans la lutte contre le changement climatique et la protection de l'environnement. 

Un pilier de plus dans la construction du partenariat stratégique et privilégié avec les USA.

@IsidoreKwandja

https://twitter.com/isidorekwandja/status/1446172996163547138?s=21

Humanitaire ou politique ? Moïse Katumbi a officiellement séjourné le lundi 27 septembre 2021 en ville de Goma (Nord-Kivu) pour compatir avec des sinistrés de l'éruption du Nyiragongo du 22 mai dernier. Le président du parti Ensemble pour la République est connu pour ses actions philanthropiques depuis son passage à la tête de l'ancienne province du Katanga entre 2007 et 2015. Mais, c'est en fin politicien, très ambitieux, que le dirigeant du Tout-puissant Mazembe agit.

*Vital Kamerhe a nommé Me Alain Bacoke Cicura au poste de Coordinateur national adjoint des Mouvements associatifs de l'UNC.

Au  terme de la décision n°0022/PN/UNC/2021 du 28 juillet 2021 portant nomination des membres de la cellule nationale des  Relations avec les mouvements associatifs de la société civile au sein de l'Union pour la nation Congolaise,  CENAREMASOC UNC en sigle,  signée par le Docteur Vital Kamerhe Lwa Kanyiginyi Nkingi, Me Alain Bacoke Cicura devient, désormais, le Coordinateur Adjoint chargé des Mouvements associatifs de l’UNC.  

Aussitôt notifié de la nomination, ce dernier  n'a pas hésité à  remercier le président national,  le Dr Vital Kamerhe,  pour la confiance placée en sa modeste personne.

Il lui a réitéré également   son attachement indéfectible et sa totale soumission. 

Il a, par ailleurs,  remercié le Sg UNC Billy Kambale pour les efforts abattus  dans la restructuration du parti et a  reconnu la prouesse et le  dynamisme du Coordonnateur National de la CENAREMASOC UNC,  M.  Totshumay Kisombe,  un Kamerhiste du sang prêt dont la détermination à faire le parti au travers des mouvements associatifs inspire, à la fois,  confiance, donne du   courage  et suscite  de l’espoir.

Qui est Me Alain Bacoke Cicura ?

Président national de jeunesse Congolaise Jeco asbl, Me Alain Bacoke Cicura est Avocat d'affaires  et  Master en droit pénal et criminologie.

Pour  rappel,  il  est   né à Ndjove,  le 17 octobre  1988,  dans le groupement de Burhale, d’origine Sud-Kivutienne,  dans le territoire de Walungu.

A son actif, il a déjà  gagné le prix  d’un véhicule Toyota 4×4 et  la médaille du meilleur dénonciateur de l’insécurité dans la Région des  Grands  Lacs  et est détenteur d’un  diplôme de mérite lui  décerné par  le world Peace and Developpement,  en partenariat avec l’Union Européenne.

La Pros.

Le président congolais et président en exercice de l’Union Africaine, Félix Tshisekedi, a, au cours de son allocution du Haut de la tribune des Nations Unies, le mardi  21 septembre dernier, exhorté un soutien pour lutter contre le terrorisme et le retour de la paix dans son pays et en Afrique, tout en promettant de ne lever l’état de siège que lorsque la guerre va se terminer à l’est de la RDC.

Nathalie Amar : " bonjour Martin, Qu'est-ce qui a fait que tu puisses abandonner la marche pour le meeting à quoi est dû ce changement brusque, n'est-ce pas  une défaite due au  manque de mobilisation sur terrain?

Martin Fayulu : " madame Nathalie, je suis le seul président élu dans ce pays, je suis le seul que le peuple écoute et respecte.

Nathalie Amar: " Mais, Kinshasa à 24 communes, pourquoi accrochez-vous seulement sur la Tshangu au moment où certains endroits de Kinshasa ont des espaces où vous pouvez tenir vos manifestations. Pourquoi seulement La Tshangu? 

Nathalie Amar : votre dernier message était l'appel à la mobilisation générale sur toute l’étendue de la République. Mais, nous avions remarqué que seule, la Tshangu était au rendez-vous. Même pas une mouche sur les rues de Bandundu, dans votre fief.

Martin Fayulu : " C'est par ce que mon Cœur réside à la Tshangu. Le peuple avait peur de la barbarie de la police de Tshisekedi

Nathalie Amar : pourquoi avoir qualifié la police de Bolole?

Martin Fayulu: "Bolole est une expression kinoise

Nathalie Amar: " Vous dites que c'est la Tshangu où réside votre cœur, c'est à dire sans la Tshangu, vous êtes alors nul?      

Martin Fayulu : " non, je n’ai jamais dit ça. On doit juste s’assurer que nos troupes sont à leurs postes. 

Nathalie Amar: " certaines langues au pouvoir disent que sans la Tshangu, vous êtes une souris naine. Que dites-vous de ça et pourquoi n’envisagez-vous pas d’autres actions, par exemple, les villes mortes comme à l’époque d’Etienne Tshisekedi pour voir si la population est à votre écoute? Avez-vous peur du non-respect de votre mot d’ordre par les populations congolaises ? 

Martin Fayulu : pas du tout " il faut leur dire que je suis le président élu et que personne ne peut me dicter quoi que ce soit, et moins encore, les actions que je dois faire sur terrain. Félix Tshisekedi, leur Chef, n’a jamais gagné les élections.

C'est moi qui étais élu président en 2018 avec plus de 65%, c'est-à –dire, monsieur Tshisekedi est en train de jouir à ma place et il est en train d'abuser de mon pouvoir.

Nathalie Amar : " Mais, avec cette plus haute diplomatie que mène le président Félix Tshisekedi. Vous ne sentez pas qu’il y a un vide au sein de l’opposition sur terrain et surtout qu’il a plusieurs leaders de toutes les provinces du pays dans ses poches ? Au moment où vous n’êtes qu'à deux, vous et Adolphe  Muzito, tous deux d’une seule province. Moïse Katumbi qui était votre allié de taille est aussi avec Tshisekedi.

Martin Fayulu : " non, nous avons plusieurs personnes avec nous, Lisanga Bonganga, Seth Kikuni, Mutamba de la Nogec ainsi que d’autres.

Monsieur Katumbi est juste une mouche qui ne maîtrise rien dans la politique.

Nathalie Amar: " un dernier mot? 

Martin Fayulu: j'invite le peuple à se tenir prêt pour barrer la route à la dictature de Félix Tshisekedi.

Nathalie Amar/Rfi

*A l’approche des  prochaines  joutes électorales prévues en 2023, le Mouvement de Solidarité pour le Changement (MSC), parti politique cher à  Laurent Batumona, se met, d’ores et déjà, en ordre de bataille pour affronter brillamment cet exercice démocratique. Ainsi, le camarade Emile Ngwadi, dans sa mission de redynamisation du Parti MSC,  a-t-il  reçu de la part de l’Autorité morale, Laurent Batumona,  quelques principales missions, à savoir, la redynamisation, l’implantation du parti, la sensibilisation de porte à porte et la prospection afin de renforcer toutes les structures à la base du MSC face à l’impératif  de  remporter la majorité des sièges à tous les niveaux, lors des prochaines échéances électorales.

Depuis tout juste six mois, Radjabu Amisi Bin Musazi, exerce son pouvoir à la tête de l’Interfédéral du Mouvement de Solidarité pour  le Changement (MSC), dans la province du Maniema et il en est le premier président. On vient de le voir dans les quartiers, les rues et coins et recoins de son Maniema natal intervenir sur le plan de la mobilisation et de l’Implantation du Parti le Mouvement de Solidarité pour le Changement, MSC, parti cher à l’Honorable Laurent Batumona. Radjabu a fait entendre la voix de son Président sur le soutien aux actions de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et il a mobilisé plus de 100 mille adhérents au MSC. Sur base du projet de société du MSC, il a renouvelé avec force la confiance de la population du Maniema et l’a convaincue à adhérer au Parti. 

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