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Il n’a pas pu se retenir face au problème qui sévit principalement à l’Université de Kinshasa (UNIKIN) où des étudiants sont déguerpis aux homes, après leurs manifestations, du lundi 6 et mardi 7 janvier, contre l’augmentation des frais académiques.

Lesquelles manifestations se sont transformées à des échauffourées ayant causé la mort d’un policier et des dégâts matériels importants. Président de la formation politique ‘’Peuple au Service la Nation’’ (PSN) et membre de la coalition Lamuka, Rudy Mandio a, jeudi 9 janvier 2020, souhaité la tenue d’un dialogue entre les étudiants, la Police ainsi que le Gouvernement. Ce, en vue de trouver une décision consensuelle et inclusive devant mettre fin aux tensions qui règnent non seulement à l’Unikin, mais qui se sont étendues sur d’autres universités et instituts supérieurs concernant cette question de majoration des frais académiques.

Aux prises avec votre Journal, Rudy Mandio a déclaré que les revendications des étudiants étaient légitimes, avant de condamner, dans la foulée, les actes déplorables qui s’en sont suivis et qui, du reste, ont été, de part en part, posés et par les étudiants, et par les éléments de la Police. «Une manifestation estudiantine qui tourne à un spectacle de criminalité est inacceptable. L’usage excessif de la force par la Police au sein de l’Université est hors-la-loi », a-t-il déclaré.

Le Président du PSN a indiqué que l’option de sceller l’Université et de chasser les étudiants des homes, telle que prise par le Gouvernement, à travers Thomas Luhaka, ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) ne répond aucunement au souci de ces universitaires qui est celui de la hausse des frais. «La décision de fermer l’Université est précipitée et ne résout en rien le problème de la hausse des prix des frais académiques ; ce qui a motivé les revendications des étudiants de l’Unikin», a souligné le coordonnateur de la jeunesse de Lamuka.

D’après lui, il est question que les étudiants, Gouvernement et la Police trouvent un terrain d’entente non seulement en rapport avec les réclamations des étudiants concernant les frais, mais aussi en rapport la sécurité parce qu’il y a des incompréhensions entre universitaires et forces de l’ordre, a-t-il expliqué. Il n’a pas manqué de préciser que la présence de la Police, dans ce dialogue, se justifie par le fait que ces éléments de sécurité font aussi partie des victimes et ce, à l’instar du fait qu’un climat tendu règne entre ces deux protagonistes : étudiants et policiers. «La crise était simplement des revendications, mais elle a touché un autre niveau et devenue d’ordre sécuritaire. Et quand on parle de la sécurité, on voit la Police qui, d’ailleurs, fait partie des victimes. Il y a un policier qui est mort et d’autres qui se sont blessés, lors de ces manifestations…L’on sent que, du côté de la police, il y a une certaine peine, il peut y avoir aussi une certaine colère, ils peuvent aussi utiliser plus des forces », a-t-il signalé, tout en soulignant qu’il est crucial que ces interlocuteurs trouvent un terrain d’entente et une décision consensuelle et inclusive.

Corneille Lubaki

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