Flash

BAN2

 

«La gestion opaque du matelas financier de la grande échéance de 2021 ne se rééditera pas en 2022 d'autant plus que, nous y veillerons jusqu'au bout avec les moindres détails! ». Ces propos  figurent dans la déclaration de la base Syndicale CDT-DGRK, qui est montée au créneau pour fustiger  certaines pratiques qui ont élu domicile dans la Direction générera des recettes de Kinshasa.  Raison pour laquelle, la Base Syndicale CDT-DGRK constate la permanence et l’aggravation d’un climat social malsain au sein de la régie qui pourrait exploser sous peu et en appelle à la refondation de son leadership.

Retrouvez, ci-dessous la déclaration de la Base Syndicale DGRK  signée par son Président, Christian Liondjo Président Base CDT-DGRK.

Mes très chers camarades,

Le 1er mai de chaque année est une occasion offerte d’une part, aux décideurs publics de diagnostiquer la situation de l’Emploi et du Travailleur mais aussi et surtout, d’offrir à ce dernier, la possibilité de porter sur la place publique ses revendications les plus légitimes.

Que dire alors de la situation dans notre pays ?

Cette question avait trouvé une réponse correspondante par le Président National de la Confédération Démocratique du Travail (CDT), le camarade Guy KUKU, qui avait prononcé un discours sans ménagement devant les autorités du Pays, autour du thème : PROMOUVOIR L'EMPLOI ET LE TRAVAIL DÉCENT DANS UN MONDE EN MUTATION.

Devant un parterre d’invités constitués des représentants du Chef de l'État, du Premier Ministre et du Gouverneur de la Ville de Kinshasa, des Ambassadeurs et Chefs des Missions Diplomatiques, Le syndicaliste avait décrit un tableau sombre du travailleur congolais en général et en particulier, celui du Fonctionnaire de l’Etat qui, fort malheureusement, ressemble à plus d’égards, à celui de notre mère régie, la DGRK.

Nous étions chers camarades, officiellement invitée à ladite cérémonie, nous, la Base Syndicale CDT-DGRK constituée des camarades : Aimée Mubuadi, Charline Banakay et Christian Liondjo ; auditeurs de la triste description peint par l’Intersyndicale Nationale au sujet des travailleurs Congolais qui évoluent dans un environnement délétère, précaire et indécent.

Que dire alors du secteur PUBLIC décriait le Président Guy Kuku, où les travailleurs (enseignants, agents et fonctionnaires de l'Etat) subissent des injustices, des inégalités, des humiliations, qui vont jusqu'à nier leur statut de fonctionnaire ?

Pareil tableau tragique peint par le Président de l'Intersyndicale Nationale a appelé le représentant du Premier Ministre, le VPM LIHAU a soulevé l’exigence d’humilité du décideur pour remédier à cet état des choses.

Que dire alors chers camarades de notre chère DGRK ? Dont le tableau de la situation des agents et cadres correspond allègrement à l’image dressée par le Président de la CDT (voir le discours).

Notre situation déplorable ne cesse de s’aggraver chers camarades, loin d’être une solution ; l’actuelle gestion de notre DGRK depuis près de deux ans maintenant nous conduit dans un précipice tant administratif que financier qui appel à un changement radical de cette dernière ;

Tenez :

Premièrement, en matière de la RÉMUNÉRATION DES AGENTS ET CADRES: PAIEMENT DES SALAIRES, PRIMES, ET AUTRES AVANTAGES SOCIAUX, ETC...;

Bien qu’étant un droit non négociable à caractère alimentaire et social, nous sommes, nous, agents de la DGRK obligés d’implorer le Ciel pour obtenir de celui qui devait être notre Serviteur, le Directeur Général, notre salaire pourtant fruit de notre dure labeur (Sic!);

Parlons concret, Depuis son avènement à la tête de la régie en 2021, les agents et cadres affectés à la BCDC subissent des retenues faramineuses sur leurs salaires de misères allant de l'ordre de 30.000 Fc à 100.000 FC sans aucune explications de ses services; ce qui justifie la création d'un groupe WhatsApp dénommé INFOS SALAIRE/BCDC où ces affligés se consolent mutuellement sans trouver une solution définitive à ce fléau qui entame mensuellement leurs morales et gangrène quotidiennement le vécu de leurs familles respectives;

- Lors du paiement de la Prime de la Grande Échéance en 2021, les agents et cadres payés à la BCDC se sont vus indûment soutirer 50.000 FC qui à ce jour, n'ont jamais été restitués au grand dam du Directeur Général qui avait juré en son temps, de régler l'affaire (Resic!); où est parti cette somme (50.000 FC x plus ou moins 800 agents et cadres)? Préjugeons une éventuelle complicité.

- Ces infortunés de la BCDC dont je fais partie moi aussi, perçoivent leurs salaires après entre le 5 et le 15 du mois prochain, soit 35 à 45 jours de prestations et ce, depuis septembre 2021 à ce jour sans que l'autorité ne s'en émeuve, foulant ainsi au pied le principe sacro-saint du paiement de salaire instauré par ses prédécesseurs, qui voudrait que cela intervienne tous les 20 et 25 du mois en cours ;

- les agents qui touchent à la SOFIBANQUE ne sont plus payés entre le 20 et 25 comme auparavant ; c'est maintenant entre le 25 au 5 de chaque mois. Ceux-ci, constituent la majorité des agents que les précédents directeurs généraux mettaient toujours aux petits soins pour éviter de les avoir sur leurs dos, contrairement à celui qui dirige aujourd'hui, qui les nargue par sa megestion exécrable;

- Nos collègues, discourtoisement appelés N.U, une année après, n'ont jamais bénéficiés de la marge de 100.000 Fc ajoutée à tous les autres catégories d’agents dans le but de juguler l'écart de la tension salariale entre grade. Dans ce cadre, cette augmentation devait aussi s'appliquer entre les grades des cadres où il y a une disparité diabolique entre un directeur et un CD, et un CD avec un CB.

Ces N.U dont les comptes sont logés à l'ECOBANK, ont toujours étaient payés en dernier lieu et en retard comme s'ils étaient des sous-agents; pendant que l'ensemble du personnel attende le paiement du mois d'avril, intervenu le samedi 07 mai 2022, les N.U venaient de toucher à la main (Maboko-banque), leurs salaires du mois de mars le jeudi 05 mai 2022 à la Direction Générale; (Sic!);

- Une frange d’agents (120) a été gratuitement remerciée par le Directeur Général via une lettre de la DAS, sans respect aucune de la procédure et pourtant, ces derniers avaient contribué très significativement avec brio à la maximisation des recettes de la grande échéance 2021. Leurs recours administratifs poussiéreux et non traités se trouveraient encore dans le verger des signataires et classeurs du décideur. Ce qui constitue une aberration administrative;

- Les stagiaires professionnels non payés et un an après, venaient de passer le test d'embauche au mois d'avril à l'ISC, sans appel d'offre tel que le voudrait la loi pendant que, plus de 2.500 agents et cadres de la régie sont encore indécemment rémunérés...; nous nous interrogeons tous sur le mobile et l'opportunité de ce genre de recrutement;

- les agents et cadres promus lors de la récente mise en place ne sont pas encore payé jusqu'à ce jour en conformité avec leurs nouveaux grades; (Resic !)

- Comme si cela ne suffisait pas, en janvier 2021 dans le passif hérité de son prédécesseur, loge encore les 8 mois d'arriérés de salaires des agents et cadres qu'il n'en parle plus et pourtant, lors de la rencontre des délégués et la Haute Direction du 12 avril 2021, derrière le bâtiment de la Direction Générale pour parler du montant réel de la grande échéance 2021, le Directeur Général avait promis d'y donner une suite favorable qui, jusqu'à ce moment tarde à venir pendant que, son homologue de TRANSCO quoique les réalités diffèrent à celle de notre régie, avec la volonté, était parvenu à apurer les 6 mois d'arriérés des salaires qu’il avait aussi hérité de son prédécesseur pendant seulement 3 mois après sa prise de fonction.

Ne dit-on pas qu'aux âmes biens nés, la valeur n'attend point les nombres d'années? Pourquoi l’homme fort de la régie ne peut-il pas imiter les bonnes choses ?

- La gestion opaque du matelas financiers de la grande échéance de 2021 ne se rééditera pas en 2022 d'autant plus que, nous y veillerons jusqu'au bout avec les moindres détails!

Deuxièmement, en matière du FONCTIONNEMENT...

- L'arrêté n°190 alloue à la DGRK, mensuellement 7% du nivellement automatique de ses recettes pour son fonctionnement pendant que nos différents centres et directions ne sont plus ravitaillés en fournitures de bureau (Rame de papier, stylos, farde, agrafeuse, feutres, etc...) depuis maintenant plus d'une année ?

- L'eau et l'électricité sont coupés, l’approvisionnement en carburant n'existe plus et la majorité des groupes électrogènes donnés aux centres et direction sont devenus défaillants ;

- Les déclarations de la grande échéance 2022 sont absentes dans les centres et directions, les agents se cotisent pour les photocopier et on leurs exige de maximiser les recettes;

- A la Direction Générale, le cas est similaire. La Snel et la Régideso ont coupés la fourniture en eau et en électricité pour raison d’insolvabilité; le grand groupe électrogène vert est toujours en panne depuis plusieurs mois par manque d'entretien et lorsque le Directeur Général arrive pour ne rester que quelques heures avant de regagner son bunker (domicile) qui est désormais devenu son lieu de travail, où il invite ses collaborateurs voir même à des heures tardives de la nuit pour des réunions interminables, stériles et ennuyeuses avec son précieux jeton de présence bien râblé de 250.000 Fc par réunion, on lui achète 10 litres de carburant pendant que toute la Direction Générale demeure dans la pénombre avec une chaleur suffocante et insupportable ;

Pour votre information, il a d'ailleurs acheté un ventilateur à panneau solaire pour son bureau, ce qui traduit à suffisance que le bien être des agents qu’il prétend toujours assurer lui importe peu.

- Pour aller déposer et prendre les agents dans leurs domiciles, les 2 bus acquis sur fonds propres de la Dgrk en 2020 sont immobilisés par manque de carburant depuis une semaine et l’achat d’une pièce de rechange de 250$ seulement; Les Services Généraux n’existent que de nom ;

- Quant aux loyers où la Dgrk est locataire, elle accuse pas moins de 12 mois de retard de loyers. A la Direction de Ngaliema-Sud, le vaillant bailleur monsieur Auguy a mainte fois menacé en bloquant le portail de la Dgrk qui lui devait 18 mois d’arriérés de loyer et à l'instant où je vous parle, la Dgrk a déménagée nuitamment pour un endroit dont l'adresse officiellement, n'a pas été rendu publique afin d'éviter la honte médiatisée ;

A son tour, le bailleur de la Direction de Ngaliema-Nord accuse 20 mois d'arriérés de loyer et après avoir mis ses menaces en exécution, la Direction Générale ne lui payera que 1 mois sur les 20 autres restant; pour ne pas parler des autres centres qui ont les problèmes analogues;

- Les soins de santé n’existent plus pour les agents et cadres de la DGRK ainsi que les membres de leurs familles suite à l’incapacité de la Direction Générale à honorer les différents centres de santé auxquels elle avait signé un protocole d’accord pour soigner les agents.

Ces derniers ou membres de leurs familles subissent des humiliations sans commune mesure lorsqu’ils s’y rendent pour un traitement. C’est ici qu’il faudrait comprendre l’avilissant refrain mortifiant et vexatoire que les agents et membres de leurs familles reçoivent de plein fouet de ces centres de santé, sur leurs visages : malamu kutu to soigner ba soso que ba agent ya Dgrk, mpo mokonzi na bango aza BOXEUR (maboko makasi) alingaka na biso te !(Sic !)

- Le recrutement à caractère tribal et farfelu des agents et cadres de la régie pour adhérer sans circonspection à la FONDATION du Manager nouvellement créée dont nous ignorons encore les objectifs; (Resic!);

- Une mise en place truffée d'irrégularités où certaines personnes ont été repris deux fois avec deux grades différents ; où des personnes nouvellement recrutées pour occuper des postes de commandements ; où certains postes n'ont pas d'animateurs ; où plusieurs directions ont été omises ;

Que nous dira alors notre Haute Direction face à ces constats malheureux jamais connus auparavant au sein de la DGRK ?

En conséquence :

- La Base Syndicale CDT-DGRK exhortons le Directeur Général de la DGRK à éviter les ballons d’essai en utilisant des émissaires occultes dans les réseaux sociaux pour jauger le terrain des agents afin de faire passer par la force un forfait de 500.000 Fc par agent pour la prime de la grande échéance;

- La Base Syndicale CDT-DGRK exige du Directeur Général, la publication officielle du montant réalisé en termes des recettes de la grande échéance 2022 comme l’avait si bien fait notre sœur aînée, la DGI afin d’éviter toute spéculation ;

- La Base Syndicale CDT-DGRK constate la permanence et l’aggravation d’un climat social malsain au sein de la régie qui pourrait exploser sous peu et en appelle à la refondation de son leadership.

Aussi, sollicitons-nous des services de l’Etat habilités aux contrôle et à l’audit des entreprises :

- d’auditer la Dgrk et évaluer les recettes des grandes échéances 2021 et 2022 ainsi que les retombées de la télé déclaration et du télépaiement en vue d’en tirer toutes les conséquences possibles;

- de rappeler à l’Inspection Générale des Finances (déjà en mission au sein de la Dgrk depuis plusieurs mois) et dont les conclusions semblent tarder, de bien vouloir rendre publique les résultats de ses enquêtes et contrôles ;

- Aux autorités urbaines de la ville de Kinshasa, de syndicaliser urgemment la DGRK pour préserver la quiétude et une paix sociale sans faille ;

- Aux agents et cadres de la Dgrk d’ouvrir l’œil et le bon afin de ne plus se faire duper comme par le passé.

La Dgrk va changer et la Dgrk doit changer car son avenir est radieux.

Fait à Kinshasa, le 08 mai 2022,

Christian Liondjo

Président Base CDT-DGRK

Pin It

Statistiques

22762838
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
19691
24680
140977
22506166
436723
492155
22762838

Your IP: 5.249.159.112
2022-06-25 23:51

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg