Flash

BAN2

 

«La gestion opaque du matelas financier de la grande échéance de 2021 ne se rééditera pas en 2022 d'autant plus que, nous y veillerons jusqu'au bout avec les moindres détails! ». Ces propos  figurent dans la déclaration de la base Syndicale CDT-DGRK, qui est montée au créneau pour fustiger  certaines pratiques qui ont élu domicile dans la Direction générera des recettes de Kinshasa.  Raison pour laquelle, la Base Syndicale CDT-DGRK constate la permanence et l’aggravation d’un climat social malsain au sein de la régie qui pourrait exploser sous peu et en appelle à la refondation de son leadership.

Retrouvez, ci-dessous la déclaration de la Base Syndicale DGRK  signée par son Président, Christian Liondjo Président Base CDT-DGRK.

Mes très chers camarades,

Le 1er mai de chaque année est une occasion offerte d’une part, aux décideurs publics de diagnostiquer la situation de l’Emploi et du Travailleur mais aussi et surtout, d’offrir à ce dernier, la possibilité de porter sur la place publique ses revendications les plus légitimes.

Que dire alors de la situation dans notre pays ?

Cette question avait trouvé une réponse correspondante par le Président National de la Confédération Démocratique du Travail (CDT), le camarade Guy KUKU, qui avait prononcé un discours sans ménagement devant les autorités du Pays, autour du thème : PROMOUVOIR L'EMPLOI ET LE TRAVAIL DÉCENT DANS UN MONDE EN MUTATION.

Devant un parterre d’invités constitués des représentants du Chef de l'État, du Premier Ministre et du Gouverneur de la Ville de Kinshasa, des Ambassadeurs et Chefs des Missions Diplomatiques, Le syndicaliste avait décrit un tableau sombre du travailleur congolais en général et en particulier, celui du Fonctionnaire de l’Etat qui, fort malheureusement, ressemble à plus d’égards, à celui de notre mère régie, la DGRK.

Nous étions chers camarades, officiellement invitée à ladite cérémonie, nous, la Base Syndicale CDT-DGRK constituée des camarades : Aimée Mubuadi, Charline Banakay et Christian Liondjo ; auditeurs de la triste description peint par l’Intersyndicale Nationale au sujet des travailleurs Congolais qui évoluent dans un environnement délétère, précaire et indécent.

Que dire alors du secteur PUBLIC décriait le Président Guy Kuku, où les travailleurs (enseignants, agents et fonctionnaires de l'Etat) subissent des injustices, des inégalités, des humiliations, qui vont jusqu'à nier leur statut de fonctionnaire ?

Pareil tableau tragique peint par le Président de l'Intersyndicale Nationale a appelé le représentant du Premier Ministre, le VPM LIHAU a soulevé l’exigence d’humilité du décideur pour remédier à cet état des choses.

Que dire alors chers camarades de notre chère DGRK ? Dont le tableau de la situation des agents et cadres correspond allègrement à l’image dressée par le Président de la CDT (voir le discours).

Notre situation déplorable ne cesse de s’aggraver chers camarades, loin d’être une solution ; l’actuelle gestion de notre DGRK depuis près de deux ans maintenant nous conduit dans un précipice tant administratif que financier qui appel à un changement radical de cette dernière ;

Tenez :

Premièrement, en matière de la RÉMUNÉRATION DES AGENTS ET CADRES: PAIEMENT DES SALAIRES, PRIMES, ET AUTRES AVANTAGES SOCIAUX, ETC...;

Bien qu’étant un droit non négociable à caractère alimentaire et social, nous sommes, nous, agents de la DGRK obligés d’implorer le Ciel pour obtenir de celui qui devait être notre Serviteur, le Directeur Général, notre salaire pourtant fruit de notre dure labeur (Sic!);

Parlons concret, Depuis son avènement à la tête de la régie en 2021, les agents et cadres affectés à la BCDC subissent des retenues faramineuses sur leurs salaires de misères allant de l'ordre de 30.000 Fc à 100.000 FC sans aucune explications de ses services; ce qui justifie la création d'un groupe WhatsApp dénommé INFOS SALAIRE/BCDC où ces affligés se consolent mutuellement sans trouver une solution définitive à ce fléau qui entame mensuellement leurs morales et gangrène quotidiennement le vécu de leurs familles respectives;

- Lors du paiement de la Prime de la Grande Échéance en 2021, les agents et cadres payés à la BCDC se sont vus indûment soutirer 50.000 FC qui à ce jour, n'ont jamais été restitués au grand dam du Directeur Général qui avait juré en son temps, de régler l'affaire (Resic!); où est parti cette somme (50.000 FC x plus ou moins 800 agents et cadres)? Préjugeons une éventuelle complicité.

- Ces infortunés de la BCDC dont je fais partie moi aussi, perçoivent leurs salaires après entre le 5 et le 15 du mois prochain, soit 35 à 45 jours de prestations et ce, depuis septembre 2021 à ce jour sans que l'autorité ne s'en émeuve, foulant ainsi au pied le principe sacro-saint du paiement de salaire instauré par ses prédécesseurs, qui voudrait que cela intervienne tous les 20 et 25 du mois en cours ;

- les agents qui touchent à la SOFIBANQUE ne sont plus payés entre le 20 et 25 comme auparavant ; c'est maintenant entre le 25 au 5 de chaque mois. Ceux-ci, constituent la majorité des agents que les précédents directeurs généraux mettaient toujours aux petits soins pour éviter de les avoir sur leurs dos, contrairement à celui qui dirige aujourd'hui, qui les nargue par sa megestion exécrable;

- Nos collègues, discourtoisement appelés N.U, une année après, n'ont jamais bénéficiés de la marge de 100.000 Fc ajoutée à tous les autres catégories d’agents dans le but de juguler l'écart de la tension salariale entre grade. Dans ce cadre, cette augmentation devait aussi s'appliquer entre les grades des cadres où il y a une disparité diabolique entre un directeur et un CD, et un CD avec un CB.

Ces N.U dont les comptes sont logés à l'ECOBANK, ont toujours étaient payés en dernier lieu et en retard comme s'ils étaient des sous-agents; pendant que l'ensemble du personnel attende le paiement du mois d'avril, intervenu le samedi 07 mai 2022, les N.U venaient de toucher à la main (Maboko-banque), leurs salaires du mois de mars le jeudi 05 mai 2022 à la Direction Générale; (Sic!);

- Une frange d’agents (120) a été gratuitement remerciée par le Directeur Général via une lettre de la DAS, sans respect aucune de la procédure et pourtant, ces derniers avaient contribué très significativement avec brio à la maximisation des recettes de la grande échéance 2021. Leurs recours administratifs poussiéreux et non traités se trouveraient encore dans le verger des signataires et classeurs du décideur. Ce qui constitue une aberration administrative;

- Les stagiaires professionnels non payés et un an après, venaient de passer le test d'embauche au mois d'avril à l'ISC, sans appel d'offre tel que le voudrait la loi pendant que, plus de 2.500 agents et cadres de la régie sont encore indécemment rémunérés...; nous nous interrogeons tous sur le mobile et l'opportunité de ce genre de recrutement;

- les agents et cadres promus lors de la récente mise en place ne sont pas encore payé jusqu'à ce jour en conformité avec leurs nouveaux grades; (Resic !)

- Comme si cela ne suffisait pas, en janvier 2021 dans le passif hérité de son prédécesseur, loge encore les 8 mois d'arriérés de salaires des agents et cadres qu'il n'en parle plus et pourtant, lors de la rencontre des délégués et la Haute Direction du 12 avril 2021, derrière le bâtiment de la Direction Générale pour parler du montant réel de la grande échéance 2021, le Directeur Général avait promis d'y donner une suite favorable qui, jusqu'à ce moment tarde à venir pendant que, son homologue de TRANSCO quoique les réalités diffèrent à celle de notre régie, avec la volonté, était parvenu à apurer les 6 mois d'arriérés des salaires qu’il avait aussi hérité de son prédécesseur pendant seulement 3 mois après sa prise de fonction.

Ne dit-on pas qu'aux âmes biens nés, la valeur n'attend point les nombres d'années? Pourquoi l’homme fort de la régie ne peut-il pas imiter les bonnes choses ?

- La gestion opaque du matelas financiers de la grande échéance de 2021 ne se rééditera pas en 2022 d'autant plus que, nous y veillerons jusqu'au bout avec les moindres détails!

Deuxièmement, en matière du FONCTIONNEMENT...

- L'arrêté n°190 alloue à la DGRK, mensuellement 7% du nivellement automatique de ses recettes pour son fonctionnement pendant que nos différents centres et directions ne sont plus ravitaillés en fournitures de bureau (Rame de papier, stylos, farde, agrafeuse, feutres, etc...) depuis maintenant plus d'une année ?

- L'eau et l'électricité sont coupés, l’approvisionnement en carburant n'existe plus et la majorité des groupes électrogènes donnés aux centres et direction sont devenus défaillants ;

- Les déclarations de la grande échéance 2022 sont absentes dans les centres et directions, les agents se cotisent pour les photocopier et on leurs exige de maximiser les recettes;

- A la Direction Générale, le cas est similaire. La Snel et la Régideso ont coupés la fourniture en eau et en électricité pour raison d’insolvabilité; le grand groupe électrogène vert est toujours en panne depuis plusieurs mois par manque d'entretien et lorsque le Directeur Général arrive pour ne rester que quelques heures avant de regagner son bunker (domicile) qui est désormais devenu son lieu de travail, où il invite ses collaborateurs voir même à des heures tardives de la nuit pour des réunions interminables, stériles et ennuyeuses avec son précieux jeton de présence bien râblé de 250.000 Fc par réunion, on lui achète 10 litres de carburant pendant que toute la Direction Générale demeure dans la pénombre avec une chaleur suffocante et insupportable ;

Pour votre information, il a d'ailleurs acheté un ventilateur à panneau solaire pour son bureau, ce qui traduit à suffisance que le bien être des agents qu’il prétend toujours assurer lui importe peu.

- Pour aller déposer et prendre les agents dans leurs domiciles, les 2 bus acquis sur fonds propres de la Dgrk en 2020 sont immobilisés par manque de carburant depuis une semaine et l’achat d’une pièce de rechange de 250$ seulement; Les Services Généraux n’existent que de nom ;

- Quant aux loyers où la Dgrk est locataire, elle accuse pas moins de 12 mois de retard de loyers. A la Direction de Ngaliema-Sud, le vaillant bailleur monsieur Auguy a mainte fois menacé en bloquant le portail de la Dgrk qui lui devait 18 mois d’arriérés de loyer et à l'instant où je vous parle, la Dgrk a déménagée nuitamment pour un endroit dont l'adresse officiellement, n'a pas été rendu publique afin d'éviter la honte médiatisée ;

A son tour, le bailleur de la Direction de Ngaliema-Nord accuse 20 mois d'arriérés de loyer et après avoir mis ses menaces en exécution, la Direction Générale ne lui payera que 1 mois sur les 20 autres restant; pour ne pas parler des autres centres qui ont les problèmes analogues;

- Les soins de santé n’existent plus pour les agents et cadres de la DGRK ainsi que les membres de leurs familles suite à l’incapacité de la Direction Générale à honorer les différents centres de santé auxquels elle avait signé un protocole d’accord pour soigner les agents.

Ces derniers ou membres de leurs familles subissent des humiliations sans commune mesure lorsqu’ils s’y rendent pour un traitement. C’est ici qu’il faudrait comprendre l’avilissant refrain mortifiant et vexatoire que les agents et membres de leurs familles reçoivent de plein fouet de ces centres de santé, sur leurs visages : malamu kutu to soigner ba soso que ba agent ya Dgrk, mpo mokonzi na bango aza BOXEUR (maboko makasi) alingaka na biso te !(Sic !)

- Le recrutement à caractère tribal et farfelu des agents et cadres de la régie pour adhérer sans circonspection à la FONDATION du Manager nouvellement créée dont nous ignorons encore les objectifs; (Resic!);

- Une mise en place truffée d'irrégularités où certaines personnes ont été repris deux fois avec deux grades différents ; où des personnes nouvellement recrutées pour occuper des postes de commandements ; où certains postes n'ont pas d'animateurs ; où plusieurs directions ont été omises ;

Que nous dira alors notre Haute Direction face à ces constats malheureux jamais connus auparavant au sein de la DGRK ?

En conséquence :

- La Base Syndicale CDT-DGRK exhortons le Directeur Général de la DGRK à éviter les ballons d’essai en utilisant des émissaires occultes dans les réseaux sociaux pour jauger le terrain des agents afin de faire passer par la force un forfait de 500.000 Fc par agent pour la prime de la grande échéance;

- La Base Syndicale CDT-DGRK exige du Directeur Général, la publication officielle du montant réalisé en termes des recettes de la grande échéance 2022 comme l’avait si bien fait notre sœur aînée, la DGI afin d’éviter toute spéculation ;

- La Base Syndicale CDT-DGRK constate la permanence et l’aggravation d’un climat social malsain au sein de la régie qui pourrait exploser sous peu et en appelle à la refondation de son leadership.

Aussi, sollicitons-nous des services de l’Etat habilités aux contrôle et à l’audit des entreprises :

- d’auditer la Dgrk et évaluer les recettes des grandes échéances 2021 et 2022 ainsi que les retombées de la télé déclaration et du télépaiement en vue d’en tirer toutes les conséquences possibles;

- de rappeler à l’Inspection Générale des Finances (déjà en mission au sein de la Dgrk depuis plusieurs mois) et dont les conclusions semblent tarder, de bien vouloir rendre publique les résultats de ses enquêtes et contrôles ;

- Aux autorités urbaines de la ville de Kinshasa, de syndicaliser urgemment la DGRK pour préserver la quiétude et une paix sociale sans faille ;

- Aux agents et cadres de la Dgrk d’ouvrir l’œil et le bon afin de ne plus se faire duper comme par le passé.

La Dgrk va changer et la Dgrk doit changer car son avenir est radieux.

Fait à Kinshasa, le 08 mai 2022,

Christian Liondjo

Président Base CDT-DGRK

Au total 14 jeunes médecins formés de la première promotion en Bio-Médicale (Médecine) de cette Université ont reçu leurs diplômes entre les mains du Recteur magnifique de cette Alma mater, le Professeur Ordinaire Jean-Lucien Kitima Kasendwe. La cérémonie s’est déroulée en présence du Président du Conseil d’Administration, des membres du Conseil d’Administration, du Comité de gestion, du Doyen de la Faculté de Médecine, des enseignants de cette Université et des invités de marque. Les étudiants de cette Université étaient nombreux à suivre cette première cérémonie officialisée par le Recteur, entouré du Secrétaire Général Académique et du Secrétariat Général Administratif.

Signalons qu’ils étaient au départ 350 étudiants inscrits régulièrement à la Faculté de Médecine et au finish, 14 seulement ont terminé la course avec succès et ont obtenu leurs diplômes signés par le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire Mohindo Nzangi.

Heustache Namunanika/CP

 

Au moins 15 structures de la société civile réunies au sein du Consortium « Démocratie et Droit de l’Homme»,  conduit par la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) étaient en atelier de formation d’initiation aux procédures de gestion financière dans le cadre du nouveau programme appuyé par SIDA, une Agence suédoise de développement intégral. Cette séance pédagogique a eu lieu le vendredi 20 mai, dans la salle  Kahuzi-Bienga du bâtiment du ministère de l’intérieur à Kinshasa. Cette rencontre a réuni des organisations bénéficiaires du programme, les financiers ainsi que les membres du secrétariat technique.

Ce programme qui sera dirigé par les 15 structures de la société civile va s’appesantir notamment sur 4 domaines d’action en République démocratique du Congo, pour une durée de 4 ans. La démocratie, gouvernance électorale et mécanisme d’observation ; Protection des droits des femmes, lutte contre les violences sexuelles et droits socio-économiques; Droits de l’homme, protection des défenseurs des droits humains et lutte contre la corruption ; ainsi que la gouvernance des mutuelles de santé, accès universel aux soins et services de santé de qualité, sont les  piliers inessentiels visés.

Jonas Tshombela, un des participants et hôte au sein consortium  précise en effet, que le présent programme qui sera lancé le 20 juin prochain à Kisangani concerne  8 provinces de la RDC. Il s’agit de la province de  Kongo Central, Kwango, Kasaï-Oriental, Kasaï-Central, Mai-Ndombe, Equateur, Tshopo et Kinshasa, avec un coût total de près de 5 millions de dollars américain.

« Il était question aujourd’hui, après avoir signé un accord de partenariat avec l’ambassade de Suède au nom de 15 organisations, avant le lancement le 20 juin prochain des activités du programme des droits de l’homme dans les 8 provinces, il était question que l’on ait une orientation stratégique sur l’initiation aux procédures et gestion financière des programmes financés par SIDA, une coopération Suédoise, représentée localement par l’ambassade de Suède », a-t-il éclairci, avant d’ajouter que le présent programme est une  mission noble qui  vise à renforcer le rôle de la société locale auprès des communautés à la base dans la promotion des valeurs de la gouvernance démocratique et les droits de l’homme.

Pour lui, cette formation est d’une importance capitale pour les participants, et les aide à capitaliser des pièces intelligibles à mettre en place pour la réussite de la phase pratique du programme.

De l’autre côté, Nadège Bope, chargée de planification au sein de la structure YPAD, s’est dite satisfaite du coaching reçu, et des détails explorés dans cet atelier. « Je suis satisfaite parce que l’atelier répond à plusieurs zones d’ombre qu’on avait en tant qu’organisation par rapport à ce programme. L’atelier répond aussi à un objectif capital, celui de connaitre les procédures de gestion financière de l’ambassade, puisque c’est un partenaire avec nous  travaillons actuellement, et que nous ne connaissions pas. Nous sommes en train de bâtir un partenariat qui va durer pendant 4 ans. Et donc il était important que l’on connaisse ces petits détails…», a-t-elle indiqué.

Fidel Songo

 

 Donat Kuyula, journaliste à The Post, un hebdomadaire paraissant à Kinshasa, a été interpellé mardi 17 mai 2022 par des éléments de la police militaire et conduit dans un camp militaire communément appelé camp Kokolo, où il a été détenu pendant plusieurs heures.

Avant d’être arrêté, Donat Kayula a été pris à partie par un groupe d’adeptes de l’église Amen, située dans la commune de Limete, au moment où il tentait de s’enquérir sur les raisons du passage à tabac d’une fidèle accusée d’avoir volé l’argent des offrandes.

Le journaliste a été violemment agressé et ses habits déchirés.

JED dénonce cette violence gratuite sur le journaliste et demande que les responsables de cette agression soient vite identifiés et sanctionnés.

Ecrivain, et acteur politique, le Professeur Noël Tshiani Muadiamvita a tenu ce vendredi 20 mai 2022, une conférence à l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC) sur les enjeux, les défis et les perspectives sur la composition de la loi Tshiani, quant au verrouillage de l’accès à Présidence de la République et aux fonctions de souveraineté nationale en RDC. Ainsi que de l’irrévocabilité de la nationalité congolaise d’origine, proposition endossée et présentée à l’Assemblée Nationale par le Député National Nsingi Pululu, dans le cadre de la discussion sur la loi électorale actuellement en discussion, visant la protection de la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale.

Face aux professeurs et aux étudiants, Noël Tshiani a expliqué qu’il remonte à deux décennies depuis que  la RDC s’active à instaurer une société véritablement démocratique et un état de droit fonctionnel. Pour y arriver, il a épinglé plusieurs défis qui sont à relever notamment, l’identification et le recensement de la population pour déterminer qui est congolais et qui ne l’est pas, et aussi sur la totalité des congolais à travers le monde. En effet, ces défis touchent aux élections prochaines, et affectent de développement du pays dans la mesure où ils constituent la base de conception et de mise en œuvre d’une véritable vision de développement global et de politique sectoriel du pays afin de réduire la pauvreté.

Ne possédant pas des informations nettes sur les statistiques indicatrices répertoriées sur sa population, il a salué l’initiative du Gouvernement portant sur le comptage complet de la population qui renseignera sur le niveau actuel de la démographie, en octroyant à chaque congolais sa carte d’identité nationale.

Considérée comme une mission impossible, prouver la nationalité congolaise d’un individu  occasionne l’entrée massive des étrangers qui sont sur le territoire nationale sans formalités administratives  d’usage, a-t-il affirmé.  « Plusieurs abandonnement leurs noms d’origine pour adopter des noms congolais afin de tromper l’opinion publique et deviennent d’office des congolais. »

Eu égard aux enjeux d’infiltrations au sommet de l’Etat et au souhait de réduire les risques pesant sur la RDC,  il a proposé que la fonction de Président de la République soit une exclusivité des congolais de père et de mère d’origine. Conforment aux écritures saintes, selon Deutéronome 17 : 15 qui stipule que la royauté ne peut pas être donné à un étranger,  raison pour laquelle la loi Tshiani trouve sa justification. Car, est congolais d’origine toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et les territoires sont  constitués depuis 1960.

En outre, cette suite logique exige la même portée à la présidence du sénat, de l’assemblée nationale, le haut commandement militaire de l’armée, le haut commandement du commissariat général de la Police, le Directeur général de Migration, l’administrateur national  de l’Agence Nationale de Renseignements, les hauts magistrats de la République et le Gouvernement. Mais aussi les Gouverneurs de provinces, et la Présidence de la Commission Nationale Indépendante (CENI) et faudra aussi appliquer les mêmes dispositions  aux époux et aux épouses.

Sans viser un individu, outre ce verrouillage de hautes fonctions, il soutien la révision de la loi organique portant sur les reconnaissances de perte de recouvrement de la nationalité congolaise,  afin de permettre aux congolais qui ont acquis les nationalités étrangères à retrouver la nationalité congolaise d’origine.

D’après Noël Tshiani, la gouvernance politique est aujourd’hui un concept qui vaut un jugement moral, car elle est l’ensemble de règles, de procédures et de pratiques qui affectent la façon dont le pouvoir est exercé à l’échelle nationale. Afin qu’elle soit saine, l’implication de tous contre les antivaleurs est vivement souhaitée et placer l’homme qu’il faut à place qu’il faut et pour cela, il est important d’avoir des hommes et des femmes totalement loyaux à la RDC et à la population.

Dans son ensemble, l’inclusion de cette proposition de loi implique une modification simultanée de certains articles de la constitution, ce qui n’est pas actuellement possible en cette période d’état de siège et au moment approprié elle sera débattue en plénière, par tous les députés nationaux avant de procéder au vote.

Niclette Ngoie

 C'est de l'union entre elle et Albéric Gbemani (cuisinier pour un magistrat colonial de Lisala) qu'est né, en oct. 1930, Joseph Désiré Mobutu, Pdt du Zaïre pdt 32 ans.

Gbemani est le deuxième époux de Marie Madeleine Yemo (du village Kawele). Gbemani et Yemo appartenaient tous deux au clan Lite-Nyama, séparé d’un autre groupe du même clan dit Lite-Bala installé dans la région de Yakoma, plus au nord-est de l'ex-Equateur.

Yemo appartenait à la lignée "togbana". Elle était la fille de Giala (son père) et de Gombo (sa mère) C’était une famille sans ressources, encore aggravée par une instabilité conjugale. C’était la situation économique et même sociale de l’ensemble des familles de la région

 En 1937, le couple Delcourt pour lequel son époux (Alberic Gbemani) travaille retourne en Belgique. Albéric est engagé par les sœurs de l’hôpital général des Congolais. Le 11 août 1938, il meurt, laissant trois orphelins – 2 frères – et une veuve sur le point d’accoucher.

Le cadet de la fratrie, Albéric Gbemani, naît quelques jours après l’enterrement de son père. Madeleine Yemo, sans ressources, prend le bateau qui remonte le fleuve et se réfugie à Kawele, son village natal, à quelques kilomètres de Gbadolite dont était originaire son mari

Mobutu est pris en charge par son grand-père et son grand-oncle qui lui apprennent à chasser, pêcher et cultiver la terre. La petite famille vit des années d’errance dans la région. Mobutu retrouve le chemin de l’école, grâce au football; il est gardien de but.

Les pères capucins l’envoient à Molegbe, où son beau-père avait travaillé. Il n’y reste pas. Il se rend à Bwamanda, où il est hébergé chez une tante maternelle. Grosse déception : les missionnaires enseignent en dialecte local.

Lui qui maîtrise le français grâce à Mme Delcourt, lui qui avait sauté deux classes à Léo dès l’école primaire, lui qui se sait intelligent, énergique, déterminé et curieux de tout, ne veut pas régresser. Alors, il s’enfuit de nouveau.

En février  1950, Mobutu est convoqué au commissariat de police de Coquilhatville. On l’affecte au peloton spécial du bataillon, réservé aux recrues instruites, comme comptable adjoint. Commence alors ce qu’il jugea plus tard avoir été "la période la plus heureuse" de sa vie

Ce sera à cette "Mama Yemo" que, toute sa vie, le futur maréchal-Président vouera un culte sans égal et qui repose, depuis, au cimetière de Gbadolite (ancienne province de l'Equateur). Il en donnera le nom, plus tard, au grand hôpital de Kinshasa, la capitale.

BB/CP

(Par Me Tshiswaka Masoka Hubert, Avocat et Défenseur des Droits humains)

Mémorandum à  l’Archevêques métropolitain de Lubumbashi, Son Excellence Muteba Mugalu Fulgence

(Lubumbashi, le 18 mai 2022)

  1. INTRODUCTION

Il s’est ouvert hier, le 17 mai 2022, à Lubumbashi, le « Forum pour l’unité et la réconciliation des Katangais » qui ira jusqu’au 19 mai 2022, afin d’aider des filles et fils du Katanga à poser des gestes d’une authentique réconciliation, travailler ensemble et défendre les intérêts « du peuple katangais » et « de tous ceux qui vivent au Katanga ».

L’Archevêque métropolitain de Lubumbashi, Son Eminence MUTEBA MUGALU Fulgence veut :

« Amener nos leaders katangais, toutes tendances confondues, à s’asseoir ensemble pour oser regarder dans la même direction, se dire la vérité sans se focaliser sur les atrocités du passé, mais, plutôt se pardonner mutuellement en relevant les obstacles à vaincre […] »

Suite à l’invitation lancée par l’Assemblée Episcopale de la Province Ecclésiastique de Lubumbashi (ASSEPL) et la Société civile du Grand-Katanga, plus de deux-cents personnes se sont réunies au centre pastoral Monseigneur TAFUNGA Jean-Pierre. 

Dans l’optique des droits humains, la présente analyse l’argumentaire de cette initiative citoyenne qui vise à « garder l’unité de l’âme Katangaise et l’identité Katangaise ».

Ce document de travail affirme l’évidence que des richesses du Katanga suscitent des convoitises de toute part. Cependant, les deux assertions ci-dessous inquiètent du fait qu’elles ramènent le débat en sourdine aux « compatriotes non-originaires » ou « non-Katangais ».

Tenez : (i)     « Au-delà de la main noire étrangère, il y a la volonté de certains compatriotes non originaires qui cherchent à tout prix, à s’assurer la soumission et l’exploitation du peuple katangais et le pillage de son sous-sol »  

Et l’argumentaire de poursuivre que : 

(ii)       « […] Les querelles de chapelle et les divisions des Frères et Sœurs politiciens ou d’autres personnalités importantes du Katanga ne servent pas les intérêts de la population katangaise, elles servent la cause des non-katangais […] »

L’analyse de l’initiative de l’Eglise Catholique et l’orientation qu’elle en donne se fonde sur quatre points : (i) Du contexte politique », (ii) De la perception publique, (iii) Du langage et concepts utilisés : « Peuple katangais », « les autres qui vivent au Katanga », « non originaires » ou « non-katangais ». (iv) Du rôle de l’Eglise. En termes de conclusion, l’examen des faits propose des recommandations.

  1. CONTEXTE POLITIQUE

Le « Forum pour l’unité et la réconciliation des Katangais » convoqué par l’Archevêque métropolitain de Lubumbashi se tient dans la même ville où a été clôturée, il y a deux semaines, la « Conférence interprovinciale entre les provinces du Grand Katanga et celles du Grand Kasaï », par son initiateur, le Président de la République, TSHISEKEDI TSHILOMBO Félix-Antoine. 

En effet, la conférence interprovinciale avait analysé différentes faces du problème déstabilisateur de la cohésion nationale que provoquent des mouvements massifs de la population du Centre de la RDC dit Grand-Kasaï vers la région Sud-Est dite Grand-Katanga. L’un des plus importants aspects examinés dans cette réunion fut le fait pour certains politiciens de considérer lesdits déplacements comme un risque de modification de la cartographie de l’électorat de 2023, en leur défaveur. Cette crainte expliquerait le recours au discours politique désobligeant d’incitation à la haine ethnique, rappelant des faits historiques sinistres, notamment, les pogroms des années 1960 et 1990 contre les Kasaïens, faits liés aux premières élections de 1957, et, l’opposition au régime de MOBUTU des années 1980-90.

Dans son mot de clôture de la conférence dite de « cohabitation pacifique », le Président de la République disait : « Nous sommes un même peuple, une seule et même nation. […] Préservons notre unité, notre solidarité et notre intégrité nationale ». Et, le Premier Ministre, Monsieur SAMA LUKONDE, le Ministre de l’Intérieur ainsi que les neuf Gouverneurs des provinces concernées s’étaient engagées à aborder le fond de cette problématique déstabilisatrice du Centre et du Sud-Ouest de la RDC, afin de renforcer « le vivre ensemble » ou « la cohabitation pacifique » entre membres des groupes ethniques vivant au Katanga.

Telles sont les circonstances du temps, du lieu et du contexte politique dans lesquelles le « Forum pour l’unité et la réconciliation des Katangais » se tient, afin de réfléchir sur les voies et moyens de défendre les intérêts du « peuple katangais ». 

  1. DE LA PERCEPTION

D’ores et déjà, il convient de noter que ledit Forum a amené à la table de réconciliation « des leaders politiques » des plus influents. Sans nul doute, le débat est principalement politique, aux fins politiques. Le Gouverneur en fonction, des anciens Gouverneurs, sénateurs et députés y étaient présents, aux côtés des chefs coutumiers et leaders d’opinion de base. L’archevêque disait, dans son mot d’introduction que : 

« […] C’est une initiative citoyenne, nous voulons tout simplement en tant que Pasteur, demander à nos frères et sœurs de consolider la cohésion au niveau de la province en vue d’être efficaces au niveau national. […] ».

D’aucuns s’hasardait à prédire une réconciliation entre deux figures emblématiques de la scène politique nationale, à savoir le Président de République honoraire, le Sénateur KABILA KABANGE Joseph et le Président du regroupement politique Ensemble, l’Honorable KATUMBI CHAPWE Moïse. La première cité n’était pas à l’ouverture des travaux. Cependant le deuxième y était présent, assied à côté de la jumelle KABILA KYUNGU Jaynet.

De ce point de vue, une telle rencontre est perçue comme un apport crucial à l’éventuelle deuxième « alternance pacifique » et « passation du pouvoir civilisé » au sommet de l’Etat à l’issue des élections de 2023. L’Archevêque donne l’espoir :

« Notre grande province du Katanga a été divisée, il y a quelques années. On ne peut plus revenir à l’unité du Katanga, mais, on peut au-moins garder l’unité de l’âme Katangaise, la fierté Katangaise et de l’identité Katangaise […] ». 

  1. « PEUPLE KATANGAIS » ET « LES AUTRES QUI VIVENT AU KATANGA »

La présente réflexion trouve inquiétant que la rencontre initiée par l’Assemblée Episcopale de la Province Ecclésiastique de Lubumbashi (ASSEPL) ne soit une opportunité de souligner, marteler et consacrer des différences entre le « peuple katangais » et « les autres qui vivent au Katanga », les « non-originaires » ou « non-katangais ». Telle considération rentre dans la philosophie politique d’une identité katangaise à part entière fondant ou légitimant des droits politiques exclusifs qui ne peuvent être reconnus qu’à une certaine catégorie de citoyens. 

En fait, dans le contexte katangais, la définition des concepts et le langage des « filles et fils du Katanga » est empruntée à la Fondation Katangaise qui stipule à l’article 6 de ses statuts, deuxième para qu’« est membre de droit, toute association socioculturelle regroupant les fils et les filles d’une ou plusieurs tribus du Katanga ». Cette structure devenue incontournable sur la scène politique katangaise se réclame être l’âme et le fondement de l’identité katangaise. Elle regroupe 17 organisations « socioculturelles » qui discutent des « intérêts des katangais », dont 14 ont été identifiées selon la subdivision territoriale suivante : 

(i)        Association des Bakusu de Lubunda/ Kongolo (ASBAKUL) ;

(ii)       Association des Bashila du Lac Moëro/Pweto (ASHILAC) ;

(iii)      Association des BaSongye du Katanga/ Kabalo, Kongolo (ASSOBAKAT) ;

(iv)      Association Ndembu-Frères de Mutshatsha, Kolwezi, Dilolo (ASSONDEF) ;

(v)       Association des Balubas du Katanga / Kalemie, Bukama, Kamina, Kaniama, Malemba-Nkulu, Kabongo, Manono, Kabalo, Kongolo, Nyunzu, Mitwaba et Lubudi (BALUBAKAT) ;

(vi)      Cercle pour la promotion du Marungu Benye Marungu, Moba, Nyunzu (CEPROMA) ;

(vii)     Association des Lwena et Luvale /Dilolo (LWENA) ;

(viii)    Association des Ruund / Kapanga, Kolwezi (DIVAR)

(ix)      Association des Tshokwe / Sandoa, Dilolo, Kolwezi (KULIVWA)

(x)       Association des Bakalanga et Baholoholo/ Kongolo, Nyunzu, Kalemie (LUHENDE)

(xi)      Association des Sanga / Kambove, Kolwezi, Lubudi, Mitwaba (LWANZO LWA MIKUBA)

(xii)     Association des Minungu de Dilolo, Kapanga, Sandoa, Mutshatsha (MINUNGU)

(xiii)    Association des Bemba, Lamba et Lala de Kasenga, Kipushi, Pweto et Sakania (SEMPYA) ;

(xiv)    Association des BaHemba de Kongolo et Nyunzu (TWIBUNGE)

Selon le même entendement, « les autres vivant au Katanga » sont des personnes dites « non-originaires » ou « non-katangaises » qui appartiendraient aux groupes ethniques non listés par ces associations dites socioculturelles du Katanga. Ces personnes n’ont pas les mêmes droits civils et politiques que les katangais dits « originaires » ou « autochtones ». C’est ainsi que le Forum des « fils et filles du Katanga » initié par l’Archevêque métropolitain de Lubumbashi n’avait associé aucune personnalité dite « non-originaire ». Ni député élu et siégeant dans l’hémicycle du Katanga, ni ministre provincial du Katanga, ni scientifique, ni Recteur d’Université, ni Bâtonnier en exercice, aucun membre de la société civile dont l’origine des parents est jugée non-katangaise. 

Une opinion considère que cette classification ou catégorisation des citoyens selon leurs groupes ethniques ou l’origine des parents est la consécration de l’apartheid, le développement séparé ou le « vivre ensemble séparé » entre citoyens congolais. 

Par contre, une autre opinion y est favorable. Ainsi, en dépit du nombre d’années et des générations de vie au Katanga, et à défaut de se regrouper par tribus, certains s’identifient en ressortissants des provinces d’origine de leurs aïeux. On a ainsi : 

(i)        Communauté des ressortissants du Bas-Congo (COREBAC)

(ii)       Communauté des ressortissants du Grand-Bandundu (COREBAND) 

(iii)      Communauté Kasaïenne  pour Grand-Kasaï (COKA)

(iv)      KIVU Holding pour le Grand-Kivu

(v)       MONANO pour le Grand-Equateur ;

(vi)      Communauté des ressortissants de la Grande Province-Orientale (OKAPI)

En somme, « le peuple katangais » vit paisiblement et séparément d’avec les « autres peuples vivant au Katanga ». « Le peuple katangais » dit autochtone se définit en détenteur exclusif des « droits » (non écrits) auxquels « les non-originaires », « non-katangais » ou allogènes ne peuvent prétendre. Bref, la kataganité donne des droits exclusifs aux katangais, au détriment des « autres vivant au Katanga ».

  1. DU ROLE INQUIETANT DE L’EGLISE.

La présente réflexion relève l’inquiétude liée au fait que le document de travail semble orienter vers la distanciation du « katangais » des « non-katangais ». En plus, le discours introductif de l’Archevêque a martelé sur la « kataganité » du « peuple katangais », « fils et fils du Katanga », « l’unité katangaise », « l’identité katangaise », « la dignité katangaise » et « la fierté katangaise ». 

A titre illustratif de la consécration de la différenciation identitaire, l’analyse souligne les éléments de langage tirés de « l’Argumentaire du Forum », dès sa première page, sous les rubriques ci-dessous. Tenez !

(i)        Le para intitulé « Ce que nous constatons » distingue trois acteurs : le katangais, l’étranger et le compatriote non originaire :  

« Les richesses dont regorge le Katanga suscitent, depuis des temps coloniaux, une attraction irrésistible des puissances étrangères et des convoitises de toute part. La ruée vers ces richesses a très souvent provoqué des instabilités criantes et l’éclatement de l’unité souhaitée des Frères et Sœurs katangais. […] Au-delà de la main noire étrangère, il y a la volonté de certains compatriotes non originaires qui cherchent à tout prix, à s’assurer la soumission et l’exploitation du peuple katangais et le pillage de son sous-sol ».

(ii)       Le para intitulé « Nous constatons que » revient sur « la population katangaise » et des « non-katangais » :

« […] Les querelles de chapelle et les divisions des Frères et Sœurs politiciens ou d’autres personnalités importantes du Katanga ne servent pas les intérêts de la population katangaise, elles servent la cause des non-katangais […] »

Le Forum resterait une excellente initiative, si le document d’orientation ne pointait pas « certains compatriotes non-originaires » ou des « non-katangais » comme faisant partie des problèmes obstruant le développement du Katanga. La faillite de l’Etat congolais et du Grand-Katanga, la crise économique généralisée, la gestion calamiteuse des mines confiée aux chinois et indiens, des banques contrôlées par une poignée de congolais et toutes ces autres difficultés des entités de production ne servent pas la cause des « non-katangais».

L’orientation de l’Eglise Catholique vers la « katanganité » du forum est déroutante. Et pourtant, l’Eglise est connue pour son rôle historique d’éteindre le feu, lorsque des politiciens n’y parviennent pas.  En RDC, comme au Katanga, elle a toujours été un puissant groupe de pression militant pour la paix, la sérénité, le bien-être de TOUS, non seulement entre ses fidèles, mais entre tous les êtres humains, sans discrimination aucune, surtout pas celle de l’origine des parents.

  1. CONCLUSION 

L’Archevêque métropolitain de Lubumbashi a martelé, de manière inquiétante, sur des termes de différenciation identitaire des « katangais » des « non-katangais ». Son discours d’ouverture est revenue plusieurs fois sur des concepts de « peuple katangais », « fils et fils du Katanga », « l’unité katangaise », « l’identité katangaise », « la dignité katangaise » et « la fierté katangaise ». Ce fait porte à croire à la consécration de la « kataganité» un phénomène inacceptable, au même titre que la « congolité » dénoncée en son temps.

Les travaux du « Forum pour l’unité et la réconciliation des Katangais » ne doivent pas affirmer l’allégation incorrecte selon laquelle « certains compatriotes non originaires » chercheraient à tout prix, à s’assurer la soumission et l’exploitation du peuple katangais. Telle déclaration expose le non-katangais ou non-originaire au mépris et la vindicte populaire. 

Eu égard à l’histoire des violences au Katanga, au contexte politique tendu et à la prédisposition des politiciens à manipuler opportunément le citoyen lambda, en cette période pré-électorale agitée, il est impérieux que l’Eglise apporte un message d’apaisement, contrairement à celui qui désigne des boucs émissaires profiteurs des conflits entre « filles et fils du Katanga ».

Recommandons vivement à Son Eminence, l’Archevêque métropolitain de Lubumbashi de corriger de toute urgence ce message, afin que les participants à ce Forum prometteur pour le Katanga et la RDC n’amplifient le regain de tension contre des « non originaires », dans un pays déjà en faillite.

 Augustin Kabuya, en sa qualité de numéro un du parti présidentiel, a reçu le week-end dernier dans son bureau de travail à Kinshasa, une délégation du corps de l'élite scientifique de l'Union pour la démocratie et le progrès social (CES/Udps). Cette délégation composée d'une dizaine de professeurs d'universités et autres cadres du parti étaient reçue en audience  pour échanger sur les préparatifs de la conférence scientifique de haute portée qui aura lieu du 14 au 15 juin prochain à Kinshasa.

Placé sous le thème : «Science au service du peuple», ce colloque scientifique rassemblera plusieurs têtes, membres et cadres de l’Udps, au cours duquel il sera question de démontrer l’impact de la Science comme outil serviable au peuple.

Au sortir des échanges qui ont duré des minutes avec le Mwana Bute du Chef de l’Etat, ces hommes et femmes scientifiques se sont dits très heureux des orientations reçues du chef de l’exécutif du parti présidentiel. «Nos échanges avec le secrétaire général Augustin Kabuya étaient centrés sur les préparatifs d’une conférence scientifique de haute portée que nous organisons du 14 au 15 juin à Kinshasa, et qui a comme  thème ‘’ Science au service du peuple’’. Nous sommes satisfaits des  propositions et indications pertinentes qu’il nous a données, surtout  concernant notamment la qualité des intervenants et leur disponibilité ainsi que l’aspect communicationnel pour immortaliser l’événement», ont dit ces scientifiques par la bouche du Docteur Soft Mukuna, Coordonnateur national du Corps de l’élite scientifique de l’UDPS.

Le professeur Jean-Marie Kayembe, qui faisait partie de la délégation, a indiqué par ailleurs qu’ils ont profité de l’occasion pour féliciter le numéro 1 du parti Augustin Kabuya, pour les exploits qu’il réalise depuis qu’il dirige cette famille politique notamment, pour l’écrasante victoire de l’Udps lors de la récente élection de gouverneurs et vice-gouverneurs tenue le 6 mai dernier.

«Nous sommes venus saluer l’autorité pour réchauffer nos relations après que certains d’entre nous soient nommés à divers postes de responsabilité. Nous lui avons également adressé nos félicitations pour la victoire des candidats gouverneurs alignés par le parti aux scrutins du 6 mai ainsi que la valorisation des structures de base, sans oublier la démarche qu’il a entreprise pour l’octroi de la carte de membre aux militants de l’UDPS à la base», a-t-il fait savoir.

Il y a lieu d’indiquer que le Secrétaire Général de l’ISTA, le Professeur Elysée Ilunga et l’Assistant Carlos Kalonji faisaient partie de la délégation qui a été conduite par le Coordonnateur national du Corps de l’élite scientifique de l’UDPS, Docteur Soft Mukuna.

Fidel Songo 

Madame Rima Le Coguic, Directrice Générale Adjointe d’Expertise France a été en mission du 10 au 12 mai 2022  à Kinshasa. Sa visite s’inscrit dans le but de formaliser l’intégration d’Expertise France à la convention d’établissement qui lie l’Agence Française de Développement et la République Démocratique du Congo depuis 1976. Tout à tour, elle a, pendant son séjour, convergé avec Nicolas Kazadi, ministre des Finances et Safia Ibrahim, directrice de l’Agence Française de Développement en RDC. Les discussions ont été organisées sous la supervision de Bruno Aubert, Ambassadeur de France en RDC.

Cette intégration, renseigne un  communiqué de l’Ambassade,  est l’une des toutes premières réalisées depuis qu’Expertise France est devenue une filiale du groupe AFD, complétant l’éventail des outils de partenariat qu’offre la France en faveur de la RDC, pays prioritaire pour le Groupe AFD.

Cette convention permettra à Expertise France de mobiliser davantage d’expertise française, internationale et nationale, lui garantissant une agilité, une rapidité et une flexibilité dans le développement et la mise en œuvre de ses programmes internationaux de coopération technique qui répondent aux défis environnementaux, sanitaires, sociaux-économiques et sécuritaires auxquels les Etats sont confrontés.

En RDC, apprend-on, Expertise France contribue déjà au renforcement du système de santé et à la mobilisation contre les pandémies et développe des actions en appui à la réforme du secteur de la sécurité dans le cadre d’une mise en œuvre financée par l’Union Européenne, et accompagnera la protection du capital naturel et de la biodiversité.

Il faut noter qu’Expertise France fournit un appui technique au ministère de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel. La convention ainsi renforcée répond à l’ambition du protocole d’entente pour un partenariat stratégique en matière de croissance durable et inclusive signé le 07 décembre dernier entre Nicolas Kazadi, ministre des Finances, et Rémy Rioux, directeur général du Groupe AFD, portant sur un objectif d’engagements de 500 millions d’euros sur la période 2022-2025 en présence du Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi Tshilombo.

Rappelons que le groupe AFD contribue à mettre en œuvre la politique de la France en matière de développement et de solidarité internationale. Cette structure française s’occupe du financement du secteur public et des ONG, de la recherche et de la formation sur le développement durable. A travers sa filiale Proparco, dédiée au financement du secteur privé, et d’Expertise France, agence de coopération technique, le Groupe finance, accompagne et accélère les transitions vers un monde plus juste et résilient. Il construise avec ses partenaires des solutions partagées, avec et pour les populations du Sud. Ses équipes sont engagées dans plus de 4 000 projets sur le terrain, dans les Outremer, dans 115 pays et dans les territoires en crise, pour les biens communs – le climat, la biodiversité, la paix, l’égalité femmes-hommes, l’éducation ou encore la santé.  AFD contribue ainsi à l’engagement de la France et des Français en faveur des Objectifs de développement durable (ODD). Pour un monde en commun.

Tandis qu’Expertise France est une Agence publique qui joue le rôle de l’acteur interministériel de la coopération technique internationale.  Filiale du groupe Agence française de développement, Expertise France est deuxième agence par sa taille en Europe.  Elle conçoit et met en œuvre des projets qui renforcent durablement les politiques publiques dans les pays en développement et émergents sur des sujets liés à la gouvernance, la paix et la sécurité, le climat, la santé, l’éducation, entre autres domaines. Elle intervient sur des domaines clés du développement et contribue aux côtés de ses partenaires à la concrétisation des objectifs de développement durable (ODD).

Jordache Diala

 

 Les députés nationaux sont conviés à prendre part à la séance plénière de ce jeudi 18 mai 2022, dans la salle du Congrès du palais du peuple. Le député national André-Claudel Lubaya, auteur de la proposition de loi sur l’aviation civile, va rencontrer les questions de ses collègues sur cette matière. C’est au cours de la même séance plénière qu’il est prévu l’examen et vote du projet de loi autorisant l'adhésion de la RDC à l'accord du 28 mai 2007 et l’Examen et vote du projet de la ratification des résolutions 217 et 272.

En début de la semaine, lors de la séance plénière du lundi dernier, celle ayant décidé de la surséance de l'examen et du vote du rapport sur le projet de loi relatif à l'aménagement du territoire, les élus du peuple avaient examiné notamment, la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°10/014 du 31 décembre 2010 relative à l'aviation civile, une initiative de loi du député national André-Claudel Lubaya.

A en croire son initiateur, cette proposition de loi vise à sortir la RDC de la fameuse liste noire de l'Union européenne et harmoniser la législation nationale avec les normes internationales en matière de sécurité aérienne. C'est en réalité une réforme de la loi en vigueur, avec comme ambition majeure, le renforcement des dispositifs garantissant la sécurité et la sûreté de l'aviation civile dans le pays.

L'opportunité de cette proposition de loi s'inscrit donc en réponse aux observations pertinentes formulées par les différentes missions d'audit en matière de sécurité et sûreté aériennes conduites par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Après avoir passé en revue l'ensemble des rapports d'audits précédents ainsi que les différentes recommandations subséquentes, et à la lumière de 790 questions du protocole actualisé que l'OACI a communiquées à l'Autorité de l'aviation civile (AAC) de la RDC, devant servir de boussole pour l'audit prévu de septembre prochain, soit dans 4 mois,  cette proposition de loi modifiant et complétant la loi n°10/014 du 31 décembre 2010 relative à l'aviation civile contient, entre autres grandes articulations : certaines dispositions sont amendées en vue de préciser la nature et l'étendue des pouvoirs techniques d'un DG de l'autorité de supervision de la sécurité et de la sûreté de l'aviation civile, lesquels pouvoirs sont susceptibles de délégation aux inspecteurs de l'aviation civile ; améliorer certaines dispositions de la loi en vigueur en rapport avec l’inéligibilité de certaines compagnies congolaises à l'exploitation des services aériens intra-africain à l'heure du marché public du transport aérien en Afrique et ce, en application de la décision de Youmousoukro de 1999 sur la libéralisation des services aériens en Afrique et ses mesures d'exécution ; etc.

Après un débat houleux alimenté par 15 intervenants dont certains ont posé des questions pour améliorer le texte et d'autres ont avancé des suggestions. André-Claudel Lubaya avait sollicité un délai de 48 heures pour répondre correctement aux préoccupations soulevées par la plénière. C’est donc c’est jeudi.

MB

La République Démocratique du Congo a été représentée de manière la plus active à la 1ère édition de l’exposition ‘‘Art From Kinshasa’’, lancée le 19 avril 2022 à Bruxelles en Belgique, par deux artistes et fils du pays notamment,  Doudou Mbemba Lumbu alias Douze et Glodi Mbela Mambueni.

Cette activité culturelle a été organisée par B19 (Centre d’affaires) et Texaf Bilembo, en collaboration avec Sandra Monanti Chalwe via EntreprenArt, l’une de ses initiatives.

En clair, EntreprenArt est une combinaison de l’entrepreneuriat et de l’art qui du reste, est une branche de ‘‘LA MONANTI PR AGENCY’’, créée en faveur de la promotion de l’art africain dans toute sa diversité.

Etant donné que l’art revêt une importance très capitale dans la vie humaine, y investir se trouve être une nécessité. Et, c’est dans ce cadre-là que Sandra Monanti a présenté et représenté Doudou Mbemba Lumbu alias Douze et Glodi Mbela Mambueni, deux talentueux artistes Congolais.

Tous les jours, les portes de ce centre d’affaires accueillaient des amateurs et des curieux, heureux de retrouver des œuvres provenant d’ailleurs qui du reste, dévoilent des styles différents.

Ainsi, la vie kinoise est racontée par Doudou Mbemba à travers sa thématique de prédilection dénommée : «Embouteillages», perçus sous forme des voitures, des ombres, etc. D’une part, ceci exprime un désir de changement ainsi que le cri d’alarme d’une société tourmentée, d’autre part.

Quant à Glodi Mbela, ce talentueux artiste explore les multiples facettes qui résident en chaque être humain. Des sujets faits de plusieurs pièces et morceaux imparfaits ; il mêle le collage et la peinture acrylique. Tels sont les éléments déterminant pour le rendu de son travail.

Il sied de préciser que « EntreprenArt » prône l’amélioration des conditions de travail des artistes. Il vise soutenir la pratique artistique tout en sollicitant l’appui réel des gouvernements, des professionnels du secteur culturel et des organisations impliquées dans la coopération internationale.

Pour une bonne et meilleure organisation de cette grande activité à vocation internationale, EntreprenArt était en partenariat avec William Hoek et John Alexender Bogaerts. Malgré l’absence des artistes concernés sur la place en Belgique, il faut souligner l’expo Art From Kinshasa a  connu un succès foudroyant grâce à l’expertise  des organisateurs qui ont placé la barre très haut pour faire découvrir aux visiteurs  l’ingéniosité artistique des congolais dans la domaine de la peinture.  

Par ailleurs, Sandra Monanti, Directrice Générale et représentante des artistes a déploré la lenteur et l’opacité des administrations dans l’octroi des visas pour le déplacement des artistes. Une situation qui, selon elle, entrave la promotion de la culture congolaise sur l’échiquier international.

Néanmoins, aux dires de Sandra Monanti, ce genre d’opportunité crée une vitrine pour la culture RD Congolaise et permet aux artistes d’acquérir facilement la qualité d’ambassadeur de la culture. 

Jordache Diala

Le Tchad entend capitaliser la tenue à Kinshasa, du 23 au 27 mai 2022, de la 39ème Session du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement supérieur (CAMES) pour rafler le poste de Secrétaire général de cette organisation. Pour y parvenir, c’est le soutien du Président Félix Tshisekedi, qui s’avère indispensable. C’est ce qui a justifié la présence, à la Cité de l’Union Africaine, mercredi 18 mai 2022, du Ministre tchadien de l’Enseignement Supérieur, Recherche scientifique et innovation, le Docteur Ali Waidou, porteur d’un message du président tchadien, le Général Mahamat Idriss Deby, à son Homologue  congolais, Félix Tshisekedi.

Entretien attrayant, mission terminée, l’émissaire du Président tchadien a révélé au sortir de l’audience qu’il était question de venir solliciter l’appui de Félix Tshisekedi et, en même temps, de présenter le nom du candidat potentiel de Ndjamena, à savoir : le Professeur Souleymane Deby. Il a justifié l’opportunité de cette démarche par le fait que son pays et la République Démocratique du Congo entretiennent des très bonnes relations depuis bien longtemps, et que le Président Tshisekedi est un ami au peuple tchadien qu’il a eu d’ailleurs à assister lors du décès de Feu Président Idriss Deby, l’année dernière.

La Pros.

Les frais à percevoir par l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) dans le cadre de ses missions sont désormais connus. Le ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité, Olivier Mwenze Mukaleng, a signé il y a une semaine, un Arrêté comportant deux annexes, dont l’une relative à la grille tarifaire, et l’autre détaillant les zones urbaines de consommation domestique d’électricité basse tension. C’est un Arrêté qui détermine de manière claire les montants à percevoir par l’ARE, dans le cadre de ses attributions, conformément aux dispositions au Décret du Premier Ministre du 21 avril 2016 portant création, organisation et fonctionnement de cet établissement public de l’Etat.

«Sans préjudice des éventuelles pénalités ou sanctions encourues, les frais à verser à l’Autorité de Régulation du secteur de l’Electricité dans le cadre de ses missions comprennent notamment et selon le cas : - les frais de dépôt des dossiers ou des requêtes ; les frais administratifs ; les frais d’instruction des dossiers ou des requêtes englobant, entre autres, les frais techniques d’analyse de la valeur, de la pertinence et de portée de leur contenu ; les frais d’arbitrage ou de conciliation des différends ; les frais d’octroi du certificat de conformité ; les frais de rémunération des services ou interventions dans le cas de son expertise ; les pénalités pécuniaires », stipule l’Arrêté en son article 3.

L’Arrêté est tellement claire qu’il détermine les personnes morales et physiques qui sont astreintes au payement des frais administratifs, frais d’arbitrage, des pénalités pécuniaires ou des frais de rémunération de tous autres services nécessitant l’intervention de l’ARE, dans le cadre de ses missions, selon les cas.

Des frais déterminés selon l’urbanisme…

Par ailleurs les frais de dépôt des demandes de conciliation ou d’arbitrage introduites par les consommateurs domestiques relatives aux différends qui les opposent aux opérateurs sont fixés en fonction de leurs zones de résidence respectives, définies selon les critères de classification établis par le Ministère ayant en charge l’urbanisme. Pour les autres catégories de consommateurs, ces frais sont fixés en fonction du niveau de tension de l’électricité que l’opérateur fournit à leurs domiciles, note l’Arrêté.  En ce qui concerne les zones urbaines de consommation domestique, les critères de leur classification sont établis par le ministère en charge de l’Urbanisme et de l’Habitat. Il existe donc quatre zones.

Modalité de perception des frais

Conformément aux dispositions fixant les mécanismes et les modalités de perception et de gestion des ressources de l’ARE, les pénalités pécuniaires, les frais administratifs, les frais d’arbitrages, les produits de ses interventions, et toutes autres ressources résultant de son activité, sont collectés directement par l’ARE. En ce qui concerne le paiement de ces frais, l’Arrêté ministériel détermine qu’il se fera aux comptes ouverts par l’ARE auprès des banques commerciales.

EG

Je remercie mon grand frère et néanmoins ami,  Philippe Masegabio (« Ya Filipo », pour nous ses cadets, « Philmas » chez les intimes), pour m’avoir offert cette belle opportunité de présenter son dernier essai critique, Tchicaya U Tamsi, le feu et le chant. Une poétique de la dérision.

Mais quelle épreuve que de se livrer  à l’exercice périlleux de la critique d’un critique. Mais quelle épreuve de tenter de refaire l’itinéraire imaginaire et poétique d’un immense auteur comme Tchicaya U Tamsi ! D’autant plus que l’auteur lui-même Masegabio, poète émérite, n’est pas loin des sentiers tracés par l’aîné, qu’il a fréquenté d’une certaine manière, en direct et en différé, selon le temps et l’espace ; qu’il a étudié de près, qu’il a en quelque sorte « défolié », qu’il a (et c’est de bonne guerre !)  déconstruit  et reconstruit pour des raisons de décryptage et d’’analyse… Si l’on ajoute à cela quelques similitudes d’itinéraire imaginaire et de style,  qui allient à la fois politique et poétique, à la fois surréalisme  totémique et orthodoxie  stylistique, à la fois recours à la mythologie classique et message rédempteur, à la fois posture intellectuelle, aristocratique et tendances libertaires ; si l’on ajoute cela, on comprend l’admiration, voire la fascination  de Masegabio. Mais,  il est prudent d’arrêter là la comparaison. Comparaison, n’est-ce pas, n’est pas raison. Peut-on d’ailleurs comparer celui qui se considère lui-même comme un « fan » mais vigilant, par rapport à celui qu’il tient en grande estime  comme  une « star », au sens propre d’ « étoile brillante »…

Ah, tant pis pour moi  pour m’être  aventuré sur ces sentiers éprouvants  d’un pèlerinage  risqué. Dieu merci, je connais un peu Philippe. « Un  peu-beaucoup », comme disent les Kinois : n’est-ce pas Masegabio  qui  a guidé  mes premiers  pas de critique littéraire en herbe  dans l’organe éditorial  qu’il  dirigeait alors au sein de l’Office National de Recherche et de Développement, à savoir la revue DOMBI.  N’est-ce pas Masegabio, en 1972,  qui, lors de la création de l’Union des Ecrivains Zaïrois, au  Goethe Institut, m’a embarqué dans le tout premier comité       comme membre effectif, malgré ma fougue de  « jeune Turc »   piaffant d’impatience et d’impertinence. N’est-ce  pas Masegabio alors ministre de la Culture qui, en 1985-86, me prépare à rempiler à la tête de la Compagnie du Théâtre National, afin d’y ramener la paix  et une certaine rationalité managériale. N’est-ce pas avec Masegabio ainsi que d’autres collègues et amis, que dans les années 2000, nous nourrissions le vœu de construire le pont symbolique sur le Congo à partir de la littérature, et une synergie interactive, avec le pôle artistique et culturel de Lubumbashi, singulièrement de l’UNILU.  N’est-ce pas, grâce à la thèse de Doctorat de  Masegabio  défendue en 2014  à  l’UNIKIN  que  j’ai  pu, pour ainsi dire,  faire davantage la connaissance de Tchicaya U Tamsi et me réconcilier avec sa poésie.

L’on a compris   combien  les chemins   de l’amitié et du savoir sont insondables et redevables à  la  providence quand ils se croisent…

L’on a compris que  l’ouvrage sous examen  est une reconstitution plus éclectique de la thèse, en commençant par le titre revu, le titre initial ayant été : « Le rire, ses valeurs figuratives et ses fonctions dans l’œuvre poétique de  Tchicaya U Tamsi ». L’essai  en question (paru à Paris,  aux Editions le Harmattan, 2019)  comporte 306 pages et est réparti en 4 parties consacrées respectivement : 1) aux variations            conceptuelles, 2) aux éléments biographiques, 3) au décodage des valeurs figuratives du rire, 4) aux fonctions du rire.

En fin de compte, que retenir de tout cela, forme et  fond ?

Philippe Masegabio est égal à lui-même et à sa réputation d’écrivain et de critique : séducteur mais intransigeant, méthodique mais réceptif, érudit mais mesuré. L’étude proprement dite, « concerne la recherche et l’identification des signifiants du rire, leur mode de fonctionnement   et la signifiance de l’œuvre poétique de Tchicaya U Tamsi » (Masegabio).  Les axes méthodologiques font montre d’une interdisciplinarité intégrée, éclairée, éclectique : l’analyse du contenu et la stylistique le disputent à la sémiotique de la littérature    là  où la poétique, en tant qu’analyse de l’acte de création rejoint l’herméneutique.

Au demeurant, l’auteur Masegabio a réussi  une sorte de compromis savant, c’est le cas de le dire, en réunissant à bon escient les ténors   de la théorie du langage et de la sémiologie, de la déconstruction et de la sémantisation : les théories de l’Américain Charles Sanders Pierce  sur le courant pragmatiste et la triade signe-objet-interprétant ; celles du Danois  Louis Hjelmeslev sur la glossématique, celles de l’Italien Umberto Eco sur l’encodage et le décodage du signe-image ; celles du Français Roland Barthes sur la sémiologie de la représentation et la sémiologie de la communication ; celles du Français Gérard Genette sur la narratologie et singulièrement sur la transtextualité ; celles de la Franco-bulgare  Julia Kristeva sur la psychanalyse du langage et singulièrement l’intertextualité ; enfin celles du Russo-américain Roman Jakobson sur l’analyse structuraliste…

Cette approche interdisciplinaire a eu l’aura de détecter non seulement les pépites poétiques, non seulement les interférences autobiographiques, mais aussi la magie illocutoire et perlocutoire de l’engagement éthique et esthétique.

Nous ne dirons qu’un simple mot de ces interférences biographiques, puisque l’auteur a conscience, contrairement à certaines théories carrément formalistes,  que ces interférences  ne sont pas totalement absentes comme impacts dans l’acte d’écriture. L’on sait en l’occurrence que de son vrai prénom Gérard –Félix et, fils d’un parlementaire,  Tchicaya arrive à Paris à 15 ans. Infirme dès l’enfance, Tchicaya a vécu dans une sorte de solitude pesante  par rapport à ses parents, et notamment de sa mère ; ce qui a influencé une écriture tour à tour nostalgique,  aigre-doux, et impétueux.

Parlons du fond à présent.   Justement le titre employé par Masegabio «  Le feu et le sang » rend compte  de l’état d’esprit de ce poète écartelé, « écorché vif », à travers d’une part  le feu ( métaphore de la passion au sens plein, comme  révolte ontologique,  métaphysique, voire politique) ;  mais aussi, d’autre part  le chant   (sublimation de la souffrance et de cette « passion »). La thématique de la passion, pour Tchicaya,  renvoie certes au Christ mais aussi, plus près de nous, au martyre de Patrice Emery Lumumba. La mort de Lumumba, pour lui, n’est- ce pas « le chant éteint », n’est-ce pas « la parenthèse de Kinshasa », « la parenthèse de sang », pour parler comme Sony Labou Tansi ! «Malheur à l’oiseau ivre

              A quoi bon japper

              C’est de l’arc musical

              qu’il faut jouer en ces pays

              Le jour est assez noir pour l’ordalie

              Nos âmes nos vies ont la boue… »

Qu’est-ce donc finalement la « poétique de la dérision », chez Masegabio, sinon l’ensemble des procédés de parturition symbolique, de « magie suggestive » (Baudelaire) dans ses fonctions protéiforme et multiforme, c’est-à-dire :  sémiotique, métaphorique, pragmatique, propitiatoire…  Propitiatoire, oui,  sous l’impulsion de la dérision, une forme sociodramatisé du rire. Rire à la fois polyphonique, polysémique et prophylactique. Rire égrillard et  poivre-et-sel du griot africain ;  rire évocateur  et grinçant d’Aristophane, rire sulfureux et cathartique de Molière, rire métaphysique chez Bergson, rire jaune et d’angoisse kafkaienne, « rictus orgueilleux » (selon Tchicaya), comble de la ubris de Prométhée contre les dieux, ce phénomène, le rire,  au cœur et au ventre de l’homme, est à la fois défouloir et épouvantail, à la fois totem et tabou. « Le rire, écrit Tchicaya, est le seul uniforme  que je n’ai jamais porté en haillons dans les orgies/ Il gardait   mon cœur contre mes appétits d’ogre ».

En fin de compte, Philippe Masegabio a réussi un vrai pari, celui de faire exploser le rire énigmatique de Tchicaya    U Tamsi   tantôt en feux de brousse, tantôt en feux d’artifice   éblouissants. Mais tantôt en revanche,  en pied de nez contre les dieux, contre le pouvoir religieux, contre les potentats, contre les  idéologies hybrides et incantatoires comme la négritude, bref ; contre les fausses dévotions. 

Philippe Masegabio a réussi ce pari, je le répète, parce qu’ il est lui-même pèlerin et adepte du Beau, du Vrai et du Surréel, selon ses propres mots, ce qui constitue en fait … sa  véritable somme première et son talisman ; il est pèlerin toujours en quête de son renouvellement, de la jubilation intérieure, de sa jouvence inaltérable, là où la cendre demeure : pour Masegabio comme pour Tchicaya, chaque jour est … le jour de l’Eternel ; chaque jour est le rire décapant et capiteux pour avoir réussi à passer le lac des caïmans. Le caïman n’est-il pas le totem du grand large et même de l’au-delà des rivages ! Comme on dit chez nous, aux crapauds des mares, aux poissons d’eau douce, il est impossible de rêver d’être caïman  des grands lacs, de rêver de l’au-delà des rivages et des horizons !

Mais,  finalement, poète avant tout,   Masegabio est passeur, au-delà des rivages et des horizons. C’est ainsi qu’à travers son décryptage de  l’œuvre de Tchicaya, la mythologie du rire retrouve sa valeur spécifiquement humaine, sa valeur universelle de  déconstruction et de construction du langage, de l’expression en profondeur du destin coexistant de tout homme et de tout l’homme.

L’essai de Philippe Masegabio  est à ranger dans la catégorie et dans le registre  de ce qu’on a appelé et qu’on appelle les « études postcoloniales » ; non pas en termes chronologiques de l’après-colonisation, mais en termes idéologiques et critiques de la remise en question radicale des fondements et des vestiges culturels de l’esprit colonialiste ; et cela, au nom de la  contemporanéité authentique et de la prophylaxie mentale et intellectuelle, comme jadis l’avait proclamé Mabika Kalanda…

Kinshasa, 11 février 2020

Pr  Lye M.  YOKA

 

Après les réponses claires du Député national André-Claudel Lubaya aux préoccupations soulevées lors du débat général, la plénière a déclaré recevable la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°10/14 du 31 décembre 2010 relative à l'aviation civile, et l’a envoyée à la commission Aménagement du territoire, infrastructures, Nouvelles technologies de l’information et de la communication (ATI-NTIC) pour examen approfondi endéans 10 jours, soit du 20 au 30 mai 2022.

Dans sa réplique aux préoccupations de ses collègues, André-Claudel Lubaya a laissé entendre que son initiative de loi vise à sortir la RDC des listes de bannissement communément appelées «listes noires» qui font que les compagnies aériennes et le pays tout entier soient exclus du droit de survol et d’atterrissage sur plusieurs aéroports à l'étranger. Pour y parvenir, il faut absolument modifier et compléter la législation en vigueur, celle de 2010.

Les préoccupations des élus ont été résumées en trois axes principaux.

Le premier a trait aux attributions du Directeur général de l'aéronautique civile. L’aéronautique civile dépend de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). C'est elle qui édicte les règles qui doivent être respectées au Congo.

Il y a aussi des députés qui ont estimé que la loi ne valait même pas sa peine parce que plusieurs lois sont mises en œuvre dans le pays.

Pour l’initiateur de la proposition de loi, il faut avoir cet arsenal de lois, en améliorer quand il le faut et renforcer les dispositifs de contrôle de mise en œuvre, d'évaluation de ces lois.

Enfin, d’autres députés ont estimé que cette loi va mettre fin à l'existence de la Metelsat. Ce qui n’est pas vrai, car ce service va continuer à fonctionner. Son rôle est de fournir l’information météorologique nécessaire.

Pour l’élu de Kananga, cette loi a l’avantage d’aider Congo Airways d’atterrir à Bruxelles, à Paris comme à Washington. Elle a l'avantage de permettre à un pilote congolais qui a reçu la licence de pilote au Congo de se poser à Bruxelles, à Paris comme à Washington. «Nos pilotes comme nos avions sont locaux. Ils n'opèrent qu’ici. Les licences de nos pilotes ne sont pas reconnues à l'étranger. Les plaques d’identification de nos avions ne sont pas reconnues à l'étranger, notre espace aérien n’est pas survolé. Ça veut dire quoi, l'avion qui quitte Paris et qui va en Afrique du Sud, lorsqu'il arrive au-dessus de l'espace aérien congolais, il ne passe pas, il contourne vers Kigali et il continue ou vers l'Angola, simplement parce que le Congo ne dispose pas d’équipements suffisants de prise en charge au sol pour aider les pilotes à naviguer et traverser nôtre territoire. C’est tout ça qu’il faut maintenant mettre dans une loi pour aider l’Etat congolais d’abord à redorer son image en devenant à la fois fréquentable, mais en même temps être en mesure de fréquenter les aéroports et les différentes pistes à travers le monde», a rappelé le député Lubaya.

Pour rappel, d’après son initiateur, cette proposition de loi vise à sortir la RDC de la fameuse liste noire de l'Union européenne et harmoniser la législation nationale avec les normes internationales en matière de sécurité aérienne. C'est en réalité une réforme de la loi en vigueur, avec comme ambition majeure, le renforcement des dispositifs garantissant la sécurité et la sûreté de l'aviation civile dans le pays. L'opportunité de cette proposition de loi s'inscrit donc en réponse aux observations pertinentes formulées par les différentes missions d'audit en matière de sécurité et sûreté aériennes conduites par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

MB

 

«C’est une règle générale : l’homme  qui réussit  le  mieux dans la vie  est celui qui détient la meilleure information ».  Benjamin Disraeli.

(Par Jean Joseph Ngandu Nkongolo)

                 

Chères Travailleuses, chers Travailleurs,

Comme vous le savez, les travailleurs du monde entier se sont souvenus ce 1er mai 2022  de  leurs collègues travailleurs qui ont versé de leur sang, perdu leur vie pour  la determination du temps de travail.  Cette lettre sociale congolaise décrit le processus du 1er mai et explique la rationalité de la célébration du 1er mai au regard de la revendication du temps du travail.

Les  deux points abordés  dans cette lettre sociale s’adressent à la conscience de chaque travailleur salarié congolais afin que le travail soit pour lui une source de son émancipation et de son épanouissement  et ce, dans le respect et par le respect de sa dignité humaine.                     

  1. EXIGENCE D’UNE JOURNEE DE TRAVAIL DE 8 HEURES : UNE AFFIRMATION DE LA DIGNITE HUMAINE.

                            

L’homme s’humanise par le travail. L’humanisation de l’homme qui travaille  est à la fois un résultat  de la production matérielle et un effort collectif, universel et progressif. Le travail est à ce titre une activité sociale, car elle est faite par l’homme pour les hommes. 

Le travail se voulant un mode d’expression et de communication, au 4ème congrès de l’American Federation of Labor tenu en 1884 aux USA,  les principaux syndicats ouvriers américains s’étaient donnés deux ans pour imposer aux patrons  une limitation de la  journée de travail de 8 heures.

Qui veut la paix  prépare la guerre, dit – on, ces syndicalistes avaient  proposé  de débuter leur action  un certain 1er mai parce que  beaucoup d’entreprises  américaines allaient entamer ce jour-là  leur  année comptable. Ainsi donc, la grève en cette date allait empêcher  démarrage de cette année comptable.

Pour ce faire, samedi 1er mai 1886, les manifestations ont été organisées aux Etats Unis d’Amérique, notamment en Pennsylvanie, à New York et  à Chicago.

En Pennsylvanie et New York, le 1er mai 1886  la classe ouvrière fut bouleversée à cause du renouvellement  des contrats de travail pour une durée d’un an.

A Chicago, les employés des usines MAC CORMICK s’étaient   rassemblés, devant leurs usines  en cette date du 1er mai 1886 pour revendiquer une journée de 8 heures de travail.  Le 3 mai 1886, un affrontement entre les briseurs de grève et les grévistes fit malheureusement 4 morts.  De cet affrontement, trois syndicalistes sont jugés et condamnés à la prison à la perpétuité, cinq autres ont été pendus le 11 novembre 1886, mais ils ont été réhabilités plusieurs années après.

Du 14 au 21 juillet 1889, il s’était tenu à Paris, un congrès international socialiste dont la résolution était que les travailleurs des diverses nations auraient à accomplir la manifestation de revendication de la journée de travail de 8 heures dans les conditions qui leur seraient imposées par la situation de leur pays respectif. Ils choisirent la date du 1er mai  pour cette fin. Ainsi, le 1er  mai  devint la date symbole de la revendication d’une journée de travail de 8heures à travers tous les pays du monde.

Le 1er mai tire sa rationalité dans le traité de paix signé à Versailles le 28 juin 1919. Ce traité fixe dans  son article 247 «  l’adoption de la journée  de travail de 8heures ou la semaine de travail de 48 heures comme  but à atteindre partout où elle n’a pas encore été  obtenue ».  De ce traité, la revendication d’une journée de travail de 8 heures  dont la date de manifestation mondiale était le 1er  mai devenait sacrée. Le 1er mai est  de nos jours une journée de toutes les revendications des travailleurs salariés.

En 1920 la Russie soviétique sous l’autorité de Lénine décide de faire du 1er  mai une journée chômée. Cette initiative fut suivie par l’Allemagne nazie en 1933, la France sous l’occupation en 1941.

En République démocratique du Congo, le 1er mai  est un jour férié qui a un caractère légal au regard de l’ordonnance n°14/010 du 14 mai 2014 fixant la liste des jours fériés légaux en République démocratique du Congo.  Cette ordonnance stipule  en son article 1er « 1er mai : fête du travail ».

Comment est-on alors passé du 1er mai « journée de revendication d’une journée de travail de 8 heures » au 1er  mai « fête du travail » ?

En France, le 24 avril 1941, le Maréchal Pétain Philip instaure officiellement le 1er  mai comme « fête du travail et la concorde sociale ». Fort du fait que les régimes totalitaires ne supportaient pas les revendications des travailleurs du 1er mai, le Maréchal Pétain, qui ne pouvait pas tolérer les manifestations des travailleurs de cette date, avait transformé la lutte en réjouissances insipides par la loi. Dorénavant, il ne pouvait plus faire tirer sur les travailleurs manifestants du 1er mai.

Tout compte fait, le ravalement du 1er mai, par cette transformation, n’a pas exproprié les travailleurs leur 1er  mai de revendication. Car, le 1er  mai a été et est encore une expression de l’affirmation de la dignité humaine de travailleurs. Victimes de l’exploitation inhumaine, privés de leurs droits, les travailleurs qui revendiquent en cette date illustrent le principe selon lequel partout où il y a oppression et exploitation, il doit y avoir nécessairement résistance et lutte.  Le 1er  mai montre aussi l’importance que les travailleurs ont eu  à accorder à leur temps extorqué.           

  1. TRAVAILLER POUR LA SUBSISTANCE : UNE DESHUMANITION DU TRAVAILLEUR

J’affirme avec Karl Marx(1848) que « le sens profond de la société des hommes est donc que tous les hommes sans distinction aucune ni de race ni de pays, ni de langue ni de sexe sont destinés à s’humaniser par l’intermédiaire  de la nature humaine par le travail intelligent et libre. Le travail est donc une production libre et intelligente ».

Voilà pourquoi, se voyant privés de la liberté de disposer de leur temps  par leurs employeurs qui leur imposaient une journée entière de travail, les travailleurs salariés américains et français des années 1884 avaient exigé et obtenu une journée de travail de 8heures.  Cet acquit socio –culturel dans le monde du travail profite à tous les travailleurs du monde entier.

Dès lors, les revendications des travailleurs salariés portent généralement sur le salaire, le temps et les conditions de travail comme l’affirme Mourad Sandi(2006).

Curieusement, les rares revendications  spontanées et isolées des travailleurs salariés congolais, toutes catégories confondues, portent plus sur salaires que sur le temps et les conditions de travail. Le temps, l’unique ressource pour posséder et connaitre le monde est laissé pour compte. Je m’en veux pour preuve la tendance à généraliser  le contrat de travail permanent à durée déterminée en violation des dispositions légales.

Cette façon d’agir montre que la plupart des travailleurs salariés congolais travaillent pour la subsistance, c'est-à-dire pour le salaire tout simplement afin de survivre et ce, sans tenir compte ni du temps ni des conditions.  C’est ça la déshumanisation du travailleur salarié congolais. L’une des causes de cette déshumanisions est l’’aliénation du travail  salarié congolais.

Rappelons que l’aliénation est, pour Jules Girardin(1972), la situation de celui qui n’est pas pleinement lui-même, qui ne réalise pas ses possibilités les meilleurs et les plus originelles, qui réprime et gâche ses énergies. Gérardin renchérit sur l’aliénation en précisant que l’aliénation s’exprime dans les formes plus ou moins conscientes de frustration ou peut être d’échec. Un  travailleur salarié  aliéné n’a ni le pouvoir  de choisir ni le droit d’initiative de sa propre vie privée, il est exproprié.

Cette aliénation caractérise beaucoup de travailleurs salariés congolais en général et en particulier celles ou ceux qui sont dans le « contrat de travail permanent à durée déterminée ». Les efforts  fournis pour les libérés de cette aliénation sont perçus par ces derniers comme embêtements, mieux dérangements.  Souvent, ils n’en prennent conscience que quand ils ne  sont plus actifs dans leurs entreprises.  Mais, cette prise de conscience intervient en retard dans la mesure où  le temps d’agir n’est plus.

Sans être exhaustif quelques facteurs qui constituent la source de l’aliénation des travailleurs salariés congolais sont l’ignorance, le népotisme, le pater familias, le syncrétisme politique, syndical et religieux.  De tous ces facteurs, je m’appesantis sur l’ignorance et sur le syncrétisme politique, syndical et religieux  avec un accent tout particulier sur le syncrétisme syndical.

                 Il n’y aura jamais d’équilibre devoir – droit pour  un  travailleur ignorant. Car, l’employeur sera le seul à rappeler à temps et contre temps les devoirs (obligations) du travailleur, mais le travailleur sera incapable d’exiger ses droits les plus légitimes. L’ignorance des travailleurs salariés congolais est à situer dans le cadre de l’ignorance  du peuple congolais que Tryphon Bonga(2017) qualifie de dommageable pour ce peuple. Bonga affirme qu’elle est le pire des maux  qui minent le peuple congolais dans la mesure où elle ne permet pas au peuple de jouer  le rôle qu’on attend de lui pour la  transformation de la société. 

Dès l’annonce de l’avènement de la 3ème République on a assisté à la présence  des politiciens, syndicalistes et religieux sans motivation désintéressée compatible avec la rationalité des missions des partis politiques, syndicats et religions. Le moins que l’on puisse dire est que leurs comportements sont irrationnels. Car, fondés sur l’individualisme méthodologique comme le précise  Jon Elster(2007). Ces politiciens, syndicalistes et religieux existent et  opèrent pour la subsistance.

Le syncrétisme syndical est justifié non seulement par le fait que les actuels syndicats congolais s’inspirent de la doctrine (mobutisme) de l’UNTZa, syndicat unique et fille ainée du MPR, mais aussi et surtout  par le fait que ces derniers sont dépassés  et du passé par leur mode opératoire des luttes sans  caractère conscient ni organisé avec leurs actions spontanées et isolées.  Pourtant, en parlant du passage du mouvement ouvrier au mouvement social, Nonna Meyer(2012) voit dans le mouvement ouvrier (syndicat) et ses efforts d’émancipation un élément moteur du développement de la société moderne, susceptible de déboucher sur la transformation sociale.  Il y a de quoi penser au renouveau d’un syndicalisme contemporain pour sauver les travailleurs salariés congolais.

Que cette lettre sociale congolaise illumine l’esprit de chaque travailleur salarié congolais  et  féconde par la même occasion  son engagement  de lutte pour son bien-être.

J’ai fait ma part. Si vous êtes intéressé(e)s par cette lettre sociale congolaise, rejoignez-nous au numéro :  +  243 994 994 872 et  à l’e-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  pour la suite.

                                                         Fait à Kinshasa, le 17 mai 2022

                                               Jean Joseph NGANDU NKONGOLO

Expert en Anthropo –Bibliologie du Travail, Formateur Psycho Socio Professionnel et Secrétaire Général de l’Observatoire Congolais du Travail.

+ 243 994 994 872                      

   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le Programme des Nations Unies pour le Développement  et l’artiste Musicienne Barbara Kanam Mutund ont signé un acte d’engagement qui fait de la Diva congolaise ‘’ambassadrice nationale de bonne volonté pour la promotion des actions climatiques en République Démocratique du Congo’’. La cérémonie s’est déroulée le lundi 16 mai 2022 au Pullman Hôtel à Kinshasa. C’était en présence du Représentant résident du PNUD, Dominique Sam.  

Pour cette institution des Nations Unies, le choix porté sur Barbara Kanam est justifié par sa notoriété et son talent mais surtout son lien direct avec la population, a affirmé le Représentant Résident. L’organisation estime que,’’ Barbara Kanam sera un atout majeur dans la sensibilisation sur les questions liées au climat’’.

A en croire cette organisation, l’objectif de cette nomination est de lutter contre le réchauffement climatique notamment, dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre surtout ceux provenant des activités Humaines par la consommation de combustibles fossiles et la conversion de terres forestières en terres agricoles.

A cet effet, la Diva s’est engagée à accompagner les efforts du PNUD dans la promotion des actions climatiques. ‘’ En tant que femme, nous devons amener les enfants à comprendre l’importance et la protection de la nature’’, a exhorté Barbara Kanam. 

On ne parle pas beaucoup de problème de déforestation mais, on parle trop de mines et de tout ce que nous avons comme richesse sur notre sol et sous-sol, a déploré la Diva de la musique congolaise. Pour elle, la RDC étant pays solution, notamment par son bassin du fleuve Congo, a un rôle important à jouer pour l’avenir de la planète.

Rappelons que, pour lutter contre la déforestation et le réchauffement climatique, le gouvernement congolais a adopté une stratégie de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts, REDD+.

Et dans l’optique d’atteindre les objectifs de stabilisation des forêts, le PNUD a sollicité et obtenu l’accompagnement de Barbara Kanam pour l’éducation et la sensibilisation des ménages pour un changement de comportement en vue d’accéléré l’adoption de ces modes de cuisson propre en utilisant les foyers améliorés et le gaz de cuisine. Selon le PNUD, c’est une manière d’accompagner le gouvernement congolais dans son souci d’accroitre la communication afin d’accélérer le changement de comportement pour l’adoption d’une consommation  durable et responsable.

Nelly Somba                                                                                         

Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a eu, ce lundi 16 mai 2022 à la Primature, une longue séance de travail avec la Distinguée première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi. Au centre de leurs échanges, des préoccupations importantes concernant la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi et le soutien gouvernemental au programme « Excellentia », la prise en charge des personnes souffrant de la  drépanocytose, l’autonomisation des femmes, leur éducation et leur implication au sein des forces armées et la défense ainsi que l’amélioration de la condition de la femme congolaise. Cette séance de travail procède de la volonté de l’Epouse du Chef de l’Etat de faire le suivi des différents plaidoyers qu’elle mène dans le cadre des axes d’intervention de sa vision.

Avancées de plaidoyers

Dans son mot introductif, Denise Nyakeru a remercié le Chef du Gouvernement pour la prise en compte de son plaidoyer sur l’accès des femmes à des postes de responsabilité dans différentes institutions du pays, plaidoyer qui a porté ses fruits en ce que l’on compte 27% de femmes au Gouvernement Sama Lukonde. «C’est un grand pas vers la valorisation de la femme congolaise. Toutefois, il y a  encore du chemin. Je peux vous garantir de mon soutien dans ce combat noble », a insisté Denise Nyakeru.

En présence des Ministres de la Santé, de la Recherche scientifique, du Genre, Famille et Enfant, et de la Vice-ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, la Première Dame et le Premier Ministre ont dressé un état des lieux global des avancées de différents plaidoyers dont l’Epouse du Chef de l’Etat avait sollicité du Premier Ministre un certain nombre de mesures. 

Il s’agit du plaidoyer pour la lutte contre la drépanocytose en RDC pour lequel elle a sollicité, entre autres, le financement du gouvernement au projet de sensibilisation à la drépanocytose dans le programme scolaire établi concocté par la Fondation qu’elle dirige.

Et de l’implication du Gouvernement dans l’organisation des états généraux sur la drépanocytose, la subvention en urgence des produits liés à la prise en charge des drépanocytaires et l’accompagnement du Gouvernement pour la construction du Centre de Coordination (hôpital) et de recherche pour la lutte contre la drépanocytose, sachant que la Fondation a financé les études techniques et mis à la disposition du projet d’un site.

Aussi, le plaidoyer sur l’amélioration des conditions de la femme et de la jeune fille pour lequel elle a sollicité, entre autres, le soutien à la réhabilitation du Centre féminin Marie Antoinette (CFMA), l’implantation par le gouvernement d’au moins une « maison de la femme » dans chaque province du pays, l’accompagnement du programme « Excellentia » et le déploiement des troupes féminines dans les zones de conflit afin de lutter contre les violences sexuelles auxquelles les femmes font face.

Maux de la population

Les différents problèmes des populations des provinces visitées par la Première Dame ont également fait partie de ces échanges. Il s’agit des provinces de : (Kinshasa, Kongo Central, Kasaï Central, Kasaï oriental, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tshopo, Bas-Uélé, Haut-Uélé, Ituri, Kwango et le Kwilu). De son côté, le chef du gouvernement a remercié gracieusement la première Dame pour son activisme.

Pour rappel, cette réunion fait suite aux différentes rencontres qu’avait eues  la Première Dame avec le Premier Ministre Ilunga Ilukamba en 2020. En 2021, Denise Nyakeru Tshisekedi a de nouveau présenté le plaidoyer au Premier Ministre Sama Lukonde. Un point focal avait été mis en place pour suivre l’évolution de différents plaidoyers.

Il sied de relever, comme l’a souligné le Ministre de la Santé Publique, Jean-Jacques Mbungani, qui s’est confié à la presse à l’issue de cette séance de travail, que « la drépanocytose, cette maladie d’origine héréditaire qui altère l’hémoglobine et qui concerne 2 à 3 % des congolais, focalise jusqu’à présent très peu d’implication du Gouvernement ». 

C’est pourquoi, le Premier Ministre, qui a prêté une oreille attentive à l’ensemble du plaidoyer fait par la Distinguée première dame, a instruit tous les ministres sectoriels pour que tout soit fait au niveau du Gouvernement pour rencontrer ces demandes.

John Ngoyi

 

Statistiques

22195778
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
7811
15358
38210
22025538
361818
440043
22195778

Your IP: 185.191.171.44
2022-05-24 09:04

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg