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C’est un imposant bâtiment de 4 niveaux, plusieurs dizaines de locaux et salles, construit aux standards internationaux, fruit du partenariat entre l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) et l’Agence Française de Développement (AFD) dans le cadre du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D). Procédant à la coupe du ruban symbolique, la Ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale, Claudine Ndusi a indiqué que cette action s’inscrit dans la droite ligne de la vision du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, vision centrée sur l’homme, particulièrement sur la formation de la jeunesse. Il convient de rappeler que ce bâtiment ultramoderne est le résultat des négociations entreprises entre l’INPP et l’AFD à l’époque où Claudine Ndusi assumait les fonctions de Directeur Général adjoint de cet établissement public.

Mot de la Ministre

«L’objectif étant le renforcement des capacités professionnelles des publics actifs avec orientation renforcée vers l’accès à l’emploi pour les jeunes, les femmes et des publics vulnérables ; Il s’agit là d’une réponse aux enjeux de développement économique durable», a précisé la Patronne du secteur de l’emploi en RDC.

A cette occasion, elle a appelé la jeunesse de Goma, en particulier, et du Nord-Kivu, en général, à saisir cette opportunité d’apprendre les métiers afin d’être autonomes et de résister, mieux de refuser de céder à la tentation de rejoindre les groupes armés par manque d’occupation.

Vives satisfactions

Cette inauguration a constitué un motif de joie pour le Directeur Général de cette structure. Patrick Kayembe, puisqu’il s’agit de lui, s’est réjouit que son établissement tourne définitivement la page d’organiser les formations dans des conditions de précarité.

Présent à cette cérémonie, le nouvel Ambassadeur de France en RDC, le Diplomate Bruno Aubert, a salué ce partenariat dont les fruits sont palpables dans le développement de la RDC.

Un accompagnement au-delà des infrastructures

En effet, ce bâtiment n’est pas une première dans le cadre du partenariat avec l’INPP. L’AFD a financé des édifices de même type notamment à Bukavu et Bagira au Sud-Kivu, à Matadi au Kongo Central, à Mbandaka à l’Equateur.

Cette coopération, a-t-elle indiqué, entre l’INPP et l’AFD porte sur un accompagnement dans 3 domaines : la modernisation des infrastructures et des équipements ; la modernisation pédagogique pour l’amélioration optimale des conditions de formation des formateurs et des apprenants, stagiaires etc. ; ainsi que la diversification des filières de formation et métiers porteurs d’emplois pertinents au profit des jeunes, forces vives de la nation.

La Pros.

 

C’est pour concrétiser sa lutte pour faire appliquer les réformes dans son secteur que la Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo poursuit avec des contacts. Le lundi, elle a reçu dans son cabinet de travail, les experts principaux de l’équipe de l’Assistance technique. Ce projet dénommé ‘’Programme d’Appui à la Réforme de la Justice II’’ est étalé sur quatre ans au moins. Et, il comprend plusieurs volets, dont les infrastructures, l’appui institutionnel avec l’assistance technique locale qui va être internée au sein du ministère de la Justice, la formation des magistrats, l'administration pénitentiaire pour améliorer le cadre légal et renforcer les capacités du personnel, humaniser les lieux de détentions dans trois provinces et la réinsertion des détenus ainsi que la réhabilitation du centre de Mbenseke-Futi.

Dans le cadre du deuxième programme d'appui à la réforme de la Justice (PARJ II) piloté par la Cellule d'Appui à l'Ordonnateur National du Fonds Européen de Développement (COFED), les experts principaux de l'équipe de l'Assistance  technique, conduite par l'ordonnateur national délégué Alexis Ntambwe  Mwamba a échangé avec la Ministre d'Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, le lundi 29 novembre à Kinshasa. L'objectif était d'obtenir les orientations sur les attentes spécifiques du ministère, pour le bon démarrage de ce programme. 

Après ces échanges, Alexis Ntambwe Mwamba a décl

 C’est sous une ambiance d’échanges fructueux et des partages d’expériences que la conférence MOLEKA (Eclaire) 2021 s’est tenue le lundi 29 novembre, au centre pour handicapés physiques, dans la commune de la Gombe.

Au cours de ces assises qui ont porté sur l’engagement politique-social-entrepreneuriat, les intervenants sont revenus notamment, sur les différentes opportunités auxquelles fait face la jeunesse congolaise, en général, et Bashi en particulier.

Selon Joseph Nkinzo, délégué des jeunes dans le comité de Cinyabuguma, la conférence MOLEKA (Eclaire) est une série d’activités qui visent l’inclusion de tous les jeunes et cadres Bashi en vue de bannir les antivaleurs, parler du Mushi et non des villages ou territoires d’origine.

«Qu’on soit riche ou pauvre, le point commun entre ces deux catégories est le manger. D’où, je recommande aux jeunes de s’investir davantage dans l’agriculture et de profiter des engrais biologiques», a déclaré Norbert Basengezi Katintima, ancien Ministre de l’Agriculture lors de son intervention. Il a également démontré comment l’exode rural est l’une des sources majeures de l’insécurité alimentaire, avant de promettre le don de houes, semences et un espace champêtre aux jeunes et cadres Bashi, en vue de promouvoir leurs projets agricoles.

Présent à cette activité, le professeur Doudoune Kaganda a imploré les jeunes Bashi de s’approprier leur culture, de transporter l’efficacité agricole à Kinshasa en vue de contribuer à la sécurité alimentaire avec la marque du Bashi, et d’être fier de leur identité.

Le professeur et Abbé Jean-Bosco Bahala, un autre paneliste, a, quant à lui, expliqué l’importance des médias dans la société, les vecteurs par lesquels passent l’information et leurs opportunités au développement personnel. Il a suscité le goût entrepreneurial dans le chef des jeunes dans le secteur médiatique en leur présentant des avantages ainsi que des obstacles comme le manque d’encadrement déontologique.

Ce moment a été aussi une occasion pour Augustin Bisimwa, acteur politique et social, d’encourager les participants à impacter positivement partout et dans tout, tout en connaissant d’avance leurs forces et leurs faiblesses.

Il y a lieu de noter que ces assises ont été organisées par le collectif des organisations des jeunes et cadres Bashi vivant à Kinshasa, en collaboration avec le comité exécutif et le comité des sages de Cinyabunguma. La prochaine conférence aura lieu au mois de mars 2022.

Chris Mutombo

*L'analyse d'une décision judiciaire passe par la lecture de sa motivation. La compétence du juge pénal se détermine au moment de la commission des faits et non des  poursuites. Il reste à  savoir  que la compétence ordinaire du juge de détournement des derniers publics revient au TGI, le reste des juges, de la Cour d’Appel, Cour de  Cassation et Cour Constitutionnelle sont ceux des  prorogations  de pouvoir tenant compte des immunités des poursuites. Pourquoi désignez-vous la Cour de Cassation comme juge naturel de M.  Matata Ponyo ?  Est-ce en tant que sénateur, c’est-à-dire,  citoyen ordinaire ou  ancien Premier Ministre qu’il doit être jugé ?  La Cour Constitutionnelle allait-elle se déclarer incompétente au profit du TGI ? Rentrons aux fondamentaux qui guident les poursuites pénales et vous constaterez qu'on aurait pu lire la Loi autrement.

Même devant la Cour de cassation, à l'état actuel des esprits, vous ne serez pas étonnés  d'apprendre que la défense de M.  MATATA soulève l'incompétence de la Cour de Cassation.

S’il est vrai qu'en tant que sénateur, il est justiciable devant cette Cour,  il demeure aussi vrai qu'au  Sénat,  il n'a posé aucune infraction en rapport avec  BUKANGA LOZO.

La Cour Constitutionnelle n'a pas fait l'œuvre utile en se déclarent incompétente.

L'ancien Premier Ministre est actuellement Sénateur, le droit devait s'appliquer comme un art et non comme science.

La compétence de la Cour constitutionnelle, il faudrait partir des articles 100 à 105 de la  loi N°13/026  portant Organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle et des  articles 163 et 167 de la Constitution.

Si l'ancien Président de la République est protégé par la loi N°18/022 du 26/07/2018 portant statut des anciens Chefs de l'Etat élus, quid alors des anciens Premiers ministres poursuivis pour des faits infractionnels  commis dans  l'exercice de leurs  fonctions ?

A  mon avis, le privilège des  poursuites dont  doit bénéficier l'ancien Premier ministre Matata, est d'être jugé devant son juge naturel au moment de la commission des faits qui est celui de la Cour constitutionnelle.

Car,  la compétence personnelle du juge pénal se détermine au moment des faits et non des  poursuites.

S’il était poursuivi en tant que Sénateur,  ce serait naturellement,  la Cour de Cassation. Or,  tel n'est pas le cas dans l'espèce.

Etant donné que l'article 168 de la constitution rend exécutoire sur minute,  l'arrêt de la cour constitutionnelle et s'impose à tous. Imaginons que tous ceux qui ont détourné les deniers publics et qui ne sont plus aux affaires s'accrochent aux effets de cet arrêt ?  Quelle en serait la suite ?

Avec cette décision litigieuse en faveur de la défense pourtant en sa défaveur, cette affaire risque de verser dans la considération  similaire  au procès 100 jours pendant lequel Vital Kamerhe avait été  condamné arbitrairement sans preuves.

En considération de tout ce qui précède, la Cour Constitutionnelle  aurait dû déclarer  les exceptions de la défense recevables mais non fondées.

Maître Alain Bacoke

Avocat et Analyste,

Master in Law, Master en droit pénal et criminologie

 

*En effet, une délégation de  8 Petites et Moyennes Industries Congolaises, conduite par le PDG de la Société d’Incubations et des formations en Entrepreneuriat (I & F entrepreneuriat) née de l’Institut de la Francophonie pour l’Entrepreneuriat (Maurice) en 2007, le Professeur Masamba Val, est venue à l’Île Maurice en séjour de 19 jours pour y implanter le Siège social de la Chambre de Commerce et de l’Industrie pour les très petites, petites et moyennes entreprises. Ce qui est une première dans nos pays et dans l’espace SADC dont le «motto» est de réduire la pauvreté et des inégalités africaines à travers les échanges économiques et l’intégration d’après le traité de la SADC.

A cette occasion, les PME de la SADC ont validé l’Île Maurice comme le pays qui va abriter le siège de social de la CSB-SADC du fait de son dynamisme économique et de sa capacité à convertir avec succès son économie.

La CSB -SADC a pour vision de réduire l’importation vers l’Afrique, et plus spécifiquement vers les pays de la SADC, en améliorant son terme de l’échange via le développement des activités économiques d’exportations des micros, PME.

La stratégie est celle de développer des projets communs de production secondaire d’exportations symétriques entre deux ou plusieurs pme des pays différents en relations de joint-venture.

 Cette stratégie est une vraie révolution dans les actions de soutien aux micros et pme souvent oubliées dans les actions incitatives économiques dans le contexte africain au profit de la grande entreprise et des multinationales.

Cette fois, «les PME doivent s’exprimer elles-mêmes économiquement, sans intermédiaires et en parlant leur propre langage, en développant leurs marchés à travers une internationalisation intelligente à valeurs ajoutées partagées entre deux ou plusieurs pme des pays différents engagés dans des projets de joint-venture résolvant des problèmes communs», a expliqué le Professeur Masamba Val Lulendo.

Composition de la délégation congolaise

La Délégation congolaise était composée des pme suivantes congolaises et sud-africaines : I&F Sarl (accompagnement) initiateur du projet, Aquilas (shiping et traiteur), Waz Burger (fast-food), Grador (Charcuterie), Hope service (crowfunding), Espace Atomium (traiteur, tourisme et traitement d’eau), CBC Image (peinture), fulgensat (TIC et audiovisuel - Cape Town en RSA), Benteke Sarl (food -Pretoria en RSA).

A l’île Maurice, la délégation a été reçue par Monsieur le Maire de Port-Louis. Un meeting a été tenu à l’Institut de la Francophonie pour l’Entrepreneuriat de Reduit-Maurice devant les plateformes et entrepreneurs mauriciens le mercredi 01 décembre 2021. Cette Délégation va poursuivre sa mission dans les autres pays de l’espace SADC.

John Ngoyi

 

 Au nom de la VPM et Ministre de l’Environnement et Développement Durable, Eve Bazaïba Masudi, Docteur Joseph Malasi Longunza, Conseiller climat au dit Ministère, a procédé ce samedi 27 novembre dans la salle Monekosso des Cliniques Universitaires de Kinshasa, à la restitution des travaux de la 26ème Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations Unies pour le changement climatique tenue du 31 octobre au 13 novembre 2021 à Glasgow, en Ecosse. Occasion pour le représentant de Madame Eve Bazaïba Masudi de faire le point sur la participation de la RDC à cette conférence climatique à l’intention de la coordination estudiantine de l’université de Kinshasa en collaboration avec le conseil de la jeunesse de la société civile environnementale.

Au profit de la RDC

Devant un auditoire rempli d’étudiants, professeurs, chefs des travaux et assistants, Docteur Malasi est revenu sur la vision défendue par le gouvernement à la COP26. Il a affirmé que la RDC se présente aujourd’hui comme pays solution à la crise climatique au monde et il va de soi que les revendications du pays ont été axées sur les aspects qui contribuent à cette cause, a dit le Conseiller climat.

Plusieurs retombées ont été enregistrées au profit de la RDC partant de l’appui financier considérable pour la préservation des forêts congolaises et aussi pour des projets durables.

Politiquement, a relevé Docteur Malasi, la représentation du pays au plus haut niveau par son Président de la République et la portée de responsabilité de la Vice-Primature à l’Environnement et Développement durable ont eu une incidence sur la prise en compte de la valeur que représente la RDC dans les enjeux climatiques.

Candidature dévoilée

Ce face-à-face entre décideurs et étudiants sur la question cruciale de l’environnement a permis d’asseoir de partenariat solide pour la meilleure vulgarisation des acquis de la COP26 pour la RDC qui a candidaté pour l’organisation des préparatifs de la COP27.

Au nom de la VPM Bazaïba, le Conseiller climat a annoncé la mise en place d’un groupe de travail des scientifiques chargé d’accompagner le Ministère de l’Environnement avec des analyses et réflexions sur des thèmes spécifiques.

Ce groupe, poursuit-il, va aussi apporter des idées concrètes en vue d’améliorer la gouvernance environnementale en RDC tout en faisant bénéficier à la population et à l’économie congolaises, des bénéfices associés à la RDC pays solution à la crise climatique.

John Ngoyi

 *Le Premier Ministre, Jean-Michel SamaLukonde,  a reçu en audience à la Primature, ce jeudi 02 décembre 2021, une délégation de la Banque Equity-BCDC conduite par le Ministre du Commerce Extérieur, Jean-Lucien Bussa Tongba. Selon le Directeur Général d’Equity BCDC, Célestin Mukeba, cette délégation est venue faire la restitution de la mission économique qui se déroule au pays entre les entrepreneurs et les opérateurs économiques de la  République Démocratique du Congo et des investisseurs venus de la République du Kenya. Une mission économique importante qui va se dérouler pendant deux semaines, soit du 30 novembre  au 13 décembre 2021. Le but est de nouer des partenariats profitables.

Briefing devant la presse

A la sortie de son audience avec le Chef du Gouvernement, Célesin Mukeba a déclaré devant la presse : «Nous sommes venus voir le Premier Ministre pour lui faire la restitution de la mission économique qui se déroule en République Démocratique du Congo. C’est déjà depuis le 30 novembre que la mission était lancée avec 253 investisseurs qui sont venus de notre pays frère la République du Kenya. Et les entrepreneurs congolais ont répondu présent en souscrivant ou en s’inscrivant dans la plate-forme. On a pu mobiliser, à peu près deux mille entrepreneurs congolais qui sont venus nouer le partenariat avec les 250 qui sont là. Donc la mission s’est bien déroulée dans la première phase où nous avons eu à présenter les opportunités de la République Démocratique du Congo».

Panels et partenariat

A cet effet, dans le cadre de cette mission économique, des panels des discussions ont été constitués dont le plus important a permis de présenter les opportunités qu’offre la RDC. «Il y avait un panel ministériel avec la présentation des opportunités de la République Démocratique du Congo. On sait qu’il y a beaucoup de défis à relever, les défis de l’autosuffisance alimentaire, le défi énergétique, les défis dans le domaine de la santé, des infrastructures. Ces investisseurs sont des champions en Afrique de l’Est et l’Afrique Centrale. Ils sont venus voir dans quelle mesure accompagner le pays pour son développement. C’est une très bonne opportunité», a-t-il ajouté. 

Le deuxième volet que le groupe COA a dû présenter, ce sont les moyens mobilisés pour accompagner ces investisseurs qui seront déterminés à investir en République Démocratique du Congo.

«Il y a les partenariats qui sont noués avec les institutions de développement. Il y a des fonds qui sont mobilisés par exemple avec les institutions de développement comme la Banque Mondiale, comme AFC, et les autres partenaires pour accompagner les petites et moyennes entreprises à se développer. Donc, il y a un engagement fort qui s’inscrit dans la vision de la Banque d’être le champion de la prospérité  socio-économique des africains avec une mission de pouvoir rehausser le niveau de vie, redonner la dignité et attendre les opportunités de création de richesses», a dit  encore Célestin Mukeba.

Pour sa part,  le Premier Ministre s’est dit  satisfait de la mission accomplie.

Genèse de la coopération

Signalons que cette mission économique Kenyane sur le territoire congolais fait suite à l’accord de coopération, signé en avril 2021 entre les Présidents de la RDC, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et du Kenya Uhuru Kenyatta, en vue de promouvoir les investissements entre les deux pays.

Cette mission économique Kenyane va visiter 4 villes de la RDC dont Kinshasa,  Goma, Mbuji-Mayi et Lubumbashi pour explorer les opportunités d’investissement. 

La Pros.

 Après l’évasion ‘’spectaculaire’’ d’au moins 204 détenus de la prison de Matadi, située dans la province du Kongo Central, le président de la République a rapidement dépêché le samedi 27 novembre dernier, le Vice- Premier Ministre et ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières, Daniel Aselo, pour s’enquérir de la situation sécuritaire dans cette partie du pays, et de trouver les voies et moyens le plus tôt possible, pour mettre la population à l’abri du danger après cette incident.

A son arrivé, le VPM de l’intérieur Daniel Aselo a tenu un conseil de sécurité élargi dont ont pris part, le gouverneur ai de la province, le maire de Matadi, le commissaire divisionnaire de la police, les administrateurs territoriaux du Kongo Central ainsi que les autres membres du conseil provincial de sécurité. Dans son allocution après constat fait, le Vice-Premier ministre a qualifié cette évasion ‘’de sabotage’’. «Je ne voudrais pas prendre le devant sur les conclusions de la commission mise en place par les autorités provinciales, mais en tant que politique, ça semble être un sabotage», a révélé Daniel Aselo. Il a par cette même occasion demandé à la population locale de collaborer conjointement avec les forces de l’ordre, en vue de permettre à l’autorité politico-administrative et tous les services qui gèrent la question sécuritaires, de mettre vite la main sur les dangereux criminels et les hors-la-loi en fuite, de manière à permettre à l’Etat d’être plus efficient. A l’issue de la réunion de conseil de sécurité, le VPM Aselo a eu à recueillir des amples informations sur l’incident.   

Il y a lieu de signaler que, ce site carcéral de Matadi dont se sont évadés au moins 204 prisonniers, est situé aux encablures du camp de Police Molayi dans la province de Kongo Central.

Fidel Songo

La Première Dame de la République démocratique du Congo poursuit son périple dans la province orientale démembrée. Après Kisangani dans l'actuelle province de Tshopo, c'est Buta au Bas-Uélé qui constitue la deuxième phase de sa tournée. A sa descente à l'aéroport de Zega, la Denise Nyakeru Tshisekedi s'est dirigée tout droit vers la 14èmecommunauté des Baptistes du Congo Nord qui célébrait son centenaire.

Au cours de ce grand culte d'action de grâce, la présidente FDNT s'est adressée aux membres de cette communauté en s'inspirant des Saintes Ecritures qui disent dans les psaumes 133 :1 "Qu'il est bon pour des frères et sœurs de demeurer ensemble".

«Je vous félicite pour les 100 ans d'existence, continuez à soutenir vos leaders. Ils vous tiennent à cœur. Voilà pourquoi, le Président de l'ECC (Eglise du Christ au Congo), André Bokundowa, a fait ce déplacement jusqu'ici. Moi je suis venue pour voir et entendre la population de Buta. Je sais que j'aurai l'occasion d'échanger avec quelques représentants des différentes couches des populations», a déclaré la First Lady.

Juste après, la Première Dame et toute sa délégation s'est aussitôt dirigée à l'hôpital général de référence de Buta. A cette occasion, elle a apporté de l'aide composé d'un lot important de matériel médical et des produits pharmaceutiques.

Les factures des femmes accouchées et celles des malades  hospitalisés ont été payées. Pour matérialiser l'axe autonomisation, l'Epouse du Chef de l'Etat est allée rencontrer les femmes vendeuses au marché "Carole Agito" à quelques encablures de là.

La Première Dame a eu des mots justes pour encourager ces vaillantes dames qui soutiennent leur foyer au moyen des petits commerces. Ces femmes ont reçu à leur tour un appui pour renforcer leurs activités économiques. C'est à la fin de la journée que l'Epouse du Chef de l'Etat s'est adressée aux habitants de Buta rassemblés dans un stade à proximité.

"Je suis très heureuse pour l'accueil que vous m'avez réservé. Sachez que le Président (Félix Tshisekedi) et moi, nous ne vous avons pas oublié. Lui est trop pris dans les affaires politiques, raison pour laquelle il m'a envoyé vous rendre visite pour m'enquérir de la situation de cette province. J'ai appris que vous faites face à trois grandes difficultés : le manque d'eau, d'électricité et des infrastructures routières.

Je lui en ferai part [...]", promet-elle.

La Présidente de la Fondation DNT a par la même occasion encouragé les femmes à renforcer leur capacité par des apprentissages des métiers ainsi qu'à certaines notions d'études pour qu'elles deviennent encore plus efficace dans la société. L'épouse du Chef de l'Etat a souligné qu'elle croit aux capacités de la femme. Elle lui donne toujours une place de choix. Lundi avant de quitter Buta pour Bunia en Ituri, la Première Dame qui tient à l'éducation des jeunes a réuni près de 200 finalistes du secondaire pour une sensibilisation sur le programme phare de sa Fondation "Excellentia".

Elle a renchéri sa sensibilisation avec la présence d'une Excellentia de Buta, deuxième édition du nom d'Aminata Etikabele Emelemekia qui a obtenu une bourse locale à l'Université Pédagogique Nationale (UPN), à Kinshasa, option informatique Télécommunications. Elle fut élève au complexe scolaire "Le Bon Berger" à Buta au Bas Uele.

Notons que la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi a quitté Buta pour la ville de Bunia dans la province de l'Ituri.

La Pros.

Autant les Evêques membres du Comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco) tenaient à recadrer un certain nombre des choses pour la tenue des bonnes élections en 2023, autant il tenait, lui aussi, à chasser quelques équivoques dans la problématique de l’organisation d’un processus électoral apaisé en vue de préserver l’harmonie, la paix chèrement acquise ainsi que la cohésion nationale entre congolais. C’est dans ce schéma qu’en sa qualité de Garant de la Nation, Félix Tshisekedi, a joué prudemment et sagement sa carte en recevant les Prélats catholiques, le vendredi dernier, à la Cité de l’Union Africaine, pour une sincère harmonisation des vues. La délégation de la Cenco composée d’une dizaine d’Evêques était conduite par Monseigneur Marcel Utembi. L’on pouvait également apercevoir, parmi les Princes de l’église catholique romaine,  l’Archevêque métropolitain de Kinshasa, le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu. Les Présidents de deux Chambres du Parlement étaient également présents à cette rencontre.

D’après Mgr Marcel Utembi, Président du Comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco), il était question, pour tous les Evêques membres du comité permanent, de présenter les conclusions de leur dernière session extraordinaire organisée récemment à Kinshasa, laquelle session, d’après lui, était consacrée aux grandes questions d’actualité notamment, le processus électoral, la situation sécuritaire sur l’ensemble du pays ainsi que l’éducation chrétienne. Sur place à la Cité de l’UA, d’après Marcel Utembi, un mémo a été transmis au Président Félix Tshisekedi. Ainsi, pour faire comprendre à tous les congolais l’urgence qu’il y a à regarder dans la même direction pour un meilleur lendemain et pour des bonnes élections en 2023, l’Archevêque de Kisangani, inspiré du chapitre 3 du livre d’Ecclésiaste, a insisté sur le fait qu’il y a un temps pour toute chose sur la terre des hommes.  « Il y a un temps pour tout, un temps pour réfléchir, un temps pour se quereller, un temps pour se concerter et un temps pour être réaliste et pour prendre des décisions», a-t-il souligné au sortir de la rencontre avec Tshisekedi.

«Nous regardons tous dans la même direction même si par moment il y a des petits couacs qui ne manquent pas dans toute organisation humain », a renchéri Mgr Marcel Utembi. Avant de partir, les Evêques de la Cenco ont proposé, comme leur contribution à la recherche de la paix au Nord-Kivu et en Ituri, la requalification de l’Etat de siège. Ils ont, en ce qui concerne l’éducation des enfants, promis d’accompagner tous les efforts du Gouvernement.

La Pros.                                                           

      

  1. Dr. Pierrette Herzberger-Fofana avec Mme Chantal Mulop, Conseillère Spéciale du Chef de l'Etat Jeunesse, Genre, violence faite à la femme.
  2. Dr. Pierrette Herzberger-Fofana avec La ministre de la Famille, de l’Enfant et du Genre , Mme Gisèle Ndaya Luseba

Lors de son récent séjour, le mois dernier, la députée des «Verts» au parlement européen, Dr. Pierrette Herzberger-Fofana,  a salué les initiatives du gouvernement congolais en vue d’éradiquer la violence contre les femmes.  Elle avait été reçue par la Conseillère Spéciale du président de la république en genre, violence faite à la femme,jeunesse, Mme Chantal  Mulop et par la ministre du genre, Mme Gisèle Ndaya Luseba

Nous publions ci-joint,  la contribution de la parlementaire.

Les violences subies par les femmes constituent l’une des violations des droits humains les plus répandues dans le monde.  

L’enquête sur la violence à l’égard des femmes effectuée dans les Etats membres de l’Union européenne en 2014 auprès d’un échantillon de 42 000 femmes a édifié tout le monde. En effet, il en ressort qu’une femme sur trois en Europe a subi au moins une forme de violence sexuelle ou physique et qu’une femme sur deux a été victime de plusieurs formes de harcèlement sexuel.

La violence à l'égard des femmes peut se présenter sous de nombreux aspects: coups et blessures, viols, violence conjugale, psychologique et verbale, féminicide, mutilations génitales, harcèlement ou agression sexuelle cyber-harcèlement, diatribes haineuses sur les réseaux sociaux, etc…

Dans les cas les plus extrêmes, la violence à l’égard des femmes entraîne la mort.  A l’échelle mondiale, on estime à 137 le nombre de femmes tuées chaque jour par leur partenaire intime ou par un membre de leur famille. Environ une femme sur sept a subi des actes de violence physique et/ou sexuelle de la part d’un partenaire intime ou d’un mari au cours des douze derniers mois.

La violence contre les femmes concerne autant les pays pauvres que les pays riches. Selon les pays, elle prend des formes diverses. Ici à Bruxelles, siège de l’Union Européenne,  la violence à l’égard des femmes et des filles est toujours d’actualité. En effet, on constate que de plus en plus des jeunes filles sont victimes de violence lorsqu’elles vont dans les discothèques. Elles sont droguées à leur insu En effet, on leur introduit des gouttes de viol dans leur verre afin de pouvoir abuser d’elles.

Le degré de violence à l’égard des femmes et des filles demeure partout alarmant.

C’est dans cet optique que la campagne «Tous UNiS pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes d’ici à 2030 » du Secrétaire général des Nations Unies (Campagne «Tous UNiS »), organisée par ONU Femmes vise à prévenir et éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles dans toutes les régions du monde. Elle appelle les gouvernements, la société civile, les organisations de femmes, les jeunes, le secteur privé, les médias et l’ensemble du système des Nations Unies à unir leurs forces pour faire face à la pandémie mondiale de la violence à l’égard des femmes et des filles. C’est pourquoi nous devons mobiliser les efforts de plaidoyer et créer des opportunités de discussion sur les défis à relever ; telle que la politique du silence qui prévaut presque partout où les femmes sont victimes de violence. Signaler une violence physique subie par une fille ou une femme n’est pas un acte de délation ; mais  devrait  plutôt contribuer à la mise en place de stratégies de lutte contre ce phénomène récurrent au sein des sociétés.

La Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1993, définit la violence à l'égard des femmes comme : 

« tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie

Les crises humanitaires peuvent accroître la vulnérabilité des femmes face à la violence, comme c’est le cas dans les régions de conflits et de post-conflits. Au cours de l’année écoulée, on a pu constater que le nombre des violences  sexistes liées à la Covid 19 et aux mesures de confinement en Europe ont engendré une augmentation de la violence. En effet, les restrictions de déplacements, l’isolement social et l’insécurité économique ont augmenté la vulnérabilité des femmes face à la violence au sein du foyer.

Il convient donc que les Etats prennent des mesures fermes afin qu’ensemble nous parvenons à l’élimination de la violence partout dans le monde.

Dans mon travail parlementaire, je m'engage pour des politiques féministes et intersectionnelles qui protègent les femmes et en particulier les femmes marginalisées, les femmes issues des minorités et de la Diaspora; par exemple, en tant que rapporteur du rapport sur l'éducation sexuelle et la santé reproductive ou du troisième plan d'action de l'Union Européenne pour l'égalité des genres.

Lors de sa présentation, la présidente de la Commission européenne Madame von der Leyen avait promis d'introduire le fait que la violence à l'égard des femmes est bien entendu aussi un crime contre l'humanité. Il serait temps de tenir cette promesse.

Dr  Pierrette Herzberger-Fofana,

Députée au Parlement Européen

1ère Vice-Présidente de la Commission «Développement»

Membre de la Commission Droits de la Femme et Egalité de Genres

Des élections libres, transparentes et apaisées en 2023? Tout le monde les veut, au stade actuel, sur l’ensemble du territoire national. Ainsi, dans le souci de voir ce vœu prendre corps,  Samy Badibanga a, le vendredi dernier, fait les premiers pas vers Denis Kadima, le tout nouveau Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, pour discuter sur des stratégies capables de garantir un processus électoral apaisé en République Démocratique du Congo. Selon le Président de ‘’Les Progressistes’’, la seule voie de sortie des tractations autour de la mise en place du nouveau bureau de la centrale électorale, c’est la création d’un cadre de concertation devant être composée de toutes les parties prenantes au processus électoral. Cette piste des solutions, a-t-il laissé entendre, favorisera le déroulement normal du processus électoral et va épargner le pays de vivre des scènes obscènes survenues lors des récents scrutins. «Je tenais d’abord à le féliciter et j’ai trouvé qu’il était tout à fait ouvert et réceptif à des nouvelles idées. Donc, j’ai eu un échange avec lui par rapport au processus électoral à venir, aux différentes étapes notamment,  le fichier électoral, la Loi  électorale, le calendrier électoral et particulièrement sur l’importance du cadre de concertation, pour toutes les parties prenantes aux élections. Que la porte soit bien ouverte d’abord pour tout le monde et surtout que ce cadre de concertation soit mis en place le plus tôt possible pour qu’il y ait un échange entre les différentes parties prenantes et la Ceni. Le processus est un processus important et nous ne pouvons pas prendre le risque que ça nous pose des problèmes plus tard. Il faut que ça soit un processus apaisé et que les élections soient transparentes et crédibles», a-t-il déclaré.

La Pros.

 Deux camps, deux langages. Des échanges avaient initié entre l’Exécutif provincial du Lualaba et Sicomines dans l’objectif de trouver un consensus autour de la ‘’régularisation’’ des activités entreprises par l’entreprise chinoise en terre du Lualaba. Malgré cela, aucune entente ne fut trouvée. Pour mettre fin à ces querelles opposant malencontreusement la RDC et la Chine, pays frères, les deux parties ont recouru à la sagesse de Modeste Bahati Lukwebo, Président du Sénat. Au cours d’une séance de travail tenue avec les deux délégations, l’une dirigée par la Gouverneure a.i Fifi Masuka, et l’autre par le Directeur Général de Sicomines, l’Honorable Président du Sénat a su écarter leurs divergences et un compromis a été trouvé entre les deux camps.

Genèse du dossier

Les origines des divergences sont telles que pour le Gouverneur Fifi Masuka, la province du Lualaba ne tire pas profit des minerais extraits par Sicomines, car cette entreprise chinoise ne paye pas les taxes locales.

A son tour, la Sicomines se défend et soutient qu’elle bénéficie des exonérations se basant sur la convention signée entre la RDC et la Chine.

Grâce à la sagesse de Modeste Bahati Lukwebo, les deux parties ont trouvé un terrain d’attente et ont convenu de regarder dans la même direction pour l’intérêt général.

Cependant, le Président du sénat a rappelé la partie chinoise que la vision du Chef de l’Etat est d’avoir les investisseurs qui font les actions qui profitent à la population dans le respect des lois du pays.

Réaction de la partie congolaise

A sa sortie d’audience, devant la presse, aux côtés des membres de sa délégation et la délégation chinoise, Fifi Masuka a indiqué ce qui suit : «Nous avons échangé des avis là-dessus et nous avons trouvé des compromis, de bonnes marches de deux parties, la province du Lualaba et la société Sicomines. Pour pouvoir se mettre ensemble, essayer de chercher des projets sociaux qui vont donner aussi l’avantage à la population du Lualaba».

Une autre audience

Par ailleurs, Modeste Bahati a échangé avec la délégation de la Mutuelle des Femmes Africaines (MUFFA). Cette structure qui développe les différents services dont l’épargne et le crédit pour ses membres est venue solliciter l’accompagnement du sénat dans la sensibilisation, la formation et la mobilisation des recettes.

Selon Esperance Belau, son Président du Conseil d’Administration, depuis son lancement par le Chef de l’Etat en mars dernier, la MUFFA compte plus de 1.400 membres dans la ville de Kinshasa et est déjà présente dans 7 provinces de la RDC.

John Ngoyi

La République Démocratique du Congo, par le biais de son ambassadeur à Varsovie, prendra une part active à un sommet de haut niveau sur la gouvernance du numérique prévu du 6 au 10 décembre 2021 à Cathovic, en Pologne. Ainsi, pour une participation réussie de son pays, la Diplomate Clémentine Shakembo a eu un entretien chaud bouillant, le vendredi dernier, avec le Président de la Chambre haute du Parlement, l’Honorable Modeste Bahati Lukwebo, dans son cabinet situé dans l’enceinte du Palais du peuple. A cette occasion, Madame Clémentine Shakembo a parlé au Speaker des enjeux qui pourraient porter bonheur à la République Démocratique du Congo dans le cadre de sa première participation à ce rendez-vous de haut niveau. «Je suis, pour ceux qui ne le savent pas encore, l’Ambassadeur de la République Démocratique du Congo en République de Pologne depuis bientôt deux ans. Là, je suis venue présenter mes civilités au Professeur Bahati, en sa qualité de Président du Sénat parce que depuis qu’il est à ce poste, je n’ai pas  l’opportunité de venir le féliciter directement et j’en ai profité pour annoncer le seizième sommet de la Gouvernance du numérique qui va se tenir du 6 au 10 décembre dans la ville de Cathovic en République de Pologne. Alors, j’ai eu la présence d’esprit de venir lui annoncer l’évènement directement afin de permettre à plusieurs Institutions d’y prendre part. Il a apprécié, il a pris bonne note et il va faire en sorte que plusieurs d’entre les congolais puissent y prendre part parce que la gouvernance du numérique est très importante en ce moment. Et, là c’est le seizième sommet et je pense que c’est la première fois que notre pays va y prendre part», a indiqué Clémentine Shakembo, à l’issue de l’audience.

La Pros.

En séjour à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, depuis ce dimanche 28 novembre 2021, le Ministre d’Etat en charge de l’Aménagement du Territoire, Me Guy Loando Mboyo a procédé ce lundi 29 novembre 2021 au lancement de la campagne de vulgarisation et de mise en œuvre de la Politique nationale de l’Aménagement du Territoire (PNAT). C’était dans la grande salle de la Mairie de la ville de Lubumbashi en présence notamment du Gouverneur de la province du Haut-Katanga,  Jacques Kyabula Katwe, du Vice-gouverneur, du rapporteur de l’Assemblée Provinciale, du Maire de la ville et des Députés provinciaux.

A pic !

Deux temps forts ont marqué la cérémonie du lancement de la campagne de vulgarisation  et de la mise en œuvre de la PNAT. A savoir, le discours du Gouverneur de province et l’allocution du Ministre d’Etat en charge de l’Aménagement du Territoire.

Pour la province du Katanga, a déclaré Jacques Kyabula, cette campagne est plus qu’une nécessité car elle contribue à la vision du développement de la province qui vise à acquérir des terres pour les activités agricoles. Le gouverneur du Haut-Katanga a plaidé pour une gestion rationnelle et efficiente  des terres afin de mettre fin aux conflits.
«Il faut arriver à administrer rationnellement et efficacement  nos terres. Il s’agit  aussi de mieux occuper notre territoire en identifiant les ressources diverses du sol…», a-t-il dit. Par ailleurs, il a invité tous les experts sectoriels à s’approprier cette politique.

Le go est donné

Donnant le go de cette campagne, Guy Loando Mboyo a rappelé que depuis plus d’une décennie, le pays s’est engagé dans une série de réformes visant notamment  à redresser la situation socioéconomique, à renforcer l’efficacité des services publics de l’Etat, à moderniser et rationaliser l’utilisation de l’espace du territoire national et l’Administration publique.

C’est dans ce cadre que le gouvernement de la République, à travers le Ministère de l’Aménagement du Territoire, a-t-il renchéri, avait lancé en juin 2017, le processus de la Réforme de l’Aménagement du Territoire. Cela, pour doter le pays d’une Politique Nationale d’Aménagement du Territoire, d’une Loi relative à l’Aménagement du Territoire, d’un Schéma National d’Aménagement du Territoire et des Guides Méthodologiques pour l’élaboration des Plans Provinciaux et Locaux d’Aménagement du Territoire.

In fine, cette réforme devra aboutir à l’instauration d’un cadre institutionnel capable de mener à bon escient les différentes activités liées à la planification, à l’affectation, à l’utilisation et à l’occupation de l’espace du territoire national.

Au stade actuel de la réforme de l’aménagement du territoire, Guy Loando Mboyo a indiqué que  deux instruments importants ont été produits à savoir  la PNAT et le Projet de Loi relative à l’Aménagement du Territoire en cours d’examen à la Commission Aménagement du territoire de l’Assemblée nationale après son adoption par la plénière.

Quant au Schéma National de l’Aménagement du Territoire et les Guides Méthodologiques, il a laissé entendre qu’une évaluation de la première phase du processus est en cours, à l’issue de laquelle la deuxième tranche des fonds prévus pour cette Réforme pourra être débloquée.

Toutefois, Me Guy Loando Mboyo a annoncé que ‘’dans le cadre des fonds de contrepartie, le Gouvernement a débloqué un acompte pour permettre au Ministère de l’Aménagement du Territoire de poursuivre les activités de la Réforme et nous allons nous déployer à travers le pays sur fonds propre’’.

Les objectifs de la campagne

Pour le patron de l’aménagement du territoire, la campagne ainsi lancée a comme objectif principal, ‘’de permettre à la Province du Haut-Katanga de s’approprier des résultats de la réforme de l’Aménagement du Territoire et surtout de mettre en œuvre la PNAT, répondre aux attentes du Gouvernement et de la population en rapport avec l’affectation, l’occupation et l’utilisation des espaces, des ressources naturelles du sol et sous-sol ainsi que le développement durable de toute la province et les milieux périurbains de nos grandes villes.

Un accent particulier, a-t-il ajouté, sera mis sur la rénovation ou modernisation de la Ville de Lubumbashi et d’autres agglomérations de la Province.  Ceci aura comme finalité l’aménagement planifié, le développement durable, harmonieux et équilibré de nos entités tant urbaines que décentralisées en particulier et la République Démocratique du Congo en général.

John Ngoyi

Quelques jours après la clôture des pourparlers, à Kisantu, entre le Banc syndical des enseignants et le Gouvernement dans le souci de préserver le déroulement normal des enseignements dans les écoles publiques, même privées agréées, l’heure était au compte rendu. C’est dans ce contexte que le Professeur Tony Mwaba Kazadi, Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, a présenté au Premier Ministre Sama Lukonde ainsi qu’aux Membres du Gouvernement présents lors de la trentième réunion du Conseil des Ministres du vendredi dernier, toutes les conclusions des travaux de Mbuela Lodge. D’après le Patron de l’EPST, les nouvelles sont bonnes et donnent de l’espoir pour la suite de l’année scolaire en cours. Chacune des parties prenantes, a précisé Tony Mwaba, a pris une série de décisions qui vont dans le sens de pérenniser la gratuité de l’enseignement primaire.

D’après lui, les engagements pris par le Gouvernement sont notamment l’allocation d’une prime de gratuité aux enseignants de l’école primaire dès le mois de décembre 2021, en attendant la prise en charge, dans le Budget 2022, du deuxième et troisième palier, du solde de la prime de brousse et du montant alloué aux Nouvelles Unités (81.500), l’activation du Décret Fonds de Promotion de l’Éducation Nationale (FPEN), dont la signature permettrait, selon Tony Mwaba, de soutenir la gratuité de l’enseignement primaire.

Quant au Banc syndical des enseignants, la préservation de la paix et du dialogue social au sein du Ministère de tutelle, l’amélioration de la communication avec les syndicats, à tous les niveaux, étaient-là les engagements phares. Il y a lieu de noter que les récents travaux de la Commission paritaire avaient pour objectifs, entre autres, d’analyser et de valider le Rapport final de la Commission paritaire tenue à Bibwa, en 2019,  entre le Gouvernement et le Banc syndical de l’EPST, d’examiner les questions liées à la carrière de l’enseignant, de débattre des questions de la retraite des enseignants, de traiter les matières liées au cahier des charges du banc syndical présenté par l’Intersyndical des syndicats de l’EPST, etc.

La Pros.                    

 

 

COMPTE RENDU DE LA TRENTIEME REUNION DU CONSEIL DES MINISTRES

Vendredi 26 novembre 2021

Son Excellence Monsieur, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Jean-

Michel SAMA LUKONDE KYENGE a présidé, par visioconférence, ce

vendredi 26 novembre 2021, la trentième réunion du Conseil des Ministres du

Gouvernement de la République.

Cinq points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :

  1. Communication de son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
  2. Points d’informations ;

III. Approbation d’un relevé des décisions du Conseil des Ministres ;

  1. Examen et adoption des dossiers ;
  2. Examen et adoption des textes.
  3. COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

La communication du Premier Ministre, Chef du Gouvernement a porté essentiellement sur huit (8) points, à savoir :

  1. De la célébration de la Journée Internationale de l’élimination de toutes formes de violences à l’égard de la femme

Le Premier Ministre a rappelé que la République Démocratique du Congo a eu le privilège d’organiser, le jeudi 25 novembre 2021, la première conférence africaine sur «la masculinité positive», en marge du démarrage de 16 jours d’activisme contre les violences faites à la femme et à la jeune fille.

Cette conférence s’est tenue en présence des Présidents du Ghana, du Togo, du Sénégal, du Rwanda et de la République du Congo. Les conclusions de ces assises viennent renforcer l’engagement des Chefs d’États Africains dans la protection et dans la promotion de la femme et la fille.

Parallèlement à ce Sommet inédit, le Président de la République a eu l’occasion de faire le point de la coopération bilatérale entre notre pays et les autres pays africains représentés au plus haut sommet à ces assises. La tenue de cette grande réunion consolide le rôle central de notre pays dans le relèvement des défis du continent.

  1. De la tenue du DRC – Africa Business Forum

L’organisation du DRC - Africa business Forum, du 24 au 25 novembre 2021, conjointement avec la Commission des Nations Unies pour l’Afrique « CEA » autour de la production des batteries et de la chaîne de valeur régionale, a permis à notre pays de mieux mettre en avant son rôle moteur dans la transition écologique.

Les travaux de ce forum ont abouti à la mise en place d’un Conseil des batteries. Suivant les différents exposés, l’on a noté que huit (8) pays africains sont les premiers producteurs de huit (8) matières premières sur 15 qui entrent dans la composition des batteries. D’où, la nécessité de construire, à partir de la République Démocratique du Congo, une chaîne de valeur régionale.

L’étude de Bloomberg, au centre de ces travaux, a démontré que notre pays constitue la destination la plus compétitive en termes d’investissement dans ce domaine.

  1. De la création d’une Commission de rapatriement du patrimoine culturel congolais

Rappelant la précédente annonce du Chef de l’Etat relative à la création d'une

Commission de rapatriement du patrimoine culturel congolais expatrié du temps de la colonisation belge, avec le concours du Musée Royal d'Afrique Centrale de Tervuren, le Premier Ministre a chargé la Ministre de la Culture, Arts et Patrimoine de travailler, en collaboration les experts de la Primature, sur le projet de Décret devant déboucher sur la création effective de cette Commission. Il a précisé que l’enjeu consiste en une réappropriation de notre patrimoine culturel, dont le processus nécessite non seulement le retour de notre héritage culturel sur le sol congolais, mais aussi la sécurisation desdits biens ainsi que la possibilité de les conserver dans les meilleures conditions possibles.

  1. De l’inscription de la Rumba congolaise au patrimoine immatériel de

l’UNESCO

Le Gouvernement salue l’inscription de la Rumba Congolaise au patrimoine immatériel mondial de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la

Science et la Culture (UNESCO) conformément au 15ème pilier, axe 62 de son

Programme d’action.

A ce sujet, le Premier Ministre a rappelé le fait que le mandat du Chef de l’Etat à la Présidence à l’Union Africaine est placé sous le thème «des Arts, de la

Culture et du Patrimoine en Afrique».

Il a réitéré l’accompagnement du Gouvernement au Ministère de la Culture, Arts et Patrimoine dans les différentes activités prévues à cet effet.

La Ministre de la Culture, complétant le Premier Ministre, a annoncé que l’inscription a été décidée et la session se tiendra à Paris en France du 13 au 18

décembre 2021. Cette proclamation constitue l’aboutissement d’une candidature portée à la fois par les deux Congo.

  1. De la signature du protocole d’Accord Gouvernement-Banc syndical de l’EPST

Après plusieurs semaines de discussions et négociations entre le Banc

Gouvernemental et le Banc Syndical de l’Enseignement Primaire, Secondaire et

Technique (EPST), le Premier Ministre a exprimé la satisfaction du

Gouvernement quant à la signature, le 18 novembre 2021 à Mbuela Lodge, du

Protocole d’Accord entre les deux parties.

Ce qui a marqué la fin de la grève et la reprise effective des cours pour l’année scolaire 2021-2022 dans toutes les écoles de la République.

Il a conclu son propos en réaffirmant la volonté du Gouvernement à respecter les engagements pris pour améliorer les conditions socio-économiques des enseignants et garantir l’accès pour chaque enfant à une instruction de qualité.

  1. De la signature du Programme Pays de Promotion du Travail Décent

(PPTDC RDC)

Le Premier Ministre a salué la signature du Programme Pays de Promotion du

Travail Décent, PPTD-RDC en sigle, qui a eu lieu le 22 novembre 2021 entre le

Gouvernement et les organisations d’employeurs et de travailleurs, en collaboration avec le Bureau International du Travail (BIT).

La signature de ce Programme, à la suite d’un processus de plus de 17 ans, concrétise la volonté du Gouvernement à placer l’emploi comme levier transversal pour la croissance économique, la réduction de la pauvreté, du chômage et du sous-emploi.

Elle s’inscrit donc en droite ligne avec le pilier 11 du Programme du

Gouvernement et plus précisément dans son axe « Promotion du travail décent pour un développement durable, équitable, solidaire et inclusif ».

  1. De la résurgence des cas positifs de Covid-19

Considérant les dernières informations relatives à la situation de la pandémie à

Covid-19 dans le monde faisant ressortir une augmentation exponentielle des nouveaux cas positifs dans certains pays, le Premier Ministre a invité le

Gouvernement à œuvrer pour la prévention d’une probable quatrième vague.

Il a chargé tous les acteurs concernés et les autres acteurs dans la lutte contre cette pandémie de renforcer les mécanismes de sensibilisation de notre population pour permettre à celle-ci de se faire vacciner.

  1. Des inondations post-pluviales dans la ville de Kinshasa

En cette saison de pluie, les grandes agglomérations du pays, principalement la ville de Kinshasa, sont confrontées aux inondations post-pluviales entrainant des conséquences néfastes sur la circulation des biens et des personnes sans mentionner les risques sanitaires et environnementaux.

Le Ministre d’Etat, Ministre des Infrastructures, Travaux Publics a été chargé d’étudier les causes de ses inondations et de faire un rapport assorti des pistes de solutions au prochain Conseil des Ministres.

  1. POINTS D’INFORMATIONS

II.1. État et administration du territoire

Le Vice-Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires

Coutumières, a informé les membres du Conseil sur l’état du territoire national

qui demeure généralement calme en dépit des cas d'insécurité enregistrés dans la partie Est, où se poursuivent les opérations militaires, dans le cadre de l'état de siège.

L’état d’esprit de la population a été marqué notamment par :

- La tenue à Kinshasa du DRC Africa Business Forum et de la première conférence africaine sur « la masculinité positive » ;

- Le recevabilité approuvée, le 10 novembre dernier, par l’Assemblée nationale du projet de Loi des Finances Publiques pour l’exercice 2022 dont les prévisions sont arrêtées à l’équivalent en Francs Congolais de 10 milliards de dollars américains ;

- La satisfaction des Enseignants de l’EPST autour des conclusions des concertations entre le Banc Syndical et le Gouvernement central à Mbuela Lodge.

Il a également évoqué le cas d’évasion spectaculaire de plus de 200 détenus de la prison de Matadi au Kongo Central.

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et

Affaires Coutumières a effectué une mission sur place pour constater la situation et faire rapport au Conseil pour des décisions appropriées.

Enfin, il a informé le Conseil du compromis qui a été trouvé, avec le concours des Députés et Sénateurs de la province de l’Equateur, de renvoyer les quatre (4) responsables des Institutions provinciales en province après consultation et de charger le Bureau d’âge de convoquer une plénière pour régler le conflit actuel en interne à l’Assemblée provinciale de l’Equateur.

II.2. Situation sécuritaire

La Vice-Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants a fait le point au Conseil de la situation sécuritaire qui demeure sous contrôle des Forces de défense et de sécurité.

Elle a indiqué que toutes les Unités du secteur opérationnel Ituri sont en alerte maximale et elles ont intensifié les opérations de patrouille de combat, de liaison diurne et nocturne sur tous les axes de l’Ituri.

En territoire de Djugu, des attaques menées par des miliciens CODECO dans plusieurs localités des chefferies de Bahema Badjul et Bahema – Nord le 21 novembre dernier ciblant les camps des déplacés de Drodro sur la Route

Nationale 27 et la paroisse de cette localité ont occasionné la mort de 12 civils.

L’intervention des FARDC a été immédiate et neuf (9) miliciens ont été neutralisés et la paroisse sécurisée.

En territoire de Beni (au Nord-Kivu), la MONUSCO a remis officiellement aux FARDC le camp de Kididiwe, situé à l’Est de la ville de Beni. Il a une capacité d’accueil de 150 militaires, avec des bureaux, un magasin de munitions, des installations sanitaires, une infirmerie et un enclos en fil de fer. Le village de

Kididiwe était un ancien bastion à partir duquel les terroristes ADF lançaient des attaques contre les civils en ville de Beni.

En territoire de Rutshuru, notre Armée a récupéré, dans la nuit du 18 au 19

novembre 2021, la bourgade Ngugo jadis occupée par le M23.

En outre, après l’attaque déplorée d’une position des éco-gardes du Parc

National des Virunga à Bukima, du 20 novembre dernier causant la mort d’un

éco-garde, les présumés combattants M23 ont attaqué lundi 22 novembre dernier la position de notre armée dans le groupement de Rugari. Ces affrontements ont provoqué un déplacement massif des populations.

Le Commandant de Sukola I et l’Administrateur militaire s’y sont rendus pour se rassurer de la sécurité de la population et leurs biens. A l’heure qu’il est, l’Armée travaille pour mettre définitivement fin à cette insécurité.

II.3. Évolution de la situation de l’épidémie à Covid-19

Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a informé le Conseil de la situation globale de la pandémie Covid-19 dans le pays.

Au regard de la montée du taux de contamination en Europe et de la découverte d’un nouveau variant en Afrique Australe, il a proposé au Gouvernement une série de mesures pour prévenir contre une éventuelle nouvelle vague. Il s’agit notamment de :

- La restriction des mouvements des personnes : possible confinement, renforcement du couvre-feu, limitation des rassemblements, réaménagement du travail dans l’Administration ;

- La surveillance renforcée au niveau des frontières avec notamment des Tests Rapides antigéniques ou PCR rapide à l’entrée et à la sortie ;

- La surveillance génomique : identification et caractérisation moléculaire des variants préoccupants venant de l’extérieur ou de l’intérieur ;

- La standardisation de la prise en charge au niveau des Centres de Traitement Covid-19 à travers des protocoles des prises en charge médicale, fourniture des médicaments et bombones d’oxygène aux hôpitaux et amélioration de la référence médicale ;

- La sensibilisation et la promotion des gestes barrières : lavage des mains, port du maque et distanciation sociale.

Ces mesures feront l’objet d’une réunion du Comité Multisectoriel de riposte pour examen et approbation avant leur mise en œuvre. Elles devraient être  complétées par la vaccination qui, elle, pourra nous ramener progressivement à une vie normale.

A ce sujet, le Premier Ministre qui s’est fait vacciner le 20 novembre dernier a réitéré l’appel du Président de la République à la population à se faire vacciner.

Car, la vaccination demeure l’alternative la plus efficace pour éradiquer la Covid-

19 à côté des gestes barrières qui doivent rester de mise.

II.4. Rapport de la participation de la RDC à la COP 26

La Vice-Première Ministre, Ministre de l’Environnement et Développement

Durable a présenté au Conseil le Rapport sur la participation de la République

Démocratique du Congo à la 26ème Conférence des parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (COP 26) tenue à Glasgow, en

Grande Bretagne du 31 octobre au 13 novembre 2021.

Au regard des efforts qui doivent être fournis pour la solution à la crise climatique, notre pays a réclamé plus d’actions et moins de promesses.

Durant ces assises, le Chef de l’Etat a présenté la République Démocratique du Congo comme « Pays Solution » à la crise climatique et a annoncé les engagements climatiques forts pris dans notre Contribution Déterminée à l’échelle Nationale de réduire nos émissions de gaz à effet de serre d’au moins

21% d’ici 2030. En ce qui concerne les principales positions défendues, la Vice-Première

Ministre a indiqué ce qui suit :

- Pour la finance climatique, la République Démocratique du Congo a réclamé une juste et équitable compensation pour les services écosystèmiques rendus par ses forêts, ses tourbières, ainsi que ses autres puits carbones ;

- Notre pays a soutenu le fait que pour garder vivant l’objectif de 1.5 degré

Celsius, les ambitions de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays pollueurs devraient être revues à la hausse ;

- Pour l’opérationnalisation de l’Article 6 de l’Accord de Paris, la RDC a prôné notamment la mise en place des règles équitables sur le prix du carbone, tant celui des pays en développement que celui des pays industrialisés ;

-Concernant les pertes et dommages associées au changement climatique, le principe de «responsabilités communes mais différentiées des États» et celui du «pollueur-payeur» sont engagés. Notre pays a invité les pollueurs à faire preuve de plus d’engagements dans ce domaine ;

-En matière d’adaptation, la RDC a invité les pays développés à honorer leurs engagements tels que stipulés dans l’Accord de Paris, d’allouer 100milliards de dollars pour l’action climatique dans les pays en développement.

Quant aux retombées financières, la Vice-Première Ministre a rappelé ce qui suit :

-Un financement de 1,5 milliard de dollars des Etats-Unis d’Amérique pour appuyer la protection des forêts et des tourbières dans le bassin du

Congo.

Il s’accompagne d’une incitation d’investissements privés américains pour appuyer la vision de la RDC «Pays Solution» en bilatéral ou de manière collective et la mise en place d’un Groupe de travail RDC-USA composé de dix (10) Experts dont cinq (5) pour chacun des deux pays ;

- Un financement de 500 millions de dollars américains issu du second

Partenariat RDC – Central African Forest Initiative (CAFI) signé entre notre Chef de l’Etat et le Premier Ministre britannique, pour les cinq prochaines années ;

- L’engagement pris par la Belgique d’augmenter sa contribution dans l’agriculture résiliente avec notamment 200 millions d’Euros pour lutter contre la déforestation dans le Bassin du Congo et 12 millions d’Euros en faveur de notre pays dans le cadre du Partenariat CAFI ; mais aussi une coopération bilatérale autour du changement climatique à mettre en place d’ici 2023 ;

- L’appui annoncé de la Grande Bretagne pour développer des partenariats bilatéraux avec la RDC en faveur de la lutte contre le changement climatique. Des financements additionnels spéciaux en faveur des peuples autochtones sont également promis.

Par ailleurs, la République Démocratique du Congo a officiellement exprimé sa disponibilité à abriter les travaux préparatoires de la COP27, en partenariat avec l’Égypte qui est le pays organisateur.

Aucune objection n’a été enregistrée à ce jour. Le projet relatif à l’organisation de la PRECOP27 en République Démocratique du Congo sera présenté dans les prochains jours au Conseil des Ministres pour examen et adoption.

Le Conseil des Ministres a pris acte de ce Rapport.

II.5. Projet de production des passeports biométriques

Le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Étrangères a partagé aux membres du Conseil les conclusions des travaux du Comité de Suivi et d’Évaluation du Contrat de Service signé en octobre 2020 avec la société

LOCOSEM.

Il en ressort que cette société n’a pas pu mettre à la disposition du Comité de suivi des données relatives aux réalisations de son investissement.

Le Comité de Suivi conjoint Finances – Affaires Étrangères a également noté que LOCOSEM a livré les passeports attendus au terme du contrat. Cependant, elle n’a pas livré l’intégralité d’équipements et matériels convenus et prévus dans son plan d’investissement.

Face à cette situation, le Comité de Suivi a obtenu d’elle l’engagement d’exécuter cette obligation contractuelle, en remettant au Gouvernement lesdits équipements et matériels avant la signature de l’Avenant négocié pour proroger le contrat.

Ladite nouvelle prorogation s’est donc imposée, en attendant l’aboutissement de la procédure d’appel d’offres en cours pour la signature d’un nouveau contrat de production des passeports. Ce qui va éviter tout arrêt préjudiciable de la production de ce document de voyage obligatoire à l’extérieur du pays.

Le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Étrangères a expliqué que la non-prolongation de ce contrat serait préjudiciable à nos concitoyens, obligés d’acquérir un passeport pour voyager à l’étranger, de ne pas pouvoir se le procurer à cause d’une rupture de stock.

Il a précisé que l’évaluation du contrat LOCOSEM devra se poursuivre et, si au terme des investigations en cours, notamment celles de l’Inspection générale des Finances, il s’avérait que l’Etat a subi un préjudice dans l’exécution de ce contrat, le Ministère des Affaires Étrangères n’aura d’autre choix que de dénoncer cet Avenant.

Par ailleurs, il a souligné que le Comité de Suivi s’attèle à finaliser l’élaboration du dossier d’Appel d’offres restreint pour un nouveau contrat conformément aux dispositions légales en la matière.

La conclusion d’un nouveau Contrat de production des passeports pourrait intervenir fin mai 2022 et le nouveau producteur aura ainsi quatre (4) mois pour s’installer et démarrer la fourniture des passeports fin septembre 2022, date de l’expiration de l’Avenant au Contrat LOCOSEM.

Le Conseil des Ministres a pris acte de cette Note d’information.

II.6. Contentieux international et national de la République Démocratique du Congo

La Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a informé le

Conseil des résultats du recensement de procédures en cours et celles clôturées impliquant notre pays devant les instances arbitrales internationales ainsi que les juridictions étrangères et nationales.

En ce qui concerne les contentieux à l’international, elle a évoqué six (6) cas des dossiers emblématiques, à savoir : RDC contre Ouganda, RDC contre Dig Oil PYT, RDC contre Eximbank (Taiwan), RDC contre Africa Alpha Finance SA, RDC contre AAN Digital Services et RDC contre FG Hemisphère.

Sur le plan du contentieux national, les services du Ministère de la Justice ont dénombré près de 1.400 dossiers traités et répartis selon les différents Cours et Tribunaux de la capitale en ce comprises les Hautes Juridictions.

Évoquant les principales causes des multiples condamnations de notre Etat dans ces contentieux tant à l’international qu’au national, la Ministre d’Etat a évoqué notamment :

- La mauvaise gestion des litiges en amont par les autorités sectorielles ;

- La transmission tardive des exploits au Ministère de la Justice ;

- Le non-paiement des honoraires des Avocats constitués ;

- Le non-respect des conditions des procédures arbitrales.

En terme de perspective, la Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des

Sceaux a préconisé un meilleur suivi des affaires impliquant notre pays en justice dans le but de réduire le risque des condamnations de l’Etat à fortes sommes tant sur le plan tant international que national. Elle a sollicité du Gouvernement la mise en œuvre d’une série de mesures stratégiques pour y parvenir.

Le Conseil des Ministres a pris acte de cette Note d’information ainsi que les propositions y formulées.

II.7. Célébration de la Journée internationale des personnes vivant avec handicap, édition 2021

La Ministre Déléguée près le Ministre des Affaires Sociales, Actions

Humanitaires et Solidarité Nationale, chargée des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables a partagé aux membres du

Gouvernement le Projet de commémoration de la journée du 3 décembre 2021 dédiée aux Personnes vivant avec handicap.

« Leadership et participation des personnes handicapées vers un monde post Covid-19 inclusif, accessible et durable » en est le thème international.

Soulignant la particularité de cette célébration, elle a indiqué qu’il est prévu d’inviter à Kinshasa les délégations provinciales des personnes vivant avec handicap pour, non seulement prendre part à la manifestation officielle mais aussi d’être associées à la réflexion sur la conduite des activités du

Gouvernement visant l’effectivité de l’inclusion des personnes vivant avec handicap dans la société congolaise.

III. APPROBATION D’UN RELEVE DES DECISIONS DU CONSEIL

DES MINISTRES

Le Conseil des Ministres a adopté le relevé des décisions prises lors de sa vingt-neuvième réunion tenue le vendredi 19 novembre 2021.

  1. IV. EXAMEN ET ADOPTION DES DOSSIERS (03 dossiers)

IV.1. Du Plan stratégique de la réforme des finances publiques

Le Ministre des Finances a présenté au Conseil, à la suite de la communication du Président de la République faite à la 29ème réunion du Conseil des Ministres,

le Projet du Plan stratégique actualisée de la réforme des finances publiques.

Ce document reprend les priorités des réformes à mettre en œuvre par le

Gouvernement en vue d’améliorer les indicateurs pertinents du Système de gestion des finances publiques et identifie, pour ce faire, les actions devant remédier aux faiblesses relevées par les différents diagnostics.

Il a expliqué que la présente stratégie s’articule autour de huit (8) axes, à savoir :

- La réforme budgétaire ;

- La politique fiscale et les administrations fiscales ;

- La gestion de la dépense publique ;

- La comptabilité publique et gestion de la trésorerie ;

- Le contrôle des finances publiques ;

- La gestion des finances provinciales et locales ;

- La gouvernance participative des finances publiques ;

- et la numérisation du système de gestion des finances publiques.

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Le Ministre des Finances a insisté sur le fait que les principaux défis consistent à accélérer la réalisation des mesures des réformes en cours et à mettre en œuvre, de manière satisfaisante, les nouvelles mesures identifiées en vue d’améliorer la performance dans la gestion de nos finances publiques sur la période 2022-2028.

L’objectif poursuivi est de soutenir une croissance inclusive et promouvoir le développement durable. Complétant le Ministre des Finances, le Ministre d’Etat, Ministre du Budget a rappelé la nécessité pour le Gouvernement poursuivre sa marche pour la migration vers le Budget-Programme en 2024.

Après débat et délibérations, le Conseil a adopté le Plan stratégique actualisé de la réforme des finances publiques.

IV.2. De l’état des lieux de la mise en oeuvre de la gratuité de l’enseignement primaire

Le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique est revenu principalement sur les conclusions des discussions qui ont lieu à Mbuela Lodge entre le Gouvernement et le banc syndical de l’Enseignement Primaire,

Secondaire et Technique.

Ces travaux de la Commission paritaire ont eu pour objectifs :

- d’analyser et de valider le Rapport final de la Commission Paritaire Gouvernement

– Banc Syndical de l’EPST tenu à Bibwa en 2019 ;

- d’examiner les questions ayant trait à la paie des enseignants et du personnel administratif ;           

- d’examiner les questions liées à la carrière de l’enseignant ;

- de débattre des questions liées à la retraite des enseignants ;

- de traiter les matières liées au cahier des charges du banc Syndical présenté par l’Intersyndical des syndicats de l’EPST ;

- d’actualiser et de valider le Rapport final des travaux de la Commission Paritaire tenu à Bibwa en décembre 2019.

A l’issue de ces travaux, les deux parties ont signé un Addendum dont quelques résolutions sont :

Pour le Gouvernement, l’allocation d’une prime de gratuité aux enseignants de l’école primaire dès le mois de décembre 2021 en attendant la prise en charge, dans le Budget 2022, du deuxième et troisième palier, du solde de la prime de brousse et du montant alloué aux Nouvelles Unités (81.500). Ce montant est évalué à 9,780 milliards de Francs Congolais.

Au sujet de l’activation du Décret Fonds de Promotion de l’Éducation

Nationale (FPEN), le Ministre a réaffirmé que la signature de ce Décret va devoir permettre de soutenir la gratuité de l’enseignement primaire. D’où, l’urgence de l’activer par les mécanismes de sa mise en œuvre avec tous les

Ministères sectoriels.

Le Banc Syndical, quant à lui, s’est engagé à garantir la paix et le dialogue social au sein du Ministère, à formaliser le dialogue social avec le concours du

Banc Gouvernemental, à améliorer la communication avec les syndicats à tous les niveaux, et à renforcer les capacités des syndicalistes sur le plan syndical.

Après débats et délibérations, ce dossier a été adopté.

IV.3. Du Rapport sur la lutte contre la fraude minière

Le Ministre des Mines a présenté au Conseil le Rapport à mi-parcours sur le niveau d’exécution des instructions du Président de la République, Chef de l’Etat, relatives à la lutte contre la fraude minière en République Démocratique du Congo. Elle a précisé, à titre illustratif, que :

  • L’octroi des permis de recherches et la conclusion des contrats d’amodiation des droits miniers des Entreprises minières du Portefeuille de l’Etat ont été suspendus ;
  • L’instruction avait été donnée au Directeur Général du Cadastre Minier de transmettre la liste de tous les titulaires des droits miniers en défaut de commencement des travaux de recherches, de construction et de développement afin de permettre le déclenchement de la procédure de leur retrait conformément à l’article 288 du Code Minier.

A ce jour, la Ministre des Mines a déjà signé 302 Arrêtés ministériels portant déchéance des titulaires des droits miniers pour non-paiement des droits superficiaires annuels ;

  • Les termes de références en vue du recrutement du consultant chargé de réaliser l’Audit Technique du Cadastre Minier ont déjà été élaborés et le Dossier d’Appel d’Offres est en cours de constitution par les Experts du Ministère des Mines. Considérant les contraintes de la procédure de passation des marchés publics, cet Audit technique pourra démarrer en début d’année ;
  • Une Commission mixte Ministères des Mines et du Portefeuille ainsi que des délégués des entreprises minières du portefeuille de l’Etat est en cours de mise en place pour engager un contrôle systématique de la gestion d’actifs miniers de ces entreprises étatiques.

Elle pourra démarrer ses travaux en début décembre 2021 ;

  • La liste des assujettis non en règle de paiement de la quotité de 50% des droits superficiaires annuels revenant au Trésor public a été transmise à l’Inspection Générale des Finances. Le montant non payé s’élève actuellement à 12 millions de dollars américains pour la période allant de 2017 à 2021.

La Ministre des Mines a, en outre, indiqué qu’elle œuvre en la redynamisation et au renforcement de la Commission Nationale de Lutte contre la Fraude Minière (CNLFM) afin de la rendre plus efficace sur terrain. Elle a sollicité l’accompagnement du Gouvernement quant à ce.

Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ce Rapport.

  1. EXAMEN ET ADOPTION DES TEXTES (02 textes)

V.1. Projet de Loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire de la RDC

La Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a présenté, à l’attention du Conseil, le Projet de Loi autorisant la prorogation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu pour une période de 15 jours prenant cours le 3 décembre 2021.

Cette prorogation permettra à nos forces de défense et de sécurité de consolider les acquis des opérations antérieures et à poursuivre l’envergure des actions en vue de restaurer la paix, la sécurité et l’autorité de l’Etat dans cette partie de la République Démocratique du Congo.

Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ce Projet de Loi.

V.2. Projet de Loi de ratification

Le Ministre des Finances a soumis au Conseil le Projet de Loi portant autorisation de la ratification de l’Accord d’admission de la République

Démocratique du Congo, en qualité de Membre associé, à la politique de la

Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale de la lutte anti

Blanchiment contre le Financement du Terrorisme, conduite par le Groupe d’Action contre le Blanchiment en Afrique (GABAC).

Il a expliqué que l’adhésion de notre pays revêt deux principaux intérêts majeurs, à savoir :

- L’intégration dans l’arsenal juridique interne, du Règlement CEMAC portant prévention et répression du Blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme et de la prolifération en Afrique Centrale ; lequel a été évalué comme largement conforme par le GAFI ;

- La matérialisation de la volonté congolaise d’appartenir à un réseau de lutte anti blanchiment et contre le financement du terrorisme et de rendre opérationnels les instruments de bonne gouvernance.

D’où, la nécessité pour la République Démocratique du Congo de ratifier cet

Accord d’admission avec l’avantage notamment de son éloignement du spectre de «derisking» qui consiste en la décision de certaines banques de rompre leur relation de correspondance avec les banques étrangères présentant des carences stratégiques en matière de Lutte contre le blanchiment des capitaux et financement du terrorisme et de la prolifération.

Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ce Projet de Loi.

Commencée à 11h56, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 19h03.

Patrick MUYAYA KATEMBWE

Ministre de la Communication et Médias

Porte-parole du Gouvernement

 

Discours de S.E.M. Xi Jinping

Président de la République populaire de Chine à la Cérémonie d’ouverture de la 8e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine

(Dakar, le 29 novembre 2021)

Excellence Monsieur le Président Macky Sall,

Chers Collègues,

Distingués Invités,

Chers Amis,

C’est un grand plaisir pour moi de participer à la Cérémonie d’ouverture de la 8e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA). Tout d’abord, je tiens à exprimer mes sincères remerciements au Président Macky Sall et au gouvernement sénégalais pour l’excellente organisation de la conférence, et à souhaiter une chaleureuse bienvenue à tous les collègues et invités.

Cette année marque le 65e anniversaire de l’inauguration des relations diplomatiques entre la Chine et les pays africains. Au cours des 65 ans écoulés, la Chine et l’Afrique ont noué une fraternité indéfectible dans la lutte contre l’impérialisme et le colonialisme, frayé une voie de coopération exceptionnelle dans la recherche du développement et du redressement, et écrit un chapitre splendide de solidarité face aux changements complexes. Nous avons ainsi montré un exemple remarquable dans la construction d’un nouveau type de relations internationales.

Chers Amis,

Qu’est-ce qui fait le succès des relations sino-africaines et la profondeur de leur amitié ? La clé se trouve dans l’esprit d’amitié et de coopération que la Chine et l’Afrique ont forgé et consolidé. Cet esprit, marqué par l’amitié sincère et l’égalité, le bénéfice mutuel et le développement commun, l’équité et la justice, ainsi que les progrès en phase avec notre époque et l’ouverture et l’inclusion, est une illustration honnête de la solidarité à toute épreuve de la Chine et de l’Afrique pendant des décennies. C’est aussi de cet esprit que jaillit la force pour ouvrir de plus belles perspectives aux relations d’amitié sino-africaines.

Cette année marque aussi le 50e anniversaire du rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime aux Nations Unies.

A  cette occasion, je tiens à exprimer mes sincères remerciements à tous les amis africains qui ont soutenu la Chine il y a 50 ans. Je voudrais réaffirmer solennellement que la Chine n’oubliera jamais l’amitié profonde des pays africains, et qu’elle poursuivra les principes de sincérité, de résultats effectifs, d’amitié et de bonne foi et de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés. Nous travaillerons avec nos amis africains pour promouvoir et transmettre de génération en génération l’esprit d’amitié et de coopération Chine-Afrique.

Chers Amis,

Lors du Sommet de Beijing en 2018, j’ai proposé de construire une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique encore plus solide. Cette proposition a été partagée par les dirigeants africains. Depuis plus de trois ans, la Chine et l’Afrique ont accompli des efforts communs pour mettre en œuvre effectivement les huit initiatives majeures et les autres acquis du Sommet. Un grand nombre de projets de coopération prioritaires ont été achevés. Le volume du commerce sino-africain et les investissements chinois en Afrique ont connu une croissance soutenue. Presque tous les membres africains du FCSA ont rejoint la grande famille de la coopération dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route ». Ces progrès ont donné une forte impulsion au partenariat de coopération stratégique global sino-africain.

Un long voyage commence par les premiers pas. Sur ce point de départ historique dans la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique dans la nouvelle ère, j’aimerais avancer les quatre propositions suivantes :

Premièrement, poursuivre la lutte solidaire contre la COVID-19. Nous devons toujours accorder la priorité absolue à nos peuples et à leur vie, faire valoir l’esprit scientifique, soutenir la levée des droits de propriété intellectuelle sur les vaccins et assurer effectivement l’accessibilité et l’abordabilité des vaccins en Afrique pour combler le fossé vaccinal.

Deuxièmement, approfondir la coopération pragmatique. Nous devons ouvrir de nouvelles perspectives à la coopération sino-africaine, accroître les échanges commerciaux et les investissements, partager des expériences de réduction de la pauvreté, renforcer la coopération sur l’économie numérique et promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes Africains et le développement des PME. L’Initiative pour le Développement mondial que j’ai avancée lors de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies converge avec l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Nous espérons que les pays africains pourront soutenir cette initiative et y participer activement.

Troisièmement, promouvoir le développement vert. Face au changement climatique, défi majeur de toute l’humanité, nous devons promouvoir le développement vert et bas carbone, développer activement les énergies solaire et éolienne et d’autres énergies renouvelables, travailler à une application effective de l’Accord de Paris sur le climat, et renforcer sans cesse les capacités de développement durable.

Quatrièmement, défendre l’équité et la justice. Le monde a besoin du véritable multilatéralisme. La paix, le développement, l’équité, la justice, la démocratie et la liberté sont les valeurs communes de l’humanité et les aspirations communes que poursuivent inlassablement la Chine et l’Afrique. Nous sommes tous d’avis qu’il faut suivre la voie de développement adaptée aux réalités nationales. Nous œuvrons tous à la préservation des droits et intérêts des pays en développement. Nous nous opposons tous à l’ingérence dans les affaires intérieures d’autrui, à la discrimination raciale et aux sanctions unilatérales. Nous devons défendre sans équivoque les propositions justes des pays en développement et traduire nos aspirations et intérêts communs en actions conjointes.

Chers Amis,

Avant cette conférence, la Chine et l’Afrique ont élaboré ensemble la Vision 2035 de la Coopération Chine-Afrique. Dans le cadre de son premier plan triennal, la Chine travaillera en étroite coopération avec les pays africains pour mettre en œuvre les neuf programmes suivants :

Premièrement, le programme pour la santé. Pour contribuer à la réalisation de l’objectif fixé par l’Union Africaine de vacciner 60% de la population africaine contre la COVID-19 d’ici 2022, j’annonce ici que la Chine fournira à l’Afrique un milliard de doses de vaccins supplémentaires, dont 600 millions sous forme de don et 400 millions sous d’autres formes comme la production conjointe entre des entreprises chinoises et les pays africains concernés. En plus, la Chine réalisera dix projets de santé pour les pays africains et enverra en Afrique 1 500 professionnels médicaux et experts de santé publique.

Deuxièmement, le programme pour la réduction de la pauvreté et l’agriculture. La Chine réalisera pour l’Afrique dix projets de réduction de la pauvreté et d’agriculture, enverra 500 agronomes en Afrique, mettra en place en Chine des centres conjoints sino-africains d’échanges, de démonstration et de formation sur les technologies agricoles modernes, encouragera les institutions et les entreprises chinoises à construire en Afrique des villages de démonstration pour la coopération sino-africaine en matière de développement agricole et de réduction de la pauvreté, et soutiendra le lancement de l’initiative « Cent entreprises dans mille villages » par l’Alliance des entreprises chinoises en Afrique pour les responsabilités sociales.

Troisièmement, le programme pour la promotion du commerce. La Chine ouvrira des « corridors verts » pour les exportations vers la Chine de produits agricoles africains, accélérera la procédure d’inspection et de quarantaine et élargira davantage les catégories de produits bénéficiant de l’exemption de droits de douane en faveur des pays les moins avancés ayant des relations diplomatiques avec elle pour porter le volume total des importations chinoises en provenance de l’Afrique à 300 milliards de dollars américains dans les trois ans à venir. La Chine accordera une ligne de financement du commerce extérieur de 10 milliards de dollars américains à l’Afrique pour soutenir ses exportations et mettra en place en Chine une zone pilote Chine-Afrique pour la coopération économique et commerciale approfondie et un parc industriel de coopération sino-africaine dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route ». La Chine réalisera pour l’Afrique dix projets dans le domaine de l’interconnexion des infrastructures. Elle créera avec le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) un groupe d’experts pour la coopération économique sino-africaine et continuera de soutenir le développement de la ZLECAf.

Quatrièmement, le programme pour la promotion de l’investissement. Dans les trois ans à venir, la Chine encouragera ses entreprises à investir au moins 10 milliards de dollars américains en Afrique et mettra en place une plateforme Chine-Afrique pour la promotion des investissements privés. Elle réalisera pour l’Afrique dix projets d’industrialisation et de promotion de l’emploi, accordera aux institutions financières africaines une ligne de crédit de 10 milliards de dollars américains, soutiendra en priorité le développement des PME africaines et établira un centre Chine-Afrique de services transfrontaliers en RMB. La Chine annulera les dettes non remboursées liées aux prêts intergouvernementaux sans intérêt arrivant à échéance fin 2021 des pays les moins avancés de l’Afrique. La Chine est prête à réallouer aux pays africains 10 milliards de dollars américains de sa nouvelle allocation des DTS émis par le FMI.

Cinquièmement, le programme pour l’innovation numérique. La Chine réalisera pour l’Afrique dix projets dans le domaine de l’économie numérique, mettra en place des centres de coopération sino-africains sur l’application de la télédétection par satellite et soutiendra le développement de laboratoires conjoints, d’instituts de recherche en partenariat et de bases de coopération en matière d’innovation scientifique et technologique. La Chine élargira la coopération avec les pays africains sur l’e-commerce « Route de la Soie », organisera des festivals de vente en ligne de produits africains de qualité et des activités de promotion de l’e-commerce touristique, et mettra en œuvre un projet pour favoriser l’accès de cent boutiques et de mille produits africains aux plateformes d’e-commerce.

Sixièmement, le programme pour le développement vert. La Chine réalisera pour l’Afrique dix projets de développement vert, de protection environnementale et de lutte contre le changement climatique, soutiendra le développement de la Grande Muraille Verte et construira en Afrique des zones de démonstration de développement bas carbone et d’adaptation au changement climatique.

Septièmement, le programme pour le renforcement des capacités. La Chine accordera de l’assistance à l’Afrique pour construire ou rénover dix écoles et invitera 10 000 professionnels africains de haut niveau à des séminaires ou forums. Elle mettra en œuvre « Avenir de l’Afrique – plan de coopération Chine-Afrique sur la formation professionnelle » et lancera le projet « Train direct à l’emploi » pour les étudiants africains en Chine. La Chine continuera de mettre sur pied des Ateliers Luban en coopération avec les pays africains et encouragera les entreprises chinoises en Afrique à offrir au moins 800 000 postes d’emploi aux habitants locaux.

Huitièmement, le programme pour les échanges humains et culturels. La Chine est prête à soutenir l’inscription de tous les pays africains ayant des relations diplomatiques avec elle sur la liste des destinations agréées pour les touristes chinois voyageant en groupe. Elle organisera des festivals du cinéma africain en Chine et des festivals du cinéma chinois en Afrique, et tiendra un forum Chine-Afrique sur les services des jeunes et un forum Chine-Afrique sur les femmes.

Neuvièmement, le programme pour la paix et la sécurité. La Chine réalisera pour l’Afrique dix projets dans les domaines de la paix et de la sécurité, continuera de mettre en œuvre les aides militaires à l’Union Africaine, soutiendra les pays africains dans leurs efforts visant à préserver la sécurité régionale et à lutter contre le terrorisme par eux-mêmes, mènera des exercices conjoints et des formations sur place entre les forces de maintien de la paix chinoises et africaines, et développera la coopération en matière de contrôle d’armes légères et de petit calibre.

Chers Amis,

Le Président fondateur de la République du Sénégal Léopold Sédar Senghor écrivait : « Que nous répondions présents à la renaissance du Monde. » Je suis convaincu qu’avec les efforts conjugués de la Chine et de l’Afrique, la présente conférence sera couronnée d’un plein succès et générera une synergie considérable des 2,7 milliards de Chinois et d’Africains dans la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de haut niveau.

Je vous remercie.

Source : Ambassade de Chine en RDC

 

                  Le ministre national de la défense et anciens combattants Gilbert Kabanda est arrivé dans la  ville de Goma ce samedi 27 novembre 2021 à la tête d'une forte commission gouvernementale dans le but d'évaluer l'état de siège après 12 prorogations.

"Ce jour,  je suis en ville de Goma à la tête d'une commission gouvernementale qui est composée des officiers des forces armées de la république démocratique du Congo, des députés, des sénateurs, les délégués des ministres de l'intérieur et de la justice cela dans le but de procéder à l'évaluation de l'état de siège.

Pendant cette évaluation, la population du Nord-Kivu aura l'occasion de donner son point de vue sur l'évolution de l'état de siège qui divise l'opinion.

‘’J'appelle les parties prenantes à une franche collaboration pour voir comment comme un seul homme atteindre les objectifs fixés d'avance dont l'éradication de tous les groupes armés et le retour de la paix le plus vite possible.

J’invite la population du Nord-Kivu à participer à travers ses forces vives à cette évaluation car la  population est invitée à donner son point de vue sur la façon dont l’état de siège fonctionne”,  a-t-il indiqué

Pour rappel, c’est depuis le 6 Mai 2021 que le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a instauré l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri pour imposer la paix. Prorogé déjà douze fois, le bilan de l’Etat de siège est jugé des diverses manières ; si pour ses animateurs,  le bilan est positif, les députés eux tant nationaux que provinciaux jugent le bilan négatif. Ils pensent même que la situation sécuritaire s’est empirée pendant l’état de siège.

Guellord Risasi

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