Flash

BAN2

 

Sourdes-oreilles de l’Opposition, marche pacifique réprimée, bavures policières, journaliste violenté, la journée de la démocratie aura été particulière en République démocratique du Congo. L’histoire se répète. L’état de droit est-il menacé ? Aujourd’hui, plus que jamais, le peuple congolais veut réellement vivre l’Etat de droit tel que prôné par le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Hélas !  Certains actes posés par l’actuel régime poussent à réfléchir deux fois. La légalité, la sécurité juridique, la prévention de l’abus de pouvoir, la rédévabilité, l’égalité devant la loi, l’accès à la justice, la sécurité et le développement, tels sont les piliers importants auxquels le régime de Tshisekedi doit se pencher. Il est difficile de ne pas s’occuper de la politique dont le concept se veut maintenir au pouvoir par tous les moyens. Ceux qui se retrouvent au pouvoir aujourd’hui, semblent s’inscrire dans l’optique de l’ancien régime de Kabila.  Quoi de plus normal... Mais, à l’allure où vont les choses, les protestations survenues depuis l’adoption du Projet de la loi organique sur la CENI et les divergences des vues des confessions religieuses autour de la désignation du remplaçant de Nangaa, font revivre le climat malsain vécu dans le passé.

Au cours de la plénière de jeudi à l’Assemblée nationale, plusieurs propositions de lois qui ont été inscrites lors des dernières sessions, des lois  non examinées, ont été, une fois de plus, alignées  dans le calendrier de la session en cours essentiellement budgétaire. Que doit-on s’attendre de ces textes ? La lenteur constatée dans la gestion de cette question laisse à désirer. Désormais, les regards sont tournés vers l’Assemblée nationale qui doit, ipso facto, montrer l’exemple en mettant un coup d’accélérateur dans l’exécution de ses tâches notamment, sur des questions sur les prochaines élections. L’opposition et l’Eglise se sont démarquées en exprimant leurs inquiétudes face à la crédibilité, la transparence et à l’inclusivité des joutes électorales à venir. Parlant des enjeux de l’heure en rapport avec les futures élections, la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) et l’Eglise du Christ au Congo (ECC), ces deux confessions religieuses majeures de la République Démocratique du Congo, à travers  une déclaration conjointe  en rapport avec la réforme de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI, ont d’ores et déjà condamné plusieurs irrégularités constatées dans l’adoption de cette loi au niveau de l’Assemblée nationale notamment, la mise à l’écart du contrôle technique de la Centrale électorale que prévoyait à la base  la loi Lutundula. Un mois après que la délégation de six confessions religieuses ait déposée leur PV à l’Assemblée nationale, l’ECC et la CENCO n’ont jamais été reçues par le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi malgré leur sollicitation. La résolution de ces questions aura le mérite de pulvériser ce climat malsain qui règne au sein de l’arène politique RD. Congolaise. Il va de soi d’œuvrer réellement pour le développement du pays.

La Pros.

Pin It

Les plus lus