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Le Gouvernement Ilunga Ilunkamba a été investi à l’Assemblée Nationale un certain 6 septembre 2019. Plus que quelques jours nous séparent de l’an 1 de cette institution de la République.


Qui a fait quoi dans cet Exécutif Central ? Qui a été le bois ? Qui a suivi la vision du Président de la République ? Félix Tshisekedi a donné les grandes orientations de sa politique dans ses discours d’investiture, sur l’état de la nation et à l’occasion des 60 ans d’indépendance du pays. Ce sont là quelques questions à se poser en vue de diagnostiquer sans complaisance sur le fonctionnement de cette équipe gouvernementale.
Celle-ci a été amputée d’un des ses membres, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Célestin Tunda. Un autre est dans le collimateur de la Justice, en l’occurrence, John Ntumba, le Ministre de la Formation Professionnelle. Au sein de la même équipe, deux autres membres sont à couteaux-tirés, le Ministre et le Vice-ministre de la Santé à propos de la gestion des fonds liés à la Covid-19. Un groupe d’inspecteurs des Finances a été déployé dans ce ministère pour tirer au clair cette situation. Un autre audit vient d’être diligenté au niveau du ministère de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique.
L’opinion se souviendra aussi que le Chef du Gouvernement, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, est en froid avec le Président de la République. Déjà deux communiqués controversés signés et lus par le porte-parole du Premier Ministre ont soulevé des vagues dans le paysage politique. Le premier avait trait à l’arrestation du VPM Tunda, le deuxième mettait à nu l’affaire «contreseing» des ordonnances présidentielles. En clair, Sylvestre Ilunga a demandé des explications à Félix Tshisekedi. Silence radio depuis lors.
De plus en plus, le vocable remaniement est sur la plupart des lèvres. Dans une de ses productions intellectuelles, le libre-penseur Hubert Kabasu Babu a évoqué ce climat malsain qui prévaut dans le Conseil des Ministres. Il propose à l’Assemblée Nationale de travailler pour le retrait élégant et à l’amiable du Premier Ministre à cause de son âge, de la dégradation des rapports et de la confiance avec le Chef de l’Etat, et surtout du danger des ultra-stress récurrents qui peuvent l’ébranler physiologiquement.
En raison de ces frasques dans le fonctionnement du Gouvernement, des vertébrés des deux camps, FCC et CACH, veulent y faire leur entrée en vue de se donner des coups fumants. Au regard de la récession, de la crise socio-économique, l’heure ne doit plus être à l’affrontement, aux règlements des comptes, mais plutôt à l’examen de conscience face à ce bilan presque catastrophique à l’aube de l’an 1.

La Pros.

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