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Pour la deuxième fois en l’espace d’une semaine, le Président de la République s’est adressé à ses concitoyens. Rien que de plus naturel en cette période où l’humanité entière et avec elle, la RDC, traverse une situation inédite dans l’histoire de deux derniers siècles. Même les deux guerres mondiales n’ont pas connu pareil retentissement.

Certes, ces dernières ont eu leurs millions de morts et des destructions massives des villes ; elles ont provoqué la chute des empires et la disparition des dynasties impériales. Bref, elles ont modifié la configuration territoriale de la planète, mais les deux guerres avaient surtout de ‘’mondiales’’, leurs répercussions sur tous les continents en grande partie sous la coupe coloniale des nations belligérantes.
Ce n’est pas le cas du coronavirus qui se rit des frontières et jette un voile noir sur l’ensemble de la création. Le président congolais ne pouvait que s’aligner sur l’alerte générale qui met le monde en veilleuse, en exerçant ses prérogatives légales.
En proclamant l’état d’urgence - qui n’est pas l’état de siège – Félix Tshisekedi éveille les consciences d’une population volontiers frondeuse, mais qui a besoin de sentir la présence d’un dirigeant qui lui montre la voie. Mais, il se trouvera toujours des trublions et des esprits pervers qui tenteront de tirer profit du malheur qui étreint la nation dans ses mailles meurtrières. Soit par le détournement des ressources destinées à la lutte contre le fléau, soit encore, par des attitudes criminelles consistant à briser l’isolement décrété de Kinshasa.
Il ne faut pas se voiler la face : les meilleures alliées du coronavirus dans la société congolaise reste la corruption et la fraude. L‘état d’urgence porte en lui-même, la réponse à ce type de dérives qui semblent inscrites dans les gênes d’une catégorie d’une caste de dirigeants réputés intouchables.
Le chef de l’Etat a, par ailleurs, donné des instructions précises au Gouvernement ainsi qu’au Gouverneur de la ville de Kinshasa, quant à l’observance des mesures de prévention dans les communes. Ceci suppose une mise à contribution réelle des édiles municipaux souvent ignorés dans une propension consistant à tout ramener sur soi, pour des besoins d’une communication mal placée.
Il s’agit de redonner du pouvoir aux bourgmestres, chefs des quartiers et des rues, plus proches des populations et partant, les premiers à identifier les cas d’infection, en cas d’alarme.

La Pros.

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