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Tout le monde attend la publication du Gouvernement. Les enseignants, les profs. d’Universités, les fonctionnaires de l’Etat, et même les ‘’Chailleurs’’, comptent énormément sur la sortie du premier Gouvernement d’après la rupture de la Coalition FCC-CACH, la plateforme politique chère à Joseph Kabila ayant été présentée comme la source de blocage, de malheurs de Congolais.

Inanition de l’Etat !

L’opinion se souviendra des vagues soulevées autrefois par cette expression après la publication de l’ouvrage du Professeur Evariste Boshab sous le régime Kabila. Cela semble malheureusement une réalité aujourd’hui où la sortie du gouvernement des «Warriors» tient en haleine une frange importante de la population.

Toujours pas de fumée blanche. Alors que le dernier Conseil des ministres s’est tenu il y a plus de 5 mois. Cette absence de gouvernance entraine des grèves généralisées dans la Fonction Publique. Autrement dit, tous les secteurs de la vie nationale sont en état d’arrêt. Alors, pourquoi une telle léthargie, inertie, inanition dans l’exercice du pouvoir public ? Seul l’initiateur de l’Union Sacrée de la Nation et ses compagnons peuvent en donner les vraies raisons.

Un pas en arrière. Dans son discours du 23 octobre 2020, Félix Tshisekedi avait présenté à l’opinion le certificat de décès de la coalition au pouvoir FCC – CACH. Le 6 décembre de la même année, le fils du Sphinx de Limete a réaffirmé ce divorce entre sa famille politique et celle de Joseph Kabila, son prédécesseur. 8 jours plus tard, le Président de la République a décliné sa vision de l’Union Sacrée de la Nation et dressé une nouvelle feuille de route en termes de gouvernance.

Certes, Félix Tshisekedi a réussi son pari de déboulonnage de même que de la requalification de la majorité et, surtout, la défenestration de trois figures majeures de l’ex-partenaire politique (FCC), à savoir : Jeannine Mabunda à l’Assemblée Nationale, Alexis Thambwe Mwamba au Sénat et Sylvestre Ilunga Ilunkamba au Gouvernement. Trois ténors de l’union Sacrée, Christophe Mboso, Modeste Bahati et Jean Michel Sama Lukonde ont respectivement occupé leurs fauteuils.

L’Etat étant très affaibli, avec les caisses presque vides, la réduction de la taille de l’équipe gouvernementale s’impose. Il faut tourner la page des gouvernements éléphantesques qui, par le passé, ont été mis en place juste pour satisfaire la boulimie des politiciens. Le premier des «Warriors», Sama Lukonde, a promis une réduction des membres d’environ 30% par rapport à l’équipe sortante. Il suffit de s’inspirer de l’exemple des pays nantis et développés tels les Etats-Unis d’Amérique, la France et même la Chine qui ne compte que 26 ministres alors qu’elle a une population de plus d’un milliard.

Par ailleurs, cette inanition de l’Etat impose la réduction du train de vie des institutions de la République notamment, le Président de la République, le Parlement et le Gouvernement. A titre illustratif, à la Présidence les dépenses de janvier et février sont en dépassement de 113%, 1.081 membres du cabinet pris en charge par le Trésor Public.

Enfin, il faut engager des réformes profondes dans tous les secteurs de la vie nationale en vue d’obtenir le salut du peuple. «Le salut du peuple est la loi suprême», a toujours martelé Félix Tshisekedi.

La Pros.  

Il croyait qu’un beau jour, il dirigerait le pays pour longtemps, depuis sa ferme de Kingakati. Schéma mal ficelé avec l’aide des traîtres et d’une cohorte d’hypocrites, voici que la machine a tourné court. Deux ans seulement après, tel un château de sable bâti en Espagne, le pouvoir est tombé. Tout l’arsenal institutionnel, pourtant acquis à sa cause s’est, lui aussi, désintégré à la vitesse de la lune. Puis, plus rien ne pouvait résister au vent impétueux insufflé par l’actuel Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

En 2023, l’impasse électorale se profile déjà à l’horizon. Point n’est besoin d’être philosophe, mathématicien ou magicien, pour se rendre à l’évidence que le décor d’une nouvelle procrastination ou d’un gros glissement est dorénavant planté. Point n’est besoin, non plus, d’inventer un nouveau théorème de Pythagore, ni de se triturer les méninges pour bidouiller des schémas sorciers autour du principe d’Archimède avant de réaliser qu’à ce stade, le processus en vue de la tenue des prochaines élections est vicié, biaisé et, même, bloqué.

 

Trop, c’est trop !

Il croyait qu’un beau jour, il dirigerait le pays pour longtemps, depuis sa ferme de Kingakati. Schéma mal ficelé avec l’aide des traîtres et d’une cohorte d’hypocrites, voici que la machine a tourné court. Deux ans seulement après, tel un château de sable bâti en Espagne, le pouvoir est tombé. Tout l’arsenal institutionnel, pourtant acquis à sa cause s’est, lui aussi, désintégré à la vitesse de la lune. Puis, plus rien ne pouvait résister au vent impétueux insufflé par l’actuel Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

En effet, depuis le 23 octobre 2020, les kabilistes, toutes tendances confondues, ont été surpris d’apprendre qu’une certaine Union sacrée se devait d’être créée et qu’un Informateur viendrait identifier et requalifier la majorité parlementaire. De l’eau coulant à flot sous le pont et des jours plus tard, au rythme saccadé, le bureau Mabunda fut catapulté, celui d’Alexis Thambwe Mwamba miné par des démissions en cascade se dynamita, avant de voir la montée en puissance de Mboso Christophe avec son colistier, le très redoutable Maître-nageur, au perchoir de la petite chambre du Parlement. Dans la foulée, Bahati, peu avant la démission de Badibanga, vint aux commandes du Sénat.

Ainsi, le nouveau pouvoir s’installa, sans coup férir. Dans l’entretemps, où est passée la majorité made in Kingakati ? Où tient-on encore des réunions régulières pour quoi que ce soit ? La suite est connue. C’est le sauve-qui-peut vers l’Union sacrée, considérée peut-être comme l’arche de Noé dont la mission sublime serait de voler au secours des naufragés, venus nombreux de l’autre côté du fleuve. Aujourd’hui, ils sont nombreux et ce sont eux qui, semble-t-il, minent et tétanisent la machine jusqu’au point de bloquer la formation du nouveau gouvernement. Eux et encore eux-là qui, autrefois, ne rivalisaient que d’ardeur en laissant en gardant leur tête ébouriffée, la barbe touffue, alors qu’ils sont coupables de flétrissure à l’égard du Sénateur à vie ; eux qui, hier, voulaient être ses sosies, ont changé leur fusil d’épaules.

Ils ont, curieusement, la tête rasée et ramollie, pour tenter de caresser Félix Tshisekedi dans le sens de poils. Ils veulent alors tout avoir, y compris des postes régaliens au nom de la transhumance politique et de la triche. Même s’il n’est pas permis de faire une généralisation abusive, il y a lieu, néanmoins, d’arrêter la descalade et de stopper l’infamie en tamisant. Car, le nombrilisme et la politique du tube digestif n’ont rien avec le principe latiniste dit : ‘’Salus populi suprema lex’’ qui, dès le départ, justifia la cassure de la coalition FCC-CACH et guida la détermination du fils du Sphinx.

LPM

A l’heure actuelle, l’initiateur de l’Union Sacrée de la Nation, Félix Tshisekedi, doit faire face à un allié infidèle. Et cet allié infidèle n’est pas Moïse Katumbi, président d’Ensemble pour la République, ni Jean-Pierre Bemba, leader du MLC, encore moins Modeste Bahati, autorité morale de l’AFDC-A. Il est plutôt invisible. C’est le temps qui passe vite.

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