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Comme personne ne l’aurait souhaité, le décor est quasiment planté pour assister à une constellation de défis auxquels ni les ateliers, ni les séminaires ou colloques organisés pêle-mêle ne sauront apporter des solutions aussi longtemps que l’anticipation et la prévention resteront lettres mortes. Ceci mérite d’être soulevé d’autant plus que la semaine aura été un calvaire pour les usagers des transports en commun, terrestres comme aériens. Face à l’attentisme des autorités, les embouteillages ont imposé la loi dans les grandes artères de la Capitale. De Kinkole à la Gombe, en passant par le boulevard Lumumba et Sendwe, des milliers de kinois n’ont eu qu’à constater les dégâts.  Et pourtant, cette question a fait l’objet d’un dossier très sensible lors de récentes réunions du Conseil des ministres que le président Félix Tshisekedi a personnellement présidées. Visiblement, c’est le spectre du manque de politique axée sur l’anticipation. Car, parallèlement, les avions ont été cloués au sol à l’aéroport international de N’djili faute de kérosène. Des vols ont été même reportés à la grande surprise des passagers. Un spectacle affligeant dans un pays qui se veut solution face aux défis du monde mais qui parait assez fragile pour faire face aux nombreux problèmes à l’interne. Comme qui dirait, le pouvoir public donne l’impression de battre de l’aile pour arrêter des stratégies efficaces pouvant changer la donne et permettre ainsi au pays de monter d’un cran.  C’est cela le chemin et le schéma à suivre pour un nouveau narratif qui sera étroitement corollaire aux actions à impacts visibles. Au cas contraire, la RDC restera un géant aux pieds d’argile. Cependant, il n’est  pas tard pour se rattraper. Aux autorités de se ressaisir et de rectifier le tir dans l’anticipation. Car, les effets pervers  prennent des proportions alarmantes. L’urgence s’impose.

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Le doute s’installe petit à petit quant à la question de la tenue, dans le délai constitutionnel, des prochaines élections en République Démocratique du Congo. Alors que l’opposition politique continue à clamer le consensus autour de l’examen de la proposition de Loi modifiant et complétant l’actuelle Loi électorale, le Groupe de 13 Parlementaires (G13), auteur même de ladite proposition, ne parle plus le même langage avec le bureau Mboso.  D’ailleurs, ils reprochent certains collègues d’avancer en force sans les écouter, ont-ils dû claquer la porte de la salle de plénière hier, jeudi 12 mai 2022, juste après le rejet de la motion de procédure  initiée par l’un d’eux, Delly Sesanga. Car, ils ne voulaient pas être des simples spectateurs. «Nous, nous avons sollicité un débat mais apparemment, il n’y a pas de débat. Il s’agit tout simplement de positions des groupes parlementaires et que nous n’avons pas l’opportunité de rencontrer. Nous préférons peut être attendre si le débat aura lieu au niveau des Commissions. Nous voulons tout simplement garder la lettre du Règlement et l’esprit parlementariste», a recadré immédiatement, sur les parvis du Palais du peuple, le député national Jacques Djoli, un des membres du G13. Ainsi, le spectre d’un tripatouillage de ladite proposition de loi électorale réapparait.

Le processus électoral croise un bémol de plus, laissant au passage l’ombre d’une incertitude quant à l’avenir, que dis-je, les fortes contestations dans les prochains jours de la part des mécontents.

Cet épisode renforcera davantage les protestations autour de cette proposition de loi dont l’examen au parlement est fortement contesté par l’Opposition qui, elle, exige le consensus aux préalables de toutes les parties prenantes. Encore que, certains points essentiels de cette proposition de loi qui rencontraient l’approbation de cette fameuse Opposition y ont été rejetés illico presto lors de la plénière de levée des options politiques.

Pendant ce temps-là, l’opposition, dans sa diversité, s’apprête à enclencher des actions de terrain pour faire pression sur la majorité. De même, de façon isolée, le Bloc patriotique, avec le Milapro et le Calcc, demeurent vigilants face à l’évolution de la situation. Jusqu’où irait le suspense ? En tout cas, pour l’heure, autant s’interroger sur ce qui parait sibyllin devant l’avenir du pays. Entre Forcing  pour les uns, ou blocage pour les autres, la stabilité des institutions dépend de bonnes élections.

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«Je suis dans la résistance de Lamuka, voici trois ans et demi. Nous sommes à la phase de la résistance», proclame-t-il. Avec une nuance : «Il faut faire la différence entre (i) les alliances de résistance ; (ii) les alliances pour gérer ensemble, c’est le cas de l’Union sacrée et (iii) les alliances comme plateforme électorale», fin de citation. Muzito est un guerrier politique qui sait s’assumer. Il avance que Lamuka n’a pas encore reçu d’offre politique. La plateforme se tient prête à toutes les discussions. C’est ici qu’il aborde le sujet du bloc patriotique. Muzito est clair, dans un pays où les gens se marient avant les fiançailles, il faut d’abord discuter. Eh bien, Adolphe Muzito a fixé l’opinion quant à la nature de sa relation et son évolution politique. Au sein de Lamuka, les voix s’élèvent pour signifier leur séparation d’avec Martin Faulu  pure et simple.

De la réconciliation à la dislocation, de la dislocation à la réconciliation, en politique, tout va très vite. D’aucuns disent que la politique est un terrain du dynamisme où les alliances se font et se défont. C’est une pure vérité. Il n’en demeure  pas moins pour les analystes politiques de pousser un peu plus la réflexion sur  ce forum, ‘’de réconciliation’’ soit-elle, entre Katangais. Le dessous des cartes de cette messe  pousse à cogiter. Aux dernières nouvelles, il semble que c’est l’ancien Chef de l’Etat, Joseph Kabila qui en est l’initiateur, même si c’est l’évêque Muteba qui a pris le devant quant à ce. Il semblerait même que Kabila va prendre part à ce forum ce jeudi 19 mai 2022. Tête-à-tête Kabila-Katumbi, ce dernier partenaire et haut cadre de l’Union sacrée de Nation avec le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, serait très mal vu du côté de Kinshasa  quand on se remémore  du calvaire qu’a subi l’ancien Gouverneur de l’ex Province de Katanga, dans sa lutte pour revenir au pays et espérer de briguer la magistrature suprême.

Au cours d’un point de presse tenu ce mardi 17 mai à Kinshasa, à l’occasion de la célébration de la fête de la libération du congo,  Eddy Kapend a, après avoir rendu  un vénéreux hommage à Laurent-Désiré Kabila, pionnier de ladite journée, il a aussi salué la mémoire de son maître, avant de déclarer qu’il lui est resté loyal avant ses fonctions, pendant ses fonctions et après ses fonctions. Et ce, avant de fustiger la fameuse réconciliation des Katangais. Entre dislocation et réconciliation, faudrait s’attendre à tout dans l’arène politique RD- Congolaise.

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L’on tend tout droit et surement vers une zone de turbulence qui va secouer davantage le mandat finissant de Félix Tshisekedi à la tête de la RDC. Un bloc dur se forme peu à peu  entre les ténors de l’Opposition.  Après le Bloc patriotique, ce nouveau bloc présage d’une unité d’actions au sein de l’opposition congolaise, en vue d’intensifier la pression sur les dirigeants actuels qui ont déçu, au passage,  des millions des congolais disséminés dans le monde entier. Nombreux ont changé d’avis. Ils n’ont pas pu supporter ce grand écart entre les promesses et les réalités. Où serait-il parti, ‘‘le peuple d’abord’’ ? Aux dernières nouvelles, le même peuple pleure, galère et souffre pour joindre les deux bouts du mois.

Ainsi, va-t-on vers l’unité de l’opposition politique ? La question mérite d’être posée après le tête-à-tête de ce mercredi entre Augustin Matata Ponyo, Président National de LGD et Martin Fayulu Madidi de Lamuka. Pendant plus de deux heures, les deux personnalités, opposants du régime Tshisekedi ont passé au peigne fin toute la situation politique et sécuritaire du pays. Pendant près de 2 heures d’échanges, les deux personnalités ont fait le tour d’horizon des questions liées au bloc de l’opposition en RDC. Qui laissera la place à l’autre ? D’ores et déjà, dans les ruelles de Kinshasa, le PPRD de Joseph Kabila à travers son Secrétaire Permanent Emmanuel Ramazani Shadary se prépare pour reconquérir le pouvoir.

Encore qu’elle était prévisible. Cette bataille s’avère rude, le vainqueur devra apaiser le cœur des congolais. Il n’y a aucun doute, l’épreuve électorale annoncée pour décembre 2023, promet d’être bouillante, étincelante et permettra, finalement, à résoudre une fois pour toute, la problématique de légitimité des institutions. L’incertitude a longtemps cédé  la place à la certitude. Que faire ? Denis Kadima Kazadi, qui vient de gagner le pari de l’élection de Gouverneurs et Vice-gouverneurs à la tête de la CENI,  se montre de plus en plus rassurant à ce sujet. Connaissant sa mission à la tête de cet organe d’appui à la démocratie, il va certainement se donner à fond  tentant sans aucun doute, d’organiser des meilleures élections possibles pour marquer son histoire à la tête de cet organe qui suscite mépris et suspicions. L’avenir réserve beaucoup de suspenses. Le bloc se forme, la Fatshi sphère observe dans beaucoup de commentaires.

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C’est une fausse solution miracle. D’aucuns croyaient que le pouvoir de Félix Tshisekedi allait, justement, accomplir des miracles pour redresser la Nation. Par contre, tout semblait être une poudre de perlimpinpin. Comment guérir de tous ces charlatans et vendeurs d’illusion ? Comment sortir du pays de ce gouffre ? Sur ce, l’ancien Président Français, Jacques Chirac, a utilisé en 1979 cette expression, lors d’un discours à la fête du RPR, au Bois de Boulogne. Critiquant les idées européennes de l’UDF de Valéry Giscard d’Estaing, il déclara : « Nous ne pensons pas que l’Europe est une sorte de poudre de perlimpinpin venant au secours des gouvernements à court d’idées». 40 ans après, soit le 3 mai 2017, lors du débat d’entre-deux-tours de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, a utilisé cette expression pour qualifier la proposition de Marine Le Pen d’expulser tous les fichés S et de «fermer les frontières» d’illusoire pour contrer le terrorisme en disant «Il y a des pays, nombreux, trop nombreux malheureusement, qui ne sont pas dans Schengen, qui ne sont pas soumis à tout cela, qui ont été frappés de la même façon que nous par les attentats et par le terrorisme…. Donc ce que vous proposez, comme d’habitude, c’est de la Poudre de Perlimpinpin».

A la base, l’expression «Poudre de perlimpinpin»  fait référence aux diverses poudres vendues jadis par des bonimenteurs et charlatans, qui les présentaient comme dotées de vertus merveilleuses et guérissant toute sorte de maux, alors qu’elles n’avaient aucun effet bénéfique. D’ailleurs, le nom « Perlimpinpin » serait une onomatopée dont la sonorité évoque une formule magique. En effet, Cette invention, que dire, cette fiction exprime une vérité assourdissante et  indubitable qui mérite d’être décortiquée par le commun des mortels. Aujourd’hui, à l’allure où l’arène, soit l’agora politique se dessine surtout du côté de l’Opposition, 18 mois avant les joutes électorales, il y a plus de chance d’assister  à une ‘’poudre de perlimpinpin’’, une fausse solution magique dis-donc,  au regard de ce décor déjà planté, qui ressemble au même schéma suivi par les leaders de l’Opposition congolaise à Genève, en 2018,  afin de chercher à tout prix de remporter l’élection présidentielle. Cette unité n’aura finalement pas vu le jour. L’issue est déjà connue.

Après Martin Fayulu, l’ancien Premier ministre  Augustin Matata a manifesté sa volonté de briguer  la présidentielle. Dans ce lot, il y a le leader du Nouvel Elan,  Adolphe Muzito, qui ne semble plus être en odeur de sainteté d’avec son compère de Lamuka, Martin Fayulu Madidi. Lui aussi, compte être un candidat à la même élection. Que va-t-il se passer ? Mystères.  2023 promet d’être palpitant. Qui vivra verra ! 

La Pros.

Tel fut le sort de son accession fulgurante et controversée à la tête de la Cour Constitutionnelle au lendemain du procès fatidique de 100 jours,  où il aura démontré  l’étendue de sa maestria, excitant au passage la condamnation de Vital Kamerhe, l’ex Dircab du Président Tshisekedi, le sort en a aussi décidé autrement pour lui au cours d’un tirage au ‘’sort’’ qui a scellé… son sort. Eh oui, cette tautologie inutile soit-elle,  illustre tant bien que mal, les sagas qui ont  élu domicile au sein des Institutions de la RDC. De la présidence, en passant par le Parlement et les Cours et Tribunaux, ces rebondissements rocambolesques à 90° animés par une tempête sidérante,  renforcent de plus en plus cette  incertitude dans le chef des nationaux. A  l’allure où vont les choses, tout laisse à croire que ‘’le pays est sur le cric’’, comme disait autrefois le vieux briscard Mungul Diaka.

La justice, le dernier rempart d’une nation s’étiole. Puisque tout semble devenir banal et frise la légèreté.  Hier,  l’opposition a fustigé ‘’l’irrégularité’’ concernant le remplacement de deux juges à la Cour Constitutionnelle, aujourd’hui les membres du cabinet du Président remplacé, Dieudonné Kaluba, dénoncent une irrégularité et une fraude suicidaire à l’Etat de droit, où allons-nous ? Aux âmes sensibles  s’abstenir. Un seul mot, un seul passage : Ne mettez aucun organe, le choc peut être fatal. Coup d’Etat Constitutionnel ! Irrégularité de la procédure ! Dictature !  Bref, d’aucuns ont délié leurs langues pour placer un mot, pesant le pour et le contre de cette éviction dont les dessous des cartes figure le nom d’un homme, qui aurait d’ores et déjà annoncé sa candidature à la prochaine présidentielle de 2023.

Les histoires évoquées des billets verts ou encore d’un homme juste et correct qui ne veut que lire le bon droit sans une quelconque influence politique ont chamboulé également les analystes politiques. Qu’à cela ne tienne, le remplacement du Président de la Haute Cour, Dieudonné Kaluba, une année après son arrivée par le juge Dieudonné Kamuleta, à 18 mois des joutes électorales, ne sonne-t-il pas le tocsin d’une Institution judiciaire bien avant influencée politiquement ? La question vaut son pesant d’Or. L’Etat de droit doit régner en seul Maître. Cela ne doit pas être simplement de belles paroles. Malgré ce changement, peu importe les réalités, le droit doit être dit en bonne et due forme et le nouveau Président de la Cour Constitutionnelle doit conduire à bon escient cette Haute Cour qui demeure le dernier rempart de notre justice. Telle sera certainement l’une de ses missions. De toutes les façons, les passent toujours, les institutions restent. 

La Pros.

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