Flash

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) a suivi avec beaucoup d’attention l’affaire de l’interpellation de l’ancien porte-parole du Gouvernement et actuellement député national, M. Lambert MENDE OMALANGA, dimanche 19 mai 2019, à sa résidence par des éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) et ceux des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) pour son implication dans le dossier du trafic d’un diamant de 87 carats en provenance de la province de la Sankuru.


Certaines réactions enregistrées à ce sujet condamnent fermement le fait que le Député National Lambert MENDE ait été interpellé en violation de ses immunités parlementaire tout en exigeant sa libération immédiate sans pourtant aller au fond du problème. Des sanctions précipitées ont même été recommandées et prises contre des policiers dont un officier Général impliqué dans ladite interpellation.
Certes, la VSV condamne les brutalités ayant émaillé l’interpellation de «l’honorable» Lambert MENDE et le non-respect de la dignité due a toute personne humaine. Cependant, la VSV désapprouve les tentatives visant à «éluder le vrai problème comme s’il n’y avait rien de répréhensible dans ce que le Député National Lambert MENDE a fait ou voulait faire contre son propre pays.
La VSV rappelle aux autorités rd-congolaises détentrices d’immenses et innombrables immunités recherchées coûte que coûte y compris à travers les élections frauduleuses et à coup de corruption que ces immunités ne doivent pas être à tout bout de champ évoquées pour couvrir les antivaleurs. Les « honorables » parlementaires doivent réellement vivre et veiller à l’honorabilité de leurs fonctions en évitant toute compromission et tout comportement répréhensible.
La VSV condamne ainsi l’implication de certaines autorités congolaises dont M. Lambert MENDE OMALANGA dans le trafic clandestin des minerais. Cette pratique inacceptable prive le trésor public d’énormes recettes nécessaires pour le développement socio-économique du pays. D’aucuns s’interrogent comment le diamant de 87 carats qui aurait dû suivre le circuit officiel pour sa vente s’est retrouvé entre les mains de nombreux commissionnaires.
Il convient de rappeler qu’il y a quelques mois, l’ex Gouverneur du Kasaï-Oriental, M. Alphonse NGOY KASANJI a été dénoncé dans une affaire d’extorsion d’un diamant de 1000 carats non encore élucidée et traitée jusqu'à ce jour et dont les victimes n’ont pas encore été rétablies dans leurs droits.
La VSV invite les nouvelles autorités rd-congolaises en général et le Chef de l’Etat en particulier à veiller et œuvrer effectivement pour l’éradication des antivaleurs dont entre autres l’enrichissement illicite, le trafic d’influence, la corruption, le détournement des derniers publics, la gabegie financière… qui privent injustement l’Etat rd congolais des moyens conséquents dans l’accomplissement de ses nobles missions.
Tout compte fait, la VSV recommande aux autorités rd congolaises compétentes de :
- Ouvrir une enquête judiciaire pour élucider ce dossier du trafic d’un diamant de 87 carats des creuseurs artisanaux de la province de Sankuru ;
- Lutter contre l’implication des autorités rd congolaises dans le trafic clandestin des minerais et autres ressources naturelles ;
-Rendre justice à plusieurs victimes lésées par l’extorsion en toute impunité de leurs pierres précieuses, qui ne savent pas à quel saint se vouer compte tenu du statut politique de leurs bourreaux.
Fait à Kinshasa, le 21 mai 2019

LA VOIX DE SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV)

Pin It

Statistiques

8420207
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
3177
32442
223577
7970533
251249
979134
8420207

Your IP: 54.160.19.155
2020-08-09 02:07

Les plus lus

  • Partenaires

  • Médias

  • Tout

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg