Spécialiste en Haute Finance et Economie de Développement, Aimé Lambala explique en des termes clairs les raisons de la dépréciation de la monnaie locale face au roi dollar.

Dans une tribune économique parvenue à La Prospérité, ce chevronné dans le domaine note que cette situation s’explique par plusieurs critères, entre autres, la faible exploitation des matières premières, le manqué de confiance dans la monnaie locale, l’inflation monétaire des biens de consommation, mais surtout les crises politiques en interne des politiciens qui éloignent les investisseurs. Conséquence, « plus la valeur de la monnaie locale diminue, plus la banque centrale ou le Trésor s’endettent aux marchés de capitaux SVT », précise Aimé Lambala. Etablissant les responsabilités de cette dépréciation, il liste par la même les pistes de solutions pour faire face à cette situation perturbante. « Dans la situation actuelle en RDC, la BCC doit injecter plus de 300 millions de dollar pour faire apprécier le FC, par rapport au dollar », évoque-t-il. Il suggère également que la Banque Centrale doit non seulement faire apprécier la monnaie locale, mais aussi agir par surprise dans le marché des Changes pour éviter la spéculation. Lisez, ci après, l’intégralité de la réflexion.

 

En RDC, dans les marchés de change, nous avons plusieurs devises qui se négocient, entre autres, le CFA, Euro, FR suisse, Livre, Fr Congolais, dollar.
Deux devises dominent le marché de change et des capitaux : le Fr Congolais et le Dollar. Cette Asymétrie monétaire des Actifs financiers liquides, Dollar et Fr
Congolais, donne plus la tangente à la monnaie étrangère au détriment de la devise locale, le Fr Congolais, dans les commerces national et International, Exportation et importation. Ce, en sous-estimant la monnaie nationale dans les transactions internationales.
Parlons de la dépréciation du Franc Congolais, une devise ou monnaie locale qui perd sa valeur vis-à-vis du dollar. Dans le commerce local, cela donne lieu à une crise de CHANGE, dans le marché de change locale à des spéculations.
Cette situation s’explique par plusieurs critères :
1. Moins de devises étrangères
2. Moins d’exploitation des matières premières
3. Pas de confiance dans la monnaie locale
4. Le budget connait un déficit
5. Inflation monétaire de biens de consommation
6. Impossibilité d’épargne en monnaie locale
7. Trop de dépenses de devises aux achats à l’étranger du pouvoir.
8. Les crises politiques en interne, des politiciens qui éloignent les investisseurs.
Conséquences Initiales :
Plus la valeur de la monnaie locale diminue, plus la banque centrale ou le Trésor s’endettent aux marchés de capitaux SVT.
Qui sont les responsables de cette dépréciation du FC dans les marchés des changes et de capitaux :
Plusieurs responsabilités se partagent de la dépréciation du Fr Congolais à la merci des spéculateurs. Le gouvernement, La Banque Centrale, les Télécom, Bureau des changes, Banques commerciales.
Nous parlerons que des 2 principes responsables qui plongent le Fr congolais à la dépréciation face au dollar.
A. Le gouvernement Congolais. B. La BANQUE CENTRALE DU CONGO.
A. Le GOUVERNEMENT CONGOLAIS :
1. Le gouvernement s’ingère de la gestion de la Banque Centrale
2. La présidence oblige les sorties de fonds à la réserve des changes, voir travaux 100 jours.
3. Le Trésor, Ministère des Finances se finances aux marchés de capitaux SVT en Franc-Congolais au lieu de trouver du financement à l’étranger, en cette période du non croissance, cela amène une inflation de la monnaie locale dans le marché local parallèle des changes, suite à cette Monétisation de la dette auprès des banques commerciales en RDC.
4. L’état congolais faisait auprès de la banque Centrale, une Monétisation de la dette en imposant la planche à billets pour ses besoins. Cette Base monétaire créé, amena de nouveau une forte masse monétaire qui inonde la monnaie nationale en liquidité et une inflation d’actif financier liquide qui déprécie l’économie face au dollar. Méthode interdite par le FMI.
5. Le gouvernement autorise les paiements des devises étrangères lors des opérations avec des sociétés financières des Messageries. Western union, Ria, Money Gram.
La création de la monnaie financière liquide, in Nihilo devait plus profiter pour créer de la richesse et de l’emploi, ainsi que des investissements locaux et non la dépréciation de la tissue économique.
Le taux de Bancarisation reste inférieur en RDC, ce qui empêche de réduire la masse monétaire importante dans les marchés parallèles, l’une des causes de l’inflation monétaire.
Cette multiplicité des liquidités permanente à l’économie parallèles n’apporte pas l’effet Multiplicateur monétaire, mais repose plus sur l’hypothèse que cette masse monétaire est exogène négativement dans la relance économique durant la période de Covid- 19.
L’approche du diviseur Monétaire au contraire durant la période de la dépréciation de la monnaie est endogène, c’est-à-dire que son évolution est déterminée par les besoins de financement par des agents non Bancaires, la BCC doit intervenir in fine pour satisfaire le besoin de refinancement de l’économie réelle.
B. La BANQUE CENTRALE DU CONGO
La Banque Centrale pratique une politique Monétaire, contraire à la politique économique et budgétaire du Gouvernement Congolais.
La Banque Centrale doit avoir les objectifs pour son fonctionnement définis par le Gouvernement. LA BCC elle doit être INDEPENDANTE
Les objectifs de la BCC :
A. Veiller à l’inflation, ciblage les taux d’inflation atteindre.
B. Veiller au taux de changes pour faire apprécier la monnaie locale, dans les marchés des échanges et de capitaux.
C. Veiller aux prix à la consommation, avoir un ancrage avec le Ministère de l’économie.
D. Faciliter le crédit à court terme, long terme. Plus de 15 ans. Pour financer la création de l’emploi et des investissements locaux.
En ce qui concerne les crédits à Court terme et long terme, la BCC, doit avoir une politique accommodante auprès des banques commerciales pour financer les crédits aux entreprises pour des investissements à plus de 15 ans.
Toutes les banques commerciales en RDC sont des banques de dépôts et non d’investissement avec une capacité financière inferieure aux Grandes en Afrique. Raw Bank 136ème rang en Afrique, TMB 200ème en Afrique.
La BCC doit avoir un bon taux directeur pour faciliter les crédits, avec une Politique Macro prudentielle pour garantir les crédits des Banques privées.
Quelle solution pour la dépréciation du Franc congolais
La BCC doit agir par surprise dans le marché des Changes pour éviter la spéculation.
La BCC doit faire apprécier la monnaie locale.
Dans la situation actuelle en RDC, la BCC, doit injecter plus de 300 millions de dollar pour faire apprécier le FC, par rapport au dollar, Achat de FC au taux de marché actuel. Par la Reserve des changes.
Imposer un taux planché, fixe, FC par rapport au dollar, pour faire apprécier l’actif financier liquide. Répéter cela plusieurs fois afin de stabiliser le marché des changes.
En des spéculations surprise, laisser le marché régulier seul les cotations. A cause la Reserve des changes inférieures.
L’état doit garantir les dépôts dans les banques commerciales en cas de faillite. Assurance remboursement. Facilitation des retraits auprès des banques commerciales sans réserve.
Réduire plusieurs taxes des banques commerciales.
Toutes les transactions immobilières doivent se faire via une banque non en espèce.
La BCC doit être au courant à l’instant d’un transfert à l’étranger ou d’un retrait en dollar a plus de 10.000 dollar. Le paiement à partir de 1.000 dollar doit se faire par un chèque de banque.
Donnez confiance aux banques en RDC, par les congolais avec un message du Président de la République.
La BCC doit faire apprécier la monnaie, pour éviter le Polycentrisme Monétaire des changes dans chaque Province en RDC.
La politique monétaire contribue, avec la politique budgétaire et fiscale, à la régularisation Macroéconomique, ceux-ci peuvent prendre le l’envol de la politique économique en générale :
- Stabilité des prix, la croissance économique, le plein emploi et l’équilibre extérieur.
La Banque centrale joue un rôle ambivalent dans la politique Monétaire en RDC, soit elle soutient la politique de la dépendance du pouvoir, encore moins ne couvre pas la monnaie nationale dans le marché des changes pendant les spéculations.
Il convient d’abord de remettre en cause le Principe de séparation entre la stabilité Monétaire et la stabilité financière au sein du comité de la politique monétaire de la RDC.
La BCC doit tenir la stabilité croissante de la masse monétaire autour d’un rythme constant, proche du taux de croissance normal de l’économie souhaitable à long terme. Le taux d’intérêt à court terme doit être géré pour ajuster la masse monétaire à une règle fixe.
La BCC est l’autorité monétaire qui garantit la stabilité monétaire, surveille et régularise les cours des changes en RDC.
La BCC doit utiliser les leviers principaux de contrôle des changes :
1. Maintenir les taux d’intérêt en hausse pour compenser la dépréciation de la monnaie et d’envoyer de sorties des capitaux.
2. Intervenir dans le marché des changes, consiste à acheter ou vendre des devises contre la monnaie locale afin d’agir sur l’équilibre du marché.
Cette politique permet une soutenance à la politique économique afin d’améliorer une partie de l’équilibre de la balance des paiements. Avec des productions nationales pour l’exportation, il faut recourir à la dévaluation du Fr congolais pour améliorer la compétitivité des prix de nos entreprises et redresser son solde commercial.
La dévaluation produit deux types d’effets :
Prix à l’importation et à l’exportation.
Conséquence générale se la dépréciation de la monnaie
1. La balance Courante négative.
2. Difficulté d’avoir un bon équilibre économique
3. Pas facile d’avoir des investisseurs.
4. Baisse des réserves des changes
Après plusieurs récessions sans croissance en RDC, nous approchons une croissance exogène de l’économie négative, et nous naviguons à une stagflation de la relance non résiliente de l’économie.
A retenir : * L’inflation et la TVA, sont les taxes des pauvres, que les petits peuples congolais supportent
• La stabilisation du Franc congolais par rapport au dollar, devrait se faire lors de la sortie de la RDC, dans la liste de pays pauvres très endettés. PPTE. Durant la gestion de Matata Ponyo.
• Les membres du comité de la politique monétaire de la BCC, doit appliquer les politiques monétaires pour stabiliser la monnaie en appliquant une bonne politique conjoncturelle pour faire apprécier la monnaie et non une politique structurelle de crédit à l’importation aux entreprises et aux banques commerciales.
• Les membres du comité de la politique monétaire doivent être des bons financiers et connaitre la haute finance.
• La dépréciation actuelle de l’actif financier liquide ne nous permet pas de jouir de la baisse de Fr congolais dans le marché, nous produisons rien ni exportation pour applaudir le mercantilisme monétaire, avec la venue des investissements directs étrangers.
Pour le Groupe ALSF
AIME LAMBALA
Président du Directoire
Spécialiste en Haute Finance et Economie du Développement
Expert en image communicative
Tél : 0033753821192 Paris
00243819730650 RDC
Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
www.alsf-groupe.com

 

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