Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l'Homme (BCNUDH) a ouvert, le mercredi 19 février 2020, au cercle Elaïs, un atelier de renforcement des capacités sur les droits économiques, sociaux et culturels, le monitoring budgétaire, la gouvernance et l'audit social à l'intention des membres de la Commission nationale des droits de l'Homme (CNDH) et du Comité interministériel des droits de l'homme.

Il y a lieu de souligner que cet atelier a été ouvert avec la participation active de la Secrétaire générale du ministère des Droits Humains, Joséphine Bandui et du Président de la CNDH, Mwamba Mushikonke Mwamus. Et, elle intervient à un moment charnière de l'histoire de la République démocratique du Congo, au lendemain de l'alternance politique historique où le Chef de l'Etat, Félix Antoine Tshisekedi, a consacré son mandat à l’instauration d’un Etat de droit. Et, le BCNUDH ne cesse d'accompagner la RDC dans la lutte pour le respect des droits de l'homme.

" Si par le passé, nous nous sommes majoritairement focalisés principalement sur le monitoring des droits civils et politiques, priorité justifiée par le contexte sécuritaire délétère dans plusieurs provinces du pays et plus précisément à l'Est de la RDC, le temps est venu, au nom de l'indivisibilité et de l'universalité des droits de l'homme, d'orienter davantage nos stratégies sur les droits économiques, sociaux et culturels dont la satisfaction contribuera sûrement à la consolidation de la paix et à la préservation de la cohésion sociale", a précisé le Directeur du BCNUDH, M. Abdoul Aziz Thioye dans son discours lu par M. Raphaël René Yoho Fils, Coordonnateur de l'Unité de Renforcement Institutionnel & Réformes du Bureau.

C'est dire qu'après cet atelier de trois jours, soit du mercredi 19 au vendredi 21 février 2020, les participants devront promouvoir les droits économiques, sociaux et culturels qui ont été longtemps ignorés, alors qu'ils recouvrent un ensemble d'aspirations humaines essentielles, à savoir : l'alimentation, l'éducation, le logement, la santé, l'accès à l'eau potable, les conditions de travail dignes et sûres, les loisirs, la protection en cas d'accident ou de maladie, l'environnement sain…

Sur ce, du fait que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a promis l social au peuple Congolais, la promotion des droits économiques, sociaux et culturels est donc aujourd'hui au cœur des luttes pour la dignité humaine et la justice sociale.

Cette formation s'inscrit dans la logique de remplir la mission de la CNDH et du CIDH qui est de promouvoir et protéger les droits de l'homme en RDC et assurer le suivi et évaluation de la mise en œuvre des normes internationales dont la RDC est partie ainsi que les recommandations faites au pays par les Mécanismes internationaux et régionaux de promotion et protection des droits de l'homme.
Ces experts sont exhortés de raccommoder la fracture historique existant entre les droits civils et politiques aux droits économiques, sociaux et culturels (DESC) qui sont, par ailleurs, garantis clairement par la Constitution de la RDC.
Les revendications en faveur des DESC s'observent partout au monde et à différentes époques, signe de leur universalité.

Les grèves des enseignants, médecins, chômeurs, étudiants, les revendications des mouvements citoyens pour l'accès à l'eau, l'électricité, pour la réduction des tarifs des compagnies de téléphonie mobile, observées en RDC en sont la parfaite illustration. Et pourtant, la RDC a ratifié le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Et, nonobstant des efforts conjugués du Gouvernement, d'immenses défis demeurent notamment, en matière de gouvernance et d'offre de services sociaux de base.

Cette formation des experts de la CNDH et du CIDH interpelle à double titre : sur le point de savoir si l'avenir de l'idéal commun exprimé dans le Déclaration Universelle des droits de l'homme depuis 1948 est une réalité, et si non, comment en faire une réalité en tenant compte, non seulement des contraintes multiformes, mais, aussi, de la nécessité d'une meilleure Gouvernance et d'une répartition budgétaire plus sociale.

Enfin, le souhait du Directeur du BCNUDH est qu'à la lumière de l'expertise des uns et des autres, qu'ils parviennent à poser un diagnostic pertinent et à identifier des solutions convenables orientées vers des actions concrètes et consensuelles, lesquelles proviendront d'un dialogue permanent et d'une collaboration féconde entre détenteurs d'obligations et titulaires de droits.

Jules Ntambwe


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