En marge de la journée internationale de lutte contre la corruption, le collectif de structures de la société civile a lancé cette semaine à Kinshasa, à travers la campagne «Le Congo n’est pas à vendre». Cette synergie voudrait, via cette sensibilisation dans les 26 provinces de la RDC, lancer un message à la population afin de dénoncer tout acte de corruption et leur dire qu’il est temps de mettre fin aux antivaleurs, à tous les niveaux principalement de l’éducation, du transport en commun et de la circulation routière.

Pour sensibiliser la population sur les méfaits de la corruption, cette synergie composée de l’Aeta, Congo Nouveau, Recic, Ocidec, Odep, organise des actions de sensibilisation sur terrain, entre autres, des meetings, pièces de théâtre, chansons. Chacun à son niveau, espère-t-elle, sera capable à la fin de la période de la campagne, appelé à dénoncer tout acte de corruption. Ce n’est que de cette façon que la RDC sera à l’abri des prédateurs, selon les initiateurs de cette sensibilisation.

Ce collectif rappelle que le 17 septembre 2019, le Président de la République, Félix Tshisekedi, avait annoncé la création d’une agence de lutte contre la corruption. «Et, comme phénomène qui fait peur aux investisseurs, le chef de l’Etat a épinglé les antivaleurs. Quelques mandataires et ministres sont mêmes sanctionnés», affirme cette synergie.
Aussi, rappelle-t-elle que le Premier ministre Ilunga, lors de son investiture et celle du Gouvernement de la République, a promis la création d’une Cour spéciale qui aura comme mission la répression des cas de corruption. «Toutes ces initiatives doivent être suivies des mesures concrètes», suggère-t-elle. Dans le cas contraire, toutes ces déclarations seront stériles.

Des recommandations
Par ailleurs, elle formule une série de recommandations, au Président de la République qui doit accorder le bénéfice d’attention et d’intérêt à la concrétisation des initiatives qu’il a annoncé contre la corruption. La réussite de son mandat et la légitimité de ses futures ambitions, a en croire cette synergie, dépendent de l’efficacité des actions de lutte contre le fléau de la corruption et de la performance des résultats que celles-ci auront engrangés.
Il doit également, ajoute-t-elle, restituer aux deux coordinations relatives au changement des mentalités et à la lutte contre la corruption, leur pleine essence technique, en les rendant autonomes, au risque qu’elles soient absorbées par la politique et perdent leur efficacité. Il doit également maintenir la rigueur de la sanction inconditionnelle contre les auteurs des détournements et de la corruption.

En outre, cette synergie recommande au gouvernement d’adapter la politique nationale de lutte contre la corruption aux réalités actuelles, de mettre sur pied un plan opérationnel intégré assorti d’un budget conséquent en rapport avec la mise en œuvre des engagements pris par Félix Tshisekedi. Aussi, de mettre en place une justice indépendante comme instrument d’ultime recours chargé de traquer les corrupteurs et maximiser les recettes et, enfin, lutter contre la corruption et les antivaleurs.

La Pros.


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