«Emergence de la RDC en 2030 : place et rôle de la planification familiale ». C’est le thème de la 4ème Conférence nationale sur le repositionnement de la planification familiale organisée par le Comité technique multisectoriel de la planification familiale (CTMP/PF) et qui a été lancée par le VPM de l’Intérieur et Sécurité, Représentant personnel du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.

En marge cette activité, les jeunes ont annoncé, le lundi 2 décembre 2019, à l’INPESS, les couleurs de cette grande activité, avec une conférence-débat tenue grâce à l’appui des bailleurs des fonds de grande envergure dont l’UNFPA. A cette occasion, Mme Jacqueline Bapura, Directrice du CTMP/PF a souligné que pour que les jeunes et adolescents contribuent à l’émergence de la RDC jusqu’à 2030, il faut leur garantir la bonne santé. Mais aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Car, beaucoup d’adolescents ont des grossesses non désirées qui se terminent par des avortements clandestins qui sont à la base d’un taux élevé de la mortalité maternelle.

Pour le Dr. Fidèle Mbadu Mwanda, Directeur national du PNSA, la tranche d’âge des adolescents et jeunes (10 à 24 ans) représente 31% de la population congolaise. Ces derniers sont confrontés à plusieurs problèmes mais, le ¾ de ces problèmes est en lien avec la santé de la reproduction. Par exemple, les grossesses non désirées qui se terminent par les avortements à risque. Pour preuve, une étude menée par l’école de santé publique et le département de démographie a révélé qu’il y a près de 146.700 avortements dans la ville de Kinshasa, et la majorité de ces avortements proviennent des adolescentes de 15 à 19 ans. D’où, il s’avère impérieux de sensibiliser et mobiliser la jeunesse congolaise sur les notions de planification familiale qui est un levier de la croissance économie et le développement de la RDC.

‘’ Dans la ville de Kinshasa, il y a 61% de naissance non désirées. Un taux élevé provient des adolescentes. Or, ces dernières n’ont pas besoin d’un enfant. Leur place c’est à l’école. C’est pourquoi, au niveau du PNSA, nous avons pensé mettre un paquet de services pour les aider de ne pas avoir des grosses non désirées. Déjà, 180 zones de santé sont disposées à recevoir les jeunes pour les services de la santé adaptés à leurs besoins. D’ici 2020, le ministère de la santé, à travers le PNSA, pense couvrir toutes les zones de santé de la RDC. Donc, l’accès des jeunes aux services de santé est encore faible. D’où, le nombre des décès dus au VIH a constamment baissé dans toutes les tranches d'âge sauf chez les adolescents et jeunes ‘’, a révélé le Dr. Fidèle Mbadu.

Toujours en marge de cette pré-conférence de la 4ème CNRPF, la coordonatrice du CTMP/PF, Jacqueline Bapura, a indiqué que les jeunes sollicitent que les moyens soient mis à leur disposition pour assurer leur santé et leur bien-être.
« Les jeunes ont besoin d'une bonne santé pour contribuer au développement. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Ils sont affectés par des grossesses et mariages précoces et des rapports sexuels non protégés », a-t-elle relevé trouvant en cette rencontre une occasion de faire le plaidoyer afin de mobiliser les ressources.

Défis
Renforcer l'implication des jeunes dans les activités et Améliorer les attitudes des prestataires dans l'offre de service, sont là les défis à relever pour s’allier aux Objectifs du développement durable (ODD) qui prônent la garantie à l'accès à la santé universelle, y compris la Planification familiale, à tous les adolescents d'ici 2030.
Car, les jeunes et adolescents sont une potentialité pour l’émergence de la RDC d’ici 2030.

Jules Ntambwe


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