Il s'observe, à ce jour, qu’en valorisant les connaissances générales, le système d'évaluation en vigueur, qui est principalement de type général, ne permet pas une véritable évaluation spécifique des acquis des élèves et apprenants des filières techniques et professionnelles.

Et, partant, ne permet pas la promotion des compétences techniques et professionnelles. Ceci est vrai pour la nomenclature des titres jusque-là décernés. C’est la raison même de la mission officielle d’analyse du système de certification des acquis des élèves et apprenants des filières techniques et professionnelles en République Démocratique du Congo dont le go a été donné le vendredi 19 juillet 2019, par le Ministre assumant l’intérim de la Formation Professionnelle, Métiers et Artisanat, Justin Bitakwira. ‘’La mission dont vous êtes chargée ce jour s'inscrit justement dans la logique des études à mener pour affirmer, confirmer et consolider et assurer la promotion de cette spécificité‘’, a-t-il dit aux différents missionnaires.
Ladite mission se situe dans la droite ligne de la matérialisation, par le Ministère de la FPMA, des dispositions pertinentes de la section 5 de la Loi-Cadre organisant l'Enseignement en RDC, qui fixe le cadre de l'évaluation et de la sanction des études à différents niveaux de l'enseignement national.

A l'origine, cette mission est partie du questionnement de la hiérarchie sur certains faits sociaux notamment, l'effervescence populaire qui s'observe lors de la proclamation des résultats de fin de cycle maternel, primaire, voire secondaire, alors que les certificats d'aptitudes professionnelles des filières techniques et professionnelles sont délivrés presque dans l'anonymat. Mais, aussi, la dénomination du Diplôme d'Etat qui ne ressort pas la spécificité des compétences techniques reconnues aux lauréats des filières techniques et professionnelles.

Particularité de la mission
Il sera donc question d'aborder ces préoccupations et bien d'autres encore auprès des animateurs des structures à la base et de requérir les propositions des uns et des autres quant à ce.
Après avoir marqué un pas de plus dans la consolidation de l'affirmation de la spécificité de l'enseignement et la formation techniques et professionnels par rapport à celui de type général et normal, il importe de faire l'analyse sur le système d'évaluation des connaissances, en tenant compte de la particularité du sous-secteur «Enseignement et Formation Techniques et Professionnels».

Il est donc attendu de cette mission, un rapport circonstancié, qui permettra à la hiérarchie de mieux organiser le secteur de l'enseignement et la formation techniques et professionnels, aux fins de l'aider à atteindre les objectifs lui assignés, conformément à la vision ayant motivé la création du Ministère qui en a la charge et ce, spécialement en ce qui concerne le système d'évaluation des niveaux d'études.
‘’J'attends donc de vous un rapport succinct et susceptible de permette de comprendre les résultats des Ecoles Techniques et Professionnelles à l'Examen d'Etat session 2018-2019, comparativement à ceux réalisés par l'Enseignement Général et Normal‘’, a laissé entendre Justin Bitakwira à l’endroit des missionnaires à qui il a souhaité un travail fructueux, et surtout, beaucoup de courage pour surmonter tous les écueils qui pourront s'ériger devant eux dans le cadre de l'accomplissement de cette mission.
Ceci, dans la perspective d'une note pertinemment motivée à adresser au Gouvernement, pour solliciter, en faveur du Ministère dont il a la charge, des moyens conséquents à affecter à la promotion de l'Enseignement et Formation Techniques et Professionnels.

Il était important pour le numéro un de la FPMA de rappeler que cette mission se déroule dans un contexte où, non seulement le Ministère n’est pas totalement associé au processus d'organisation de l'Examen d'Etat, mais aussi et surtout au moment où il est de nouveau confronté au défi lancé par la décision unilatérale du Ministre des Finances de remettre en cause l'ancrage institutionnel du volet Enseignement et Formation Techniques et Professionnels du Projet PEQPESU au Ministère de la FPMA.
Au terme de cette mission qui pourra prendre une semaine au minimum, une équipe composée de plus de dix personnes sera constituée pour faire la synthèse des différents rapports tels qu'ils seront présentés lors des séances de restitution organisées à cet effet.

Recadrage
Pour Justin Bitakwira, cette mission est ‘’une évaluation générale qui va nous permettre effectivement dans l’avenir de pouvoir consolider et démontrer à la face du pays et du monde qu’aujourd’hui, c’est l’enseignement technique et professionnel qui pourra créer demain une classe moyenne dans ce pays‘’. Face à ceux qui pensent que la FPMA est un ministère rejeton et qui ne veulent même pas entendre parler, il pense que cet équivoque doit être tenu en compte.
S’adressant au Chef de l’Etat et au Premier ministre, il a laissé entendre que ‘’sans l’enseignement technique et professionnel, nous reculons d’un siècle en arrière. Il n’y aura pas un gouvernement dans ce monde qui ne tient pas compte de la valeur de la technologie, qui pourra penser que demain il fera partie des Etats du monde. Il sera condamné à disparaître‘’. Et de préciser que ‘’le gouvernement a autant de nombre de ministères, il n’y a pas un grand et un petit ministère. J’ai vécu le calvaire dans lequel l’EPSP a plongé les agents de la FMPA… moi je crois qu’ils devraient être traduit en justice‘’.

Poursuivre l'excellence…
L’occasion faisant le larron, le Ministre a profité de cette manifestation de lancement pour exhorter l'Administration de son Ministère à être plus performante. Selon lui, elle ne doit ménager aucun effort pour la réussite de la réforme en cours, qui est la raison même d'être du Ministère de la Formation Professionnelle, Métiers et Artisanat. ‘’Tous, Cadres et Agents, chacun à son niveau, je vous invite à plus d'engagement dans la recherche des stratégies pour l'affirmation de ce jeune Ministère, sur lequel pourtant, notre pays compte pour son développement‘’.

Boris Luviya

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