A Abidjan, Cédrick Kabangu, conseiller du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, au collège des Infrastructures, a lancé un appel aux investisseurs à venir œuvrer au pays de Lumumba, afin de favoriser la matérialisation sans faille de la vision globale de l’actuel Président de la République.


En effet, du 8 au 12 juillet, Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan en Côte d’Ivoire, avait abrité la 2ème édition de l’Université d’été des professionnels de la gestion des projets (UPGP 2019), et forum des investissements des projets. «Projets d’infrastructures et d’équipements en Afrique : les nouveaux mécanismes de financement et de gouvernance des projets d’infrastructures et d’équipements en Afrique», a été le thème principal de ces assises qui ont réuni près de 300 professionnels de gestion de projets venus des différents horizons.

A tour de rôle, ils ont pu étaler leurs différents plans d’action d’infrastructures pour un partage d’expérience devant aboutir à une amélioration adéquate des plusieurs secteurs notamment, aérien, ferroviaire, routier, etc. Au cours de ce forum, la RD. Congo a été valablement représentée par le Conseiller du Chef de l’Etat au collège d’infrastructures. Cédrick Kabangu, c’est de lui qu’il s’agit, a, dans son allocution, rendu public les enjeux et perspectives dans le secteur d’infrastructures en RD. Congo, dans les 10 prochaines années. Saisissant cette occasion, il a profité pour solliciter l’appui des investisseurs en venant œuvrer au pays, question de favoriser la matérialisation sans faille de la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, pendant son premier quinquennat.

Outre ce plaidoyer, le Conseiller du Chef de l’Etat congolais n’a pas manqué de prendre des contacts de haut niveau avec les intervenants, surtout dans l’élaboration et la conduite des projets d’infrastructures en Afrique. Dans cette même ligne droite, l’on peut citer à titre illustratif le Bureau SETYM international, spécialisé dans le renforcement des capacités et qui accompagne depuis des décennies les gouvernements à accroitre leurs performances dans les projets de développement par la meilleure gestion des ressources ; la Fédération Africaine des Bureaux de Contrôle et Inspection ainsi que des différentes structures étatiques africaines spécialisées dans la planification.

Ayant été au four et au moulin au cours de ce grand forum, Kabangu Kanyinda a également pris plusieurs contacts avec des investisseurs et organisations internationales dont la Banque Africaine de Développement, le Fonds de Solidarité Africaine, le Fonds Marocain d’Investissement, la Banque Sud Africaine DBSA, l’Institution financière CRCI, le Programme Pays de Renforcement des Capacités en Côte d’Ivoire pour ne citer que ceux-là.
Après cet appel, tous ont ouvert leur cœur et réitéré leur engagement, celui de faire aboutir la volonté de voir le Congo-Kinshasa se lever et de s’aligner de manière concrète sur la voie du développement durable.

Gaston Kisanga

ALLOCUTION DU CONSEILLER DU CHEF DE L’ETAT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO AU FORUM DES INVESTISSEMENTS DES PROJETS TENU A ABIDJAN DU 08 AU 12 JUILLET 2019
Monsieur le Président du Comité d’Organisation, cher Adama BAMBA,
Mesdames et messieurs les membres du Comité de l’Université d’été des Professionnels de la Gestion des Projets,
Mesdames et messieurs les délégués des groupes d’investisseurs,
Chers participants,
En parcourant le journal de l’événement, j’ai été frappé par un paragraphe repris dans les termes de référence, et je me propose de vous le lire in extension. Je cite : « Bien qu’il y ait une réelle volonté de mobiliser des ressources pour les infrastructures, force est de constater que les pays africains ne disposent pas de capacités suffisantes pour la préparation de projets et programmes infrastructurels efficaces et attractifs. La Banque Mondiale soutient que les cadres réglementaires des processus de passation des marchés de partenariat public-privé en Afrique subsaharienne sont moins performants que la moyenne mondiale, en particulier pour la phase de préparation des projets. Il n’y a pas assez de projets bien définis intégrant des études de préfaisabilité et de faisabilité appropriées. Cette faible capacité qui pourrait être constatée tant au niveau des dirigeants que chez les autres acteurs nationaux constitue un obstacle majeur à la mobilisation accrue de financement privé ». Fin de citation.
Je dois avouer que cette situation ici décrite se présente comme une peinture de la réalité de mon pays, la République Démocratique du Congo, vécu au cours des dix dernières années.
En effet, il y a quelques années, le Gouvernement congolais s’est lancé dans un vaste et ambitieux programme de réhabilitation en modernisation d’infrastructures et Equipements publics. Malheureusement, force est de constater que ces différents projets, financés et exécutés avec l’aide des partenaires chinois, pour la plupart des cas, s’inscrivent désormais sur la longue liste d’ « Elephants blancs » que connait notre pays.
Manquant de politique viable dans le domaine des Infrastructures, le pays est longtemps resté en proie à une série de projets ponctuels et d’urgence, non planifiés et ne répondant souvent pas aux véritables besoins des communautés, ou encore des projets inachevés suite au manque des mécanismes adéquates de gestion de projets, et enfin des projets achevés mais exécutés suite à la faiblesse constatée dans les procédures de passation des marchés, sélection des prestataires et suivi des travaux.
Nous sommes heureux de constater que ces assises constituent un cadre d’échanges d’expériences dans lequel notre pays tirera profit.
Avec ses 2. 345. 410 km de superficie, la République Démocratique du Congo est le deuxième pays en Afrique de par sa taille. Il s’étend de l’Océan Atlantique au plateau de l’Est. Le pays partage ses frontières avec l’enclave de Cabinda et la République du Congo à l’Ouest, la République Centrafricaine et le Soudan du Sud au Nord, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à l’Est, la Zambie et l’Angola au Sud. 9 pays voisins et 9 frontières à viabiliser par les Equipements portuaires et autres aménagements.
25 nouvelles provinces issues du démembrement en quête d’édifices publics, d’infrastructures scolaires et sanitaires, de réseau de voiries, d’infrastructures sociales de base et d’accès à la fourniture en eau et électricité.
Vaste territoire par des cours d’eaux dont le principal est le fleuve Congo d’une longueur de 47 km, la RDC offre naturellement des facilités dans le transport fluvial et lacustre qui du reste est sous-exploité faute d’infrastructures et d’exploitants.
Un réseau des routes d’intérêt Général de 58.509 km avec un réseau prioritaire de 23.140 km de routes à rouvrir d’urgence pour contribuer à la réunification et la relance économique du pays.
Des réseaux ferroviaires incomplets et dans un état de dégradation (5.033 km de voies ferrées non interconnectées et n’ayant pas les mêmes standards).
Ce tableau, sombre pour les uns, pourrait être source d’opportunités pour les autres.
Pour la première fois de puis son accession à l’indépendance en 1960, la RDC vient d’assister à une passation de pouvoir démocratique et apaisée. Fini le temps des coups d’Etat et rébellions, fini les interminables transitions qui ne favorisaient pas la stabilité politique et économique, fini l’incertitude sécuritaire, l’heure est maintenant à la démocratie et par ricochet à la bonne gouvernance. Et donc à un meilleur climat d’investissement.
Dans son programme de gouvernance, le nouveau président de la République Démocratie du Congo, Son Excellence Mr Félix-Antoine TSHISEKEDI accorde au développement des infrastructures une place de choix.
Le Congo d’aujourd’hui se propose pour ce faire :
- Développer son potentiel hydroélectrique ainsi que celui des énergies vertes et renouvelables, conformément au « Nouveau Pacte pour l’Energie », projeté par la Banque Africaine de Développement
- Attirer les investissements pour la construction des centrales d’INGA 3 et de Grand INGA ainsi que des autoroutes nationales et internationales de transport d’énergie
- Promouvoir l’installation des usines de fabrication des matériels électriques ainsi que des unités pour les microcentrales
- Restaurer, moderniser et construire des édifices publics et habitations de fonction au niveau central, provincial et ETDs
- Dans le domaine routier ; moderniser et construire des routes pour interconnecter les provinces et les territoires et faire de la RDC un Hub routier sous-régional
- Promouvoir le Partenariat Public-privé (PPP) pour la construction des infrastructures routières
- L’Aménagement du boulevard périphérique et de la zone d’extension de l’agglomération kinoise,
- La réhabilitation de la voirie urbaine dans les villes et grands centres urbains
- Dans le domaine ferroviaire ; Réhabiliter, moderniser et construire les voies ferrées
- Interconnecter les différents corridors régionaux entre l’Océan Indien et l’Océan Atlantique par l’option multimodale rail-fleuve
- Moderniser et construire le chemin de fer interurbain de la ville province de Kinshasa
- Dans le domaine du transport fluvial ; Aménager les voies navigables et moderniser les ports
- Construire le port en eau profonde de Banana
- Dans le domaine aérien ; moderniser les 5 aéroports internationaux et créer un Hub aérien
D’après la Banque Mondiale, l’absence d’infrastructures de qualité notamment dans le domaine du transport « ralentit la croissance des pays de 2% et limite la productivité des entreprises jusqu’à 40% ». Sachant que notre réseau de route et chemins de fer est à ce jour défectueux et vieillissant, nous allons donc employer à le réhabiliter et l’étendre afin d’arriver à relier le pays par voie routière.
Ce projet ambitieux de modernisation des voies de communication de la république démocratique du Congo rejoindra la volonté des Etats Africains d’accélérer leur intégration à travers la mise en place d’un réseau routier « transafricain ».
Ces différents projets dont les études sont prêtes ou en cours attendent un accompagnement des professionnels de la Gestion des Projets et la République reste ouverte aux différentes propositions d’investissements.
Au cours de ces échanges, nous avons apprécié le niveau oh combien très élevé des interventions. Nous lançons des fleurs au Réseau Africain des Professionnels de la Gestion des Projets, que nous serons heureux de recevoir très bientôt à Kinshasa pour une prochaine édition de ce forum ; notre attention a été particulièrement attiré par la fédération africaine des bureaux de contrôle et inspection avec qui nous souhaitons entretenir ses contacts plus rapprochés, nous disons merci à tous les investisseurs présents ici, merci aux différents intervenants, des remerciements particuliers à la république sœur de la cote d’ivoire et à tout ce peuple hospitalier jumeau à celui de la RDC.
Frantz Fanon, très connu en RDC, a dit une fois : « L’Afrique a la forme d’un revolver dont la gâchette est au Congo ». Je vous invite donc tous, frères africains, amis et partenaires de l’Afrique, vous tous qui rêvez du développement de notre continent, je vous invite donc à vous joindre à nous pour appuyer sur cette gâchette qui fera définitivement décoller l’Afrique.
Le programme de ce jour prévoyait la présentation de quelques projets d’infrastructures et d’Equipement en quête de financement ; nous avons voulu pour notre part vous présenter un plaidoyer pour les investissements dans les infrastructures en RDC.
La RDC vous invite et vous attend.
J’ai dit !

 


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