Il est fort probable qu’il y ait un mariage entre le regroupement politique AFDC-A et le Cap pour le changement (CACH) pour la composition ainsi que le partage équitable des responsabilités au prochain gouvernement auquel prendra part le Front Commun pour le Congo de Joseph Kabila.

6 mois se sont écroulés depuis l’investiture du nouveau Président Félix Tshisekedi, des tractations se multiplient entre sa famille politique et celle de l’ancien Chef de l’Etat mais elles semblent être une démarche sempiternelle qui ne se boucle aucunement. La conclusion pour la répartition des postes ministériels n’est plus à l’ordre du jour. D’où, à la manière dont le décor est planté, le couple FCC-CACH, voudrait à tout prix éliminer d’autres forces politiques, à l’instar de Lamuka, AFDC-A et même la société civile pendant le partage du gâteau.

Alors qu’actuellement, l’AFDC-A de Bahati revêt d’une force politique évoluant cavalier solitaire ayant même la possibilité de s’allier à n’importe quelle formation politique. A travers son autorité morale, l’AFDC-A a d’ailleurs communiqué ses ambitions politiques de choper le perchoir de la présidence de la chambre haute du Parlement, et de se retrouver également au prochain gouvernement. A elle seule, elle détient près de 145 élus, en fait 44 Députés nationaux, 70 Députés provinciaux, 13 sénateurs ainsi que 2 gouverneurs et 7 vice-gouverneurs. Cela semble largement suffisant pour cette formation politique de tirer son épingle du jeu, en revendiquant un nombre considérable des ministères et portefeuilles d’entreprises d’Etat auprès du tandem Tshisekedi-Kabila.

Pour rappel, mercredi 10 juillet dernier, à Meriba Hôtel, au cours d’une conférence de Presse, l’AFDC-A s’était estimée en position de tenir tête à quiconque grâce notamment aux voix exprimées en faveur de l’ensemble de ses élus aux derniers scrutins. Certaines opinions n’ont pas dissimilé leur satisfaction vis-à-vis de leur retrait du FCC de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila. A en croire certains analystes, le rapport des forces au sein de la coalition et au parlement pourrait s’en trouver modifié, espèrent-on ci et là. « Les 44 sièges de la Chambre basse du Parlement de l’AFDC-A au CACH qui en compte déjà plus ou moins 53, cela peut donner des coudées tranches au nouveau Président de la République, Félix Tshisekedi », avancent certains analystes dans les couloirs ouatés.

Mariage…
Ce probable mariage pour affronter le FCC n’est nullement démenti par l’Autorité Morale de l’AFDC-A, Bahati Lukwebo, qui a avoué à la presse qu’il ne transgresserait pas une telle politique. « De toute façon, de facto, en quittant le FCC on renforce l’UDPS et le CACH. Si nous devrions envisager une association, tout serait à revoir, y compris certains équilibres dans la composition du futur gouvernement. Nous n’en sommes pas encore-là. Nous avons repris notre liberté par rapport au FCC, nous nous sentons véritablement libérés et d’autres vont suivre… vous verrez », a-t-il avoué.
Des observateurs estiment qu’au-delà de ses ambitions au poste du président du Sénat, celui-ci vise également des postes ministériels conséquents que le CACH pourrait mettre sur la table des négociations pour s’allier sa collaboration contre le FCC dans la nouvelle majorité au Parlement. Ce qui est loin quasiment d’être le cas...

Christian Okende

 


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