Dernières publications

*L’ancien gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, a affirmé sa volonté d’œuvrer pour son pays, la République Démocratique du Congo, mais sans être dans le prochain gouvernement. Il ne travaillera ‘’surtout pas dans le gouvernement actuel‘’, a-t-il déclaré lors d’un point de presse tenu ce mercredi 22 mai 2019 dans sa résidence privée à Lubumbashi. Le coordonnateur de la coalition Lamuka s’engage pleinement dans ce qu’il appelle l’opposition républicaine pour pousser Félix Tshisekedi et sa suite à faire mieux. Pour lui, le plus important demeure le bien-être de la population congolaise.

Plusieurs langues ont spéculé, avant le retour du Chairman le 20 mai dernier, qu’il existe un probable rapprochement avec le nouveau régime pour une raison comme pour une autre. Face à cela, il réaffirme son appartenance dans l’opposition congolaise. Mais une opposition bien entendu, républicaine. ‘’Moïse Katumbi est dans une coalition qui milite pour une opposition républicaine. Nous n’allons plus accepter la corruption dans notre pays. Nous devons combattre le trafic d’influence. Je m’engage à respecter la charte de la plateforme politique Lamuka, je confirme que toutes mes actions s’inscrivent dans le respect de cette charte‘’, a-t-il avancé.

Aujourd’hui plus qu’hier, il est convaincu qu’il est possible d’aider et de servir son pays sans pour autant être dans le gouvernement. Pour l’instant, articule-t-il de manière confiante, je vais observer ce qui se passe. Il prend également en compte le fait que le parti au pouvoir, l’Udps, a longuement milité pour se retrouver là actuellement. ‘’Les vrais militants de l’UDPS qui se sont battus doivent occuper des postes. Ils se sont battus pour le changement dans le pays. Je vois très mal comment Moïse Katumbi va chercher à occuper un poste gouvernemental‘’, a-t-il martelé.
Ancré dans sa propre logique certainement liée aux cheveux blancs qui pullulent sur sa tête, le président d’Ensemble pour le Changement appréciera ce qui sera bien fait et condamner ce qui ne sera pas bien aussi. ‘’Tout ce que nous allons faire, rappelle Moïse Katumbi, c’est de pousser le gouvernement à faire mieux, une façon d’écrire notre propre histoire.

Pour la paix…
Dans quelques jours, Moïse Katumbi va entamer son safari dans toute la République tel que promis. Il sera forcément sur le même sol que l’ancien président Joseph Kabila, son allié d’autrefois. A ce propos, cependant, il avoue n’avoir aucune dent contre ce dernier avec qui le courant ne passe plus depuis leur divorce politique. ‘’Je ne cherche pas la vengeance. Je suis un Chrétien et je suis sincère… je suis venu pour la Paix. Si j'ai la haine contre quelqu'un, le bon Dieu écoutera-t-il mes prières ? Je ne suis pas le Christ mais je suis un de ses fils‘’, a-t-il sermonné.
Ce n’est peut-être pas le cas pour M. Kabila qui a empêché son retour au pays pour qu’il ne participe pas aux élections de décembre 2018. Mission accomplie ? De toutes les façons, ‘’je n’ai pas la haine contre Kabila‘’, explique-t-il. Bien qu’il ait travaillé avec lui, ‘’j’avais expliqué pourquoi je l’avais quitté. Nous étions à six gouverneurs qui voulions démissionner. Le jour J, il y en a qui ont éteint leurs téléphones‘’.

Il va d’ailleurs plus loin en soulevant le fait que son allié de Lamuka, Martin Fayulu et son partenaire d’antan, Félix Tshisekedi sont des frères. Depuis le retrait de sa signature de l’Accord de Genève, le climat était déjà devenu délétère entre les deux ténors politiques. Après que Félix Tshisekedi ait été élu Chef de l’Etat, le divorce a été consommé. Après l’investiture de ce dernier à la magistrature suprême, le président de l’Ecidé a entamé la bataille de la vérité des urnes qu’il mène jusqu’aujourd’hui, de plus en plus seul. Pour Moïse Katumbi, ‘’nous allons travailler pour qu'ils puissent être ensemble, pas dans le gouvernement mais nous allons tous être ensemble‘’.
S’expliquant sur l’affaire du passeport de son conseiller Salomon Kalonda, le président d’Ensemble pour le changement se résume en disant que ‘’tout Congolais a droit à son passeport. La situation autour du dossier évolue, le problème sera résolu pour qu'il puisse revenir au pays‘’. Et pour ce qui est du Tout-puissant Mazembe qu’il dirige des mains de maître, Moïse Katumbi pense qu’il va continuer à la diriger. ‘’J’ai essayé de réfléchir, mais je pense que je suis toujours là, d’ailleurs, je dois me rendre au stade pour lancer le début du renouvèlement de la pelouse synthétique‘’, a-t-il prévenu.

Mauvaise gestion ?
Cependant, accusé de mauvaise gestion de l’ex-province du Katanga, particulièrement dans le Lualaba, Katumbi précise qu’il a construit le plus grand pont du Congo sans appui du gouvernement. Mais, il compte également avec la création d’un service de douane à la frontière de Dilolo. Ce n’est pas tout. Il a interdit l'exploitation illégale à Kolwezi et éclairer le premier village au Congo à Kasanji.

Boris Luviya

Tels les catholiques qui se réjouissent de la fumée blanche, à l’heure du choix du nouveau Pape au sein du basilic Saint Pierre, les congolais ont assurément poussé un ouf de soulagement ce lundi 20 mai 2019, après que Kasongo Mwema, porte-parole du Chef de l’Etat, ait enfin annoncé devant la presse, le nom du futur Premier Ministre, en la personne de Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Il s’appelle Salomon Kalonda Idi. Cet homme est privé de son passeport alors qu’il avait quitté le pays, il y a trois ans, avec son patron, Moïse Katumbi, qui vient de signer avec succès son retour au bercail, selon l’esprit de l’Accord de la Saint Sylvestre qui recommande la décrispation politique sans discrimination à tous les opposants au régime Kabila.

La nomination d’Augustin Kabuya à la tête du Secrétariat général du parti par le Président ad intérim de l’Udps, l’Honorable Jean-Marc Kabund-A-Kabund, n’aura pas résolu le problème de fond, clame-t-on dans le chef des élus-Udps réunis au sein du groupe parlementaire UDPS de l’Assemblée Nationale.

Alors que le pays attendait avec impatience la nomination d’un Premier ministre, Jeanine Mabunda Lioko, Présidente de l’Assemblée nationale, était en train de conduire la séance plénière avec l’idée d’avancer rapidement avec les dossiers pressants qui concernent cette grande Institution du pays.

C’était une véritable journée marathon pour le Gouverneur du Haut-Katanga ce mercredi 22 mai 2019. Aux 4 coins de la ville de Lubumbashi, il a lancé les travaux d'un pont et d'une route avant de se rendre dans 3 hôpitaux entre 2 escales pour écouter le citoyen lambda et ses problèmes du quotidien.

*Plus de deux ans et quatre mois après, Etienne Tshisekedi dit le Sphinx, sera, enfin, inhumé à N’sele, le 1er juin 2019. Et, pendant ce temps, le torchon brûle dans son parti, l’Udps, l’unique citadelle de la démocratie qu’il aura, pourtant, léguée au monde comme héritage politique, après qu’une embolie pulmonaire l’eut terrassé jusqu’au bout, le 1er février 2017 à la Clinique Sainte Elisabeth de Bruxelles, à 17h22’.

«L’histoire on ne l’efface pas et on ne la falsifie pas non plus». L’éminent Professeur d’histoire, Elikia Mbokolo, est de ceux qui estiment que la date du 17 mai 1997 devrait, absolument, être inculquée dans la mémoire des congolais comme l’une des dates importantes qui marque un tournant décisif dans l’histoire de la RD Congo.

Les plus lus

  • Semaine

  • Mois

  • Tout