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En marge de son Assemblée générale tenue vendredi 6 septembre 2019, le Conseil Syndical des Services Publics et Privés, COSSEP, a salué la nomination du nouveau Gouvernement par le Chef de l’Etat.

Et, dans une déclaration qui vaut le mémorandum adressé à l’Exécutif national, le COSSEP demande l’intégration de ses différentes revendications dans le budget 2020. Ces revendications sont, entre autres, le paiement du premier palier de 100 dollars à l’huissier de la Fonction Publique à partir de janvier 2019, la gratuité de l’enseignement de base pour l’année scolaire 2019-2022 et ses conséquences sur la situation socio-économique des travailleurs du secteur… Ci-après, in extenso, la déclaration syndicale du COSSEP.

DECLARATION SYNDICALE N°003/COSSEP/2019
Le Conseil Syndical des Services Publics et Privés «COSSEP», réuni en Assemblée Générale ce vendredi 6 septembre 2019 à Kinshasa, salue la nomination de la première équipe gouvernementale de la présente législature par le Chef de l’Etat et l’en félicite.
Sept points étaient inscrits à l’ordre du jour à savoir :
1. Paiement du premier palier de 100 dollars à l’huissier de la Fonction Publique à partir de janvier 2019 ;
2. Revendications socioprofessionnelles des Professionnels et administratifs de la Santé, des Professionnels des Médias publics et rivés ainsi que des Magistrats ;
3. Détournement de la prime de risque de plus d’une année du Personnel de la Santé de Mahagi, Aru, Djugu, Mambassa dans la province de l’Ituri ;
4. Application du SMIG de 7075 FC/J adopté à la 33ème session du CNT, pour le manœuvre ordinaire dans les entreprises publiques et le secteur privé ;
5. La gratuité de l’enseignement de base pour 2019-2020 et ses conséquences sur la situation socio-économique des travailleurs du secteur ;
6. Dé-commissionnement des 32 chefs d’établissements du réseau catholique dont certains éligibles à la retraite, par le Coordinateur Diocésain de Molegbe-Sud, au motif de polygamie, dans la province du Sud-Ubangi ;
7. La suspension des activités dans quelques établissements de l’Enseignement Supérieur et Universitaire.
Après échanges, le COSSEP note que les différentes revendications sont restées lettre morte à ce jour.
A cet effet, tenant compte du principe de la continuité de l’Etat, le COSSEP exige du Gouvernement ce qui suit :
1. L’intégration des différentes revendications dans le budget de l’Etat 2020, et, avec un agenda réaliste d’application ;
2. La matérialisation de l’application du SMIG tel que prévu ;
3. La satisfaction urgente des revendications dans le secteur de l’éducation aussi bien primaire, secondaire que de l’Enseignement Supérieur et Universitaire.
4. La réponse adéquate et urgente aux revendications des Magistrats relatives à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail et l’assainissement du secteur.
La présente déclaration vaut un mémorandum à l’attention du Gouvernement dont la prise en compte est un gage pour la paix sociale, chère au succès de son action.
Fait à Kinshasa, le 6 septembre 2019-09-06
Jean-Pierre KIMBUYA L.
Secrétaire Général


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