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Après la décision de la Cour d’appel de Kinshasa-Matete, la Fondation PETI-PETI, en union avec ses collèges, universités et Instituts supérieurs des techniques médicales, constate amèrement le refus de certains expatriés-chinois de se soumettre au verdict de la loi congolaise.

En clair, il est question d’occupation ‘’illégale’’ par ces chinois d’une concession située à Lemba-Echangeur, récemment attribuée à la Fondation PETI-PETI, sur base de l’arrêt de la Cour d’appel de Kinshasa-Matete RCA 10497. Dénonçant, décidément, ce qu’elle qualifie d’interférence des ministères de la justice et des ITPR, cette fondation valablement engagée dans l’éducation de la jeunesse congolaise exhorte le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, à s’impliquer personnellement pour que la décision de la justice soit mise en application au profit des milliers d’élèves congolais gérés par cette fondation depuis des lustres.
« La fondation DON PETI-PETI et ses collèges, ses universités ainsi que ses ISTM en RDC exigent l’exécution de la décision RCA 10497 et condamnent les pratiques honteuses du cabinet du Ministre de la Justice qui continue à donner de contre-injonctions en faveur des chinois, pour ne pas payer les loyers des bâtiments de la fondation DON PETI-PETI illégalement occupés », admonestent Mgr PETI-PETI et ses collaborateurs. « Les chinois occupent illégalement nos bâtiments pourtant construis pour l’éducation. Ils les ont transformés en boulangerie, fabrication des vitres et autres. Ils continuent à être entêtés par différents cabinets ministériels, notamment, le cabinet du ministère de la justice et celui des ITPR qui interfèrent des contre-ordres au niveau des greffes, des cours et tribunaux de façon que ces décisions ne soient pas exécutées, alors qu’elles sont exécutoires. Nous exigeons au Président de la République, aux deux chambres du Parlement, aux cours et tribunaux et aux médias, de nous prêter la main forte pour l’exécution de l’arrêt RCA 10497 », insistent-ils.

Rendre justice à l’opprimé
Dans une déclaration lue, jeudi 27 juin dernier, Mgr le vicaire général des pères PETI-PETI, indique que toutes les décisions de la cour d’appel de Kinshasa/Matete devenues définitives et coulées en choses jugées ne sont pas encore appliquées par ces chinois qui occupent, jusqu’ici, ladite concession. « Que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, n’oublie pas le slogan de son défunt père : « le peuple d’abord ». Et nous, ses compagnons de lutte dont moi-même j’ai été victime parmi les 27 prêtres arrêtés le 16 février 1992, nous l’avons accompagné dans cette lutte pour un Etat de droit. Le Président a la lourde charge de défendre les opprimés que nous sommes », martèle-t-il. Et de fustiger en s’interrogeant : « Si nous à Kinshasa, en pleine capitale, sommes victimes des injustices, que pouvons-nous dire de nos compatriotes qui sont à travers les provinces ? Doit-on continuer à laisser les chinois occuper illégalement les bâtiments d’un compatriote en refusant de payer les loyers ? ». Et de vociférer : Nous ne nous pouvons pas laisser la jeunesse dans la rue.

Quid des œuvres de la fondation PETI-PETI ?
Bientôt 30 ans, soit de 1989 en 2019, la Fondation PETI-PETI, ses collèges, ses universités, ses ISTM, ont déjà déversé près de 62 325 000 cadres universitaires (médecins, ingénieurs, journalistes et autres) dans la société congolaise. Il s’agit d’une simple et moindre preuve de la vocation éducative que s’est assignée cette fondation, aux services de la jeunesse congolaise depuis trois décennies.
En tout état de cause, cette fondation insiste sur le fait que ce bâtiment occupé par des chinois, « ne peut pas continuer à être exploité, illégalement, en complicité avec certaines autorités administratives et politico ».

Jacques Kitengie


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