Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, abrite depuis hier, jeudi 13 juin 2019, au Kempinski-Fleuve Congo Hôtel de la Gombe, la réunion du Comité Directeur de l’Union des Conseils des Chargeurs Africains (UCCA).

Dix-huit (18) des dix-neuf (19) Etats membres des Conseils des Chargeurs que compte cet organisme public chargé de la défense des intérêts des importateurs et exportateurs du secteur de l’industrie maritime internationale, ont répondu présent aux assises de Kinshasa, organisées du 13 au 15 juin 2019, sous la conduite managériale de l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM), qui est dirigé de mains de maître par M. Patient Sayiba Tambwe, le Directeur Général, secondé par le Directeur Général Adjoint, Olivier Manzila.
Présidés à l’ouverture par le Ministre d’Etat et Ministre ad intérim des Transports et Voies de Communication, Maître Azarias Ruberwa, les travaux de la réunion du Comité des directeurs généraux de l’Union des Conseils des Chargeurs Africains se sont fixés comme objectif, d’évaluer les recommandations de la rencontre de Libreville (Gabon) qui a eu lieu au mois d’avril 2019.

Mais au-delà de tout, ces travaux se tiennent, irrésistiblement, dans un contexte particulier de la mise en œuvre de la zone de Libre échange continentale au niveau africain. Et ce, dans l’optique que la zone de libre échange à laquelle l’Union africaine rend opérationnelle soit réelle et effective dans son application à travers l’UCCA qui doit jouer un rôle de premier plan avec des choix prioritaires notamment, sur l’intégration économique avec la suppression des visas pour les opérateurs économiques et les citoyens, la définition des produits échangeables et la fixation des prix standards des transports en fonction du mode de transport requis.
Pétri de multiples capacités managériales et des idées novatrices dans la conduite des affaires de l’Ogefrem, Patient Sayiba est désigné par ses pairs africains pour présider les neuvièmes journées des chargeurs africains qui se tiendront en octobre à Cotonou au Benin.

Très ému par cette marque d’honneur pour la République Démocratique du Congo et pour l’Ogefrem en tant que Conseil des Chargeurs, le DG de l’Office a bien placé ses mots pour exprimer ses sentiments de parfaite gratitude à l’endroit de tous les directeurs généraux de 19 pays membres de l’UCCA.
Par ailleurs, il reste convaincu de l’ardeur de la tâche périlleuse qui attend l’institution UCCA, confrontée à de nombreux défis pour défendre les opérateurs économiques des pays dits en voie de développement. Car, regrette-il, les opérateurs économiques qu’ils défendent ne sont toujours pas forcément au parfum des spécificités de la conduite des affaires du commerce international.
Voilà pourquoi, l’UCCA se donne comme tâche de les encadrer, les informer et les former dans leurs activités. Une mission, du reste, pas très facile à réaliser d’autant plus que leurs moyens financiers et moyens en ressources humaines sont limités.
Pour y remédier, l’Union des Conseils des Chargeurs doivent mutualiser leurs efforts, en échangeant leurs expériences et stratégies pour qu’ensemble, ils parviennent à regarder dans une seule et même direction, celle de la défense des intérêts des opérateurs économiques et pour que finalement, ils demeurent ce catalyseur et vecteur important du commerce extérieur.

Du rôle des conseils des chargeurs
Dans sa prise de parole, axée sur le rôle et l’importance des Conseils des Chargeurs, devant le président et le Secrétaire Général de l’UCCA, les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques accrédités à Kinshasa, les armateurs et intervenants du domaine de transport multimodal ainsi que les cadres et agents de l’Ogefrem, le DG Patient Sayiba Tambwe est revenu sur le rôle que doit jouer l’UCCA, lequel, partant de la mise en œuvre de la zone de Libre Echange continentale africaine doit assurer correctement la promotion de la croissance économique de leurs Etats, avec pour externalité positive, l’amélioration des conditions de vie des populations.
Dans sa peau de conseil des Chargeurs, l’Ogefrem joue inéluctablement son rôle de Conseiller technique du gouvernement en matière des transports et la promotion du commerce extérieur. Il assure développer son propre système électronique de suivi des cargaisons et accorde les accès et l’utilisation à tous ses mandataires. Il dispose de son ‘’Tour de Contrôle’’.

Ogefrem plébiscité par FORBES
La grosse machine Ogefrem compte, à son actif, plusieurs projets en perspectives dont le plus plausible est celui du Port Sec de Kasumbalesa, dans l’ex. Katanga. Il sera cette plateforme logistique de standard international en liaison avec sept ports maritimes internationaux que sont : Dar-es-Salaam, Nacala, Beira, Durban, Port Elizabeth, Walvis-Bay et Lobito. Il sera un véritable terminal et partant un Hub d’affaires avec des retombées à la fois sur le plan économique, commercial, financier, social et même sécuritaire.
C’est à ce titre que le célèbre Magazine américain FORBES a décerné, à l’Ogefrem, à ce sujet, le prix de meilleur projet d’infrastructure de l’Afrique en 2018.

Eliminer les barrières tarifaires
Pour sa part, le Vice-premier ministre des Transvcoms, qui a loué les efforts appréciables de l’Ogefrem dans le renforcement du rôle qui lui revient dans la croissance économique de la RDC n’a pas manqué de suggérer aux participants de se focaliser plus dans l’agenda de la Zone de Libre Echange Continentale (ZLEC), tenant compte des aspirations énoncées dans l’agenda 2063 visant à créer un marché continental avec la libre circulation des personnes, des capitaux, des marchandises et des services qui sont essentiels pour le renforcement et l’intégration économique. Créer un marché élargi et sécurisé pour les marchandises et les services des Etats, grâce à une infrastructure adéquate et à la réduction ou à l’élimination des barrières non tarifaires au commerce et à l’investissement.
‘’Pleins succès à nos travaux’’

Le président de l’UCCA, quant à lui, a annoncé officiellement le nom de Patient Sayiba en qualité de président des 9èmes journées du chargeur africain qui se tiendront à Cotonou, en octobre 2019. Pour les assises de Kinshasa, il a invité chaque participant à des échanges francs et sincères afin que les résolutions qui seront adoptées au sortir des celles-ci, puissent leur propulser vers des lendemains meilleurs.

Eugène Khonde

 


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