Le monde a célébré, comme chaque année, la journée internationale du travail le 1er mai. En République Démocratique du Congo, les cérémonies officielles ont toujours été organisées sous une ambiance festive alors que plusieurs travailleurs ne cessent de se révolter face aux difficultés quotidiennes qu’ils rencontrent dans l’exercice du travail.

Cette journée n’est pas seulement une occasion de sabler le champagne, mais surtout une interpellation aux gouvernants d’améliorer les conditions de travail et créer suffisamment d’emplois.

Parmi les principales incommodités auxquelles sont confrontés les travailleurs, figure le non-respect du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG). Actuellement, affirment certains employés qui ont pris langue avec La Prospérité, les investisseurs sont protégés par l’Etat mais ne respectent pas le SMIG fixé à 7075 francs congolais le jour. ‘’Dans le monde entier, c’est le taux le plus bas, il doit être réajusté‘’, s’est exclamé un employé.

Dernièrement, les travailleurs des Indo-pakistanais et chinois l’avaient aussi réclamé à travers des journées de grèves et revendications, mais ce dossier est resté sans suite et sans aucune intervention favorable des autorités du pays.
‘’Je souhaite que les conditions socioprofessionnelles de tous les travailleurs tant des secteurs publics que privés soient améliorées avec la mise en application du SMIG‘’, a déclaré une employée d’une entreprise de la place. Et pour ce travailleur de la Société Congolaise de Transports et Ports, il faudrait absolument que l’Etat paye les 20 mois d’arriérés de salaire. Dans le cas contraire, une fête de travail sans travail, ne revêt aucune importance.

‘’Nous travaillons dans des conditions très déplorables, nous sommes traités comme des esclaves et l’argent que nous recevons, nous journaliers, nos chefs croient qu’ils nous les offrent alors que nous travaillons fortement. Le travail abattu dépasse parfois même celui des engagés, mais que faire nous sommes condamnés à notre triste sort par manque d’un bureau d’audit‘’, témoigne un journalier d’une entreprise privée. Il faudrait, enchaîne-t-il, que le chef de l’Etat place des agents de l’audit interne dans toutes les entreprises, et cette affreuse situation sera améliorée.
Pour plusieurs autres employés de la Fonction publique, le problème majeur demeure la présence pléthorique des travailleurs fictifs. Et cette situation les décourage énormément, d’autant plus que ces derniers qui ne font pratiquement rien, sont payés au même titre que les véritables agents.

Joséphine Mawete


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