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L’affaire des récentes ordonnances présidentielles est toujours à l’ordre du jour. Dans une sortie qui fera date, le Professeur Banyaku Luape, ancien vice-président de la cour constitutionnelle, exprime toute sa consternation face à ce qu’il qualifie de « débat d’ignorance », engagé par des personnes qui devraient pourtant savoir de quoi ils parlent.
En écoutant cette « sentence », on pense tout de suite aux dispositions constitutionnelles qui interdisent au parlement de discuter des actes du chef de l’Etat, la marge de manœuvre de cette institution ne permettant pas de déborder le périmètre de l’action gouvernementale, sous peine de tomber dans l’inconstitutionnalité.
Effectivement, Eugène Banyaku a ces dispositions à l’esprit mais ce n’est pas cela qui suscite ses inquiétudes. Ce qui le choque, c’est le fait que des députés qui ont été, il n’y a pas longtemps, à la cour constitutionnelle pour se plaindre d’une matière qu’ils croyaient illégale, donnent aujourd’hui l’impression de n’avoir rien appris de la façon qui leur avait été administrée par la haute Cour.
De quoi s’agit-il? L’ancien vice-président de la Cour Constitutionnelle revient sur le dossier des commissaires spéciaux nommés en son temps par Joseph Kabila au moment où la population réclamait l’élection de nouveaux gouverneurs de province. Ces nominations, on s’en souvient, avaient provoqué un tollé général, au point que l’Opposition politique, par sa représentation parlementaire, avait saisi la Cour Constitutionnelle pour bloquer ce qu’elle considérait comme une supercherie.
Dans sa requête introduite à la Cour, l’Opposition voulait s’assurer que l’ordonnance signée par M. Kabila n’était pas illégale ou, pour être plus précis, inconstitutionnelle. En clair, il s’agissait de savoir si le Président de la République était habilité à nommer des commissaires spéciaux alors que ceux-ci ne figurent pas dans la constitution. Cette démarche, il est utile de le souligner, s’était déroulée en dehors de l’hémicycle du Palais du Peuple.
A cette démarche, la Cour a réservé une réponse sans équivoque : «toute requête en inconstitutionnalité doit concerner un acte législatif c’est-à-dire une loi, ou un acte réglementaire, c’est-à-dire un acte de portée générale ». La Cour Constitutionnelle a ainsi répondu que l’ordonnance portant nomination des commissaires spéciaux était un acte administratif et ne pouvait donc être attaquée en inconstitutionnalité.
Il existe donc une jurisprudence qui aurait dû éclairer la démarche de la Présidente de l’Assemblée Nationale et des députés choisis pour insulter le chef de l’Etat. C’est l’ignorance de cette jurisprudence qui surprend, dans la mesure où plusieurs anciens députés sont revenus dans l’hémicycle et sont supposés connaître les matières ayant fait couler l’encre lors de la législature écoulée.
Face à cette jurisprudence, l’agitation des députés FCC dans l’affaire des ordonnances portant nomination des mandataires publics à la Gécamines et à la SNCC devient sans objet. Des pyromanes ont failli inutilement plonger le pays dans une crise hautement dommageable, juste pour satisfaire leurs égos et servir des intérêts non seulement égoïstes mais manifestement mesquins. C’est triste pour la République.

JM Nkashama

 

C’est le samedi 15 juin que le célèbre comédien MUNDUERI a été porté en terre à la nécropole de la N’sele. Il faut noter que sa dépouille mortelle a été exposée à l’esplanade de la Foire Internationale de Kinshasa où les fanatiques, la famille biologique, les amis et connaissances, les collègues artistes ainsi que la grande communauté « Bana N’djili » lui ont rendu un vibrant hommage.

Dans le subconscient collectif de certains Congolais, les Baluba du Kasaï passent pour des misogynes indécrottables. Pourtant, le Kasaï oriental est l’une des rares provinces qui ont hissé une femme au gouvernorat. En effet, à l’issue des élections du 10 avril, Mme Jeannette Longa Musuamba a été élue vice-gouverneur de la province d’origine du chef de l’Etat.
C’est cette femme de cœur et déterminée qui secondera le gouverneur Jean Maweja Muteba dans l’œuvre attendue de redressement du Kasaï oriental. Issue politiquement du Rassemblement des démocrates tshisekedistes – RDT, le parti jeune frère de l’UDPS qui a obtenu 5 élus à l’Assemblée provinciale du Kasaï oriental – Mme Jeannette Longa Musuamba a une idée fixe sur l’action à mener à la tête de sa province.
«L’humanisation des conditions de vie de la population du Kasaï oriental, par l’instauration d’une gouvernance basée sur des valeurs positives sera mon leitmotive», a-t-elle déclaré au lendemain de son élection. Militante de longue date de l’UDPS, elle tient à appliquer dans les faits les principes défendus depuis près de quatre décennies afin de rendre l’Etat de droit une réalité dans sa province.

Transformer le Kasaï oriental
Epouse d’un ancien directeur de la MIBA – Nkashama Nomba – aujourd’hui décédé, elle a toujours confirmé l’adage selon lequel derrière chaque grand homme se cache une grande dame. La grande dame a su, à force de travail et de détermination, tirer son épingle du jeu en investissant le difficile secteur des affaires dans une province qui manque de tout. Au point de devenir l’une des plus grandes ravitailleuses du Kasaï oriental en carburant et denrées alimentaires, ce qui l’a outillée dans la gestion et l’a habituée avec le monde économique.
En pratique, Jeannette Longa Musuamba veut transformer le Kasaï oriental. Elle compte ainsi contribuer au développement des secteurs agricole et industriel ; l’électrification de la province ainsi que la construction des routes de desserte agricole afin d’évacuer la production qui, souvent se détériore dans les greniers faute de voies pour les évacuer vers les centres de consommation.
Pour réussir ces objectifs, Jeannette Longa Musuamba appelle la population à accompagner la nouvelle équipe dirigeante dans son œuvre de reconstruction du Kasaï oriental dans l’unité et la fraternité. «Quand nous sommes unis, nous sommes plus forts. Faisons honneur à notre héros, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, en réussissant le pari du développement de sa province d’origine», a-t-elle déclaré au lendemain de son élection.

Johnny Luamba

Pour ne pas plonger dans l’imaginaire, la réponse à cette interrogative réflexion est à chercher dans les annales de l’histoire de la Télévision Nationale, pendant la période de la Conférence Nationale Souveraine, où YA TSHITSHI a été élu Premier Ministre de ce sous-continent de 2.345.410 Km2 qu’est le Congo démocratique, historiquement appelé ZAIRE à l’époque de la IIème République.

« Nous sommes très heureux de vous annoncer l’ouverture, dans quelques jours, de la 6ème édition de la Semaine Française de Kinshasa.Il s’agit du premier grand rendez-vous bilatéral depuis la visite de notre Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, M. Le Drian, il y a quelques semaines à Kinshasa», confirme l’Ambassadeur de France en République Démocratique Congo, au cours d’une conférence de presse organisée par la Chambre de Commerce et de l’Industrie Franco-Congolaise (CCIFC), le 5 juin 2019, dans la Capitale congolaise.

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