Depuis sa prise de fonction, en janvier 2019, en qualité de cinquième Chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi, fils biologique et héritier politique de Feu l’opposant historique du Congo Kinshasa, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, n’a pas encore rencontré officiellement sa mère biologique qui, elle, séjourne encore à Bruxelles, en attentant les obsèques méritées et l’inhumation de son défunt époux.

Lors de la double cérémonie de prestation de serment et d’investiture, le 24 janvier dernier, au Palais de la Nation congolaise, l’absence de cette Maman était plus que remarquable. Oui. Celle que les congolais appellent affectueusement ‘’maman Marthe’’ demeure inconsolable. Elle pleure son époux, conformément à la tradition congolaise et surtout luba du grand Kasaï. Elle aurait certainement envie de sabler du champagne pour fêter la victoire de son fils, mieux, du parti légué par son amant d’heureuse mémoire à la postérité. Hélas ! Sa douleur serait plus grande que sa joie, dès lors que cette Icône de la politique congolaise n’est pas encore inhumée au pays de ses aïeux. A quand les funérailles du Sphinx de Limete ? A quand la rencontre entre le Chef de l’Etat Congolais, Félix Tshisekedi et sa mère, maman Marthe Tshisekedi ? Que des questions qui taraudent certains esprits.

Rendez justice à la veuve
Elle ne sait pas voir son fils devenu cinquième Chef de l’Etat congolais. Elle pleure sans fin son défunt époux dont la dépouille mortelle traine depuis deux ans, dans un funérarium de la capitale Belge, depuis son décès le 1er février 2019, de suite d’une embolie pulmonaire, à l’âge de 84 ans. La veuve de Feu Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, c’est d’elle qu’il s’agit, mère biologique de l’actuel Garant des institutions congolaises n’a pas encore vu officiellement son fils qui a succédé à Joseph Kabila, son principal opposant d’hier devenu partenaire de la démocratie. Elle était, contre toute attente, la grande absente le jour où les militants de l’Udps et le peuple congolais vivaient, en direct, l’historique évènement de passation civilisée de pouvoir entre le Chef de l’Etat sortant, Joseph Kabila et son successeur élu entrant, Félix Tshisekedi.

Les jours passent sans succès
En février 2018, le corps de l’Illustre disparu totalisait un an, jour pour jour, au funérarium ‘’poussière des étoiles’’ à Bruxelles. Et elle, la veuve, attendait continuellement le feu vert du gouvernement congolais, en vue du rapatriement de la dépouille mortelle de son Feu époux à Kinshasa et, éventuellement, les obsèques dignes ainsi que l’enterrement, dans les meilleurs conditions, au cimetière de la N’sele, comme convenu en avril 2018, dans un accord signé à Rotana Kin Plaza, entre le gouvernement congolais et les deux familles de l’Illustre disparu, biologique et politique, à la lisière de la commune de la Gombe. Incroyable. En février 2019, il y a deux mois, l’opinion nationale congolaise se souvenait du deuxième anniversaire de la mort de ce leader charismatique de l’Udps. Il sied de penser ici à la grande messe qui a été célébrée en l’occasion, à la cathédrale Notre Dame de Lingwala, suivie du recueillement à la permanence de l’Udps. Hélas ! Aucune date n’est fixée jusqu’ici pour les funérailles de ce baobab de la politique congolaise. Encore moins des tractations autour du prochain programme ne font moindre bruit. A son triste sort, malheureusement, la veuve n’attend que justice de la part des autorités congolaises, par ricochet, de son fils biologique devenu Chef de l’Etat à la succession de Joseph Kabila. Reste à savoir si le plus tôt, Félix Tshisekedi va devoir honorer la mémoire de son Feu père, en lui réservant les obsèques dignes de son rang d’ancien Premier Ministre.

Jacques Kitengie

 

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