Dernières publications

Flash

Lundi 8 avril dernier, tout juste après son périple américain, le Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, s’était rendu immédiatement dans leur concession familiale située à N’sele, question de faire état des lieux des travaux de construction du mausolée de son père, Feu Etienne Tshisekedi, dont la dépouille mortelle traîne dans un funérarium en Belgique, depuis deux ans.

L’exploitation forestière en République Démocratique du Congo, principalement dans son volet sur l’aménagement des concessions forestières, subit depuis quelques temps des attaques de part et d’autre, principalement en ce qui concerne sa gestion. Récemment, Greenpeace Afrique a exigé que soient restituées immédiatement, à l’Etat congolais, 24 concessions considérées à ce jour comme nulles. Cette Ong internationale a également chargée la Norvège, principale donatrice du Fonds CAFI (Initiative pour la forêt de l’Afrique Centrale) et la France de s’être rendues complices de la violation de l’Etat de droit dans le secteur forestier et de l’exploitation illégale des forêts congolaises. Face à cela, ce jeudi 4 avril 2019, le Ministère de l’Environnement et Développement Durable ayant dans ses attributions les forêts, a tenu à fixer l’opinion tant nationale qu’internationale sur cette situation. ‘’L’ONG internationale Greenpeace a publié un tableau, et a basé son rapport sur la validation des plans d’aménagement au 31 décembre 2018 plutôt que sur le dépôt de ces derniers à cette même date. Je signale que le dépôt constitue le point d’aménagement de la RDC vis-à-vis de l’initiative CAFI‘’, a précisé M. José Ilanga, le Directeur Général Forêt.

Concernant le rapport de Greenpeace, il ressort que sur les 24 titres concernés, 4 titres n’ont pas respecté le délai, et venaient d’être abrogés par un arrêté ministériel portant reprise par l’Etat congolais de certaines concessions forestières du Ministre de l’EDD, soutient-il.

La République Démocratique du Congo s’est engagée dans le processus de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts, conservation et augmentation des stocks de carbone forestier et gestion durable des forêts (REDD+ 2019). Avec le soutien multiforme des partenaires, le Gouvernement congolais a pris des mesures importantes qui visent la gestion durable de ses ressources naturelles renouvelables, en général, et des ressources forestières, en particulier. C’est, en effet, ce qu’affirme le Secrétariat Général à l’EDD.
Selon eux, les dispositions du code forestier en matière d’aménagement forestier donnent un délai de 4 ans plus 1 année supplémentaire pour le dépôt des plans d’aménagement. De ce fait, la RDC ayant adhéré à l’initiative pour la Forêt d’Afrique Centrale (CAFI), financée par la Norvège, a fixé une date buttoir au 31 décembre 2018 pour dépôt des plans d’aménagement des concessions forestières n’ayant pas encore déposé leurs plans d’aménagement auprès d’un des services spécialisées du Ministère de l’EDD : la Direction d’inventaire et aménagement forestier.
‘’Nous tenons à préciser que la date buttoir susmentionnée concerne le dépôt et non la validation des plans d’aménagement‘’, martèle M. Ilanga.
Aménagement forestier
Selon Greenpeace, les concessions sur lesquelles les exploitants n’ont pas obtenu l’approbation de leur plan d’aménagement dans les délais légaux ou pour lesquelles ils n’ont pas déposé leur plan d’aménagement, doivent être restituées à l’Etat. Et d’ajouter que la majorité des titres concernés sont largement ou totalement inactifs pendant plusieurs années.

Cependant, pour ce qui est du tableau publié par cette organisation, ‘’peut-être que c’est voulu pour essayer de salir un pays que Greenpeace a lancé ce tableau. Nous sommes le seul pays à travers le monde, à avoir observé le moratoire qui a décidé d’assainir le secteur de l’exploitation forestière industrielle depuis 2002 par un décret signé par le Président de la République‘’, a-t-il soutenu. Et de compléter que ‘’le moratoire n’est pas une convention internationale, c’est une décision souveraine prise en toute responsabilité par un Etat dont la RDC pour assainir le secteur de l’exploitation forestière industrielle…‘’

Au fait, recadre le Ministère de tutelle, sur les 156 titres soumis au processus de conversion des anciens titres en contrats de concession forestière, en 2014, 81 titres ont été jugés convertibles, dont 57 titres ont signé les contrats de concession forestière, 16 titres ont été rétrocédés au domaine privé de l’Etat, 3 titres mis en sursis et 1 titre converti en concession de conservation. Ainsi, au 31 décembre 2018, 20 plans d’aménagement ont été déposés pour 21 titres signés en 2011.

Exploitation forestière
La RDC qui dispose au jour d’aujourd’hui de plus de 160 millions d’hectares de forêts, n’a mis en exploitation à l’issue du processus de conversion à peine 10 millions d’hectares répartis dans 5 provinces forestières. Il est à noter que le Code Forestier consacre deux modes d’exploitation forestière notamment, l’exploitation industrielle et l’exploitation artisanale.
‘’Le Ministère de l’Environnement et Développement Durable constate par-ci par-là une exploitation illégale des bois d’œuvre, surtout en mode artisanal, mais aussi en mode industriel. Concernant ces deux modes, il est à signalé par-ci par-là encore le non-respect des normes d’exploitation forestière. Cette situation est actuellement décriée dans la province de l’Equateur qui soupçonne la société MANIEMA UNION 2 de ne pas observer la réglementation existante en matière‘’.

Ainsi, prévenu par la Coordination provinciale de l’Environnement et Développement Durable de la Province de l’Equateur, le Ministère a décidé de diligenter, dans les prochains jours, une mission de haut niveau pour examiner toutes ces allégations.

Boris Luviya

 

Des acteurs du développement durable se sont réunis mardi 6 novembre dans un atelier consacré à l’échange sur les impacts environnementaux liés aux barrages hydroélectriques en RDC. A cette occasion, les participants ont émis des idées sur le projet Inga 3, considéré actuellement comme le cerveau moteur de l’amélioration du secteur de l’hydroélectrique de la RDC et pourquoi pas de l’Afrique toute entière.

Ce grand atelier s’est déroulé dans la salle de conférence de la paroisse Sacré-Cœur dans la commune de la Gombe. Cet atelier a eu comme cible les Asbl et ONG environnementales du Kongo Central, les défenseurs de la cause des communautés du site d’Inga et villes alentours, les responsables multisectoriels concernés, les représentants des organismes ainsi que quelques acteurs locaux nationaux travaillant sur le projet d’INGA. Tous ont été réunis autour du thème choisi pour cet échange, à savoir : «impacts environnementaux et barrages hydroélectriques, ce qu’il faut savoir». Ce, avec un focus sur le projet INGA 3 promu par le Gouvernement à travers l’ADPI. Cet atelier d’information et de réflexion a été une opportunité offerte aux parties prenantes de poser les jalons d’une discussion scientifique franche sur un équilibre autour des enjeux écologiques d’un projet comme la construction d’un barrage hydroélectrique INGA 3, tout en préservant la biodiversité et la santé de la population.

Organisé par le centre congolais pour le développement durable, CODED, avec l’appui d’environnement Law Alliance Worldwide (ELAW-US) et dans le cadre de la promotion des objectifs de développement durable (ODD) 6, 14, ce rendez-vous a été destiné à pénétrer en profondeur les risques réels encourus par les communautés en rapport avec les installations hydroélectriques de grande envergure qui seront érigées dans le cadre de grand INGA, ainsi qu’à mieux comprendre les mesures de ripostes que le Gouvernement entend mettre en place pour rassurer les voix qui s’élèvent. Il a été aussi question de passer en revue les critères précis universellement et localement admis et fixés par la réglementation dans le cadre de l’ACE, une chose que les promoteurs du projet grand Inga doivent respecter.

Les participants ont aussi rappelé au monde entier que la construction et la gestion des ouvrages hydroélectriques du type INGA 3 doivent obligatoirement intégrer le respect de la vie du cours d’eau (passable du sable, des graviers et galets composant le lit des rivières, passage des corps flottants comme les feuilles, les débris végétaux qui, eux aussi, participent à la vie de cours d’eau). Plusieurs intervenants ont ainsi émis des idées nettes et claires capables de répondre aux différentes préoccupations. En l’occurrence, M. Bruno Kapandji, le chargé des missions de l’Agence pour le Développement et la promotion du Projet Grand Inga (ADPI), qui a présenté les mises à jour des études d’impact environnemental liées à Inga 3. En clair, l’objectif principal de cet atelier était de créer un cadre d’échange pour l’identification des impacts environnementaux réels liés au barrage hydroélectrique d’Inga 3 et la consolidation du discours des acteurs autour des mesures de précaution contre impacts.

Gaston Kisanga

 

Les plus lus

  • Semaine

  • Mois

  • Tout