*Pendant que le Collectif des Parlementaires-Debout de l’UDPS attend la réponse de l’Autorité urbaine à sa correspondance du 17 février l’informant de la tenue d’une marche de soutien au Président de la République, le Mouvement de libération du Congo (MLC) annonce à son tour un « grand meeting » de sa Ligue des jeunes ce même samedi 29 février à la Place YMCA à Matonge, dans la municipalité de Kalamu à Kinshasa.


Les deux événements n’auraient pas attiré une attention particulière dans une ville politisée à outrance. Sauf que la coïncidence de date, que l’on dira fortuite, va de pair avec la convergence de deux activités sur deux sites séparés seulement par un jet de pierre. Si la marche projetée des parlementaires-debout de l’Udps partira de la gare centrale pour aboutir sur la place des Artistes au rond-point de la Victoire, après un parcours sur l’avenue Kasa-Vubu, les militants du MLC seraient, eux, concentrés au même moment à l’YMCA dans un espace confiné, propice à un débordement sur une chaussée d’ordinaire envahie par les usagers de la route ainsi que les piétons, des motos-taxis et autres transports en commun.

Les Parlementaires-debout entendent marcher « en soutien au Chef de l’Etat », alors que la Ligue des jeunes du MLC place son meeting sous le signe de la « remise de Jean-Pierre Bemba dans son rôle de leader». Le patron du MLC dont la présence n’est pas confirmée sur les lieux où « au moins 5000 personnes » seraient attendues, selon Aldarich Luboya, président de la Ligue des jeunes du MLC qui s’exprimait sur son compte tweeter, ajoutant que « bientôt, le MLC va se faire entendre par sa jeunesse, pas seulement à Kinshasa, mais partout en RDC ».

Que fera Ngobila ?
Le gouverneur de la ville de Kinshasa est placé devant un dilemme insoluble, mais seulement en apparence. Plusieurs facteurs militent, en effet, pour l’interdiction pure et simple de ces deux manifestations. D’abord, la configuration des lieux et la charge historique. C’est à ce célèbre carrefour qu’étaient parties, le 4 janvier 1959, les manifestations dont les retombées conduiront à l’indépendance du pays, une année plus tard. A l’origine, rappelle-t-on, la rencontre des militants de l’ABAKO frustrés par l’annulation du meeting de leurs leaders par l’autorité coloniale, avec des supporteurs d’une équipe de V.Club fâchés de la défaite de leur équipe face à Mikado. La suite, on la connaît : des centaines des morts, le quartier portugais de Foncobel (Kimbangu) en flammes…

Ensuite, la demande de l’UDPS émane d’une structure dénommée : « Collectif des Parlementaires-Debout », dans sa section de Victoire. Un argument de taille, tant il est connu que les militants de l’UDPS qui s’en réclament ne justifient aucunement d’une légitimité dûment couchée dans les statuts du parti. Même si nombre de dirigeants actuels de l’UDPS en sont issus, les Parlementaires-debout demeurent une structure informelle dont les membres sont pour la plupart des temps mis à contribution pour véhiculer les messages et stratégies du parti aux masses souvent désœuvrées.

Certes, la loi ne subordonne pas la tenue des manifestations politiques à une autorisation préalable, sous réserve d’une simple information, mais les impératifs sécuritaires ont toujours prévalu, face à la menace de débordements susceptibles de porter atteinte à l’ordre public.

La Pros.

 

 

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