Actuellement ministre des Finances, José Sele Yalaghuli n’a pas oublié pour autant ses provenances. Le samedi 25 janvier 2020, il est retourné au Bureau central de coordination (BCECO), où il a œuvré en qualité d’Economiste-Chef de division, à l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux pour cette année.

Il a été présenté aux agents du BCECO comme le modèle à suivre. L’argentier congolais dit vivre et matérialiser l’esprit BCECO, cette structure spécialisée du gouvernement créée en 2001, qui dépend du ministère dont il a la charge. Sur place, Sele Yalaghuli a insisté sur la nécessité d’affecter les ressources de ce pays aux projets de son développement.

Ce qu’il s’évertue à faire depuis son arrivée à la tête des Finances de la République, étant donné surtout «le niveau de déficit extrêmement criant» qui les caractérisaient. ‘’Ce qui nous a poussé à mener une politique de rigueur extrême, même suivi des accusations gratuites…‘’, a-t-il laissé entendre.
Pour l'ancien Directeur Général de la Direction Générale des Impôts (DGI), il n’y a pas de magie pour y parvenir. Il faut financer les investissements. ‘’Les ressources doivent être bien affectées. Et pour bien affecter les ressources dans un pays, il n’y a pas de magie, il faut financer les investissements. Les routes, les écoles, les centres de santé... Il n’y a pas de magie. C'est ça qui fait qu'on développe dans un pays ce qu'on appelle les externalités positives‘’, a-t-il relevé.

Le peu de ressources que nous glanons, dit-il, nous pensons qu’il faut les affecter aux projets de développement de ce pays. Et, ‘’heureusement que ça rencontre les ambitions du président de la République qui ne fait que prêcher en faveur des projets de développement. Celui des 100 jours en est un exemple parfait‘’, avance José Sele Yalaghuli.
Il tente de mettre en place cette politique de rigueur qui lui coûte fréquemment de nombreuses accusations de part et d’autres. Notamment, le fait qu’il interdisait l’octroi des crédits aux commerçants.

A cela, le ministre des Finances a précisé qu’il avait plutôt demandé ‘’qu’avant que toute institution publique, relevant du budget de l’Etat, aille s’engager pour prendre un crédit bancaire, il faut que le ministère des Finances, ce qui est tout à fait logique, donne son avis préalable‘’.
Soulignant le fait qu’on ne peut pas sortir du BCECO et se comporter en non professionnel, Sele Yalaghuli a déclaré que ce ne sont pas des discours qui permettront à la République Démocratique du Congo d'attirer des investissements. ‘’Pour que ce pays soit attractif d'un point de vue d'investissements, il faut qu'on offre des bonnes routes, une jeunesse très bien formée, il faut qu'il y ait de l'électricité, il faut qu'il y ait de l'eau et les investisseurs vont venir‘’.

Par ailleurs, l’ancien Directeur de cabinet de Matata Ponyo rappelle ses pensées constantes sur ce qu’il doit faire pour améliorer le BCECO qui, lui, entend faire une mutation. ‘’Le BCECO nourrit l’espoir de parachever les projets initiés par le gouvernement dans les secteurs de la santé, éducation, sport, justice. La plupart de ces projets sont inscrits dans le budget du gouvernement pour l’année 2020‘’, a-t-il rassuré.

La Pros.