*Félix Antoine Tshisekedi, en tant garant de la nation et du bon fonctionnement des institutions de la RD. Congo doit veiller à ce que la fermeture de l’Université de Kinshasa ne se prolonge pas au-delà du temps strictement nécessaire au rétablissement de l’ordre public.

Bien plus, Thomas Luhaka Losendjola, Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, doit fixer la date précise de la réouverture des portes de l’Université de Kinshasa et, en même temps, celle de la reprise du dialogue avec les étudiants pour éviter de perturber, si pas de perdre l’année académique. Pierre Lumbi Okongo, Sénateur de son état, interpelle, dans une lettre ouverte, le tout nouveau Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, tout en le tenant pour responsable de toutes les dérives qui, éventuellement, pourraient nuire au déroulement normal des activités académiques dans cette alma mater.

Déjà, il lui rappelle que dans un passé récent situé entre 1985 et 2000, ces mêmes types de fermetures intempestives causèrent des dommages incommensurables au système d’enseignement supérieur et universitaire qui en porte encore jusqu’à ce jour, des stigmates hideux.
Au passage, Lumbi regrette que depuis lundi 5 janvier 2020, que des actes de violence aient été enregistrés à l’Université de Kinshasa. Tout en reconnaissant, évidemment, aux étudiants, la légitimité de leur droit de manifester, il condamne, néanmoins, la sanction collective et globale qu’il juge disproportionnée, inappropriée et injuste.
Il relève, par ailleurs, qu’une telle sanction, quoique justifiée par le souci de restaurer l’ordre, puisse, à la fois, loger à la même enseigne, les étudiants innocents, les fauteurs de troubles dont le statut reste à prouver et les parents qui, pourtant, ont consenti d’énormes sacrifices pour envoyer leurs enfants à l’Université.

En clair, il recommande ainsi au gouvernement de rétablir l’ordre tout en privilégiant l’équilibre entre la sanction et le dialogue. Dans cette édition, découvrez, ci-dessous, la quintessence de cette lettre du Sénateur Lumbi qui, au fond, remet les clepsydres à l’heure. Tout est, selon lui, à prendre au sérieux. Car, l’avenir de la jeunesse congolaise, cette relève de demain, est très menacé, si l’on n’y prend garde, dans la gestion de cette affaire de l’Unikin.

LPM

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