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Après sa remise-reprise avec Lambert Matuku le lundi 9 septembre dernier, Nene Nkulu Ilunga, nouvelle ministre d’Etat de l’Emploi, Travail et Prévoyance, a été clôturé, ce mercredi 11 septembre, le 4ème séminaire technique du Bureau de Liaison de l’Association Internationale de la Sécurité Sociale pour l’Afrique Centrale (BLAISAC).

Lesquelles assises, ayant pris trois jours, soit du lundi 9 au mercredi 11 septembre, ont réuni, par le truchement de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), plusieurs pays membres de cette institution, autour du thème : «L’harmonisation des législations des régimes de protection sociale en Afrique Centrale». Dans son mot, cette autorité de tutelle de la prévoyance sociale a plaidé pour l’amélioration de la législation nationale sur la protection afin qu’elle soit adaptée aux normes internationales.

Devant les participants venus de différents pays qui composent le BLAISAC, entre autres, le Comores, le Cameroun, le Gabon, la RCA, le Congo, à l’instar de la RD. Congo, la ministre d’Etat de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale a laissé comprendre, au regard des textes relatifs à la sécurité sociale, que cette adaptation concourra à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et ayants-droit et, par ricochet, de la population congolaise, en général. «Soucieux d'améliorer les conditions de vie de sa population notamment, celle du travailleur et ayants-droit, il a conduit à la promulgation par le Chef de l'Etat de la loi n°16/009 au 15 juillet 2016, les règles relatives au régime général de la sécurité sociale, laquelle a pris en compte la nécessité d'arrimer la législation nationale aux instruments juridiques internationaux en matière de sécurité sociale», a-t-elle déclaré.

S’alignant dans la même optique que Mme Nkulu Ilunga, la Directrice générale de la CNSS, Agnès Mwad Nawej Katang, a renchéri qu’un cadre juridique bien garni devra nécessairement régenter les contours de la sécurité sociale. Cette dernière qui, par ailleurs, constitue un des leviers de développement d’une nation. «La sécurité sociale qui est un droit inhérent à la personne mérite d’être encadrée par un bel arsenal juridique. Elle apparaît comme un véritable facteur de développement dans une société moderne. La sécurité sociale ne peut jouer son rôle de levier du développement socio-économique que si le dispositif légal est en harmonie avec les normes supranationales, aux instances qui interviennent dans le domaine de la protection sociale», a-t-elle sous-tendu.

Dans cette foulée, les parties prenantes, après des brainstormings, ont aussi eu à recommander, dans le cadre de la clôture de ce quatrième séminaire, cette harmonisation des textes. Aussi, ont-ils appelé à l’incitation des Etats-membres du BLAISAC à pouvoir se conformer aux normes supranationales ainsi qu’à la désignation des points focaux pour la gestion des lignes directrices.

En outre, cette adaptation de la législation par les différentes caisses nationales de sécurités sociales des pays composant le BLAISAC, devra, en quelques sortes, se faire conformément aux principes édictés par l’Association Internationale de la Sécurité Sociale (AISS).

D’ores et déjà, il va sans dire, eu égard à ce qui est susmentionné, la nouvelle ministre, à peine installée il y a trois jours, s’évertue à réaliser ses paroles, dans la perspective du programme gouvernemental. Nene Nkulu Ilunga avait notamment, déclaré lors de la cérémonie de la remise-reprise, qu’elle contribuerait à assurer la santé des travailleurs congolais, dûment avec l’amélioration du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), la promotion de la création des emplois et la lutte contre le chômage.

Corneille Lubaki