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Certes, dans une nation, le rôle et la responsabilité de l’Eglise sont d’une importance capitale. Et, la RDC étant en plein processus électoral, la lumière venant des princes de l’Eglise ne peut nullement être négligée.

Connaissant la portée de l’influence des femmes en période électorale dans les pays du monde, le Pasteur Espérance Lisubu Ngawala s’est décidée de briser le cycle du silence afin de donner un message d’éveil de conscience à la femme congolaise. Cette dernière est épouse du Prophète Francis Ngawala et Pasteur œuvrant au sein de l’Eglise Parole de Foi, Communauté située dans la commune de Kintambo au numéro 45 de l’avenue Kwamouth. ‘’Le 23 décembre est une journée pour 5 ans, semblable à quelques instants d’accouchement pour toute une vie’’, tenant compte de cette réalité, il faut voter pour des personnes capables de ‘’souffrir avec la nation comme une mère peut souffrir pour ses enfants’’, a-t-elle déclaré en se confiant aux plumes de votre Quotidien La Prospérité lors d’une interview dont les éléments sont intégralement alignés dans les lignes qui suivent.

Un droit et non un cadeau

Dans l’entendement d’Espérance Lisubu Ngawala, Nul ne doit chercher à convaincre le peuple congolais que les élections sont un cadeau du Gouvernement congolais ou encore de la Communauté internationale. Mais en tant peuple souverain, il faut être conscient que, aller aux scrutins fait partie des droits fondamentaux dont doivent jouir les congolais. Ce qui, par ricochet, doit pousser ces derniers à bénéficier de ce droit en usant d’un grand sens de responsabilité. Après avoir enduré de longues années de dictature lors de la 2ème République, l’intérêt est crucial de préserver le décor de la démocratie. Plus qu’un décor, de consolider les valeurs démocratiques.

Une nation, une famille

Pâtre de l’Eglise Parole de Foi aux côtés de son époux, d’Espérance Lisubu Ngawala souligne que la nation a toujours été considérée comme une famille. Et dans une famille, l’équilibre repose entre les mains de la femme. La femme travaille de manière à baliser les différentes donnes dans le foyer afin de le rendre viable, en évitant les excès qui sont de nature à nuire. Par-là, martèle-t-elle, un éveil de conscience de celles-ci est décisif pour le progrès de la nation congolaise.

L’influence de la femme

Déjà, du point de vue démographique, rappelle Espérance Lisubu Ngawala, il est important de notifier que la population féminine est majoritaire par rapport aux hommes. Sans comparaison, ni déconsidération, cela conduit à comprendre combien la mobilisation des femmes pour le but idéaliste d’offrir un lendemain prometteur serait d’un impact incontestable. Que ce soit les femmes maraichères, politiciennes, les servantes de Dieu et les chrétiennes, en général, (catholiques-protestantes-pentecôtistes et autres), celles évoluant dans différents secteurs professionnels et dans les affaires, sans oublier celles qui évoluent en milieu rural. Toutes, mobilisées pour le but d’améliorer les choses dans le pays, peuvent faire valoir cet idéal par leurs choix aux scrutins.

Une journée pour 5 années

Ici, Espérance Lisubu Ngawala adopte une démarche pédagogique pour faire comprendre sa pensée. Pour elle, comme quelques instants d’accouchement consacrent toute la vie d’une personne, aussi il faut savoir que la simple journée du 23 décembre 2018 devra établir 5 années qui détermineront la marche et l’évolution du pays par rapport à tous ses aspects. Nul ne votera à la place du peuple. D’où, grande doit être la conscience que doit posséder ce dernier face au choix de ceux qui devront constituer son élite.

Les femmes, particulièrement, doivent apprendre à ne pas tenir compte aux sommes d’argent, aux casquettes, aux foulards, aux t-shirts et autres biens de nature qui pourront leur être proposés en échange de leurs voix. Mais, conseille-t-elle, elles ont tout intérêt à voter utile en tenant compte des valeurs des candidats, des projets de société, des visions et des idéaux bénéfiques pour la nation. ‘‘Il faut voter en tenant compte de grands besoins du lendemain, en sacrifiant les besoins présents éphémères. Le problème n’est pas de voter les hommes ou les femmes, le débat ne se situe pas aux genres. Le défi demeure de voter la meilleure vision de l’avenir, le meilleur projet de société et le candidat le plus vertueux. Si les femmes congolaises sont capables de nourrir un homme et 6 enfants, elles doivent se démarquer dans leur choix pour que la RDC retrouve son manteau de nation de joie et d’honneur’’, conclut-elle.

Peter Ngoyi