Patrick MUYAYA KATEMBWE fait partie, jusque-là, des rares députés nationaux qui inspirent encore et toujours confiance au peuple Congolais.

Conscient de cette lourde responsabilité, l’ex-journaliste-vedette de CEBS TV s’est assigné comme mission, pour son second mandat de législateur, de lutter contre la pauvreté en République Démocratique du Congo. Au-delà de tout, la promotion de la jeunesse reste son cheval de bataille. Car, les jeunes congolais doivent impérativement être soutenus, encadrés et responsabilisés, au travers des formations et apprentissages de métiers professionnels et, surtout les sensibiliser dans la culture de l’entreprenariat. Ce 28 janvier 2019, soit un mois après la tenue des élections législatives, l’élu de la circonscription de la Funa a répondu présent à la première Session plénière de la nouvelle Assemblée Nationale, au Palais du peuple à Kinshasa. Abordé par le journal « La Prospérité », l’Honorable Patrick MUYAYA, trentaine révolue, a saisi cette belle occasion pour exprimer ses sentiments de reconnaissance à sa base (ses électeurs) et surtout de définir le sens de son engagement à la Chambre basse qui ne repose que sur le développement intégral du pays.
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La Prospérité : Vous siégez pour la seconde fois consécutive à l'Assemblée nationale dont l'installation officielle de la nouvelle législature intervient, ce lundi 28 janvier 2019. Quelles sont vos impressions ?

Patrice MUYAYA : C’est le jour où le travail effectif commence après le renouvellement de mon mandat. C’est une grande responsabilité de voir que les électeurs de la Funa (Kinshasa) m’ont encore renouvelé leur confiance. Je n’ai pas d’impression particulière si ce n’est le besoin pressant de me mettre avec les autres collègues à l’ouvrage pour combattre la pauvreté grandissante dans le pays.

La Pros. : Concrètement, qu'est-ce que les congolais peuvent attendre encore de vous pendant cette législature ?
PM : Je pense que les attentes du peuple congolais sont connues. Et elles sont énormes ! En faisant mon bilan au terme de mon premier mandat parlementaire, j’ai relevé quelques points qui, de mon point de vue, méritent d’être recentrés au niveau du travail de notre Chambre. Rien ne sert de continuer à adopter des lois sans nous assurer de leur application. Nous en avons adopté à peu près 200 durant la législature passée mais qu’en savent nos électeurs ? Combien de lois sont connues de Congolais ? Prioritairement, nous devons nous assurer que les questions sociales trouvent des réponses durables et que nous puissions assurer un contrôle optimal du travail du gouvernement qui émanera de nous.

La Pros. : Vous êtes un des rares députés élus sur la liste du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) alors que nombreux parmi vos camarades ont échoué. Qu’en pensez-vous de la faible représentativité du Palu dans ce nouveau parlement?
PM : Le contexte de crise qu’a traversé le pays a affecté tous les partis politiques. Le Palu a aussi connu sa crise avec le départ de plusieurs cadres et ceci a eu un impact sur notre électorat. Mais, aujourd’hui cap doit être tourné vers l’avenir.

La Pros. : Lors de la campagne électorale, vous avez initié un projet bénéfique pour le développement de la Ville de Kinshasa. Croyez-vous continuer le plaidoyer malgré votre défaite aux provinciales ?

PM : Mon regroupement n’a pas atteint le seuil provincial à Kinshasa. C’est ce qui m’a empêché d’obtenir le siège à l’Assemblée provinciale mais ceci ne m’empêche nullement de continuer le travail à la base. Je continuerai avec beaucoup plus d’énergies.
La Pros. : Au-delà de la précarité et la misère qui rongent le secteur de média, JED a publié son dernier rapport dans lequel on a enregistré 121 cas d'atteinte à la liberté la presse. Est-ce que la corporation peut compter sur votre mandat en tant qu’un ancien journaliste ?

PM : Le travail du Député ne consiste pas à répondre aux défis d’une seule catégorie. Autant je suis très sensible sur la question des médias parce que c’est ma profession d’origine. En attendant d’améliorer le social des journalistes qui est principalement du ressort du gouvernement. L’Assemblée nationale devra adopter la nouvelle loi sur l’exercice de la liberté de la presse. Nous allons-nous y mettre à fond cette fois-ci afin de protéger et garantir la profession avec des lois efficaces.

La Pros. : La plus jeune députée de cette législature a 26 ans. Par rapport à votre expérience, quelle attitude doit avoir la benjamine du Parlement pour bien réussir son mandat ?

PM : Qu’une jeune de cet âge soit élue députée nationale ne me surprend pas du tout. Ceci prouve que notre message a porté au niveau de la jeunesse. Par notre parcours, nous avons réveillé des ambitions dans le milieu des jeunes. Et, Aminata NAMASIA me rend, particulièrement, fière parce qu’elle est femme et c’est une jeune sœur de mon école. Je suis aussi heureux pour Jackson AUSSE ATINGOTO. Et, je mettrai à leur disposition mon expérience parce qu’ils sont de fait membre du Réseau des Jeunes Parlementaires.

La Prospérité : Avez-vous un message à adresser à la population de la Funa qui vous a encore fait confiance ?
Patrick MUYAYA : Grand merci à cette population. Nous ne la trahirons jamais. Merci également au peuple Congolais pour la marque de confiance. Je profite de l’occasion ici de réitérer ma gratitude à mon bureau stratégique de campagne.

Propos recueillis par Jordache Diala

 


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