*Comme partout au monde, chacun des 21 candidats qui se sont présentés à l’élection présidentielle s’attend à l’emporter. Et pourtant, nous savons tous que le 6 janvier 2019, la CENI n’annoncera qu’un seul vainqueur lors de sa publication des résultats provisoires.


Comme le veut le dicton, « plusieurs appelés, peu d’élus ». Ici, en l’occurrence, il n’y en aura qu’un seul.
D’une manière générale, gagner les élections répond, entre autre, à la sociologie électorale du pays, aux espoirs qu’ont su susciter les candidats à travers leurs programmes, aux efforts fournis pour sillonner les plus possibles des provinces, aux appuis obtenus des leaders locaux, aux efforts de propagande fournis ; notamment au cours de la campagne électorale et plus spécialement aux adhésions des indécis consolidées les jours précédant directement le moment du vote.
La République Démocratique du Congo est, comme chacun le sait, un sous-continent de 2.345.000 Km2 peuplé par plus de 81.000.000 d’habitants, dont 42.000.000 disposent d’une carte d’électeur. L’étendue du pays, la dissémination des zones d’habitations, la diversité des ethnies et l’histoire politique ancienne ou récente, détermineront énormément la victoire de l’un ou de l’autre.
La sociologie politique, telle que vulgarisée le plus couramment dans notre pays, prétend que les Congolais votent pour ce qu’ils croient être les intérêts de la tribu, de l’ethnie et enfin de la zone linguistique. Une analyse plus affinée des élections passées fait apparaître d’importantes exceptions à cette constatation brute que d’aucuns considèrent imprudemment comme un fait immuable. Malgré son poids indéniable, cette prétendue « règle » souffre de plusieurs exceptions et nous espérons la voir évoluer rapidement.
Pour anticiper sur ce qui pourrait être les résultats des élections chez nous, l’on pourrait, comme partout ailleurs, se fier au sondage d’opinions. Sans contester cette technique, pour bien appréhender la sociologie électorale congolaise il faut tenir compte de deux catégories des paramètres. En effet, Il se distingue les paramètres relativement constants et les paramètres relativement mouvants.
Les paramètres constants tiennent de la géopolitique nationale. C’est ici que les variables tribales, ethniques et celles qui concernent les zones linguistiques pèsent de tout leur poids.
Parmi les paramètres relativement mouvants, il convient de placer l’histoire passée ou récente du pays, la personnalité du candidat, la perception de la coalition qui le soutient, l’adéquation de son programme avec les attentes du peuple et, enfin, l’intensité du travail de promotion du candidat et de la plate-forme qui le soutient pendant la campagne.
Voilà pour ce qui est de « l’analyse théorique globale ». Examinons maintenant la situation telle qu’elle se présente aujourd’hui.
Sans sous-estimer les autres candidats, il faut admettre que la compétition électorale actuelle se déroule essentiellement entre trois candidats ; Emmanuel RAMAZANI SHADARY, Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO et Martin FAYULU MADIDI. Le premier est issu de l’Est swahiliphone, le second du Centre lubaphone et le troisième de la partie Sud-Ouest du pays. Il faudrait immédiatement nuancer cette présentation en tenant compte des alliances et des soutiens qui sont derrières ces candidats. TSHISEKEDI bénéficie du soutien de Vital KAMERHE dont le fief est dans le Kivu swahiliphone. FAYULU passe pour le représentant du Katangais Moïse KATUMBI, aussi swahiliphone et de Jean-Pierre BEMBA du Nord-Ouest. Le candidat du FCC est soutenu totalement par Joseph KABILA dont l’encrage à l’Est de la République n’est pas à contester.
Si l’on ne se fiait qu’à la démographie, la victoire d’Emmanuel SHADARY apparaîtrait comme une évidence. Or, il vient d’être indiqué dans le chapitre précédent que Martin FAYULU, de par ses soutiens, pourrait aussi engranger quelques voix dans la zone linguistique swahiliphone. La question reste de savoir, quel sera le poids relatif de ce critère linguistique sur la psychologie des électeurs lorsqu’ils se trouveront dans l’isoloir devant l’écran tactile ?
Au-delà de notre détermination politique à lutter contre le régionalisme, la force des choses et notamment, le bas niveau de brassage de nos populations, nous pousse à croire que, dans cette élection encore, la donne linguistique pèsera d’un poids essentiel.
Au-delà de cet aspect régionaliste basique, il faut considérer la personnalité de chaque candidat, son passé politique et le travail de propagande, réalisé pendant la campagne électorale.
Sur le plan des considérations autres que linguistiques, il faut rappeler que les concurrents d’Emmanuel SHADARY sont rentrés dans la course avec un retard considérable. Ils n’ont pas suffisamment incité leur électorat à s’inscrire sur les listes électorales afin d’obtenir les cartes d’électeurs. Nombre de leurs militants qui remplissent les rues ou les stades ne seront pas habilités à prendre part au vote. Les nombreux changements de position quant à la participation ou non aux élections avec la machine à voter ont découragé beaucoup de leurs partisans. La vacuité des campagnes électorales, autant du « Cach » que de « Lamuka », ne sera pas sans conséquences. A la fin de la période de propagande, les électeurs de ces deux coalitions ne savent toujours pas pourquoi ils voteront pour elles.
Maintenant que se passera-t-il le 30 décembre 2018 dans chacune de nos provinces ?
Commençons par le « Grand Katanga ». Dans la Province actuelle du Haut-Katanga, FAYULU fera certainement un score acceptable grâce à l’appui de Moïse KATUMBI et du travail de terrain de M. Kyungu wa Kumwanza. Félix TSHILOMBO TSHISEKEDI tirera parti de la grande communauté Lubaphone de Lubumbashi ; alors que le candidat du FCC bénéficiera de l’appui de l’immigration interne des originaires du Nord-Katanga attachés à la personnalité de Joseph KABILA par son lien de filiation avec M’Zee Laurent-Désiré KABILA. De plus, il faut se rappeler que l’étude même superficielle de la démographie de cette province fait ressortir que les originaires qui pourraient être très sensibles au discours de KATUMBI ne représentent en fait que moins de 25 % des électeurs. Ainsi, contrairement à ce que laissent apparaître les manifestations de la rue, la véritable confrontation dans le Haut-Katanga se fera entre Emmanuel SHADARY, poulain de Joseph KABILA, donc de M’Zee Laurent-Désiré KABILA et Félix TSHILOMBO TSHISEKEDI par le fait de l’immense immigration kasaïenne.
Pour ce qui est des autres provinces du « Grand Katanga », je rappelle que la variable privilégiée ici est celle de la zone linguistique. Il n’y a aucun doute que le Haut-Lomami, le Lualaba voteront en masse pour le candidat que soutient Joseph KABILA KABANGE.
On peut donc, en restant dans les estimations, penser que dans le Grand Katanga la répartition des voix ne sera pas éloignée de la configuration suivante : FCC : 55%, Cach : 30% et Lamuka : 20%.
Que se passera-t-il dans le Grand Kasaï ?
Cette zone géographique, majoritairement Lubaphone, est généralement présentée comme très attachée à la famille du Fondateur de l’UDPS, Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA. Cependant, une analyse un peu plus affinée indique que depuis des années les évolutions ont été considérables. Il convient d’abord d’indiquer que le Sankuru, avec ses 1.171.000 électeurs et le Lomami avec ses 1.245.000 électeurs ainsi que le Kasaï avec ses 1.495.000 électeurs voteront massivement en faveur d’Emmanuel SHADARY grâce à l’implication de tous les grands leaders de ces provinces. Faut-il citer le travail de Lambert Mende, She Okitundu, François Olenga, Moïse Ekanga, Charles Okoto pour le Sankuru ; celui abattu par Adolphe Lumanu dans le Lomami et de Evariste Boshab dans le Kasaï.
Pour ce qui est de la Province du Kasaï-Oriental, berceau naturel de l’UDPS, il convient de mettre l’accent sur l’immense travail politique qu’effectue actuellement le bouillant et tacticien Gouverneur NGOY KASANJI en faveur du candidat du FCC. Il ne serait pas déraisonnable de penser que dans ce bastion de la famille TSHISEKEDI, le FCC ne manquera pas, cette fois, d’engranger au moins 25 % de 1.094.000 électeurs.
Démographiquement, le Kasaï-Central ne représente pas la même homogénéité que son voisin de l’Est. Les Lubaphones représentent la grande majorité ; on peut donc s’attendre à ce qu’ils votent en faveur de Félix TSHISEKEDI. Cependant, les conséquences du phénomène « Kamuena Nsapu », qui ont tribalisé la province, en singularisant les « Pende » et les « Tshokwe ». Ceci fera certainement pencher la balance en faveur du candidat du FCC dans les milieux non luba de la province. L’on peut donc raisonnablement penser qu’au moins le tiers des 1.552.000 électeurs de cette province suivront le candidat du FCC, les deux autres se partageront le solde.
Malgré les foules qui, par curiosité, ont suivi le cortège de la coalition « Lamuka » dans les quelques localités Kasaïennes visitées, les chances de Martin FAYULU dans cet espace s’avèrent quasiment infimes. On peut les estimer à environs 5 à 7 %.
Il apparaît donc que dans le Grand Kasaï, la répartition sera grosso modo de 35 % pour le FCC, 7 % pour le « Lamuka » 53 % pour le « Cash » et le solde pour les autres candidats.
Visitons maintenant le Grand Kivu
Les 1.028.000 électeurs du Maniema suivront, à plus ou moins 80 %, le candidat Emmanuel RAMAZANI SHADARY malgré le discours agressif et haineux de Pierre LUMBI et de quelques autres partisans de la coalition « Lamuka », originaires du Maniema. Dans cette province, il y a longtemps que l’UDPS de Félix TSHISEKEDI n’est plus que l’ombre d’elle-même. Il sera difficile pour la coalition « Cash » d’atteindre 5 %. Il ne reste donc que 15% à la coalition « Lamuka » malgré les bruits occasionnés par les quelques militants de cette organisation à Kindu et ailleurs.
Quid du Sud-Kivu ?
Cette province sera probablement le lieu des affrontements les plus serrés en raison du grand nombre de ceux qui se disputent le leadership de la province. A ce jour, KAMERHE apparaît toujours comme la figure emblématique du coin. Cependant, son leadership lui est très disputé par les hauts cadres du FCC parmi lesquels on peut citer : Modeste BAHATI LUKWEBO, Néhémie MWILANYA et Marcelin CISHAMBO. Du point de vue ethnique, la confrontation sera réglée entre « bashi », sans négliger le poids du vote « Rega » conduit, entre autres, par l’ancien Ministre BULAMBO, membre du FCC. Il faut ici se poser la question de savoir comment l’électorat « bashi » se répartira entre ceux qui vont suivre KAMERHE, cette fois-ci lié à un Kasaïen et ceux qui vont choisir le camp de BAHATI LUKWEBO et Marcelin CISHAMBO attachés au candidat FCC. L’on peut estimer que les 2.500.000 électeurs du Sud-Kivu se répartiront essentiellement entre le FCC et le CACH. Ici le « Lamuka » dispose des chances extrêmement réduites. Je ne prends pas un grand risque de pronostiquer 35 % pour le FCC, 35% pour le CACH et le solde pour les autres candidats.
Quant à la Province du Nord-Kivu avec ses 3.800.000 électeurs, soit le plus grand nombre d’enrôlés après la Ville-Province de Kinshasa, il faut cependant regretter qu’environ le tiers de cet électorat ne prendra pas part aux joutes électorales en raison de la présence fulgurante de la maladie à virus « Ebola » et de l’insécurité qu’imposent les ADF, les Shebab et autres Mai-Mai dans cette contrée.
C’est dans le Nord-Kivu que le « Lamuka », la coalition financée par Moïse KATUMBI pourrait espérer dépasser les 40 % des voix, en raison de ses liens étroits avec M. Antipas MBUSA NYAMWISI notamment et, de l’immense manipulation dont le peuple Nande a été victime. Dans cette province, hormis les quelques jeunes, généralement dépourvus des cartes d’électeurs qui suivent le tandem TSHISEKEDI-KAMERHE, le « Cash » ne peut pas espérer grand-chose malgré l’illusion de popularité de Vital KAMERHE à Goma. Quant au FCC, il ne serait pas déraisonnable, au vu des efforts réalisés par le Gouverneur Julien PALUKU et du remarquable passage de la Première Dame, sans oublier les efforts du candidat lui-même, de s’attendre à ce qu’il s’approche de 40 %.
La Grande « Orientale »
Malgré le passage du temps, la grande « Province Orientale » est demeurée le fief du patriotisme et du nationalisme congolais. Sur cette terre, le FCC est véritablement chez lui. Les passages, certes, remarqués tant de « Lamuka » que du « Cash » n’ont pas pu égaler le véritable triomphe réservé à l’héritier idéologique de Patrice-Emery LUMUMBA qu’est Emmanuel RAMAZANI SHADARY. Dans cette zone, la dimension linguistique vient en fait renforcer l’attachement politico-idéologique au FCC. On peut donc s’attendre à ce que le FCC prenne la part du lion sur les 5.000.000 d’électeurs de cet ensemble géographique. Ici, j’estime que le FCC obtiendra environ 65 % des voix ; laissant environ 15 % à chacun de ses concurrents tandis que le 5 autres pourcent seront répartis entre les autres candidats.
Le Grand « Equateur »
Le Grand « Equateur » n’a pas de candidat auquel la région pourrait linguistiquement s’attacher. Ceci me pousse à penser que la répartition Est-Ouest ne jouera pas un grand rôle dans la compétition de ce mois de décembre 2018, dans cette région.
Jean-Pierre BEMBA, figure emblématique du Nord-Ouest a, certes, soutenu le candidat de Lamuka mais n’a, à aucun moment, réellement mouillé sa chemise pour FAYULU. De plus, la plupart des leaders du pays Mongo, de la Mongala et de deux Oubangi se sont clairement prononcés en faveur du candidat du FCC. Chacun se souviendra du grand rassemblement des personnalités du Grand Equateur où l’on a vu, côte à côte, l’inamovible Léon KENGO WA DONDO, Edouard MOKOLO WA MPOMBO, José MAKILA, INGELE IFOTO, Michel BONGONGO, Omer EGBWAKE, Jean-Lucien BUSA, Jeannine MABUNDA et bien d’autres, apporter leur soutien à RAMAZANI SHADARY. Plusieurs de ces personnalités ont personnellement arpenté les monts et vallées des provinces du Nord-Ouest pour le compte du candidat du FCC. Par ailleurs, on peut également penser que les souvenirs malheureux laissés par Jean-Pierre BEMBA dans les deux Ubangi ne militeront pas en faveur de son poulain de Lamuka.
Dans cette zone géographique, qui représente 4.728.000 électeurs, l’on peut estimer que 70 % voteront pour Emmanuel RAMAZANI SHADARY et le solde entre les deux principales coalitions et les autres candidats.
Le Grand Bandundu
Si l’on se fiait seulement au régionalisme, le « Lamuka », dont le leader actuel est FAYULU, devrait prendre la part du lion dans le Kwilu et le Kwango ; encore qu’il faille tenir compte du poids des éléphants politiques que sont Aubin MINAKU du PPRD et le Patriarche Antoine GIZENGA du PALU qui soutiennent le candidat du FCC. Ici nous pensons que la répartition sera de l’ordre de 55 % pour FAYULU, 35 % pour le FCC et enfin environ 5 % pour le « Cash » malgré la présence de KIN KIEY MULUMBA. Le solde ira aux autres candidats.
Le Maï-Ndombe, reflétant sa diversité ethnique et la présence de ses représentants dans les 3 camps en compétition, verra son électorat très divisé.
En conclusion, pour ce qui concerne cette province, l’on peut estimer que la première place reviendra à FAYULU (55%) suivi de RAMAZANI (35%) et enfin TSHISEKEDI (5%).
Le Kongo Central
Le Kongo Central s’est montré, lors de deux cycles électoraux précédents, extrêmement surprenant. N’ayant pas eu de leader imposant lors de deux dernières compétitions électorales de 2006 et 2011, la province avait choisi de s’opposer à Joseph KABILA, ignorant les liens de famille que le Président de la République a établis avec une ressortissante de cette province et les nombreux investissements réalisés en sa faveur. L’observation du déroulement de la campagne électorale laisse penser que le score du FCC ne dépassera pas de beaucoup celui réalisé par la MP lors de l’élection précédente. Ici nous pouvons estimer que la première place sera détenue par FAYULU avec environ 50 %, TSHISEKEDI 25 % et le FCC 20 %.
Kinshasa
Certes, Kinshasa la frondeuse ne donnera pas cette fois encore un score révolutionnaire en faveur du FCC. Mais, force est de constater que les choses ont énormément évolués en faveur du courant politique kabiliste. Malgré toutes les foules que drainent « Lamuka » et « Cach », la Ville de Kinshasa n’est plus complètement acquise à l’opposition. On peut considérer que, compte tenu des efforts politiques accomplis ces dernières années par les figures emblématiques du FCC dans la capitale, au premier rang desquels on peut citer : André KIMBUTA et d’autres, le score sera plus serré que par le passé. C’est dans la capitale que la division de l’opposition donnera son plus grand effet. Ici on peut, sans grand risque, estimer que le score sera d’environ 30 % pour le « Lamuka », 30 % pour le « Cash », 30 % pour le FCC et le solde pour les autres candidats.
Nous pourrons donc conclure que, compte tenu de la donne géopolitique -, ce concept étant ici compris comme le rapport des forces démographiques entre les zones ethnico-linguistiques - et les efforts mis en œuvre par les candidats,- qu’Emmanuel RAMAZANI SHADARY ne saurait en aucune manière perdre cette élection. Sa victoire apparaît donc assurée.
Sur le plan politique, l’Ouest s’est montré fortement divisé par la présence de deux coalitions : « Lamuka » et « Cash ». Le déroulement de la campagne électorale a montré que les leaders de l’Est, venus en renfort à FAYULU, ne lui ont pas été d’un très grand secours.
De plus, la controverse entre ces deux coalitions suite à la signature de l’accord de Genève et au revirement de Félix TSHISEKEDI et Vital KAMERHE, ajouté à la contradiction et aux changements des positions de « Lamuka », concernant l’usage de la machine à voter, n’ont pas favorisé les deux coalitions de l’opposition. Nous avons montré que, par le manque d’anticipation de leurs leaders, qui ne croyaient pas aux élections, beaucoup de partisans de « Lamuka » et de « Cach » ne disposent pas des cartes d’électeurs. Ils ne prendront donc pas part au vote et ne pourront pas influencer les résultats.
Par ailleurs, il faut souligner que seul le candidat du FCC a parcouru les 26 provinces de la République, FAYULU se contentant de 6 et Félix de 11. Nul n’ignore l’importance que l’électeur bantou accorde au contact direct. Tout ceci me convint que, sur l’ensemble du pays, Emmanuel RAMAZANI SHADARY réalisera un score très proche de 40 ou 45%, Félix TSHISEKEDI s’en sortira avec 25% et Martin FAYULU, le candidat des forces étrangères, passera très difficilement la rampe de 20% des suffrages qui s’exprimeront le 30 décembre. Le solde sera réparti entre les candidats restants.

Jean-Pierre Kambila Kankwende


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