A l’occasion de la 2ème édition de la journée porte-ouverte qui tombe à pic avec la fête de Saint Thomas d’Aquin, célébrée le 28 janvier de chaque année, l’Université Catholique du Congo a organisé une conférence-débat à l’intention de ses professeurs, prêtres, étudiants, partenaires ainsi que ses invités pour réfléchir sur la question quoi faire pour que la gestion intelligente de l’environnement soit la clé du développement de la RDC.

Invité comme paneliste, le Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de l’environnement et développement durable, le professeur Dieudonné Musibono Eyul a, dans son exposé, expliqué pourquoi la RDC a un paradoxe entre d’un côté des sources naturelles et de l’autre la pauvreté humaine. D’après lui, les politiques et le leadership sont très médiocres.

Parlant de leadership, le professeur Dieudonné Musibono a, en effet, distingué trois catégories de leadership. A savoir : la catégorie primaire, des universitaires ou intellectuels et les dirigeants tertiaires. Selon lui, la catégorie primaire constitue des analphabètes qui arrivent au pouvoir et puis distribuent à leur gré des richesses. La seconde des universitaires, dit-il, supposés des intellectuels qui deviennent malheureusement esclave de l’avoir, qui ont le regard tourné vers le bas instinct. La troisième catégorie des dirigeants, a-t-il indiqué, leur regard devrait tourner vers le haut, c’est-à-dire, assis sur trois piliers, à savoir : Dieu ; le bien commun et le prochain mais ils ont cultivé la prédation. Sur ce, il a relevé quelques défis notamment, l’oxygène, le système de gouvernance médiocre, médiocrité de la classe universitaire, l’égoïsme de l’application de l’hygiène, la politique toxique avec les antivaleurs, la résignation des intellectuels congolais, l’absence de la recherche qui en grimpe le sous-développement, l’absence de l’industrie ainsi que l’absence des données de la compétence nationale. Tous ces maux, affirme-t-il, a une conséquence : la pauvreté absolue et le sous-développement. D’où, s’est-il posé la question, que faire ?

Partant de l’expérience qu’il a acquise dans plusieurs pays, le conseiller du Chef de l’Etat en matière de l’environnement et développement durable, a estimé qu’il est impératif de revoir le système éducatif, qu’il faut construire un écosystème industriel et la promotion de la justice sociale primitive ainsi que le changement climatique. Par ailleurs, il a invité tous les hommes congolais de prendre à main leur destin en gérant avec intelligence leur environnement.

Christian Okende