Il se tient depuis lundi 26 août dernier, un atelier de trois jours à l’intention des enseignants de quatre écoles de la province éducationnelle de Kinshasa, à l’occurrence, le complexe Scolaire Bon Espoir, Bon Départ, Marie des Anges et Mon berceau de joie.

Ces écoles ont la particularité d’assurer les enseignements au profit des enfants vivants avec handicap. De ce fait, les participants réfléchissent sur les voies et moyens pour assurer un enseignement inclusif, surtout pour cette catégorie d’enfants vulnérables dont la plupart sortent des familles modestes et sont souvent victimes des discriminations.

La première journée a été consacrée à l’état des lieux de l’enseignement inclusif à Kinshasa. Les enseignants ont, à cette occasion, proposé des mécanismes et stratégies pouvant valoriser les potentialités que regorgent des enfants vivant avec handicap, pour que ces derniers soient utiles à la société. Une manière de les mettre en confiance dans leurs vies quotidiennes. Cet atelier qui se tient au centre scolaire Bon Espoir dans le quartier Matonge, commune de Kalamu, va aboutir à une série de recommandations allant dans le sens d’impliquer l’Etat dans la prise en charge des écoles assurant ces types d’enseignements. Il sera également question de responsabiliser les parents ayant des enfants vivant dans une situation de handicap, de prendre à bras le corps, le statut actuel des enfants pour qu’ils puissent se prendre en charge, en suivant des formations utiles pour leur épanouissement. 39 participants ont pris part lors de la première journée de formation qui était axée sur l’enseignement inclusif. Education inclusive : Pour qui ? Pourquoi ? Comment ? Avec qui ? C’est sur ces nombreux questionnements que ces professionnels de craie venus des centres Bon Espoir de Kalamu, Bon Départ de Limete, Marie des Anges de Mont Ngafula et Mon Berceau de Kintambo, qui, tous, ont la charge de l’encadrement des enfants vivant avec handicap. En plus, ils ont débattu, lundi 26 août, en ce qui concerne l’avenir de l’éducation inclusive dans la province éducationnelle de Kinshasa. En sa qualité de coordonnateur du CS. Bon Espoir et formateur du jour, Jean-Marie MULUMBA, a révélé les aspects qui constituent parfois des obstacles pour le développement de cette catégorie de personne. Il a, par ailleurs, dévoilé l’objectif poursuivi par cette formation qui consiste à interpeller les parents, premiers responsables de l’éducation de l’enfant.

«Les parents doivent savoir que leurs enfants qui sont en situation d’handicap, peuvent étudier ensemble avec les autres… Et que les parent qui ont des enfants dit normaux doivent savoir que les enfants en situation d’handicap sont les enfants comme les autres, ils peuvent étudier ensemble aux côtés des autres enfants…Il n’y a pas de contamination, il n’y a aucun problème, nous, au niveau des écoles, nous nous efforçons pour que l’intégration de ces enfants soit une réalité, pour que ces enfants connaissent un développement afin qu’ils soient utiles à la société… C’est même la raison de cette formation », a déclaré Jean- Marie Mulumba. Avant de rappeler que «l’inclusion des enfants en situation de handicap dans une classe populaire commence par l’évaluation qui permet de situer le niveau de ces derniers, le rythme d’apprentissage mais aussi la capacité d’adaptation dans une classe ».

D’emblée, il sied de noter que cet atelier se tient à moins d’une semaine de la rentrée scolaire où le débat sur la gratuité de l’enseignement fondamental continue à soulever les vagues.

Marlene Basusu