C’est connu de tous. Très souvent, les politiques congolais veulent une chose et son contraire. Et, cela est dû au fait qu’ils privilégient d’abord leurs intérêts personnels avant celui du peuple pour lequel ils prétendent se soucier. Actuellement, le débat sur les élections et ses contours semble glisser, comme une patate chaude, entre les mains de ceux qui y participent. La Commission électorale nationale indépendante et toutes les parties prenantes à ces joutes du 23 décembre prochain sont sur deux rives parallèles, même à quelques encablures du jour-j. Il faut dire que la rive des acteurs politiques est, elle aussi, saucissonnée de manière hachée et non équitable.

Dans le chef des présidentiables, les principaux ténors sont, selon les derniers sondages, le camp du Front Commun pour le Congo qui, avec son candidat, parcourt déjà les sentiers de l’intérieur du pays, les ressortis de Genève réunis dans la coalition Lamuka dont la solide équipe de campagne a été publiée mardi et, enfin, le ‘’ticket gagnant‘’, sorti du ventre de Nairobi avec une nouvelle alliance. En effet, en étant aujourd’hui scindés en deux camps distincts, les leaders de l’opposition ont légèrement émietté les chances de rafler, haut la main, le pouvoir à ses vieux détenteurs. Si réellement c’est le changement qui les conduit comme du gasoil dans un moteur Diesel, ne faut-il pas repenser autrement ? En gros, un rapprochement plus réfléchi est toujours envisageable au vu des atouts de chaque camp.

Les moyens, la popularité, les stratagèmes, les idées…

Au fait, ce qui est plus surprenant, c’est que le débat a longuement été focus sur cette affaire de candidature commune, programme commun et équipe de campagne, alors que le compte à rebours a déjà été enclenché. Il y a plus de discussion et moins d’actions concrètes. Il faut faire la campagne électorale messieurs !

Les préalables majeurs n’ont toujours pas été honorés jusqu’à ce jour notamment, la préoccupation sur la liberté des manifestations pacifiques et celle des médias pro-opposition ainsi que la décrispation politique totale, telle que conclue le 31 décembre 2016, sous la barbe des évêques. Mais, surtout l’utilisation de la ‘’machine à voter‘’ aux prochains scrutins, sous-tendue par le fichier électoral contenant plus de 10 millions d’électeurs fictifs qui demeure sur le fil du rasoir. Sans oublier la question du seuil de représentativité, le coupe-gorge post-électoral. Tout ceci paraît être un second débat qui va très vite refaire surface et mettre en doute la fiabilité des scrutins et ses résultats. Pour le moment, la Centrale électorale tourne le dos à tout ce tintamarre, en mettant le cap sur la tenue des élections pour lesquelles l’organisation boite très clairement. Entre ignorance et contrevérité,  qui voit clair ?

La Pros.


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