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Si à Beni ainsi que dans toute la partie Est de la République démocratique du Congo, les groupes armés massacrent, sans vergogne, des populations congolaises, à Kinshasa la capitale qui, du reste, comporte une sécurité renforcée étant le siège des institutions, c’est dame la pluie qui, à chaque fois qu’elle tombe, frappe les habitants. Depuis le lundi 25 novembre dernier jusqu’à la dernière pluie qui s’est abattue dans la matinée de ce mardi 3 décembre, des inondations, des glissements de terrain, des morts et d’énormes dégâts matériels ne cessent d’être enregistrés.

Que des malheurs pour les familles congolaises, alors qu’elles sont déjà paupérisées par la crise socioéconomique due notamment, à la gabegie financière extériorisée à travers des détournements ou encore l’évasion fiscale. A cela s’ajoute la dépréciation de la monnaie dont le taux a dépassé le seuil de 1700 FC pour 1 USD. Que de la désolation et du désarroi dans le chef de la population qui ne sait à quel Saint ou même à quel diable se vouer pour soulager ses maux qui ne peuvent se calmer par des simples mots mais avec des actions concrètes.
Raison pour laquelle à Beni, les habitants manifestent, à travers des villes-mortes ainsi que des marches pieds-nus qu’ils ont entreprises ces deux derniers jours, pour exiger spécialement le départ de la Mission onusienne pour la stabilité au Congo-Kinshasa (MONUSCO) dont l’une de ses bases a été incendiée. Quoiqu’il soit déconseillé et illégal de se faire justice, cela s’avère par ailleurs une manière de lancer des S.O.S au Gouvernement. Car, tous les signaux sont au rouge.
Depuis l’accession de Félix Tshisekedi au pouvoir le 24 janvier 2019, le constat demeure amer sur le point sécuritaire avec des tueries à foison ainsi que sur la question du social, dûment avec la dégringolade de la valeur de la monnaie.
Et, loin de ses périples à l’étranger comme le voyage d’Apollo à la lune ou encore de ses différentes promesses et déclarations toutefois rassurantes, le Président de la République, qui, bien-sûr, est déjà maître de plusieurs réalisations dont les sauts-de-mouton ainsi que l’arrivée des investisseurs, est, par-dessus tout, appelé à redoubler d’efforts pour délivrer l’Etat congolais de ce mal enraciné de l’insécurité, sans oublier le social de la population. Et ce, pourvu que ces festivités de fin d’année 2019 soient mémorables. Au cas contraire, la RD. Congo risque de baigner dans les eaux malsaines des manifestations çà et là, si la frustration de la population atteint son paroxysme. Chose qui concourra aux adversaires politiques de Tshisekedi, principalement la coalition Lamuka, désormais dirigée par Adolph Muzito. Celui-ci qui, lors de sa prise de fonction, lundi dernier, a déclaré, haut et fort, que la cacophonie règne au sein de l’actuel exécutif.

La Pros.


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