Détours et tacts seraient les manières dont aura usé Félix Tshilombo s’il arrivait à se faire élire Président de la République, sans passer par les opérations césariennes de la candidature commune de l’opposition.

En attente de son adresse dans quelques jours au Stade Tata Raphaël, il s’avère nécessaire de tabler sur cette question épineuse qui souffle chez les opposants comme un vent à décorner les bœufs. S’il faut faire un tout petit peu semblant de croire fermement à l’idée que l’opposition congolaise catapultera de sa conciergerie un candidat unique choisi à l’unanimité, dans ce cas, la position actuelle de l’Udps, dubitative soit-elle, n’aurai-t-elle pas de l’influence sur cette démarche ? En fait, c’est une possible stratégie politique qui reste envisageable à ce niveau.

En plus, cette prise de position vient d’être appuyée par le dernier sondage du Groupe d’étude sur le Congo qui place Félix Tshisekedi en tête avec 36% devant Vital Kamerhe et Emmanuel Shadary. De quoi, en effet, renforcer la perception de la forte cote de popularité qu’il possède d’abord seul. Enfin, avec sa famille politique… Mais aussi, une fois soutenu par les autres opposants de manière à garantir une victoire écrasante face au ‘’dauphin‘’ du Président Kabila. Intimidation ou surestimation ? Le temps est mieux placé pour y apporter un élément de réponse.

Dans un autre contexte, le 15 novembre prochain, le bal des chauves réunis tout récemment à Pretoria va dévoiler le nom du candidat dont le profil et le projet de société aura séduit tous les autres. Et si Fatshi, malgré le fait d’avoir pris une posture de sagesse et une vision, semble-t-il, éclairé ; nonobstant le fait d’avoir créé un trou béant lors de la marche de l’opposition, et quoique qu’ayant la capacité de remplir Tata Raphaël, ne se faisait pas choisir ? Respectera-t-il le choix de ses pairs ?

Tenez ! Parmi tous les autres membres de l’opposition, Félix Tshisekedi est le seul candidat de taille à s’être penché vers la voie de la tenue des élections, à tout prix. Principalement, avec ou sans la ‘’machine à voter‘’, dans le rang où Fayulu, Kamerhe et consorts sont catégoriquement contre son usage. Comprenez qu’il n’y a là aucun véritable intérêt pour lui de respecter la décision des autres membres puisqu’ils ont, maintenant plus que jamais, de gros points de divergence.

C’est qui est sûr, personne ne va facilement laisser la place à un autre à ce stade du processus électoral. Tic-tac, plus que 20 jours avant le début de la campagne électoral, l’Udps cache encore sa vraie position.

La Pros.


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