Dur, dur de conclure les discussions entre le Front Commun pour le Congo et le Cap pour le Changement, afin d’aboutir à la formation d’un Gouvernement de coalition.

Les douleurs d’enfantement se font de plus en plus sentir au niveau des politiques qui ne cachent plus leur divergence de vision. Certes, il n’est pas facile pour nombreux de s’accoutumer à la configuration selon laquelle la majorité parlementaire n’est pas dirigée par le chef de l’Etat en fonction, mais devant le fait accompli comme c’est le cas pour la République Démocratique du Congo, il n’y a pas beaucoup de choix judicieux, si ce n’est la grandeur dans l’esprit.
Les nouveaux «partenaires» de gouvernance, bien qu’étant conscients de l’urgence et la nécessité qui s’impose dans la mise en place du gouvernement, semblent privilégier les intérêts mesquins liés aux désirs purement personnels. Face à la pléthore des membres que constituent désormais les clans FCC et CACH, la formation du prochain gouvernement que dirigera Sylvestre Ilunga se complique à l’interne. Qui doivent en faire partie ? Et les autres, vont-ils accepter les rôles «secondaires» dans la concrétisation d’une lutte pour laquelle chacun se déclare avoir participé de manière active ?
Le partage politique est lui-même déjà un problème. Les postes gouvernementaux sont plus recherchés pour assouvir la soif d’un mérite personnellement récompensé que pour mettre en musique l’exécution d’un véritable programme profitable à l’ensemble des populations. Autre chose, les anciens détenteurs du pouvoir s’illustrent bien dans un jeu hypocrite, dont les idées sont focus sur la continuité dans la gestion de la République mais également vers les échéances électorales à venir. La cause de cet acharnement presqu’incompris sur les ministères clés qui, logiquement, doivent revenir au Cach, plutôt à Félix Tshisekedi qui, d’ailleurs, peine à asseoir pleinement son pouvoir, contrairement à ce qu’il a laissé filtré lors d’une interview accordée à deux médias internationaux le weekend dernier.
En fin de compte, ce sera pour certains, un gouvernement tout simplement difficile autant à gérer qu’à travailler dans un véritable esprit d’union. Déjà, que jusque-là, l’armée et la justice semblent faire fi de celui qui a pris la tête de la République il y a bientôt six mois. La Cour constitutionnelle tâtonne dans son agir, comme pour mettre en question l’autorité du chef de l’Etat. Les mesures urgentes seront peut-être prises, mais l’exécution de celles-ci devra être suivie de près. C’est un quinquennat de tous les enjeux et de tous les dangers.

La Pros.

 


Les plus lus

  • Semaine

  • Mois

  • Tout