La méditation est au cœur de nombreuses pratiques spirituelles ou religieuses comme celles du bouddhisme, de l'hindouisme, de l'islam, du christianisme ainsi que d'autres formes plus récentes de spiritualité.

En effet, à en croire certains linguistes, elle désigne une pratique mentale qui consiste généralement en une attention portée sur un certain objet, au niveau de la pensée, dans le but d'en approfondir le sens. Dans cette optique, mieux qu’hier, la RD Congo est appelée à se remettre en question, en méditant profondément, non seulement sur son devenir dans l’échiquier africain, mais aussi mondial. L’occasion est ainsi offerte à la patrie de Pierre Mulele, le dimanche 30 juin 2019, en marge du 59ème anniversaire de son indépendance de le faire. Car, le pouvoir public a décidé que la commémoration de cette journée historique se passe dans la méditation. Comme quoi, le défilé pourtant ‘’habituel’’ des militaires des FARDC et des éléments de la Police nationale, ne pourra avoir lieu qu’en 2020, lors de la célébration du 60ème anniversaire de son indépendance acquise autrefois dans l’effusion du sang.
Le nouveau Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, en visite en Zambie depuis hier, jeudi 27 juin, devra patienter, avant de voir une solennité nationale être organisée avec sa bénédiction. Le 30 juin 2019, le jour ‘’sacré de liberté’’, pourra, par contre, vibrer au rythme de la plateforme Lamuka où ses militants projettent de descendre dans la rue pour des manifestations pacifiques contre la corruption. Mais sur quoi médité ? Les sujets sont légions. Près d’une décennie après le jubilé d’or de 2010, la reconstruction, le développement et l’émergence du Congo, n’auront été que des promesses évaporées et farfelues, faites par certains dirigeants dont la seule motivation n’était que de s’enrichir ‘’illicitement’’, au détriment de l’intérêt général. Les sempiternelles mésententes de la coalition FCC-CACH, caractérisées par l’absence totale quant à la formation du Gouvernement, pourront dans les tout prochains jours, conduire le pays vers un cataclysme inévitable. D’où, cette incertitude laisse place à une navigation à vue. Que dire de la justice congolaise ? La débandade de la Cour constitutionnelle dit mille mots. De la précarité de la santé publique, en passant par la recrudescence de l’insécurité à l’Est, ce tableau peint, en noir, devrait interpeller. Bien plus, même le secteur du sport demeure un outrage à l’amour propre des congolais pour leur drapeau étoilé. Le football, qui est à la fois quelque chose de ludique, se veut un business par excellence, mais aussi une fierté pour la nation. Comme tel, il requiert une préparation. Mais, les Léopards de la RDC, qui ont été battus à plate couture par les Pharaons d’Egypte, ont fait la honte de toute une Nation. La première équipe nationale subsaharienne à se qualifier pour la coupe du monde en 1974, n’a jamais été aussi méconnaissable durant cette Coupe d’Afrique des Nations. Constituée de bons éléments évoluant dans de grands clubs à travers l’Europe, mais aussi au pays, le problème, tout le monde l’aura constaté. Les Léopards ont manqué de cohésion, de technicité, de ténacité et surtout de l’intelligence. Le sursaut d’orgueil patriotique n’aura pas été au rendez-vous. Alors, à quoi aura servi l’argent des contribuables congolais ? Il n’aura été que volatilisé. Et la préparation des joueurs à Marbella en Espagne, pendant trois semaines, serait vue comme une simple perte de temps, à l’image d’une randonnée de plaisir. Au bord de cette élimination, le comble dans cette aventure veut que les Léopards puissent jouer leur dernier match quand ? ‘’Le 30 juin 2019’’, le jour même du 59ème anniversaire de son indépendance. Une défaite de trop contre le Zimbabwe, serait ainsi une autre matière de méditation. Méditons, alors sérieusement.

La Pros.

 


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