Nul ne peut prétendre être congolais et ignorer l’incontournable classique ‘’Indépendance Tcha tcha‘’ crée par Joseph Kabasele et l’African Jazz pour célébrer l’accession à l’indépendance de la République Démocratique du Congo, ancien Congo Belge, le 30 juin 1960.

Ce fut un grand jour pour Lumumba et ses compères qui ont cru d’un espoir indéfectible à une nouvelle ère de ce pays. Malgré que ce grand succès musical n’a pris aucune ride jusqu’à ce jour, le Congo, lui, a plutôt vieilli sans jamais grandir.
De célébrations en célébrations, les habituels défilés sont presque devenus une honte sans équivoque dans un semblant de suprématie non encore méritée. Si pour l’année passée les congolais étaient appelés à méditer sur l’avenir quoiqu’incertain de la République, cette fois ce sera sans doute des journées de prières intenses pour délivrer le pays des anges déchus qui règnent en grande partie dans le chef des dirigeants. Rien n’est dit officiellement, rien ne se trame pour le moment, mais le ténébreux silence radio laisse entrevoir un 30 juin aussi dubitatif que le premier mandat de Félix Tshisekedi à la tête du pays, dans la logique de la toute première alternance pacifique et civilisée au sommet de l’Etat.
Près de 6 mois sans Gouvernement, une justice frisant le scandale à haute échelle, des tueries qui continuent de faire ravage, l’insaisissable virus Ebola qui ôte des vies humaines à l’Est de la République, les guerres tribalo-ethniques entre Emma et Lendu en Ituri et des congolais toujours aussi fainéants,… Même près d’une décennie après le jubilé d’or, la RDC patauge dans l’incertitude sempiternelle quant à son devenir.
Mais qu’est-ce qui reste de ce pays, le 2ème plus grand d’Afrique, si ce n’est des alliances politiques qui se font, se refont et se défont ? Les mentalités des congolais accusent un manque inconsidéré de l’éducation, du savoir-vivre, savoir-faire et du niveau d’étude toujours aussi faible. 59 après, la RD. Congo demeure solide comme de l’argile dans l’entêtement des valeurs et principes mettant en doute sa notoriété en tant qu’Etat, et garde sa constance fragile comme du Crystal quand il s’agit de se parasiter chez les voisins pour la moindre tige d’allumette.
Décidément, la RDC reste le seul pays où rien n’a changé mais tout est différent. Les doigts des congolais sont croisés espérant qu’un jour l’on scandera encore le célèbre refrain de Kalé Jeef avec raison. Aujourd’hui mieux qu’hier, les congolais sont appelés à unir leurs forces, regarder dans la même direction et serrer les joints d’une véritable République.

La Pros.

 

 


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