Cerise sur le gâteau, les sociétaires de la coalition FCC-CACH ont vite fait de fêter, le 20 mai dernier, en marge de la nomination d’un tout nouveau Premier Ministre, après environ quatre mois de suspense.

Et, pourtant, leur responsabilité dans l’entrée effective de ce dernier demeure entière, quant à la définition de la taille du gouvernement, l’établissement de la clé de répartition, l’attribution des postes ainsi que la confection de la mouture de personnalités appelées à y être embarquées.
Comme toujours, même lorsque cette mouture serait prête, elle devrait être soumise à l’appréciation préalable de Kabila et Félix Tshisekedi, les deux figures devenues iconoclastes pour toute fin heureuse de ce laborieux et difficile processus de co-gestion de la période post-électorale.
Donc, de ces exerces, si âpres soient-ils, dépendra naturellement, la venue au monde du nouveau ‘’Gros bébé’’ ou de l’équipe Ilunga.

Il y a, cependant, une contrainte légale. Tel un couperet, la date limite en termes d’investiture, si elle dépasse le 15 juin prochain qui coïncide avec la clôture de la session ordinaire du Parlement, il faudra penser qu’elle provoquerait, avec tout ce que cela comporte comme exigences des moyens, la convocation d’une session extraordinaire.
Ceci suppose qu’au départ, si les dispositions sont prises en ce sens-là, les Députés, aussi bien nouveaux qu’anciens, devront s’interdire d’aller en vacances durant le temps de cette nouvelle session extraordinaire, si jamais elle venait à être convoquée comme telle. Et même dans ce cas-là, l’intervalle avec la prochaine session ordinaire qui, elle, interviendra, le 15 septembre 2019, pour des questions essentiellement budgétaires, ne leur offrira pas assez d’interstices pour d’autres manœuvres.

Les Députés, nouvellement installés, ont là, du pain sur la planche. Car, en tout état de cause, leur tâche est immense. Ils doivent, non seulement, investir le nouveau gouvernement, une fois constitué et nommé, mais aussi, examiner le collectif budgétaire actualisé pour l’exercice 2019 et puis, enfin, examiner la loi sur la reddition des comptes 2019 et la loi des finances 2020.
Pour que Félix Antoine Tshisekedi atteigne son chapelet de bonnes intentions, telles que déclinées dans son discours d’investiture, le 24 janvier 2019, il lui faudra, certes, les hommes. Et donc, un gouvernement des vertébrés. Mais, les moyens dont le pays souffre, pourtant, énormément. C’est à ce niveau-là que les Députés ne doivent ni croiser les bras, ni s’amuser.

L’histoire de l’entrée en fonction d’un gouvernement né de premières douleurs d’enfantement de cette coalition FCC-CACH au deal dont les soubassements sont encore recherchés, sera écrite de leurs propres mains et leur fera porter le chapeau de la réussite ou sinon, de l’échec de ce dernier.
D’où, Ilunga Ilunkamba, loin s’en faut, comptera encore quelques jours, voire un à deux mois avant de récupérer les clés en tant que locataire de l’Hôtel du Gouvernement en remplacement de Bruno Tshibala Nzenzhe, devenu, lui aussi, Premier Ministre, à la faveur de l’Accord de la Saint Sylvestre conclu sous les auspices des Evêques. Autant, il sera présenté au FCC, au PPRD ou ailleurs, autant, il ne fera rien de concret tant qu’il n’aura été réellement investi.

LPM

 


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