Un vif débat s’est emparé du microcosme politique depuis le 19 janvier dernier. Au cours de cette soirée dominicale, le Président de la République qui s’adressait à quelques membres de la communauté congolaise à Londres au Royaume-Uni, avais mis en relief les difficultés rencontrées jusque-là dans la coalition FCC-CACH.

A quelques encablures de la célébration de l’AN I de son avènement au strapontin du pouvoir d’Etat, Félix Tshisekedi aurait-il choisi son passage à Londres, juste après sa rencontre avec le Pape François, au Vatican, pour piquer une colère sainte contre ses alliés du FCC restés, pourtant, au pays sous la fièvre des préparatifs ?

La signature, en lettres d’or, du certificat de naissance de Lamuka comme incarnation de la vraie opposition en RDC a eu lieu ce 17 janvier 2020, jour commémoratif du Héros national, Patrice Emery Lumumba.

Des réactions fusent toujours de partout, 72 heures après les déclarations de Fatshi à Londres. Certes, il a réaffirmé (une fois de plus) la « congolité » des Banyamulenge, et jeté des fleurs aux FARDC. Mais, c’est sa menace de dissoudre l’assemblée nationale qui en a fait bondir plus d’un.

«Dressons nos fronts, longtemps courbés. Et pour de bon prenons le plus bel élan. Dans la paix. Ô peuple ardent. Par le labeur. Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant. Dans la paix… ». Ces couplets pathétiques extraits de l’hymne national, le Débout Congolais, devraient retentir, en chacun, comme un véritable projet de société. Soixante ans après l’accession du Congo à la souveraineté nationale et internationale, qu’avons-nous fait du legs de nos aïeux ?

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