Au cours d’un point de presse organisé vendredi 28 juin dernier, dans l’enceinte du centre culturel Boboto, Dende Esakanu alias Lexxus Legal, artiste musicien et homme de culture congolais, de surcroit Kinois, a procédé à la présentation d’un projet dénommé : « structuration des acteurs des Cultures Urbaines de Kinshasa » (SCULTKIN).

Véritable observateur de la société congolaise, dans son speech de présentation, l’artiste musicien a brossé de façon luminaire, les contours dudit projet, qui a pour vocation celle d’identifier les acteurs des cultures urbaines, de faciliter le regroupement et la formation des disciplines ainsi que le renforcement des capacités et de plaidoirie.

A en croire le responsable de Racine Alternative ASBL, ledit projet qui jouit de l’accompagnement de l’Unesco, a pris naissance à travers une observation approfondie des stéréotypes que certaines personnes font à l’égard des artistes. «Les acteurs des culturels urbaines, poumons créatifs de la mégalopole Kinshasa, sont pour la plupart marginalisés, ghettoïsés, avec pour conséquence la radicalisation des expressions artistiques qui s’interprètent comme une forme de rébellion politique. Victime de la violence de l’incompris, un fossé de méfiance s’est creusé entre ces acteurs et les autorités. A ce tableau se rajoute la méconnaissance par ces acteurs (artistes) de leurs disciplines et des enjeux», a martelé Dende Esakanu Lexxus.

D’où, d’après lui, cette radicalisation des expressions artistiques qui s’interprètent comme une forme de rébellion politique est à la base de la méfiance entre les acteurs des cultures urbaines et les autorités. De ce fait, il est donc nécessaire que les acteurs des cultures urbaines de Kinshasa puissent évoluer en synergie, question d’apporter au-devant des autorités tous les désidératas qui concernent leur domaine. Et donc, ce projet poursuit comme but la mise en place d’une plateforme pluridisciplinaire des cultures urbaines de la ville-province de Kinshasa qui sera un lieu d’encadrement, de formation, de création, de production, de diffusion, d’échange démocratique et l’élaboration des politiques spécifiques.

Abordant la problématique de l’accompagnement, Augustin Bikale, chargé de programme de culture au sein de l’UNESCO/RDC, a laissé entendre que le fond qui finance le projet SCULTKIN, aurait été obtenu après une analyse profonde des plusieurs autres projets depuis le mois de février dernier. Et de signifier que la culture est un élément moteur de la lutte contre la pauvreté. «Le résultat de ce projet SCULTKIN, permettrait aux artistes d’obtenir une certaine formalisation de leur secteur. Puisque dans la plupart de cas, les artistes se limitent toujours dans l’exhibition parfois sans lendemain assuré et pourtant la culture est un élément moteur de la lutte contre la pauvreté», fait savoir Augustin Bikale.
D’emblée, il convient de noter que pour participer à ce projet, il suffit d’enregistrer en appelant au +243819830581 ou encore en envoyant un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour des amples détails.

Merdi Bosengele

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